Ecume des jours (l')

VIAN, BORIS

EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 13/05/94
LES NOTES :

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3,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Première édition critique de l'ecume des jours établie par gilbert pestureau et michel rybalka, avec deux préfaces, le texte définitif revu sur manuscrit, une chronologie, une
note sur l'édition 1994, une note sur la composition de l'oeuvre, des notes et variantes, un glossaire et une bibliographie détaillée des éditions de l'ecume des jours.
30 personnes en parlent

C’est suite à la sortie récente du film tiré de ce roman que l’idée m’est venue de lire L’écume des jours, de Boris Vian (publié en 1947, réédité il y a peu par Le Livre de Poche, à l’occasion de la sortie du film en salles). Un classique.Durant les premières pages, l’univers fantastique et absurde dans lequel s’intègre l’histoire m’a déroutée : un espace temps modifié, des éléments complètement en avance sur leur époque… Pas fan de ce type d’histoires en temps normal. J’ai quand même continué, car au fil des pages, je me suis liée aux personnages, et je suis tout à fait parvenue à plonger dans ces scènes et ce monde improbables.Impossible de rester insensible à l’oeuvre de Boris Vian, dès lors qu’on s’y essaie. Les nombreux exercices de style donnent du relief et de l’intérêt au roman. Passer par tous les styles de langages, du plus soutenu au plus familier ; s’autoriser l’utilisation de néologismes nouveaux ; passer de l’ironie à de belles émotions… Ce sont tout autant d’éléments d’écriture à souligner, tant l’exercice est brillamment relevé.A noter également, les multiples références au monde du jazz US, très apprécié de Boris Vian. De manière sous-jacente, le lecteur peut aussi relever à travers les écrits de l’auteur une certaine image qu’il se faisait de la société de l’époque (de l’Eglise, du travail…).En bref, un roman très riche, qui met en scène des personnages aux caractéristiques des plus banales, dans un univers à la fois surréaliste et poétique. A découvrir, si ce n’est déjà fait… Mel (Lis-moi si tu veux)

un flyer
25/05/13

J’avais entendu beaucoup de choses différentes et parfois contradictoires concernant « L’écume des jours », mais en aucun cas je ne m’étais préparée à être embarquée à ce point dans cet univers loufoque, déjanté et complètement envoûtant !Colin est un jeune dandy oisif, plein d’assurance qui désespère de trouver l’amour, à l’instar de Chick, son meilleur ami et grand admirateur de Jean-Sol Partre qui semble avoir trouvé chaussure à son pied en la personne d’Alise. Fort heureusement, l’arrivée de Chloé dans la vie du jeune homme va venir mettre un terme à sa quête éperdue. Profondément épris l’un de l’autre, les deux amants ne tardent pas à se marier afin d’officialiser leur union. Mais le bonheur est de courte durée et très vite, un mal obscur fait son apparition, sous la forme d’un nénuphar qui grandit dans les poumons de Chloé… Commence alors un combat acharné mais inégal contre la maladie… Difficile de parler d’un tel monument de la littérature, j’ai l’impression que tout a déjà été dit… La seule chose que je peux ajouter, c’est mon propre ressenti à la lecture de cette magnifique, bien que dramatique, histoire d’amour. J’ai été complètement conquise par l’univers loufoque et burlesque de Boris Vian, dans lequel il fait preuve d’une créativité remarquable et prend toutes les libertés ! A partir de quelque chose de réel, de connu, il invente un monde à lui, avec ses propres codes et son propre langage. Les néologismes et les jeux de mots foisonnent et donnent au texte une identité à part entière. L’humour, plein de finesse, est omniprésent et contribue à rendre ce monde extrêmement vivant. On a l’impression qu’il respire et s’anime à chaque page, au rythme des morceaux de jazz. Un univers romantique, où règnent la douceur et la fraîcheur d’un premier amour, mais qui cache une noirceur inquiétante et oppressante. Car derrière l’apparente légèreté et l’insouciance, une menace guette, injuste et implacable, et nul ne peut lutter contre la lente décomposition de ce bonheur… Je peux comprendre que tout le monde ne soit pas touché par ce type d’atmosphère et de fantaisie, néanmoins, en ce qui me concerne, la magie a opéré. J’ai été complètement envoûtée par la fraîcheur et la poésie de l’histoire. Une découverte marquante et des plus originales ! Une chose est sûre, ma lecture de Vian ne fait que commencer !

Mokona
28/04/13
 

Bon. Je ne vais pas tergiverser pendant des plombes : Je n'ai pas aimé !Ça, c'est dit.Que les choses soient claires, je ne remets absolument pas en doute les talents d'écrivain de Boris Vian. Mais disons que dans ce roman il y a tellement de choses qui m'ont déplues…Il y a cet univers, à la fois absurde, surréaliste et poétique. Sauf que pour moi l'absurdité était exagérée, et je n'ai jamais réussi à trouver de point d'ancrage à ce monde de Vian. Et pour le coup, cette écriture poétique que j'appréciais tant au début, a fini par me lasser à mesure que j'avançais dans ma lecture. Pourtant, les jeux de mots, les métaphores et autre généralement ça me plait. Mais là, j'avais cette impression que l'auteur s'était fabrique un monde que seuls lui et ses personnages pouvaient comprendre. Je m'y suis clairement sentie étrangère.Il y a cette histoire, tellement triste dans le fond, et qui pourtant n'a pas réussi à me toucher. Colin qui va s'avérer si attentionné envers Chloé et son nénuphar jusqu'à la mort ne m'a pas ému. Il faut dire que je n'ai pas aimé le personnage de Chloé, trop lisse, trop niaiseux. J'avoue, j'ai eu plusieurs fois envie de la secouer comme un prunier (avant qu'elle ait son nénuphar… je suis pas une barbare non plus ^^).Côté personnages, j'ai préféré Chick et Alise, quoique ce dernier ait quelque chose de terrifiant, avec ses addictions… D'une manière générale, j'ai trouvé que les personnage secondaires avaient bien plus de consistance que les deux principaux. Limite on aurait pu se passer de ces derniers.Alors, bien sûr, dans ce roman Boris Vian soulève des thèmes importants, tels que le rapport des hommes avec le travail. N'oublions pas que ce roman a été écrit en 1946.Le monde sortait de la Guerre. Il exerce une critique acerbe envers la Religion, également.Et bien sûr, les références au jazz sont nombreuses. Mais n'étant pas particulièrement connaisseuse ni fan du style, j'avoue que je n'ai pas cherché à les repérer.Malgré tout, cela n'a pas suffi à me convaincre. J'ai tourné la dernière page en me disant « ouf, enfin terminé ! ».Pourtant, il n'est pas très long ce roman.

Nelcie
20/04/13
 

J’aurais bien choisi mon schéma classique pour parler de ce roman, mais j’ai trouvé que ce n’était pas du tout approprié! Surtout qu’il part un peu en vrille ce roman ^^ Alors j’ai décidé d’y aller en free-style, et de déposer les idées comme elles me venaient à l’esprit!Et bien, une chose est certaine, c’est que Boris Vian à une sacrée imagination. Dans cette histoire on plonge dans l’absurde et ce, dès les lignes.Au commencement, nous découvrons Colin, qui au sortir du bain, à des habitudes bien loufoques. Ces premières lignes étaient si bizarre qu’il m’a fallut les relire pour vérifier si j’avais bien lu ce que j’avais lu.Boris Vian a une façon très particulière de décrire ces personnages. En règle général, ce roman est un peu trop descriptif à mon gout, malgré quelques jolies tournures de phrases. Je n’ai pas accroché avec l’histoire ni avec ses personnages.Il m’aura fallu lire une bonne moitié du roman pour enfin me plonger dans l’histoire. Mais malgré une histoire d’amour assez cliché et quelques clins d’œil bien sympa, je ne suis pas convaincue.Ce roman était peut-être trop subtil pour moi. J’ai bien comprit qu’il se cachait énormément de choses derrière cet univers loufoque et ces personnages étranges, mais ça n’a pas du tout fait écho en moi, malheureusement.Est-ce que je relirais du Boris Vian, peut-être car comme dit plus haut, le style est vraiment très agréable et il savait jouer avec les mots. Vous auriez des titres à me conseiller?

Nanieblue
15/04/13
 

Lu et souvent relu ce livre culte intergénérationnel : c'est le préféré de ma fille aînée. Nous avions emmenés des classes à une représentation théâtrale, les élèves étaient trop jeunes et n'ont pas été sensibles à la poésie du texte. C'est pourtant une belle histoire d'amour originale. Je vois encore pousser les nénuphars! berthe

afbf
13/12/12
 

Une histoire d'amour, un style inimitable mais accessible. Le roman parfait pour faire découvrir l'Oulipo à un jeune adulte. Avec en prime quelques satires de la sphère sociale et intellectuelle.

kalium
08/01/11
 

Il y a quelques mois, j’avais lu “L’arrache coeur” qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. On ne cessait cependant de me conseiller la lecture de “L’écume des jours”, et on a bien fait ! Tout comme dans “L’arrache coeur”, l’univers du livre est très étrange. Le travail n’est pas valorisé, les ingénieurs sont bien moins payés que les ouvriers, les maisons se transforment on ne sait trop comment… De fait, ceci peut déstabiliser mais l’histoire est dès le début très prenante ce qui facilite l’immersion dans le monde de Vian. Evidemment, ce monde loufoque permet de critiquer le monde dans lequel nous sommes. Jean-Sol Partre (Jean-Paul Sartre) lui sert à dénoncer le dévouement un peu trop poussé qu’ont certaines personnes à l’égard de célébrités. Vian critique aussi le monde du travail ou encore la superficialité de la société… Bref, un roman très riche mais qui a l’avantage de ne pas être compliqué à lire bien au contraire.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
11/06/09
 

Un singulier roman découvert en classe de seconde au lycée. Je n'étais pas certaine d'adhérer, je ne suis pas vraiment branchée contemporain et romance, le résumé me laisser indifférente. Mais je l'ai lu. Et je ne le regrette pas, avec les cours dessus, il apparaît onirique et classe, triste et beau. Un classique intéressant et loin d'être ennuyeux, un bijoux à part dans la littérature.L'écriture est propre à Boris Vian, tout en jeux de mots, en mots inventés, il créé tout un lexique passionnant et loin d'être complexe à interpréter. Tout fonctionne comme sur des roulettes, je finissais même par m'amuser de cette plume agréable à lire, percutante et drôle.L'histoire fonctionne beaucoup sur l'onirisme et l'image, la maladie est signifiée par un nénuphar, l'espace se restreint... la souffrance des deux amoureux se perçoit non seulement de manière psychologique, mais celle-ci a un impact mesurable de manière physique. Cela renforce notre sympathique pour Colin et Chloé, pour cette fin inévitable.L'histoire n'oublie pas de conter une romance forte et riche en émotion, de nous parler d'une ambiance, d'une époque. D'être critique aussi, de tourner en dérision comme la fabrication d'armes livrée sans munition. On a une atmosphère branchée philosophie et arts (musique, littérature). Ce roman est tout en charme, en humour et en critique. On s'attache donc plus facilement à nos héros et j'ai passé un excellent moment avec ce récit. Un de mes coups de coeur à l'époque où je l'ai découvert et vous conseille de le découvrir, car l'on pourrait passer des heures à décortiquer chaque passage de ce récit. Il n'y a pas d'âge pour apprécier les belles histoires...

Ewylyn
30/01/16
 

De la poésie... Beau roman, écrit en prose, de Boris Vian accompagné d'humour,de poésie, d'amour. Des personnages attachants. La musique, illustrée dans cette oeuvre, accompagne les sentiments du lecteur. Univers loufoque créé par Boris Vian. Belle métaphore accompagnant cette oeuvre.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Un chef d'oeuvre. On se demande quelle drogue Boris Vian prenait pour pondre des histoires pareilles... En cette période trouble je me nourris de ses nouvelles et romans, tout est génial (enfin, presque), tellement inqualifiable que je perds mon temps en rédigeant cette inutile critique que personne ne lira. Ce n'est pas un problème pour moi, je suis toujours ouvert à un monologue franc et ouvert."Chloé est jolie et sa robe rouge n'y est pour rien." Qu'est-ce qu'on faire de plus ?Au passage "Le ratichon baigneur" regorge de quelques pépites, des nouvelles qui résument parfaitement l'esprit de Vian.

un flyer
16/01/15

Ce texte est l'un des plus étranges que je n'ai jamais lu, avec la Métamorphose de Kafka. Le monde dans lequel vivent les personnages est étrange, et finalement, très sanglant. Le texte se lit étonnament rapidement, malgré son histoire très sombre. Les descriptions sont très bien faites par Vian. L'histoire est d'abord très joyeuses, assez "chaude" (permettez-moi l'expression). Tout est alors très bien détaillé. Ensuite, à la moitié environ du livre, l'histoire devient très triste, et, en même temps, très froide. Les détails sont alors de plus en plus étranges, mais toujours aussi complets. Les personnages m'ont semblé extrêmement égoïstes. En une seule ligne, des dizaines de personnes meurent, alors qu'il faut près d'une centaine de pages pour évoquer la déchéance de Chloé. J'ai trouvé cette histoire incroyable. De part sa complexité, et sa mystériosité sans doute aussi. Et je dois dire que ce récit ne m'a pas laissé indifférent. J'étais troublé, voire mal à l'aise. Je me suis aussi attaché aux personnages au fil des descriptions parfois très "précises" ... Bref, un texte à lire absolument.

un flyer
01/07/14

Une histoire d'un réalisme étonnant au coeur même d'un univers complètement loufoque... c'est assez déroutant, mais c'est aussi très intéressant et agréable à découvrir. Quand j'ai commencé à le lire, je ne savais pas si j'appréciais ou non, c'était assez étrange. Puis je me suis prise au jeu et une fois habituée à toutes les bizzareries de ce monde (un monde où ce qui nous semble bizarre ne choque aucun personnage) j'ai pu apprécier ma lecture. Je n'ai pas adoré l'histoire, je n'ai pas adoré les personnages,... mais j'ai pris du bon temps à les suivre et à les découvrir. A voir si L'arrache-coeur, que j'ai dans ma PAL, me convaincra ou non !

Lauraahh
22/01/14
 

Une écriture splendide avec de beaux sentiments et pour finir, une histoire hors du commun et triste. Cette oeuvre est pour moi, plus de la poésie qu'une nouvelle ou qu'un roman, les mots sont soigneusement choisis et ils résonnent avec intensité c'est pourquoi l'histoire et l'écriture font de ce texte un chef d'oeuvre. Cemella

Cemella
01/11/13
 

Lu grâce à l’initiative de L’œil qui fume, mais ce classique ne m’a pas passionné. Je dois être trop terre à terre pour apprécier la poésie surréaliste de cette œuvre. C’est un peu trop tordu pour moi. Ce monde enfantin ne m’a pas touché. L’histoire d’amour entre Chloé et Colin m’a semblé fade, je n’ai pas compris la profondeur de cette relation.Boris Vian aborde de nombreux thèmes tels que la religion, l’amour, la maladie et ses conséquences, l’argent, la musique, l’admiration grotesque et son manque d’intérêt pour le travail.Je comprends que l’ambiance musicale qui se dégage de ce livre puisse être appréciable pour certains lecteurs, pour ma part je suis restée attachée au premier degré ayant l’impression d’entendre les hallucinations d’un psychotique en pleine bouffée délirante.

Metaphore
25/05/13
 

Une histoire d'amour onirique, un univers léger et enfantin, des contrepèteries et autres jeux de mots , une atmosphère baignée de jazz.... mais aussi un nénuphar qui grandit et la mort qui rode...un livre à part, à redécouvrir d'urgence!

dvan
13/12/12
 

Quel plaisir de retrouver Colin, Chick, Alise et Chloé, racontés par la voix gourmande d'Isabelle Carré! Quel délice de se faire conter l'univers surréaliste, absurde et loufoque de Boris Vian! L'histoire, vous êtes nombreux à la connaître et il en existe tellement de critiques et résumés que je vais être brève : Colin aime Chloé, Chick aime Alise et adule Jean-Sol Partre.Ces amours passionnelles auront une fin bien triste, à la manière des grandes histoires d'amour et des grandes tragédies. L'univers de Boris Vian est très imagé : un piano qui fait des cocktails, une baignoire qui se vide chez le voisin du dessous, un appartement qui rapetisse quand on est malheureux, un nénuphar qui tue... Tout l'écriture de Boris Vian est au service de l'imagination et malgré des premières pages qui peuvent paraître mièvres, très vite, nous nous plongeons dans ce monde rempli de couleurs, de saveurs, de musique au service d'une histoire belle et touchante. L'écriture de Vian est pleine de jeux de mots, de sonorités gourmandes, et Isabelle Carré endosse le rôle de conteuse à merveille! Je ne peux que vous conseiller de vous procurer cet audio-livre qui est une belle réussite! Malgré une première expérience qui ne m'avait pas laissé une impression très positive, j'avoue que cette fois-ci, l'expérience m'a beaucoup plu! Agathe

Agathe10000
12/12/12
 

Quelle critique fournir à ce monument de la littérature! Tout y est : de la poésie, de la tendresse, de l'humour, un peu d'extravagance et en fin de la tristesse.Quelques éléments : le pianocktail (j'en ai vu un vrai au festival Châlons dans la rue), un nénuphar dans le coeur qui grossit, les petites souris qui discutent avec Colin. Colin c'est d'ailleurs le prénom de mon premier fils.A lire et à relire tant ce texte est magnifique.

fabloo
19/09/12
 

L' Écume des jours est sans doute le roman le plus abouti de Boris Vian. Cette œuvre ne connut pas aussitôt le succès qu’elle mérite et attendra la mort de l’écrivain pour être enfin considérée, à juste titre, comme un chef-d’œuvre de la littérature française. Il s’agit d’un roman complet qui mêle avec génie surréalisme et poésie, tragique et fantaisie, l’amour absolu et les différents visages de l’humanité, du plus prosaïque au plus cruel. Chacun de ces aspects sont peints avec piquant et délicatesse par l’artiste, et le lecteur ne peut qu’être charmé –au sens premier du terme : Boris Vian vous envoûte, notamment par son style, qui n’a d’égal que « la musique des noirs américains » -le jazz de la Nouvelle Orléans, notamment celui de Duke Ellington- qu’il considère comme la seule chose, avec l’amour, qui soit digne d’intérêt sur Terre.Ainsi, bercés par un texte à la musicalité sans pareille, je souhaite aux lecteurs d’être, comme je l’ai moi-même été avec délectation, transportés dans un monde imaginaire qui n’oublie pourtant pas de rappeler la morne réalité de l’être humain : chez Vian, la prose est enivrante, avant de se resserrer comme un nœud tragique, piège fatal et grinçant, autour des personnages. Un roman toujours moderne au XXIème siècle, auquel nul amoureux de la littérature ne peut échapper, tant la verve et l’imaginaire génial y règnent en maîtres.

mototoe
15/05/12
 

“Quelques comédons saillaient aux alentours des ailes du nez. En se voyant si laids dans le miroir grossissant, ils rentrèrent prestement sous la peau”. Dès les premières lignes le ton est donné, nous sommes plongés dans cet univers si particulier que Boris Vian a su créer. Pas une page ne défile sans qu’un sourire apparaisse sur le visage : les jeux de mots, les néologismes (députodrôme,peintureur), les situations toujours surréalistes, presque oniriques, absurdes, se succèdent inlassablement sans aucune explication de l’auteur ce qui peut paraître déroutant mais qui en fait contribue à la fluidité du récit. Une plume extrêmement poétique et agréable parvient à rendre douce cette histoire triste et même tragique, aidée par de nombreuses allusions au Jazz qui donne un ton musical et emportant au récit.Colin, jeune homme aisé, tombe amoureux de Chloé qui tombe malade, s’ensuit de cette maladie une spirale malheureuse dans laquelle tombe Colin et Chloé mais aussi leurs amis : Alise, Chick et Nicolas qui ont chacun leur propre personnalité et problèmes.La plume, malgré cette histoire qui au fil des pages s’assombrit n’en reste pas moins légère et entraînante même lors de scènesparticulièrement éprouvantes et vraiment très dures.Sous couvert de cette trame poétique mais néanmoins tragique l’auteur aborde des thèmes universels tel que l’amour, la maladie, le deuil… On trouve aussi une critique de la bureaucratie et du travail à la chaîne : abrutissant, empêchant de penser, déshumanisant somme toute.On tourne la dernière page avec un sentiment de tristesse et de mélancolie, mais le sourire présent tout au long de la lecture est toujours là, certes un peu attristé, mais toujours bien présent.

Elinor
28/02/12
 

Très belle histoire d'amour sublimée par Colin et Chloé, victimes tous les deux de la pureté de leurs sentiments. Vian a écrit un roman complètement décalé où toutes les choses et tous les personnages évoluent en fonction de l'état de santé de la protagoniste. Plus Chloé est malade, plus la maison rapetisse et la lumière s'affaiblit. Plus Chloé est malade, plus Nicolas vieillit et Colin découvre la rude âpreté de la vie. Plus on tourne les pages, plus le lecteur se rend compte que les métaphores du livre servent à dénoncer les absurdités de la société. J'ai particulièrement apprécié la rencontre finale entre Colin et Jésus et le dialogue qui s'en suit lorsque Colin veut des réponses à la mort de sa bien aimée. Les partisans de la rigueur n'aimeront pas du tout à cause de ce côté décalé qui pourtant sert là une littérature d'une grande qualité jusqu'en ses personnages secondaires tels Jean Sol Partre ou les souris de la maison. vivi

vivicroqueusedelivres
17/02/12
 

A tous les adeptes fervents, je m'excuse mais je n'ai pas tellement apprécié cette lecture. Je n'en ai pas saisi toutes les subtilités. Ça me rappelle beaucoup les livres que je lisais en section Littéraire : j'adorais une fois que le prof nous avais fait découvrir tous les méandres d'un ouvrage. Il me faudrait une bonne analyse pour L'écume des jours !Cependant, je note le jeu sur les mots de Vian, avec toutes les expressions prises au sens propre et non au sens figuré. La poésie est très présente également mais je n'ai pas trop été touchée.La transformation des personnages tout au long du roman est par contre très intéressante. L'amour entre Chloé et Colin ; entre Chick et les œuvres de Jean-Sol Partre ; entre Chick et Alise : toutes ces passions évoluent jusqu'à l'étouffement.Finalement, ce livre me conforte dans le fait que je ne suis pas faite pour lire des classiques, comme ça, gratuitement. Je préfère en avoir une analyse approfondie pour tout comprendre, notamment les intentions de l'auteur. Marylin

marylinm
08/12/11
 

Oui j'ai aimé ce livre .... mais je ne sais pas pourquoi !Car au fond, l'intrigue même de l'histoire est assez quelconque (histoire d'un couple, et de ses amis, face à la maladie) et l'écriture n'est pas superbement littéraire ni avec un langage des plus érudits.De plus, au début, j'ai été absolument perturbée par les passages loufoques et incongrus qui ponctuent le récit ; j'étais même obligée de les lire à plusieurs réprises afin d'être sure d'en saisir le non-intérêt !Et puis, au fil des pages et au fur et à mesure de la lecture, on fait de plus en plus abstraction du caractère complètement décalé de certains faits et on se laisse emporter par ce roman.Puis on tourne la dernière page et on se rend compte que finalement, on en revoudrait bien encore ... Maylany

Maylany
26/09/11
 

Lu par ma mère lorsqu'elle avait à peu près mon âge et recommandé par bon nombres de lecteurs sur la blogosphère, Boris Vian et ce livre en particulier m'attiraient énormément : on m'avait vanté la poésie de ses textes, leurs musicalités aussi... Je connaissais déjà de lui des chansons dont Le déserteur et La Java des bombes atomiques (les deux sont d'ailleurs à écouter de toute urgence !!), mais je n'avais rien LU de lui. Aussi tôt dit, aussi tôt fait... je choisis L'écume des jours.Mais qu'est ce que j'ai eu du mal à rentrer dans ce livre, je ne comprenais pas le pourquoi de ce monde étrange et puis finalement, je lui ai trouvé cette poésie, cette douceur, cette tendresse mais aussi et surtout cette cruauté, cette injustice d'un amour indéfectible, au-delà de tout, qui peut tout combattre, sauf la mort peut-être...Tout ceci sur fond de jazz noirs américains (Duke Ellington, Louis Armstrong et j'en passe), de philosophe burlesque, de monde tombant en miettes et d'amitié...

feedoll
18/09/11
 

Un monde étrange, parfois oppressant, avec des conventions souvent à l'opposé des nôtres. Un livre dérangeant par moment. Un livre où tout est vivant, un livre où donc tout peut mourir. Un livre à part incontestablement. Un livre à lire sûrement. clodette

clodette
14/07/11
 

Un homme, Colin tombe amoureux d'une femme, Chloé. Jusque-là rien de plus banal sauf que Chloé tombe elle malade et d'une maladie on ne peut plus étrange puisqu'un nénuphar attaque ses poumons. Tandis que leurs amis Chick et Alise sont les pions soumis à un destin tragique, tous tentent par leur imaginaire d'adolescent d'aller au bout de leurs sentiments.Ce livre s'est révélé tout autant touchant que poignant car le comique laisse place au tragique et le destin semble s'être mis en branle ce qui fait de ce petit conte de fées une machinerie inexorable dans les tréfonds de l'âme humaine. On assiste impuissant à la marche silencieuse de ce à quoi nos héros sont voués.J'ai aimé ces personnages vivant à fond leur bout d'existence et se raccrochant avec toute la force de leur humanité à leur condition d'animal ayant une naissance et une mort. Les situations peuvent paraître insolites, les détails, comme la maladie de Chloé, très imagés mais c'est justement cette symbolique qui fait de ce livre un indispensable à placer entre toutes les mains.Il prit délicatement une rose et tenta de briser la tige. Il fit un faux mouvement et l'un des pétales lui déchira la main sur plusieurs centimètres de long. Sa main saignait, à lentes pulsations, de grosses gorgées de sang sombre qu'il avalait machinalement. Il regardait le pétale blanc marqué d'un croissant rouge (p. 146)Il chercha sur la liste le nom suivant et vit que c'était le sien. Alors il jeta sa casquette et il marcha dans la rue et son cœur était de plomb, car il savait que, le lendemain, Chloé serait morte (p. 166) "Aux âme bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années" (Rabelais)

Melopee
04/06/11
 

Il s’agissait d’une totale découverte pour moi : je n’avais encore jamais rien lu de Boris Vian. Je connaissais seulement Le Déserteur. A la base j’avais choisi de lire ce livre, juste pour voir, comme ça, pour changer de registre littéraire, pour savoir ce que c’est « du » Boris Vian. Je n’attendais pas grand-chose de cette lecture. Et au final ça a été un véritable enchantement. C'est très agréable de faire ce genre de découvertes.J’ai vraiment adoré, je me suis tout de suite laissée emportée dans cet univers déjanté et poétique. Boris Vian a une maîtrise de la langue française fascinante et joue avec les mots à longueur de pages, c’est très agréable à lire, drôle et grinçant. De ce point de vue là, ça m’a rappelé Les Fleurs Bleues de Raymond Quenaud, la poésie en plus.Je me rends compte en rédigeant cette critique que c’est exactement ce que j’attendais d’Alice au Pays des Merveilles.Une lecture très divertissante mais pas seulement, il y a tellement de choses en arrière plan, la critique de la religion, du travail à la chaine qui asservit l’homme, les références au Jazz….Le dernier tiers est très sombre par rapport au début du livre, et la fin très triste, et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à cela, je crois même que si je l’avais su j’aurais repoussé cette lecture, parce que c’était pas vraiment ce que je recherchais comme émotion à ce moment là.Je suis impatiente de découvrir les autres œuvres de Boris Vian., et je crois pouvoir dire que c’est mon coup de cœur de l’année, même si j’ai beaucoup apprécié certaines de mes autres lectures, là je suis vraiment tombée sous le charme.

un flyer
02/05/11

Magnifique histoire d'amour entre de êtres évoluant dans un monde loufoque. La magie opère dès les premières pages, on se sent transporté dans l'univers de l'auteur.Chef d'œuvre !! JB

julienbondue
08/04/11
 

De la poésie... Beau roman, écrit en prose, de Boris Vian accompagné d'humour,de poésie, d'amour. Des personnages attachants. La musique, illustrée dans cette oeuvre, accompagne les sentiments du lecteur. Univers loufoque créé par Boris Vian. Belle métaphore accompagnant cette oeuvre.

Je ne connaissais pas du tout Boris Vian, que ce soit en tant qu'auteur ou chanteur. J'en avais entendu parler sur un forum, et quand je l'ai vu dans la bibliothèque de mon frère, je le lui ai emprunté. Au début, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, avec tous ces jeux de mots, figures de style. C'était déroutant. Puis, peu à peu, j'ai apprécié, aimé. Une belle surprise ! http://mespetitslivresamoi.blogspot.com

Erato
16/06/10

A lire et relire. Un roman qui a marqué mon adolescence et que j'ai réouvert plusieurs fois ensuite. La poésie de Vian, sa langue superbe et puis cette tristesse qui plane... C'est beau, tout simplement. Liliba

liliba
29/01/10
 

Format

  • Hauteur : 20.10 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.30 kg

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