L'assommoir

ZOLA, EMILE

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 25/08/08
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Ebook

SYNOPSIS :

" Tout L'Assommoir peut se résumer dans cette phrase : "Fermez les cabarets, ouvrez les écoles" ", écrivait Zola en 1877. Afin d'atteindre son idéal - travailler, manger à sa faim et avoir toujours un endroit où dormir -, Gervaise, honnête blanchisseuse installée dans le quartier de la Goutte-d'Or, livre bataille à l'alambic du café voisin. Triomphera-t-elle de la " machine à soûler " les travailleurs ? Accusé
de " bas-fondmanie " par les antinaturalistes, attaqué aussi par les républicains, qui lui reprochèrent d'avoir représenté le peuple sous des dehors hideux, Zola a voulu, dans le septième roman des Rougon-Macquart, " peindre la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs ". Roman sur les ouvriers parisiens du Second Empire, L'Assommoir a la langue et l'odeur de la misère.
7 personnes en parlent
Oui... le titre est particulièrement bien choisi ! Sauf qu'il désigne bien plus le livre lui-même que le troquet du livre. Ce livre a traumatisé des générations de lycéens. Malgré les aspects sociétaux et les problèmes d'alcoolisme du milieu ouvrier au XIXème très bien traité par Zola... on est noyé sous un marasme de descriptions ! Au point qu'on perd les repères de l'histoire et qu'on se surprend souvent à sauter quelques pages (particulièrement quand on doit le lire pour le lendemain à l'école alors qu'il nous reste 200 pages car on s'est endormi dessus 3 jours de suite...) A mon humble avis, Zola n'est pas un auteur que l'on peut apprécier aussi jeune. Il faut du vécu. Mais bon... l'égout et les couleurs... :)
Homonculus M

A sa parution, "L'assommoir" fut l'objet d'un scandale, l'opinion y voyant, pour résumer, une oeuvre ordurière.Zola dans sa préface s'explique sur le sens qu'il a tenté de donner à son roman, y voyant "de la morale en action". Il a voulu livrer là "une oeuvre de vérité, le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple." Et quelle réussite !"L'assommoir" est le septième volume de la saga des Rougon-Macquart, et met en scène Gervaise Macquart laissée seule à Paris en compagnie de ses deux garçons, Claude et Etienne, par son compagnon Auguste Lantier.Elle rencontrera Coupeau, ouvrier zingueur, avec qui elle va se marier. Le couple aura une fille, Nana.Tout semble aller pour le mieux jusqu'à ce que Coupeau face une chute. Commence alors une véritable déchéance pour le couple qui les verra sombrer dans la misère la plus crasse, l'alcoolisme et pour Gervaise, la prostitution.Un roman très noir, qui nous montre le destin inexorablement désespéré d'êtres qui ne parviennent pas à faire face à l'existence.Zola souligne bien qu'il est difficile en ce XIXème siècle de vivre décemment pour un ouvrier s'il n'a pas d'emploi, est malade, a à sa charge des enfants...On se prend à plusieurs reprise, à partir du moment où les choses tournent mal pour Gervaise et Coupeau, à se dire que cela va s'arrêter. Et pourtant, tout ne fait qu'aller de mal en pis jusqu'à la fin.Et Zola crée dans ce roman un des plus beau et terrifiant monstre de la littérature, qui semble trôner au milieu du livre: l'alambic, machine maléfique, cause des malheurs de ce couple qui aurait pu vivre heureux. Maltese

Maltese
07/10/09
 

Tout comme Germinal et quelques autres L'assommoir m'a profondément marquée lors de la lecture. Sordide mais terriblement humaine, l'histoire offre une galerie de personnage tourmentés et attachants, lié à leur destin par une obscure généalogie.. Théorie vaseuse de Zola qui laisse fortement à désirer mais la peinture de la société de l'époque et de la misère du peuple compense largement.

un flyer
14/02/09

Ce roman, j'appréhendais de le (re)lire. Il avait accompagné ma première année de première au lycée, et je n'en gardais guère de souvenir, si ce n'est celui de la fête de Gervaise avec la fameuse oie. Néanmoins, il me restait une impression de noirceur tellement grande se dégageant de cette histoire que, si j'avais pu, je l'aurai oublié. Et puis.Et puis je me suis plongée dans l'histoire, avec un autre objectif qu'au lycée : non plus lire par obligation mais lire par envie de comprendre l'oeuvre de Zola. Lire en savourant le plaisir de la langue utilisée par Zola. Lire en sachant que l'auteur dispose d'un talent sans pareille pour croquer la vie quotidienne. Lire pour retrouver la qualité d'une écriture que d'aucuns diraient désuète, que je trouve surtout savoureuse, bien souvent absente des romans contemporains.Dans ce roman qui s'intéresse à la e ouvrière parisienne, Emile Zola retrace le bonheur et la tragédie d'une famille qui bascule le jour où le père tombe d'un toit. Une chute qui symbolise le début de la lente descente aux enfers de la famille Coupeau. De travailleur zélé et sobre, Coupeau devient peu à peu un homme vivant aux crochets de son épouse. La douce et docile Gervaise finira par redécouvrir le réconfort procuré par l'alcool sur un estomac vide, alors qu'elle avait juré de ne plus y toucher après une enfance marquée par la boisson. Quant aux enfants, si Etienne et Claude vont rentrer en apprentissage de bonne heure, le destin de Nana est scellé bien avant le début du roman qui lui est consacré...Alors oui, ne nous mentons pas, cette histoire est fort sombre et plutôt triste, loin des contes de fées et autres histoires à l'eau de rose, mais encore une fois, le talent de Zola la rend grandiose. Cet homme me semble avoir une grande maîtrise des descriptions : il dépeint des tableaux de vie quotidienne, de la noce qui va visiter le Louvre aux métiers artisanaux et ouvriers du quartier de la Goutte-d'Or. J'ai retrouvé au cours de cette lecture le plaisir que j'avais ressenti à celle du Ventre de Paris : à croire que Zola est plus à l'aise pour raconter le monde ouvrier, quitte à choquer si l'on en croit la préface qu'il a rédigé a posteriori, plutôt que la bourgeoisie ! Du moins, j'y ai trouvé une sorte de respect pour ces travailleurs manuels, ces forçats du quotidien, que je n'avais pas forcément ressenti dans La curée par exemple.J'ai bien conscience que si vous tombez sur cet article alors que votre prof de français vient de vous demander de faire une fiche de lecture sur ce bouquin, vous risquez d'en être pour vos frais. J'ai juste envie de te dire, à toi le lycéen qui débarquerait peut-être ici, à toi le lecteur à qui le simple nom de Zola donne de l'urticaire : ne reste pas sur un a priori, ne reste pas sur un mauvais souvenir. Replonge toi dans ce livre dans quelques temps, appréhende le pour ce que Zola voulait qu'il soit : le reflet d'un monde, d'une époque, l'expression d'une théorie, celle du déterminisme génétique, et demande toi si les choses ont réellement changé, si le monde d'aujourd'hui n'est pas aussi désespérant que celui de Gervaise... A ceci près qu'aujourd'hui, on met du plaqué or et de l'argent factice pour cacher la misère...Bref, lis le. Et savoure cette écriture. Miss Alfie

MissAlfie
17/09/15
 

Ce qui m'a marqué dans cette relecture (car j'avais lu de très larges extraits lorsque j'étais au collège), c'est la construction de cet ouvrage. Zola dilate dans chaque chapitre des instants : des scènes qui ne durent que quelques heures sont détaillées sur de très longues pages. On entre donc dans l'intimité de cette scène, dans tous les tenants et aboutissants de ces moments. Chaque chapitre est centré sur une scène mémorable : la bataille au lavoir, la chute de Coupeau, la noce et la visite au musée. Puis, comme l'avait expliquée ma professeur de français de l'époque, on atteint l'acmé du roman lors du repas autour de l'oie grasse rôtie. Bref, cela ira de mal en pis pour la pauvre Gervaise, ruinée par Coupeau et Lantier ! Ainsi, tous les épisodes suivants sont sombres : la mort de Maman Coupeau, la déchéance de Gervaise avec la perte de la boutique, ...Entre ces moments décrits avec un maximum de précision (descriptions d'aileurs tout à fait différentes des descriptions chez Balzac), l'auteur intercale des ellipses de plusieurs années. Cela rend la lecture assez vive, puisqu'on passe de moments forts en moments forts. Les 500 pages du roman s'avalent donc assez vite, et ce mérite revient selon moi à cette construction très travaillée.Ensuite, ce que j'ai apprécié dans cette relecture est cette plongée dans le Paris de Napoléon III, dans les quartiers populaires des grands boulevards, dans les troquets qui les longent. On plonge dans toute la misère de cette période de construction et de transformation urbaine : la percée des boulevards, la construction des grands hôpitaux parcourent le récit. On y voit les ouvriers au travail, à la forge ou sur les toits. Zola y traite également de la prostitution, avec la figure de Nana qui sera développée par la suite, de l'alcoolisme qui est ici son (presque) sujet principal.Cette évocation de Paris fait suite à celles de La Curée et du Ventre de Paris, qui ont un tout autre point de vue : les fortunés dans le premier, les commerçants dans le second. Cette diversité des points de vue est une richesse incroyable sur la société de Napoléon III, et si les romans de Zola sont des fictions, la part documentaire constitue un trésor inestimable.Je ne serai donc que trop vous recommander de plonger de temps à autre dans un des romans de Zola, et L'Assommoir fait partie des plus importants de l'auteur.

Yohan59
08/02/13
 

Les Rougon-Macquart 7/20« On a beau n’être pas envieux, on rage toujours quand les autres chaussent vos souliers et vous écrasent. »Un roman de folie que L’Assommoir. On y suit Gervaise Macquart, fille de cette formidable grosse femme bosseuse qui avait eu le malheur d’épouser un Macquart. Gervaise s’est faite engrosser à 14 ans, a quitté Plassans pour s’établir à Paris avec Lantier. Un deuxième enfant dans la foulée, et quand on fait réellement sa connaissance, c’est une femme encore jeune et très travailleuse, bien négligée par son homme. Il se carapate d’ailleurs bien vite, la laissant complètement démunie. Courageuse, elle prend son destin en main et pendant un moment tout va bien. Elle épouse Coupeau, ensemble ils ont Nana, elle ouvre sa propre boutique, elle a des employés, des amis. Hélas, elle qui ne souhaitait rien d’autre dans la vie qu’un petit coin à elle à tenir bien propre, un lit pour y mourir et la capacité de pouvoir élever correctement ses enfants, a les défauts de ses qualités. Gervaise est gentille, au fond. Elle ne sait pas dire non, elle ne voit pas pourquoi résister à la tentation. Elle devient gourmande, paresseuse, elle reprend Lantier, elle passe tout à Coupeau, elle sombre vite, très vite, dans la déchéance totale. Et tout finit horriblement mal.Un roman qui a été très violemment attaqué à sa parution (en feuilleton en plus), obligeant Zola à se défendre, à rédiger une préface, à expliquer ses intentions tout en disant très simplement que la postérité jugerait.Un roman magnifique, en fait, ciselé entièrement dans une langue qui n’existe plus, et qui donne à ressentir dans ses tripes la promiscuité, l’envie, la terrible médisance, le manque de dignité, la roulure, la laideur de l’âme humaine quand on la laisse dans la fange, sans possibilité de s’élever (la petite Lalie m’a broyé le coeur).La Pléiade prolonge l’enchantement en proposant l’accueil critique contemporain, par exemple :Anatole France : « L’Assommoir n’est certes pas un livre aimable, mais c’est un livre puissant. La vie y est rendue d’une façon immédiate et directe... Les personnages, fort nombreux, y parlent le langage des faubourgs. Quand l’auteur, sans les faire parler, achève leur pensée ou décrit leur état d’esprit, il emploie lui-même leur langage. On l’en a blâmé. Je l’en loue. Vous ne pouvez traduire fidèlement les pensées et les sensations d’un être que dans sa langue."Victor Hugo : « Le livre est mauvais. Il montre, comme à plaisir, les hideuses plaies de la misère et de l’abjection à laquelle le pauvre se trouve réduit.. Il est de ces tableaux qu’on ne doit pas montrer."Stéphane Mallarmé : « Voilà une bien grande oeuvre; et digne d’une époque où la vérité devient la forme la plus populaire de la beauté ! Ceux qui vous accusent de n’avoir pas écrit pour le peuple se trompent dans un sens, autant que ceux qui regrettent un idéal ancien; vous en avez trouvé un qui est moderne, c’est tout." Sylvie Sagnes

SagnesSy
13/09/12
 

J'ai A-DO-RÉ! J'aime Émile Zola et sa période, j'aime l'ambiance qui retranscrit dans ses livres. Je compte lire toute la série des Rougon Macquart! J'aime le fait qu'il se soit donner un challenge dans sa vie, nous montrer que les gênes peuvent se transmettre. L'Assommoir est dur mais on en apprend énormément sur ce Paris!

searchxme
06/08/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.40 kg

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