L'attrape-coeurs - ne (traduction annie saumont)

SALINGER, J.D.

livre l'attrape-coeurs - ne (traduction annie saumont)
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 19/11/03
LES NOTES :

à partir de
20,50 €
2 personnes en parlent

Depuis des années , je voulais lire ce livre , grand classique de la littératuremais....quelle déception! je me suis ennuyée du début à la fin...quand je pense aux critiques dithyrambiques que j'ai pu lire , je me demande si j'ai passé à côté de quelque chose. Peut-être n'ai-je rien compris!

nelson43
01/09/10
 

Holden Caulfield, 17 ans, vient de se faire renvoyer de son lycée. Pendant 3 jours, il va errer dans les rues de New-York en attendant les vacances de Noël. Il ne veut pas rentrer chez lui plus tôt pour ne pas alarmer ses parents.Durant ces trois longues journées, l’adolescent va aller de rencontres en rencontres : anciens professeurs, camarades de classe, jeunes filles, prostituée, bonnes soeurs… Si quelques-unes de ces entrevues sont porteuses de sens (notamment la rencontre avec les nones et celle avec son professeur à la fin), la plupart sont très superficielles. Holden erre dans les rues new-yorkaises, seul, sans but véritable, la plupart du temps ivre. Il repense à son jeune frère Allie, très doué à l’école, mort quelques mois plus tôt, à son aîné, romancier qui se "prostitue" en écrivant des scénarios à Hollywood et à sa jeune soeur, Phoebé, qu’il aime plus que tout. Holden semble de plus en plus désorienté, marginalisé. Trop sensible, il perd prise peu à peu avec la réalité, ne peut plus communiquer avec les autres et devient même étranger à lui-même…Il faut s’accrocher pour rentrer dans ce roman très sombre écrit à la première personne dans un langage plus que relâché comme en témoigne la première phrase : "Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c’est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d’enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de raconter ça et tout." Mais une fois l’effort initial passé, on ne peut que s’accrocher au destin du jeune Holden dont la vie est en train de lui échapper. Il est d’autant plus difficile de décrocher que le narrateur emploie sans cesse le "vous" qui inclut directement le lecteur dans l’histoire. Caulfield n’a pas besoin de nous raconter toute sa vie, ces trois jours suffisent à donner à voir le basculement de son existence, cette chute en avant qu’il semble vouloir précipiter. Autour de lui, les adultes brillent par leur absence. Ses parents n’ont strictement aucune idée que leur fils vient de se faire renvoyer et erre seul dans les rues en plein mois de décembre. Seul le dernier prof, Antolini pressent qu’Holden court à la catastrophe : « Franchement je ne sais que diable te dire, Holden [...] J’ai l’impression que tu marches vers une sorte de terrible, terrible chute… ». D’ailleurs, ça ne manquera pas car, même si rien n’est clairement indiqué, on comprend que le dernier chapitre est écrit depuis un hôpital psychiatrique… ce qui donnera d’ailleurs une autre explication à l’utilisation du "vous".Ce roman a connu un grand succès, surtout en raison sans doute de sa censure aux Etats-Unis à sa sortie. La raison : donner un mauvaise exemple à la jeunesse du pays en raison de ce héros qui se marginalise au fur-et-à-mesure de l’histoire.

Naurile
09/03/14
 

Format

  • Hauteur : 21.60 cm
  • Largeur : 13.60 cm
  • Poids : 0.30 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

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