L'arrache-coeur

VIAN, BORIS

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 09/07/68
LES NOTES :

à partir de
5,60 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Boris Vian L'arrache-coeur Voilâ un coin de campagne où l'on a de drôles de façons... La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution ! On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ? Le psychiatre Jacquemort se le demande - puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte
des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau. Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde. En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles. Avant-propos de Raymond Queneau. Présentation de Gilbert Pestureau.
6 personnes en parlent

J'ai redécouvert avec plaisir cet ouvrage, dernier écrit de Boris Vian. Jacquemort, jeune psychanalyste débarque un jour par hasard chez Clémentine et Angel dans un petit village . Son arrivée est vêcue comme une providence puisqu'il pourra aider Clémentine à accoucher de 3 garçons qu'elle va appeler, Noël, Joël et Citroën. Ces naissances vont chambouler la vie de tous puisque de la souffrance de son accouchement, Clémentine va développer un rejet d'Angel et s'approprier totalement ses enfants en les couvant à l'extrême. l'écriture de Vian est éblouissante, concise, ironique, déconcertante..... un univers à part !

dvan
10/03/13
 

Mon résumé : Jacquemort, psychiatre de son état, arrive dans un village reculé afin d'y étudier la population. Une population pour le moins étrange où les habitants se débarrassent de leur honte de façon... radicale où l'excessivité des réactions ne semblent pas choquer... Une satire de notre monde tourné en ridicule ? Mon avis : On retrouve dans ce roman toute l'excentricité, la verve de la plume de Boris Vian. La description de ce village, de ses habitants et de leurs coutumes, au-delà d'être drôle, nous décrit par la même occasion notre monde, nos coutumes... Nous ! Bien entendu, tout est poussé à l'extrême comme sait si bien le faire Boris Vian mais avec un tel réalisme que l'on s'y croirait. Son humour n'est jamais lourd, parfois grinçant mais toujours mesuré.Une belle plume, qu'il faut aimer mais qui mérite d'être découverte au moins une fois.Cependant, je conseillerais davantage en première lecture l'Ecume des jours, dont j'ai préféré le côté poétique.

anna44
09/01/12
 

Un beau jour d’août, Jacquemort, jeune psychiatre et psychanalyste, se balade sur un sentier le long d’une falaise. Tout à coup, il aperçoit une grande maison et entend des cris. Il se précipite. Au même moment, Clémentine souffre le martyr. Elle est sur le point d’accoucher. Les cris perçus par Jacquemort sont les siens. Angel, le mari de la jeune femme, voudrait bien l’épauler dans cette épreuve, mais elle refuse furieusement son aide. Du coup, il fait les cents pas seul dans sa chambre.Jacquemort arrive et va aider Clémentine à accoucher avec le soutien de Culblanc, la servante. Elle met au monde trois garçons, des "trumeaux" donc. Après la naissance de ses enfants, Clémentine est furieuse. Furieuse contre Angel d’abord qui l’a mise enceinte, contre Jacquemort ensuite qui l’a vue dans cet état et contre les bébés, "salopiots" qui ne font que téter et dormir.Angel – amoureux déçu de L’Automne à Pékin – a bien compris que sa femme ne voulait plus de lui. Désespéré, il se met à construire un bateau afin de pouvoir prendre le large. Jacquemort tentera de l’en dissuader en vain. Clémentine ne le laisse pas s’occuper des enfants et, de toute façon, même s’il en avait l’occasion, il ne parviendrait pas à le faire tant il se sent étrangers aux petits.Jacquemort s’installe dans la maison. De temps en temps, il se rend au village voisin où il ne manque pas de s’étonner des coutumes locales. [...]Venez lire ce très long article en entier sur mon blog !

Naurile
21/09/13
 

C'est énervant: je confonds toujours l'arrache-coeur de Vian et l'attrappe-coeur de Salinger, traduit par Annie Saumont. J'ai relu les deux mais le problème n'est pas résolu. Vian écrit avec son humour, son ironie habituelle. La mère est effrayante! berthe

afbf
11/03/13
 

J’ai découvert Boris Vian lorsque j’étais en seconde générale, grâce à une prof de français géniale (c’est d’ailleurs grâce à elle - j'ai également eu la chance de suivre ses cours l'année suivante, en 1ère S - que j’ai vraiment pris goût à la littérature et que j’ai eu le courage de me lancer dans des études littéraires après mon Bac S…) qui nous avait fait étudier L’Ecume des jours. J’avais été complètement transportée par cette poésie, par ce monde génial crée par l’auteur, et je m’étais toujours jurée que je continuerais de découvrir Monsieur Boris Vian au travers des différentes et nombreuses œuvres qu’il a laissées derrière lui, malgré sa courte vie (il est mort à seulement 39 ans)… Lorsque je vais en librairie, je ne sais jamais ce que je vais acheter (car je n’achète quasiment jamais neuf, sauf les livres dont j’attends la sortie impatiemment !), c’est donc le pur hasard, le destin (pourquoi pas) qui me met en présence de tel ou tel livre. Figurez-vous que j’ai « du » attendre il y a seulement quelques mois pour tomber sur un titre de Boris Vian d’occasion ; je n’ai - bien évidemment - pas hésité à l’acheter mais je n’ai pu ouvrir le petit livre seulement récemment… Et quel bonheur de retrouver l’imagination fertile de l’auteur français ! Même si L’Arrache-cœur ne détrône pas L’Ecume des jours sur la première marche du podium, il m’a convaincue de poursuivre ma découverte de l’auteur ; et je vais m’y atteler sérieusement !

DameMeli
16/10/10
 

Encore un Boris Vian, qui, comme "l'Ecume des jours, bouleverse et emporte le lecteur dans un monde étrange. Il en devient presque difficile de suivre ses pensées, d'arriver au même point que le narrateur ou le personnage. On perd pied, on s'égare, mais on s'envole, on se laisse surprendre à chaque seconde. En bref, un superbe texte servi par une belle plume. clodette

clodette
25/08/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg