L'attentat

KHADRA, YASMINA

EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 20/07/05
LES NOTES :

à partir de
9,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

dans un restaurant bondé de tel-aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. toute la journée, le docteur amine, israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital
pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. il faudra l'audace rare de yasmina khadra pour oser aborder un tel sujet. dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.
42 personnes en parlent

A travers le destin singulier d'un seul personnage et à partir d'un drame intime, Yasmina Khadra réussit la gageure de mettre en scène la réalité du conflit israélo-palestinien et le déchirement tragique entre ces deux peuples frères-ennemis condamnés à vivre ensembles. Mené à la manière d'une enquête policière, L'attentat est un roman sur l'intégrisme. C'est un voyage initiatique au cœur du terrorisme qui ébranle toutes les certitudes. C'est une incursion dans les méandres de la conscience humaine. Le sujet n'est pas évident, délicat même, mais le questionnement est sincère et respectueux, sans parti pris. Et dès les premières lignes le lecteur est passionné, pris par ce roman audacieux, son rythme haletant, son style brillant et sa forte charge émotionnelle.

Kara
07/12/10
 

Troublant et délicat sujet que voilà. Le roman est assez court mais interpelle dès les premières pages. Le style de Khadra est élégant, sobre mais raffiné, il a le sens de la métaphore. On suit le récit d’Amine (écrit au présent) avec intérêt et émotion, on partage ses angoisses et ses interrogations désespérées. Comme lui on cherche à comprendre l’incompréhensible, à expliquer l’inexplicable. Son drame est aussi l’occasion pour lui de revenir à ses racines, de renouer avec son passé, son peuple. Mais cela suffit-il à comprendre le geste fanatique de sa femme ?Du grand art et de l’audace. Un livre à lire, et à méditer.

un flyer
13/02/09

C'est le premier roman de Yasmina Khadra que j'ai lu et ça a été un véritable coup de foudre.Kara résume admirablement bien la trame de ce roman bouleversant.Yasmina Khadra emmène toujours ses lecteurs dans des histoires terriblement humaines, en nous dépeignant la culture et l'histoire arabe, sans aucun part pris, ce qui est plus que remarquable.

Ninie
13/03/09
 

« On a beau s’attendre au pire, il nous surprendra toujours. Et si, par malheur, il nous arrive d’atteindre le fond, il dépendra de nous, et de nous seuls, d’y rester ou de remonter à la surface. »Second volet de sa trilogie sur l’orient, Yasmina Khadra nous emporte dans l’interminable confrontation israélo-palestinienne dont aucune des parties ne peut sortir gagnante.Dans cette histoire mettant en lumière Amine, musulman Israélien au parcours professionnel exemplaire et victime indirect d’un fanatisme qui le dépasse.Connait-on vraiment bien la personne avec qui l’on vit ? Telle est la question qui nous vient spontanément à la lecture de ce livre.Peut-on expliquer, pardonner, ou du moins comprendre les dérives de celui ou celle que l’on aime ?A-t-on le droit de condamner un homme pour les actes de son épouse ?Ce livre, au style simple et percutant, écrit au présent pour lui donner le rythme et l’urgence qui convient à la situation, bouleverse et pose infiniment plus de questions qu’il ne donne de réponses.Yasmina dresse un portrait attachant d’un homme dévasté et qui pourtant garde intactes ses facultés de remise en cause. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
29/10/15
 

Juifs et arabes Une déflagration. Le vacarme. Des corps mutilés. Un attentat vient de se produire dans un restaurant de Tel-Aviv. Pendant ce temps l’éminent chirurgien Amine Jaafari ne cesse d’opérer des patients. Il apprendra plus tard qu’en réalité, la kamikaze est sa femme. Des sentiments mêlés s’emparent alors de lui : l’incompréhension, la douleur, le déni, le besoin de vérité, la haine…Yasmina Khadra, auteur d’origine algérienne nous convie à la longue et douloureuse descente aux enfers de son personnage, méconnaissable, jusqu’à sa fin tragique.Ce récit à la première personne ne laisse pas indifférent. Il bouleverse, et questionne le lecteur.Connait-on vraiment la personne avec qui l’on vit ? Quelle est la part de secret que chacun garde en soi ?Si vous cherchez un roman léger passez votre chemin ! Mais sinon, il mérite vraiment d’être lu tant pour l’actualité de son propos en ce mois d’août 2014 où les combats entre israëliens et palestiniens s’intensifient que pour sa qualité littéraire.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Très bon vivre vraiment très poignant. Durant tout le livre on suit Amine un jeune homme dévaster d'apprendre que sa femme à fait un attentat suicide. Tout comme lui on aimerais savoir comme une femme bien sous tout rapport peu du jours au lendemain devenir une extrémiste ? Le roman pose de nombreuse question comme peut on tout faire au nom du pays ou de la religion ?

SiraMachin
05/01/15
 

Juifs et arabes Une déflagration. Le vacarme. Des corps mutilés. Un attentat vient de se produire dans un restaurant de Tel-Aviv. Pendant ce temps l’éminent chirurgien Amine Jaafari ne cesse d’opérer des patients. Il apprendra plus tard qu’en réalité, la kamikaze est sa femme. Des sentiments mêlés s’emparent alors de lui : l’incompréhension, la douleur, le déni, le besoin de vérité, la haine…Yasmina Khadra, auteur d’origine algérienne nous convie à la longue et douloureuse descente aux enfers de son personnage, méconnaissable, jusqu’à sa fin tragique.Ce récit à la première personne ne laisse pas indifférent. Il bouleverse, et questionne le lecteur.Connait-on vraiment la personne avec qui l’on vit ? Quelle est la part de secret que chacun garde en soi ?Si vous cherchez un roman léger passez votre chemin ! Mais sinon, il mérite vraiment d’être lu tant pour l’actualité de son propos en ce mois d’août 2014 où les combats entre israëliens et palestiniens s’intensifient que pour sa qualité littéraire.

Avec ce roman, je découvre cet auteur très connu et qui manque à ma culture. Et quelle découverte ! C'est un roman fort et formidable sur la remise en cause d'un homme, sur son sentiment de culpabilité, sur les raisons qui peuvent pousser des gens a priori pas intégristes à perpétrer un attentat. Khadra ne juge pas. Il commence par décrire les pertes et la difficulté pour les Israéliens de vivre ces odieuses agressions : la paranoïa ambiante et la vie qui continue malgré tout. Ensuite, dans sa recherche, Amine va découvrir la dure réalité des Palestiniens : leur vie pauvre, les brimades et les lois qui leur sont imposées. La situation dans cette région semble inextricable, les dirigeants de chaque pays se renvoyant la balle. Au milieu, les gens, Israéliens et Palestiniens, Juifs et Arabes subissent et tentent de vivre avec une menace permanente au dessus d'eux.Extrait : " -Tout Juif de Palestine est un peu arabe et aucun Arabe d'Israël ne peut prétendre ne pas être un peu juif.- Tout à fait d'accord avec toi. Alors, pourquoi tant de haine dans une même consanguinité ?- C'est parce que nous n'avons pas compris grand-chose aux prophéties ni aux règles élémentaires de la vie.[...]- Alors, qu'est-ce-qu'il y a lieu de faire ? [...]- D'abord rendre sa liberté au bon Dieu. Depuis le temps qu'il est l'otage de nos bigoteries."Ecrit dans une langue simple, précise et directe, on trouve dans ce roman "toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme." (4ème de couverture) Yv

Lyvres
24/03/14
 

On débute notre lecture sur un événement qui ne prendra tout son sens qu’à la toute fin du roman, ce n’est d’ordinaire pas un procédé que j’apprécie car au fil de mon avancée ce premier élément passe à la trappe et je ne cherche pas à élucider le mystère qui plane autour. Ici le résultat a été tout autre sur moi, je n’ai pas cessé de méditer à son propos et de chercher le sens qu’il avait. Malheureusement lorsque je termine le livre, je ne vois pas exactement le but de l’auteur, où il voulait nous emmener.L’idée de cette intrigue menée à la première personne est intéressante et dans l’air du temps. Combien de fois ce genre de drames se produit de nos jours, beaucoup trop en effet. Cette volonté de nous proposer la quête d’un mari qui se sent bafoué m’attirait pour son aspect psychologique. Or on ne peut décemment pas se mettre à la place d’Amine et par moments ses réactions nous semblent exagérées, exaspérantes.L’épaule sur qui se reposer qui lui est offerte est celle de Kim, une amie de longue date qui est très attachante, elle se veut protectrice et donne une réelle importance à leur relation. Elle n’est pas assez présente, j’aurais voulu plus d’images de cette bonté qu’elle offre sans compter.Le rythme est traînant, on découvre une plume descriptive et singulière qui prend son temps et évoque le contexte politique et religieux d’Israël. Ce ne sont pas des sujets qui me ravissent, je suis une personne qui préfère rester extérieur à toutes ses discussions houleuses et ne s’intéressent pas du coup à ces deux sujets.On relève quelques citations sublimes et très justes que j’ai pris plaisir à noter.Je suis juste heureuse d’être arrivée à bout de cette histoire dont j’imaginais le contenu bien différent. Un drame que j’ai vécu comme étant sans aucun espoir.

bookworm02
09/12/13
 

J'avais vu le film adapté de ce roman cet été ; j'ai donc sauté sur l'occasion lorsque j'ai pu obtenir le livre. Le terrible paradoxe sur lequel l'intrigue est bâtie a de quoi donner des frissons : Amine Jaafari, un éminent chirurgien arabe mais naturalisé israélien, opère les victimes d'un attentat et apprend quelques heures plus tard que la kamikaze n'est autre que sa propre femme... S'ensuivent de nombreuses interrogations : pourquoi n'a-t-il rien vu venir ? Pourquoi a-t-elle choisi de se faire sauter dans un restaurant ? Qui a bien pu l'endocrriner à ce point ? Le docteur Jaafari est l'allégorie d'une région déchirée et qui ne parvient pas à enrayer la spirale de violence absurde dans laquelle elle est plongée. Ce qui m'a impressionné dans ce roman, c'est que Yasmina Khadra parvient à allier un scénario exaltant à un style littéraire absolument sublime : chaque mot est ciselé comme un bijou, c'est un vrai régal ! Un chef-d'oeuvre à lire à tout prix (et à voir, le film est génial aussi).

Shirayukihime
27/11/13
 

Theme qui a été , est et sera surement pour longtemps encore d'actualité . Un remede à la folie des hommes n'ayant , à ce jour , toujours pas été trouvé . Un conflit Israelo-Palestinien qui s'enlise . Une seule réponse envisagée , l'embrigadement de fanatiques et leur manipulation mentale conduisant irrémédiablement au pire . La lecture de ce livre s'apparente à une explosion . Tout d'abord , je l'ai vaguement entendu mais ne m'en suis pas vraiment inquiété ce qui explique cette lenteur à m'immerger dans un theme pourtant tres fort puis j'ai ressenti le souffle de l'explosion et là , impossible de lacher cette histoire poignante , véritable cri anti-terroriste . Le docteur Amine a tout pour etre heureux . Un bon boulot lui permettant de vivre confortablement mais surtout une femme qu'il aime comme au premier jour : Sihem . Sihem qui , aux yeux d'Amine , ne peut etre la terroriste incriminée qui vient de se faire exploser en rayant ainsi 17 personnes de la carte des vivants .L'auteur ne perd pas une seconde en nous plongeant immediatement au coeur de l'histoire . L'attentat vient d'etre perpétré , Amine est directement confronté à l'inimaginable . A la phase bien compréhensible du déni va succeder assez rapidement celle de la quete de vérité . C'est dans un chaos personnel de tous les instants qu'Amine va tenter de retracer les derniers jours de sa femme en essayant d'en comprendre les motivations . Au-delà de l'acte en lui-meme , Khadra dresse un portrait tres réussi de l'humain qui est au coeur de cette tragédie , que celui-ci soit victime ou bourreau . Il ne juge à aucun moment laissant le soin au lecteur de se forger sa propre opinion . Il dépeint tres justement ces conflits religieux pouvant conduire au pire . Il dresse habilement le portrait d'une personne que rien ne prédestinait à finir comme martyre . Il évoque , sans jamais tomber dans le pathos , l'incroyable douleur que représente la perte de l'etre tant aimé dans des conditions aussi inexplicables . Il donne quelques clés tendant à expliquer le pourquoi de tels actes ( expropriations arbitraires ; destruction du foyer , aux frais de l'occupant , arbitraire... ) , mais sans jamais les légitimer . Le plus triste dans cette histoire , c'est que finalement Khadra semble penser que ces sordides faits divers n'ont pour seule vocation qu'attiser les rancoeurs et conduire immanquablement à de nouvelles représailles . La loi du Talion prevaut plus que tout ! La seule solution envisageable , c'est l'eradication pure et simple de l'un des deux belligérants . L'attentat est un livre douloureux sur un acte arbitraire qui semble , hélas , avoir encore de beaux jours devant lui .

TurnThePage
08/11/13
 

Lecture déjà ancienne mais qui laisse un souvenir fort! Le conflit israélo-palestinien vu sous un angle bien particulier l Attentat et terrorisme...mais sur fond de mystère et d'amour. le chirurgien découvre que sa femme est la kamikase et fait face à l'incompréhensible... berthe

afbf
01/10/13
 

Un roman fort avec une écriture très vivante, entre la quête journalistique et la descente aux enfers d'un homme qui découvre sa femme sous un jour effrayant. Un livre choc qui montre la complexité du terrorisme.

Le docteur Amine Jaafari est bien intégré dans la société israélienne. Depuis sa naturalisation, tout lui sourit. Il a une très belle et indépendante épouse, Sihem. Il a une très belle carrière de chirurgien. Il est respecté de tous. Cependant, ce jour-là tout bascule :"Soudain, une formidable explosion fait vibrer les murs et tintinnabuler les vitres de la cantine. Tout le monde se regarde, perplexe, puis ceux qui sont près des baies vitrées se lèvent et se retournent vers l'extérieur. Kim et moi fonçons sur la fenêtre la plus proche. Dehors, les gens qui vaquaient à leurs occupations dans la cour de l'hôpital se tiennent immobiles, la tête tournée vers le nord". Par cette explosion, l'horrible, l'indescriptible, l'innommable pénètrent avec brutalité dans la vie bien rangée du médecin qui ne se doute encore de rien. En effet, il s'agit là d'un attentat perpétré dans un restaurant de Tel Aviv. Le kamikaze en question est une femme. Il s'agit de l'épouse d'Amine.Le roman de Yasmina Khadra est dur, intense, tragique et violent. La problématique n'est pas seulement une interrogation d'ordre privé et intime sur un couple censé tout partager. Il s'agit aussi du rapport de l'individu face à l'Histoire. Yasmina Khadra extirpe de ce couple apparemment heureux, des zones d'ombre et de désaccord. Il montre la solitude des individus quand bien même l'amour les tient unis. Sihem refuse le choix de son mari. Elle refuse son non engagement. Elle voit dans leur vie le témoignage d'une parfaite lâcheté, une absence totale d'implication et de compassion: " Nous sommes en guerre. Il y a ceux qui ont pris les armes; d'autres qui se tournent les pouces. D'autres encore qui font leur beurre au nom de la Cause. C'est la vie. Mais tant que chacun reste dans ses quartiers, ce n'est pas bien grave. La difficulté commence lorsque ceux qui la coulent douce viennent tirer l'oreille à ceux qui sont dans la merde jusqu'au cou ... Ta femme avait choisi son camp. Le bonheur que tu lui proposais avait une odeur de décomposition. Il la répugnait, tu saisis? Elle n'en voulait pas. (...) Est-ce qu'il te faut un tableau pour comprendre ou est-ce que c'est toi qui refuses de regarder la réalité en face?" Le lecteur aura compris: l'ensemble du roman traite de la question du choix. Sihem a choisi tout comme son mari qui opte pour une voie médiane: la compréhension et la non-violence. Il déplore la situation et ne s'engage pas dans l'oeuvre de la destruction qui est contre sa morale et son éthique. Cependant, peut-on rester droit dans une société où on doit prendre position qu'on soit israélien ou palestinien? Cette situation intenable mènera Amine jusqu'au sacrifice finale...Appartenant à une trilogie (les deux autres romans sont "Les hirondelles de Kaboul" et "Les sirènes de Bagdad") qui traite d'un sujet brûlant, le conflit israélo palestinien, "L'attentat" est magnifiquement bien mené. L'écriture est dense, alerte, brutale et poétique à la fois. Elle est sombre et éclatante à la fois, comme un diamant noir.L'adaptation cinématographique de "L'attentat" par Ziad Doueiri est sortie dans les salles depuis le 29.05. Elle est saluée par de nombreux festivals et critiques (Marrakech, Los Angeles, Saint-Sébastien, Hong Kong, Toronto ...). Dans sa réalisation, Ziad Doueiri a su saisir la brutalité du livre tout en mettant en valeur la poésie qui s'y dégage. Les acteurs sont filmés sans effets spéciaux ni maquillages à outrance. Les attitudes sont saisies avec finesse et élégance. Le film est dépouillé. Il ne garde que l'essentiel c'est-à-dire la puissance du tragique saisissant le docteur Amine à la gorge. Ainsi le parallélisme entre la scène d'ouverture et la scène finale suffisent à lui-même pour montrer le désastre dans la vie d'Amine. Cependant si Yasmina Khadra maltraite son personnage jusqu'à la fin, Ziad Doueri le laisse seul, déconfit et isolé. Il l'ouvre ainsi au monde et le met face à la terrible question du choix.Je vous recommande sincèrement et le livre et le film. Victoire

tran
02/06/13
 

Un personnage découvre avec horreur le secret terrible de sa femme qui est accusée de s'être fait exploser dans un quartier avec des commerçants et des enfants. Sa vie bascule et il cherche à prouver l'innocence de sa femme contre tous. Cependant, il se rend compte de la double vie de sa femme qu'il aime tant. Cemella

Cemella
24/05/13
 

La construction de ce roman est sensiblement différente de celle de son adaptation en bande dessinée parue l’année dernière. En effet, si le roman choisit de nous dévoiler dès le prologue ce qu’il advient du personnage principal après la quête qu’il entreprend après le décès de sa femme, la bande dessinée fait le choix de ménager cet élément narratif… préservant ainsi totalement le dénouement final.Dans un cas comme dans l’autre, le récit nous emporte dans le tourment de cet homme et dans le cheminement qu’il va effectué. Etape par étape, nous l’accompagnons dans la difficile acceptation d’une réalité qui lui semblait jusque-là improbable et dans la difficile assimilation de sentiments qui le tiraillent. Sortir pour aller où ? La rue ne m’attire pas. Que vais-je y trouver de plus qu’hier ? Certainement beaucoup moins. Inutile d’essayer de se réconcilier avec les choses familières lorsque le cœur n’y est pas.S’il est bien une chose qui ne m’avait pas autant interpellée dans la BD, c’est la vertigineuse descente aux enfers que fait cet homme. Dans l’œuvre originelle de Yasmina Khadra, il déraisonne tant et si bien qu’on imagine que la folie sera son seul refuge. Je ne l’avais pas perçu ainsi en lisant la bande dessinée.Mais ce n’est pas tout. Durant toute ma lecture, j’ai eu l’impression de relire un roman qui m’était familier tout en le découvrant totalement. J’avais rencontré Amine en lisant le scénario de Loïc Dauvillier, je le découvrais différemment ou le retrouvais en lisant Khadra. Amine. Les mots de Yasmina Khadra le transcende, je l’ai découvert plus vivant que je ne l’avais perçu initialement, plus en colère, plus irresponsable aussi. Un homme si obstiné que même ses proches (amis, famille) ne sont pas en capacité de lui faire entendre raison. Un électron libre qui s’agite dans tous les sens et refuse de voir la dangerosité de la situation dans laquelle il s’enferme.L’habileté avec laquelle Yasmina Khadra décrit le parcours de cet homme m’a séduite. La subtilité avec laquelle il déplie son récit nous fait passer par moult sensations. Ses propos sont si descriptifs qu’ils nous emportent dans le tourbillon des sentiments de son personnage et avec lui, nous amène à réfléchir sur la notion de couple, de valeurs, d’amitié, de filiation, de traditions, de racisme et de croyances. Dans les dernières pages du roman, on pourra lire les termes de voyage initiatique. Car telle est bien la dynamique engagée par cet homme qui force le destin et remet en cause tout ce en quoi il croyait jusque-là.(...) Mo'

Mobd
02/04/13

Le résumé dit tout, difficile de s'endormir en refermant ce livre... à lire pour réfléchir sur l'abandon de ses racines afin de réussir socialement, à son conjoint ou ses proches dont une partie d'eux même nous reste secrète...

toutatys
19/03/13
 

Deuxième volet de la trilogie Orient-Occident. Yasmina Khadra nous emmène ici dans un second foyer de l'islamisme, la Palestine. Par l'entremise d'un médecin palestinien parfaitement intégré dans la société de Tel-Aviv, l'auteur mène l'enquête dans les réseaux terroristes dans les entrailles des territoires occupés.L'investigation, qui est par ailleurs également une quête identitaire, va entraîner Amine au cœur de ses racines, de ses traditions, de l'Islam. L'attentat est beaucoup plus violent que Les hirondelles de Kaboul tant au niveau physique que moral. Avec un sujet aussi engagé, l'auteur réussi le tour de force de ne pas juger, de laisser le libre arbitre au lecteur. Comme pour Les hirondelles de Kaboul, les personnages sont travaillés, fignolés: Amine, homme tourmenté qui sombre dans un abîme identitaire dont il ne sortira pas vainqueur, ou encore tous ces personnages secondaires qui ne feront qu'accroître ses doutes, ses incertitudes. À force de chercher la vérité, Amine va plonger au plus profond de lui, sans véritablement comprendre les raisons. Un livre tiré au cordeau qui se contente de décrire sans entrer en profondeur dans les réseaux et les explications complexes de ces conflits opaques.

Pasdel
26/01/13
 

C’est un livre déroutant qui pose beaucoup de questions sans nécessairement y répondre. Le lecteur est amené à se mettre à la place du narrateur, Amine Jaafari, chirurgien palestinien naturalisé israélien, qui découvre que sa femme vient de mourir dans un attentat dont elle était la responsable. A partir de ce moment, toute la vie du protagoniste éclate et il part à la recherche de réponses à ses multiples questions. Ce livre permet de s’interroger sur ce qui pousse des hommes et des femmes à devenir kamikazes, à sacrifier leur vie pour leur peuple, à donner un sens à leur existence en mourant. L’auteur sait mettre en évidence la complexité de ces questions et invite chacun à ne pas se contenter de les aborder de loin. C’est le premier livre de Yasmina Khadra que je lis mais ce n’est assurément pas le dernier. Le récit est écrit de manière très fluide et le lecteur est réellement captivé par ce qu’il lit. Cela est dû en partie au fait que le narrateur nous narre son histoire et que l’on s’identifie aisément à lui, mais aussi à la qualité d’une écriture qui ne choisit pas les mots au hasard.

Amerrante
05/10/12
 

Roman intelligent, bien écrit et profondément humain, "L'attentat" évoque un sujet délicat dont Yasmina Khadra se sort particulièrement bien. L'auteur joue sur la corde sensible, l'aspect humain au coeur de la politique. Cest un livre très poignant. Amin est un personnage attachant ; on se sent concerné par ses questionnements, ses réactions et, finalement, l'intrigue repose autant sur la politique que sur l'individu, le facteur humain, à la fois unique et universel. Les émotions se bousculent : désespoir, fatalité, résignation, combativité, mais on finit quand même par se sentir un peu dépassé par cette situation inextricable. En dépit de quelques temps morts, l'intrigue est bien menée. On suit avidement Amin dans sa quête de compréhension et le dénouement brutal relève autant du gâchis que de la délivrance.

mycupoftea
04/09/12
 

Dans ce thriller politique qui se lit d'une traite, Yasmina Khadra passe en revue les mécanismes qui peuvent amener une personne en apparence douce et généreuse et bien insérée dans la société – une femme en l’occurrence – à sombrer dans la violence terroriste aveugle. L’histoire a pour point de départ un fast-food bondé de Tel-Aviv. La clientèle est composée principalement d’enfants. Une femme y fait exploser la ceinture d’explosifs qu’elle cachait, détail insoutenable, sous une robe de grossesse. Cette attaque sanglante fait une vingtaine de victimes et des dizaines de blessés. Durant des heures, le chirurgien Amine, un Israélien d’origine arabe travaillant dans un grand hopital en ’Israël, tente de sauver le maximum de vies. Sa journée est très éprouvante et semble ne jamais devoir finir . Mais le pire est à venir: alors qu’il est rentré dans sa villa cossue, on le rappelle d’urgence à l’hôpital. Arrivé sur place, la police l’informe de l’identité du kamikaze. Ou plutôt de la kamikaze. Il s’agit de Sihem, sa propre femme… Pour le docteur Amine, c’est la brutale descente aux enfers. Une superbe réflexion sur la violence et le terrorisme aveugle.

dvan
31/08/12
 

Quand tout basculeAmine est de nationalité Israélienne, Arabe de naissance. A Tel-Aviv, c'est un chirurgien renommé qui a une vie dorée, avec une épouse qu'il adore depuis 15 ans. Le jour où elle se fait exploser dans un MacDonald bondé, tuant 17 personnes dont 11 enfants, il refuse d'y croire. Pourtant c'est la vérité, sa femme était une kamikaze. Ca le rend fou de n'avoir jamais rien vu, jamais rien soupçonné. Il lui devient complètement impossible de reprendre sa vie, qui lui semble remplie de faux. Il part à la recherche d'une explication, d'une vérité, d'un apaisement, et rencontre alors de plein fouet la situation politique inextricable dans laquelle il vit, qu'il n'avait jamais affrontée vraiment.Un roman dur, qui expose avec clarté la réalité vécue quotidiennement, de nos jours, par les Juifs et les Palestiniens. Pas de prise de position, de la souffrance tout au long des pages, de tous les côtés. Mais aussi, parce que c'est ça la vie, des sentiments, des racines, des mesquineries.Ainsi Amine sera plus soulagé par le fait que sa femme et son cousin n'étaient pas amants que par l'obtention finale de la vérité... Dérisoire, et pourtant si humain.L'écriture est dépouillée, et c'est certainement aussi grâce à ça qu'elle porte autant. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

L’attentat met en scène un homme, Amine, arabe naturalisé israélien. C’est un éminent chirurgien à Tel Aviv, il a acquis au fil des ans une solide réputation et il mène avec sa femme Sahem une existence bien confortable pour ne pas dire bourgeoise. La vie lui sourit pleinement jusqu’au jour où à lieu un attentat suicide dans un restaurant de la ville. Après avoir passé la journée à tenter de sauver les victimes, il apprend de but en blanc que le kamikaze n’est autre que sa femme tant aimée : Sahem. Tout s’effondre autour de lui, car jamais il n’avait soupçonné sa femme d’une quelconque appartenance aux milieux terroristes. Commence alors une quête désespérée qui le mènera à Bethléem puis à Janin, pour essayer de comprendre ce qui a poussé la femme qu’il pensait connaître, à commettre l’irréparable.C’est un roman bouleversant, d’autant plus qu’il est vraiment d’actualité. Khadra à travers son personnage se pose des questions, qui ne trouvent pas toujours de réponse bien sûr mais il a une certitude : « La vie d’un homme vaut beaucoup plus qu’un sacrifice »

fabula
08/06/12
 

Ce livre est absolument magnifique. Il ne fait pas peur, n'est pas violent inutilement. Il s'ouvre pleinement sur le monde qui nous entoure et nous force à regarder autour de nous. L'Attentat parle d'un sujet auquel on n'est pas vraiment concerné en France : celui des attentats et de la violence gratuite envers des causes qui nous dépassent.Peu d'entre nous on eu réellement affaire à ce genre d'histoire dans la vie réelle, mais lire ce livre est réellement un choc. Tant qu'on ne s'intéresse à ces histoires que par rapport aux info' on n'est pas concerné. Ce livre en fait beaucoup plus : ici, on parle de sentiments, de racisme... On entre dans la tête d'une personne pleinement concerné par ces problèmes et ça marche ! Impossible de voir notre monde de la même façon après avoir refermé ce livre. Le personnage central est vraiment très intéressant : il s'est battu pour se créer un statut social dans un monde ou sa religion personnelle est un réel problème, et, une fois qu'il y est arrivé, l'attentat vient détruire tout ce qu'il a construit.On se retrouve face à un homme qui ne comprend plus rien à ce qui se passe, qui est mis de côté pour une faute qu'il n'a pas commise. Il est seul, déprimé et part à la recherche de la vérité. L'Attentat est un livre que je conseille réellement à tout ceux qui voudraient en savoir plus sur le monde qui les entourent.

MademoiselleLuna
05/06/12
 

Attention livre choc ! On en ressort retourné, claqué, éprouvé, ébranlé… Vous avez compris l’idée. Nous suivons le docteur Amine, chirurgien à Tel Aviv en Palestine. En soignant les victimes d’un attentat il va découvrir que sa femme en est la responsable. A partir de là commence la descente aux enfers de cet homme : refus, incompréhension, désespoir et quête pour comprendre le geste de la femme qui partageait sa vie. Nous sommes donc plongés dans le conflit israëlo-palestinien et ce roman permet de mieux le comprendre, de l’aborder de l’intérieur, d’en avoir un autre point de vue. Les personnages sont parfaitement réalistes et c’est cela qui effraie le plus. Les différents points de vue permettent à l’auteur de parfaitement rendre compte de la complexité de la situation, tout en restant objectif et impartial. La plume est exquise, tout en poésie et métaphores. Une lecture indispensable.

Elinor
28/02/12
 

Troisième expérience de lecture avec Yasmina Khadra et ce ne sera certainement pas la dernière. L'attentat est un livre très court (moins de 250 pages) et très poignant. Le thème du terrorisme y est traité de façon plutôt intéressante et inhabituelle. Pour résumer, l'attentat suicide est perpétré par la femme du narrateur, le docteur Amine Jaafari. Dès qu'Amine apprend qu'il s'agissait de sa femme, Sihem, son monde bascule littératalement. Il faut expliquer que l'histoire se déroule en Israël, à Tel Aviv. Amine et Sihem sont musulmans mais plutôt très intégrés dans la sociétés israëlienne, leur niveau de vie élevé leur permet de vivre dans une belle maison, de faire des voyages, etc. Le questionnement d'Amine, une fois qu'il accepte que sa femme n'était pas vraiment ce qu'elle disait être, est de savoir comment il n'a rien pu voir venir. La culpabilité que lui fait porter Khadra permet de l'emmener assez loin dans les recherches sur l'endoctrinement. Et malheureusement, il va se heurter à un mur de silence, de menace.Ce court roman m'a fait prendre conscience que l'intégrisme sous toutes ses formes ressemble à une secte. Une fois endoctriné, un gourou (qu'il soit imam ou autre) peut faire faire n'importe quoi à ses ouailles. Et ces personnes sont tellement convaincues de leur combat que mourir pour lui est le meilleur symbole de leur fidélité.Quels réseaux sont derrière tout ça ? Finalement le personnage d'Amine démontre qu'il est presque impossible de remonter ces filières. Cela ressemble à une mafia religieuse : il faut donner de l'argent pour une Cause et s'y dévouer totalement. Assez terrifiant. Quoiqu'il en soit Yasmina Khadra arrive à nous tenir en haleine en alternant le roman et la réflexion assez profonde sur le terrorisme. Et il le fait très bien. Sans être le meilleur livre que j'ai lu en 2011, c'est en tout cas un livre intelligent tel qu'on en lit peu. Marylin

marylinm
07/12/11
 

Livre prenant et bouleversant... Yasmina Khadra arrive à mettre en lumière le conflit israelo-palestinien avec l'histoire de ce couple qui malgré de nombreuses années de complicité fini par exploser suite à un événement inimaginable. Comment Amine peut-il imaginer que sa femme soit à l'origine d'un attentat à la bombe, et qu'elle se sacrifierais pour une cause qu'il ne lui connaissait pas. Yasmina Khadra part explorer les tréfonds de l'âme humaine et nous livre un roman magnifiquement tragique, où la violence et l'incompréhension deviennent deux notions sœurs ennemies.

seriephile
26/10/11
 

Je ne m'étais jamais penchée sur Yasmina Khadra, avec de bons prétextes en tête : au boulot il sort bien, pas besoin de lire pour le mettre en avant ; ou bien je préfère lire des choses moins voire pas connues du grand public ; et j'ai aussi une facheuse tendance à éviter les bouquins acclamés par la critique littéraire... bref, me voilà un dimanche après-midi comme il s'en présente peu, rien de prévu, sauf bouquiner, tranquillement, avec ce livre entre les mains, cette thématique qui m'intrigue et de très bons échos à son sujet.Amine est israëlien d'adoption, arabe d'origine. Cette double casquette n'est pas évidente à porter mais il s'en sort bien ; Médecin reconnu, marié, belle maison... Un restaurant de Tel-Aviv saute, un attentat. Amine le vit de l'hôpital, où il soigne tant qu'il peut. Puis il apprend que cet attentat a été perpétré par une femme, sa femme plus précisément. C'est bien sûr le choc, sa femme n'était pas très portée sur la religion, semblait épanouie, pourquoi a-t-elle fait ça, comment en est-elle arrivée à commettre cet attentat ? Amine se tourne vers le passé, dissèque la vie de sa femme, à l'affût de quelconque piste qui pourrait éclairer sa lanterne, entre Israël et Palestine.A raconter comme ça, ça peut paraître un peu bateau, « oh flûte ma femme s'est faite sautée avec des explosifs ! ». Pourtant il n'en est rien, c'est instructif, pas de parti pris pour Israël ou Palestine, juste des faits, des réflexions, de la difficulté de se situer. On en arrive presque à comprendre l'état d'esprit des kamikases, très fort !

AliceAGH
28/08/11
 

« Laisse la rumeur des flots absorber celle qui chahute ton intérieur. C’est la meilleure façon de faire le vide en toi. »Une de mes fâcheuses habitudes est de dire que « je respecte le choix des gens que j’aime, même si je ne le comprends pas. »Et bien, sachant cela, je n’aurais pas voulu être à la place d’Amine car je n’aurais pas compris, pas accepté, pas pardonné le choix fait par son épouse.« Si ma femme s’est donné la mort, c’est la preuve que je n’ai pas su lui faire préférer la vie. Je dois certainement avoir une part de responsabilité. » Comment celui qui « reste » peut-il continuer à avancer ? Comment peut-il ne pas culpabiliser ?En faisant comme Amine, en allant à la recherche d’éléments, de bribes, d’indices pour comprendre….A travers la « quête » de cet homme, nous découvrirons « le raisonnement » de ceux qui sont « de l’autre côté », nous amorcerons quelques pas pour les comprendre …On découvre différents points de vue, tous bien expliqués. On en viendrait presque à concevoir l’inconcevable …..L’écriture si forte et si particulière de Yasmina Khadra envoute, charme comme une poésie, une mélodie murmurée.Les faits racontés sont violents, terribles et malgré tout, on reste scotché aux pages, comme si le livre « vivait » entre nos mains.Mon principal problème, maintenant, va être de voter….Peut-on apprécier une histoire aussi douloureuse ?Qu’est ce que je « juge » ? La qualité de l’écriture, le contenu, la façon dont le sujet est abordé … ? Ce qui est certain, c’est que je n’oublierai jamais cette lecture….

Cassiopea
21/07/11
 

Le docteur Amine Jaafari est un chirurgien réputé qui opère à Ichilov, un hôpital de Tel Aviv. Arabe né dans une famille de bédouins (« un milieu pauvre mais digne »), il est sorti major de sa promotion et a demandé à être naturalisé Israélien. Son épouse depuis quinze ans, Sihem, est en vacances chez sa grand-mère à Kafr Kanna, près de Nazareth. Il attend son retour avec impatience.Après une opération réussie, Amine retrouve ses collègues à la cantine de l'hôpital. « Soudain, une formidable explosion fait vibrer les murs et tintinnabuler les vitres de la cantine. Tout le monde se regarde, perplexe [...]. - C'est sûrement un attentat, dit quelqu'un. » (page 18). Dix minutes après l'explosion dans ce fastfood bondé (des enfants y fêtaient un anniversaire), c'est l'alerte rouge, il y a plusieurs morts, les blessés sont amenés aux urgences, l'équipe médicale et les salles doivent être prêtes. « En moins d'un quart d'heure, le hall des urgences se transforme en champ de bataille. Pas moins d'une centaine de blessés s'y entassent. » (page 21). Amine et ses confrères opèrent toute la journée, chacun des dizaines de blessés : « J'ignore combien de personnes sont passées sur ma table d'opération. [...] Certaines interventions n'ont pas demandé beaucoup de temps, d'autres m'ont littéralement usé. » (page 23).Amine quitte l'hôpital après 22 heures, rentre chez lui en subissant plusieurs check-points et se couche après une bonne douche. Mais la sonnerie du téléphone le réveille à 3 h 20 du matin : c'est Naveed Ronnen, un de ses amis, haut-fonctionnaire de police, qui lui demande de venir immédiatement à l'hôpital. « J'ai vu des corps mutilés dans ma vie, j'en ai raccommodé des dizaines ; certains étaient tellement abîmés qu'il était impossible de les identifier, mais les membres déchiquetés qui me font face, là sur la table, dépassent l'entendement. C'est l'horreur dans sa laideur absolue... » (pages 35-36). Mais Amine reconnaît son épouse ; la bombe, c'était elle !Amine doit maintenant faire face à son chagrin, sa douleur, à la suspicion (et même à la haine) de certains de ses collègues, amis ou voisins, aux interrogatoires éprouvants et à l'enquête du capitaine Moshé : « [...] il faut impérativement que je sache comment une femme appréciée par son entourage, belle et intelligente, moderne, bien intégrée, choyée par son mari et adulée par ses amies en majorité juives, a pu, du jour au lendemain, se bourrer d'explosifs et se rendre dans un lieu public remettre en question tout ce que l'État d'Israël a confié aux Arabes qu'il a accueillis en son sein. » (pages 55-56).Ensuite « Reprendre une vie normale si toutefois... » et chercher à comprendre...[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

J’avais acheté ce bouquin, il y a plus d’un an, frappée par le titre, mais je n’avais jamais trouvé le courage de l’ouvrir…Sujet trop sensible…Du coup, lorsque Pimprenelle nous a proposé cette lecture commune libre sur Yasmina Khadra, j’ai sauté sur l’occasion, certaine que sans cela, il aurait bien dormi quelques mois/années de plus sur mes étagères.Au final, cette lecture a été bien moins éprouvante que je ne le pensais, et une fois prise dans le récit, je l’ai littéralement dévoré, incapable de reposer mon bouquin. En revanche, rédiger ce billet me donne déjà beaucoup plus de mal, j’étais même prête à me défiler pour enterrer bien loin la catastrophe, l’oublier, et ne pas en risquer une nouvelle. C’est ridicule, mais cela m’a hanté, le timing était trop parfait même si je sais pertinemment qu’il ne s’agit que d’une coïncidence…Et puis, je me sens incapable de trouver les mots, m’exprimer sur ce sujet. C’est si complexe. Parler de ce livre, ce serait tenter de vous résumer en quelques lignes la vie, ici. Et c’est impossible, c’est pas quelque chose que l’on explique, que l’on décrit. On vit avec, on le connait, c’est tout.Malgré tout, je veux tenter de rédiger ce billet, histoire de pouvoir réellement tourner la page derrière cette lecture et puis parce que j’ai quand même envie d’essayer de donner mon point de vue local. Plus je me relis et me corrige, moins ce que j’écris me semble clair…Alors désolée pour ce billet-brouillon. J’ai d’abord été très surprise de voir à quel point la langue de l’auteur est soignée. Chaque mot est parfaitement choisi et employé. Yasmina Khadra a une grande richesse de vocabulaire. C’est techniquement absolument parfait et donne un rythme, une poésie, une douceur qui contrastent avec la dureté du récit et rendent par là-même ce dernier supportable.J’ai aimé suivre le docteur Amine, son cheminement, ses interrogations. Je ne me suis pas vraiment attachée à lui, mais il m’a touché dans sa douleur, son incompréhension, sa lutte, son choix final. Je savais bien comment cela finirait, j’aurais voulu, comme ses amis, l’empêcher de choisir cette voie et en même temps, j’avais conscience qu’il n’avait pas vraiment le choix, qu’il avait besoin d’obéir à cette pulsion, toute déraisonnable qu’elle soit.Mais malgré cela, ce roman me laisse assez mitigée, parce que trop de clichés, d’erreurs inondent par moments le récit, et c’est dommage, parce que cela fragilise beaucoup le message que nous laisse l’auteur. J’ai souvent râlé, soufflé contre tous ces petits éléments, parce que j’avais l’impression que l’auteur, souvent par simple méconnaissance, gâchait ce qui aurait pu être une œuvre géniale, nécessaire. Alors je sais bien qu’il s’agit d’un roman et non d’un témoignage, mais tout est si inscrit dans le réel que j’aurais aimé que tout soit juste. Je voulais que ce roman soit une véritable alternative aux moyens d’informations quant à tout ce qui se passe ici, qu’il explique aux gens ce qu’ils ne voient pas; je cherchais la vérité et au final, j’ai été déçue. Peut-être, sûrement même, que j’attendais beaucoup trop de ce roman, mais le sujet est tellement grave, complexe que je n’ai pas réussi à laisser de telles choses de côté. Parfois, c’est vraiment des détails tous bêtes mais je n’ai pas pu m’empêcher de réagir pour autant. J’attendais sans doute que Yasmina Khadra dise ce que je n’arrive pas à expliquer moi-même, lorsque l’on me questionne. Bref, une lecture que je ne regrette vraiment pas, mais je ne pense pas pour autant relire cet auteur un jour. J’ai plutôt aimé, mais je ne ressens pas pour autant le besoin de vous le recommander absolument. Mais si le sujet vous intéresse, sachez que le bouquin est beaucoup moins dur qu’il n’y parait, et puis il est très court.Pfff, j’ai finalement réussi à venir à bout de ce billet, je n’en suis pas forcément totalement satisfaite, mais au moins maintenant je peux passer à autre chose.

un flyer
13/05/11

Un chirurgien arabe renommé de Tel-Aviv , né en Palestine et naturalisé Israëlien, découvre que la kamikaze responsable d'un attentat dans la ville est sa femme. Désœuvré et abasourdi par cette nouvelle (il pensait son couple plutôt pacifiste et bien intégré dans la société civile), il démarre l'enquête remontant aux derniers jours , aux derniers mois de son épouse (pour comprendre ?). Récit précis, haletant, bien documenté et profondément humaniste. Un grand livre

Cave
30/04/11
 

A travers la vie de ce chirurgien , on suit toute l'histoire de la Palestine et d' IsraelAmine, palestinien d'origine opère en territoire d'Israel et a été adopté par son entourage .Tout semble aller pour le mieux dans sa vie professionnelle et dans sa vie de couple jusqu'au jour où un attentat dans un bar fait de nombreux blessés et tout bascule

nelson43
30/04/11
 

Comme souvent, pour débuter notre écoute, on peut entendre un peu de musique. Elle est là pour poser une ambiance et sera un leitmotiv, un repère tout au long de la lecture (écoute). C'est un petit plus pour compenser l'absence du livre physique.Je ne sais pas vous, mais quand je lis, j'aime parfois faire des petites pauses et regarder plus attentivement la couverture de mon livre ou tout autre détail de cet objet qui est synonyme de passage d'émotions, de savoirs… Cela me permet de méditer sur ce que je viens de lire, de prolonger le plaisir ou de ne rien faire…Cette fois (puisque je n'en suis pas à mon coup d'essai concernant les livres-audios), j'avoue que j'ai été un peu déçue.Je l'ai écouté via mon iPhone, puisque j'avais transféré sans peine les fichiers sur mon iTunes et que j'avais tout bêtement, enfin, synchronisé mon smartphone pour pouvoir l'avoir sur moi en toutes circonstances : voiture, TGV et salle de sport.Le rendu sonore est de bonne facture, mais j'attendais mieux de la part d'Henri Thomas qui a pour moi massacrait le texte. Je suis désolée, mais sa lecture était lamentable, sa voix atone et il était presque impossible de distinguer les différents protagonistes dans les scènes de dialogues. Souvent, les comédiens changent un peu leur intonation, modifient quelques peu leur voix, bref, on distingue aisément qui dit quoi, mais là, pas moyen. C'était frustrant !Après quelques chapitres, je m'y suis faite, mais je suis restée un peu sur ma faim.L'histoire en boucle est bien maîtrisée et l'on sent bien que Yasmina Khadra est au fait de son sujet pourtant très délicat car qu'y a-t-il de pire que ces histoires d'attentats suicides, que cette guerre que se livrent les Palestiniens et le peuple d'Israël ?Je l'avoue, je ne comprends pas toujours que l'on puisse se haïr de la sorte sur une terre dite Sainte ! Les religions ne sont-elles pas censées prôner l'amour de son prochain ? La tolérance ? La pitié ? Mais là, je m'éloigne du sujet (encore que…).Nous allons suivre Amine Jaafari, Israëlien d'origine arabe qui a très bien réussit dans la vie puisqu'il est devenu chirurgien alors qu'il sort d'une famille pauvre. Il mène une vie tranquille ou presque (il en voit des patients touchés par les attentats à Tel Aviv, mais il a fait un mariage heureux, il gagne bien sa vie, il peut voyager partout dans le monde…), quand soudain tout bascule.Il devient la preuve vivante que personne n'est à l'abri, que l'on ne voit pas toujours ce qui est sous notre nez. Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.Il va vouloir comprendre comment sa femme, la belle et si douce Sihem a pu devenir une kamikaze. Il va aller jusqu'au bout au mépris de tous les dangers et la vérité l'attendra peut-être au tournant d'un chemin de pierre…Yasmina Khadra à travers le personnage d'Amine pose les questions que l'on se pose tous : Pourquoi ? Qui a raison ? Est-ce utile à quelqu'un ? Et les proches dans tout cela ? etc…Amine va se sentir trahit, bafoué, immensément seul. Il a été trompé !Sihem n'est pas simplement morte, elle a emporté avec elle des victimes innocentes, des enfants. Elle s'est faite exploser, mais elle a exploser également son couple en apparence si solide, si unit. Les certitudes ont volé en éclat.Un ouvrage grave où la mort est partout, même et surtout parmi les vivants. Ce n'est donc pas vraiment un ouvrage qui va vous dérider, ce serait même plutôt le contraire, mais il offre une vision assez juste de la situation militaire, politique et religieuse de Tel-Aviv, de Jérusalem, et de la Terre Sainte en général.J'ai apprécié le contenu, mais moins la forme car le lecteur n'était pas à la hauteur de l'ouvrage.Rendez-vous manqué, mais je vais retenter l'expérience avec d'autres titres car j'ai eu aussi de belles surprises avec d'autres titres. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
28/03/11
 

Un livre très prenant qui incite à la réflexion tout en se lisant un peu comme un roman policier.Il m'est tombé entre les mains par hasard. En librairie, mon choix ne se serait jamais porté vers un roman sur le conflit israelo - palestinien. Les médias nous abreuve de ce sujet depuis tant d'années que je n'ai a priori aucune envie d'y consacrer mes lectures.Pourtant j'avoue avoir été captivée par l'intrigue et intéressée par le point de vue de l'auteur.

cbarbaz
27/09/10
 

Un roman poignant, le premier que je lisais de cet auteur. Une écriture à couper le souffle. Des phrases à la prosodie qui fait sens, un rythme narratif qui oblige le lecteur à poursuivre un peu plus loin sa lecture, incapable d'en rester là.Une grande émotion face à cette histoire, beaucoup d'identification au narrateur pour ma part, de compréhension face à sa culpabilité et ses doutes. Une belle leçon de réflexion sur le conflit israëlo-palestinien.A lire à haute voix à un auditoire (même restreint...) pour apprécier le style incisif et lyrique de l'auteur.

soukee
31/08/10
 

Ce livre est très émouvant et montre avec énomément de réalisme et d'émotion à quel point la vie peut-être incompréhensible. Il démontre aussi à quel point certains fanatiques (religieux ou autres) peuvent être "jusqu'auboutistes" pour défendre la cause qui leur est chère... même en sacrifiant de nombreuses vies humaines... Ont-ils encore leur libre arbitre ? Avec Amine, on découvre à quel point l'on peut subir les choix des autres. Il est aussi intéressant de voir le travail d'introspection qu'il accomplit, face à cet attentat : pouvait-il éviter ce drame ?

lebonsai
05/08/10
 

Un livre qui fait réfléchir, et qui, sans cautionner, ouvre une vraie réflexion sur l'acte terroriste, la culture de la violence, les secrets au sein du couple, l'incapacité culturelle et éducationnelle de réagir autrement que par le feu... C'est un livre dont on ne sort pas indemne...

Gaz0line
13/04/10
 

Un roman court mais dense, on suit le personnage principal dans ses interrogations, ses doutes, ses colères. Avec lui on se demande comment une femme apparemment équilibrée et heureuse peut basculer dans le terrorisme sans que personne autour d'elle se rende compte de rien. Son mari, en essayant de comprendre, va renouer avec ses racines et renoncer à la vie confortable et sans questionnement qu'il menait jusqu'alors. Un livre d'actualité d'une qualité d'écriture extraordinaire, à lire absolument.

Valsette
29/03/10
 

Trèe bon livre,il nous tient en haleine on veux absolument savoir se qui se passe dans la tete de cette femme pour faire un tel geste.

maryloute42
25/11/09
 

Une mécanique infernale L’auteur évoque un sujet grave, le conflit israélo-palestinien, avec sincérité. Et même s’il n’échappe pas à certains clichés, Yasmina Khadra nous invite à réfléchir sur la motivation des kamikazes mais aussi sur les contradictions des hommes pris dans un engrenage qui les dépasse.

Bouleversant C'est un roman aux mots simples et forts et qui dresse le portrait d'un pays rongé par la terreur et le basculement vers le terrorisme. A lire.

Format

  • Hauteur : 20.60 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ARABE

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