L'eau et les reves

BACHELARD-G

livre l'eau et les reves
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 10/03/93
LES NOTES :

à partir de
7,10 €

SYNOPSIS :

Gaston Bachelard L'Eau et les rêves C'est près de l'eau que j'ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l'intermédiaire d'un rêveur. Si je veux étudier la vie des images de l'eau, il me faut donc rendre leur rôle dominant à la rivière et aux sources de mon pays. Je suis né dans un pays de ruisseaux et de rivières, dans un coin de Champagne vallonnée, dans le Vallage, ainsi nommé à cause du grand nombre de ses vallons.
La plus belle des demeures serait pour moi au creux d'un vallon, au bord d'une eau vive, dans l'ombre courte des saules et des osières. Gaston Bachelard. A l'écoute de l'eau et de ses mystères, Gaston Bachelard entraîne son lecteur dans une superbe méditation. Plongée fascinante depuis les surfaces brillantes et claires, où naissent les images fugitives, jusqu'aux profondeurs obscures, où gisent mythes et fantasmes. Le texte d'un philosophe érudit métamorphosé en poète.
1 personne en parle

Des phénomènes poétiques des matières étudiées par Gaston Bachelard : eau, feu, air et terre, celui de l'eau apparaît comme une réalité complète. Le philosophe met en lumière l'imagination matérielle, la profondeur et l'élan de la matière. Au delà de la forme dont elle se pare ; la poésie naît au cœur du rêve qui vit, depuis toujours, dans les entrailles du monde. Le poète en extrayant sa substance fait apparaître la beauté naturelle. Pour Bachelard «  tout est rêvé avant d'être vu ». On rêve avant de contempler. Les gemmes sont dans la roche.Le destin de l'eau est le destin quotidien de l'homme. Elle s'écoule sur son chemin, « s'horizontalise » et disparaît. «  La peine de l'eau est infinie ». Mais comme l'homme, elle donne et porte la vie. Elle appelle des images d'une extrême puissance : la pureté, la colère, le combat, la mort, l'extase. Elle ne se maîtrise pas et nous éveille. De son premier bain à son dernier jet de pierre, l'homme affronte la matière, s'en approche, la contemple, s'y reflète, la provoque et y pénètre. Matière pleine et invisible, l'eau nous trouble parfois. L'homme désire la mort du cygne, l'amour se sait beau et violent... L'eau est une matière étonnante.On jouit de l'opticité de ses reflets. Qui est vu ? Qui est voyant ? La matière, cet inconscient de la forme, elle retient dans ses eaux bien des secrets. Eaux dormantes, eaux sombres, eaux de fontaine, qu'elles soient bénites ou maléfiques elles suivent le cours de tous nos drames. «  L'eau avale l'ombre comme un sirop noir ». Pour Bachelard la chimie du rêve se matérialise dans la combinaison, le « mariage » de deux éléments. L'eau s'unit au feu. Se crée alors la contradiction substantielle, l'union folle des opposés qui par leur dualité sont force de vie. L'eau de vie se met à flamber. L'eau et le feu sont les plus grands géniteurs. En l'humidité chaude qu'ils entretiennent la création surgit. « Dépassez l'imaginable et vous aurez une réalité assez forte pour troubler le cœur et l'esprit ». En une autre poésie, l'eau s'unit à la nuit. La mer des Ténèbres est une peur humide. C'est l'union de la sublimation «  On ne sent bien les parfums de l'eau que la nuit ». L'eau « sensualise » la terre. Elle se lie à elle. L'âme « à la pâte » nous modelons le monde. «  Tout se déforme, même l'informe » écrit Victor Hugo.C'est l'union de la force. La main du modeleur pénètre et possède la matière. L'homo faber a des rêves indéfinis qui s'échappent de la forme qui se plie et se soumet. L'eau est le liquide : la sève, le lait, le sang, la semence, la lave. Son cycle ne s'achève jamais. Du ciel vers la terre, de la terre vers le ciel, elles transportent les hommes. «  L'être humain est une plante qui désire l'eau du ciel ». « L'homme est transporté parce qu'il est porté ». Tous les poètes la chantent. Ils s'y jettent, s'y noient, en surgissent, s'y livrent, débordent de ses rives. Entre flux et reflux ils disent les passages. L'onirisme des rêves abreuvent l'idéalité des hommes. Le poète aime l'imaginaire des eaux. « Aimer une image, c'est illustrer un amour ». De sa source s'échappent leurs mots. Ils rêvent l'eau plus fort qu'aucune autre matière. Qu'ils la provoquent, qu'elle les flagelle, qu'ils la désirent, qu'elle les inquiète, qu'ils la redoutent, qu'elle les implore, dès qu'ils se mettent à rêver, les hommes ont l'eau à la bouche. Les philosophes poétisent et les poètes philosophent, c'est le plus beau chant des hommes.Bachelard, au bord d'une rivière, nous fait entendre la musique du monde. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
04/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition