L'elegance du herisson

BARBERY, MURIEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 31/08/06
LES NOTES :

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8,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

«Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma,
j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.»
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« Mme Michel, elle a l'élégance de l'hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes. »Tout en poésie et finesse, d'un style exquis, servi par une histoire tendre et bouleversante, le roman de Muriel Barbery est un vrai bonheur de lecture, un plaisir rare et irremplaçable ! Beaucoup lu et critiqué, le roman s'est assuré une réputation d'oeuvre brillante, pointilleuse, drôle et touchante, pas donnée à tous. C'est évidemment une affaire de goûts et d'atomes crochus.

Clarabel
20/02/09

Plaisir Il y a beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre, c'est drôle, fin, intelligent et érudit. On s'attache aux personnages principaux, les autres étant quelquefois réduits à des caricatures. Et malgré quelques faiblesses dans l'histoire qui nous est narrée, et des situations un peu téléphonées, je recommande vivement de lire ce bouquin.

Je me suis ennuyée voire énervée sur les 200 premières pages de ce roman qui ne raconte pas grand chose dans le fond... L'auteur me semble "étaler sa confiture" en plaçant de jolis mots de vocabulaire et pensées philosophiques toutes les trois pages (trop souvent pour être honnête...)Heureusement les dernières pages sont moins snobinardes ou alors on s'habitue peut-être..

madonna
21/02/09

Un début un peu ardu pour les non-philosophes (préparez vos dictionnaires!), mais une histoire très touchante, pleine de personnages et d'idées plutôt rares dans les romans qui "cartonnent"...

isabelle
06/12/08

C'est un roman qui nous permet de replonger dans des débas philosophiques sans se prendre la têteUne livre plein d'humour et d'auto dérision ... fabuleux

cauchi
10/09/08
 

En général, j’ai plutôt tendance à m’éloigner des livres qui atteignent les plus hautes marches du top des ventes. Mais à force d’avoir entendu parler de celui-ci, j’ai eu envie de le lire d’autant plus qu’il aurait obtenu ses “lauriers” grâce au bouche-à-oreille des libraires. Malheureusement, je ne partage pas l’avis dithyrambique qui l’entoure, j’ai même été plutôt déçu.Tout d’abord, l’histoire est assez tirée par les cheveux. Une concierge très cultivée travaillant dans les quartiers chics de Paris qui fait mine d’être idiote pour ressembler au stéréotype de son métier, il fallait le chercher loin ! Et ce n’est pas le seul personnage “étrange” que l’on trouvera dans ces pages. Ensuite, j’ai eu l’impression que Muriel Barbery a fait une liste de toutes les réflexions qu’elle a pu se faire et qu’elle a rédigé pour chacune d’entre elles 2/3 pages qu’elle a collées les unes à la suite des autres. Ce livre manque de cohésion, c’est une accumulation de pensées. Pourquoi pas me direz-vous mais pour un roman ce n’est pas du meilleur effet. Enfin, l’histoire est très prévisible et il faut attendre longtemps pour y voir se passer quelque chose.A mon goût, et vous l’aurez compris, il ne mérite pas tout son succès et ne risque pas de me réconcilier avec les best-sellers !Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
13/05/09
 

Un vrai régal.A mettre dans toutes les mains.C'est l'histoire de Renée, concierge et des habitants de l'immeuble, dont la petite Paloma.Livre caricatural, juste, humain, profond, drôle...

Ninie
31/10/08
 

Un livre très drôle qui se lit finalement assez facilement, le ton reste un peu manichéen entre la gentille intello et les méchants bourgeois. Un agréable moment.

Domi175
26/01/09
 

Quelle finesse d'écriture, quelle pertinence des sujets abordés ! J'adore et recommande !

brucelit
24/07/08
 

Il est des débats qui reviennent perpétuellement et souvent n’amusent que leurs instigateurs, parmi lesquels le marronnier « qu’est-ce que la littérature ? ».Sans flonflon ni matraquage médiatique, Muriel Barbery apporte la plus belle des réponses : elle en écrit.Lisez-la, voilà de la littérature, de la vraie, qui élève et bouleverse et fait rire et réfléchir, qui s’offre sans la ramener pour nous écraser de sa supériorité.Je suis encore tout émue en essayant d’en parler, parce que L’élégance du hérisson m’a vraiment touchée très profondément.Renée, une concierge de 57 ans qui s’efforce de ressembler aux poncifs attachés à son métier, bien qu’elle soit en privé, une grande amatrice de culture sous toutes ses formes.Paloma, une petite fille de 12 ans supérieurement intelligente, riche et malheureuse.Un immeuble bourgeois parisien, et un nouveau locataire japonais qui va ouvrir une route des possibles…L’intrigue n’est pourtant pas des plus originales, et si elle suit tranquillement son cours, ce n’est pas elle qui nous retient captifs.Comment vous dire le plaisir « soyeux » qu’on éprouve à l’idée de se replonger dans l’univers douillet du roman, le style limpide et pur, le sourire qui ne nous quitte pas en parcourant le Journal du mouvement du monde ou les Pensées profondes de Paloma, la concentration qu’on mobilise pour accompagner Renée lorsqu’elle nous entretient de Kant ou de la phénoménologie, la salive qui nous vient en bouche avec les pâtisseries de Manuela, cet amour de la langue et de la grammaire qui est tellement joyeux et communicatif…Et puis, page 319 très exactement, submergés. Paf, les larmes coulent, on est dedans, les camélias, cette ouverture immense qu’on pressent et à laquelle on veut croire de toutes nos forces, ça déclenche une vanne, on relâche une pression dont on ignorait pourtant subir le joug depuis tout ce temps.Et puis déjà l’épilogue, ce n’est pas possible, on était si bien dans les lignes de Muriel Barbery, c’est déchirant, vraiment, de s’arrêter.Un seul mot : S p l e n d i d e. Sylvie Sagnes

SagnesSy
10/01/13
 

Un livre que j'étais impatiente de lire et qui m'a fort déçue. Les personnages sont extrêmement caricaturaux et l'ensemble a un ton un peu "donneur de leçon", l'auteur s'acharnant à développer de longs exposés sur des sujets de culture, exposés qui ne s'articulent que maladroitement avec le reste du récit.

murasaki
09/12/12
 

Un vrai bonheur de lecture !Jouissif et jubilatoire ! Dès le préambule Muriel Barbery donne le ton (p.14): "Qu''elle (la concierge) puisse le lire (Marx) pour l''élévation de l''esprit est une incongruité qu'aucun bourgeois ne forme." Ajoutez à cela un zeste de "pensée profonde" de Paloma et dégustez. Ce livre bouscule, fait réfléchir, casse les codes, mais jamais je ne l''ai trouvé "lourd".C''est sans nul doute le livre que j'ai le plus offert et que je continuerai à offrir...

Iana
06/11/09
 

Agréable à lire, sans aucun doute vous passerez un bon moment mais ne vous imaginez pas trouver dans roman l’exceptionnelle Œuvre Littéraire que son succès de librairie pourrait faire croire.

WXYZ
04/07/09
 

Miroir de notre société Des personnages attachants ; une petite fille intelligente qui veut être sûre que la vie vaut la peine d'être vécue et une concierge fine d'esprit qui se cache derrière les clichés que l'on attend d'elle. J'ai trouvé des passages un peu longs dans la première partie (de nombreuses références littéraires) mais ce livre mérite d'être lu jusqu'au bout. J'attendais beaucoup de ce livre et sans mettre 5 étoiles, je n'ai pas été déçue.

Ma mère a emprunté ce livre à ma tante, mais ne l'a au final jamais fini. J'ai voulu le tester, et l'ai sorti de ma PAL pour une LC avec Attrape-Mots. Si je dois avouer que le début a été assez laborieux et que j'ai du m'y reprendre à deux fois pour me plonger dans l'histoire, je dis à présent que j'ai vraiment adoré ma lecture !Les personnages de cet ouvrage étaient très atypiques. Renée était une femme pleine de charme, très philosophe, qui se cachait sous un masque. J'ai beaucoup apprécié la façon dont, petit à petit, elle parvenait à montrer qui elle était vraiment, ses valeurs. J'ai vraiment trouvé son personnage très émouvant, il reflétait bien la société de nos jours. Les stéréotypes prennent le dessus, et la vérité peine à être dévoilée. Paloma, jeune adolescente terriblement mature, m'a aussi beaucoup plu. Je l'ai trouvée à la fois effrayante et morale. Son cynisme me faisait beaucoup sourire, mais en même temps, elle m'apportait beaucoup de réflexions. Un autre personnage très fort, M. Ozu. Parfois effacé, mais qui chamboule l'existence de nos deux protagonistes. J'ai trouvé qu'il dégageait beaucoup de charisme, et permettait de relancer le récit lorsqu'il s’essoufflait. Et puis tous les autres personnages secondaires, qui, de près ou de loin, animaient bien l'histoire et pimentaient le récit, de façon plus ou moins positive.L'auteure écrit d'une manière très... Particulière. En effet, il y a énormément de philosophie. C'est parfois très lourd à lire, mais d'autres fois, ça emporte carrément. J'avoue qu'au début, j'avais franchement du mal à accrocher, mais petit à petit, je m'y suis faite. Elle savait créer de belles images, inventer une intrigue frappante, surprendre son lecteur... On sentait vraiment un réel talent. Par contre, il faut admettre que ce bouquin est assez pessimiste, donc si vous êtes déprimés, ne vous y plongez pas, vous finirez pendu avant la fin du livre ! Mais c'était tout de même très beau hein !J'en viens donc au scénario. On partait avec une base très péjorative, et peu à peu, l'histoire devenait de plus en plus gaie. Mais bon, ce n'était pas non plus la grande fiesta. On suivait le quotidien de deux personnages initialement totalement opposés, mais qui, au final, se ressemblaient beaucoup. La plupart du temps, nous découvrions l'univers d'un grand immeuble très bourgeois, du point de vue de personnes qui s'y sentaient comme un poisson dans le désert. On retrouvait un grand nombre d'anecdotes sur les gens de l'immeuble, qui souvent, nous faisait rire. Mais derrière chaque détail, il y avait de quoi réfléchir aux valeurs des gens. Certes, quelques fois, il y avait des longueurs qui n'étaient pas passionnantes et rendaient l'histoire assez monotone. Mais on parvenait toujours à relever le récit grâce à quelque chose de tellement suprenant qu'on en oubliait l'ennui passé. Autrement, j'ai beaucoup aimé le livre à partir du moment où les trois personnages étaient en relation. Ainsi, les pages défilaient à vitesse grand V, pour mon plus grand plaisir. Mes passages préférés ont été ceux avec Paloma, car elle avait vraiment des réflexions à mourir, et car dans certains cas, je me retrouvais un peu en elle.Le moment le plus horrible de cet article, la fin. Carrément surprenante, choquante, incroyable, impensable, dingue, grandiose, touchante... Je ne m'y attendais franchement pas, j'ai du relire le passage pour être sûre d'avoir bien compris. Je ne voulais pas y croire, c'était tellement soudain... C'était un coup de maître de la part de l'auteure. Sur le coup, j'ai été déçue, puis très rapidement enchantée. En fait, quand on y repense, aucune autre fin n'était envisageable avec une telle histoire. C'était donc parfait. Après, c'était assez rapide, mais ça convenait bien avec le message que souhaitait faire passer l'auteure.Mot rapide sur le titre, franchement très sympa et original. Il correspond à un passage du livre, et j'ai trouvé cette personnification très classe, très intéressante. Et la couverture, franchement super jolie, qui donne envie. D'après moi, pas une grande symbolique, mais simple et plaisant. J'ai beaucoup apprécié les dégradés de couleurs...Au final, une très bonne lecture, qui même si elle commence difficilement, en vaut largement la peine. C'est assez lourd, compliqué et lent, mais ça délivre un beau message, et c'est super touchant. Je vous le recommande vivement, mais il faut s'accrocher au début. Car après, c'est très bien rentabilisé. A présent, j'ai bien envie de voir le film... A suivre !

MaMalleauxLivres
24/01/16
 

Les premières lignes Qui sème le désir."Marx change totalement ma vision du monde, m'a déclaré ce matin le petit Pallières qui ne m'adresse d'ordinaire jamais la parole. Antoine Pallières, héritier prospère d'une vieille dynastie industrielle, est le fils d'un de mes huit employeurs. Dernière éructation de la grande bourgeoisie d'affaires - laquelle ne se reproduit que par hoquets propres et sans vices -, il rayonnait pourtant de sa découverte et me la narrait par réflexe, sans même songer que je puisse y entendre quelque chose. Que peuvent comprendre les masses laborieuses à l'oeuvre de Marx ? La lecture en est ardue, la langue soutenue, la prose sub­tile, la thèse complexe. Et c'est alors que je manque de me trahir stupidement. - Devriez lire l'Idéologie allemande, je lui dis, à ce crétin en duffle-coat vert sapin. Pour comprendre Marx et comprendre pourquoi il a tort, il faut lire l'Idéologie allemande."

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Renée Michel est concierge au 7 rue de Grenelle à Paris. Elle se décrit comme petite, laide, sans intérêt mais elle est très cultivée, adore la littérature russe et se cache derrière son rôle peu gratifiant. Sa vie se déroule tranquillement avec son chat Léon et son amie Manuela, une femme de ménage passionnée de pâtisserie lorsque dans l'immeuble arrive un nouvel occupant qui va bouleverser sa vie. Il s'agit de Kakuro Ozu qui comprend très vite que derrière Mme Michel se cache une femme intelligente et pleine d'intérêt. Kakuro lie amitié avec Paloma Josse, une jeune fille de 12 ans très cérébrale elle aussi, qui a décidé de se suicider le jour de son anniversaire car elle trouve le monde superficiel et sans intérêt. Kakuro, Paloma et Renée deviennent amis. Renée renait en quelque sorte à la vie grâce à ses liens amicaux mais un drame survient....J'ai failli abandonner la lecture de "L'élégance du hérisson" plusieurs fois car le style de l'auteur ne m'a pas convaincue du tout, il y a de très nombreuses digressions sur la philosophie, l'art, et à force elles sont très désagréables. J'ai même sauté des pages entières pour avancer un peu ma lecture, ce qui ne m'arrive jamais ! Mais je me rappelais le film avec Josiane Balasko et mon intérêt pour celui-là et j'ai poursuivi ma lecture jusqu'au moment où la magie a eu lieu. Le roman pour moi naît véritablement à la page 140 avec la rencontre de M. Ozu qui apporte beaucoup de poésie et de légèreté dans l'oeuvre et décrispe le livre et le personnage de Renée Michel. Le style devient moins emphatique, beaucoup plus agréable à lire. On a même une fin très émouvante, touchante qui est sans doute le moment le plus beau, mais aussi le plus terrible, du roman. Ce livre est très donc inégal, il faut s'accrocher pour dépasser cette 1ère partie indigeste et lourde mais cela en vaut la peine pour moi ! je recommanderai à tous ceux qui ne se sentent pas le courage d'absorber ce roman vraiment difficile d'accès, de voir le film dont je parlais car il est très réussi et rend bien l'ambiance du livre. D'où ma note mitigée : sans la magie de la 2nde partie de l'oeuvre, je n'aurais mis qu'un 1 ou 2/5 mais je mets un 3/5 car cela reste une belle oeuvre... au style très particulier et au vocabulaire très recherché néanmoins.

prune42
06/08/15
 

Un roman qui vous fait du bien Un opus, deux narratrices et une myriade de pépites qui nous font fondre pour ce duo improbable. Les apparences nous leurrent ! Si bien que tous les éléments qui émanent et gravitent autour d'elles, sont comme des étreintes, empreintes de beauté, de sagesse et de passion. Cette connivence avec les personnages nous embarque, et rend l'issue de cette histoire émouvante et déchirante.

Paloma, 12 ans, habitante de l'immeuble où Renée est concierge a bien compris que Renée est différente des autres concierges. Sous ses allures pataudes, bourrées de clichés, elle cache un secret, son amour pour la littérature et même sa grande érudition...Un très beau livre, tendre, bouleversant parfois triste qui nous oblige à voir au delà des préjugés...

saomalgar
28/08/13
 

"24 heures de la vie d’une femme"A travers le quotidien et les pensées philosophiques de deux femmes modernes (l’une actualisée, l’autre en puissance), l'auteur nous conte les aventures des habitants du 7 rue de Grenelle : petit immeuble bourgeois qui voit naître les rivalités et amitiés entre les classes depuis des décennies. Renée, la cinquantaine, concierge, mène une vie nostalgique et sans fard. Entre ses lectures et son temps passé à faire croire à une intelligence de limace bonne à nettoyer le pallier, elle confie ses états d'âme à sa seule amie : Manuela, une femme de ménage portugaise franche et pleine de vie.Paloma, douze ans, fille d'une riche famille, mène une vie paisible et sans grand intérêt. Entre ses pensées profondes et son temps passé à échapper aux assauts bruyants de sa soeur ainée, elle planifie son suicide pour le jour de son treizième anniversaire.Il est ainsi aisé de faire un parallèle entre les deux protagonistes. Elles sont séparées par plus de quarante ans, et pourtant, partagent le même goût pour la Beauté de l'art, la simplicité de la Vie et le travail de l'Esprit. Leurs digressions philosophiques sont parfois difficiles à suivre, mais le présent de narration nous accompagne dans une lecture agréable et vivifiante. "Ensemble c’est tout"D’amour il est question. Mais au délà de l’amour complexe entre individus, il s’agit avant tout de l’amour de la vie. Cette vie qui nous emporte vers des aventures nouvelles. Un ailleurs peut-être meilleur. Un monde remplit de mots et de littérature.Une grande nostalgie et une profonde détresse s'installent au début du roman. Pourtant, les péripéties vont amener Paloma et Renée à se rencontrer, s'apprécier, se reconnaître comme égales. Les autres personnages leur permettent d'ainsi grandir et murir pour finalement devenir des êtres achevés, heureux. "Meurs un autre jour" Puis vient la fin, une fin qu’on a peine à lire car abandonner ces personnages n’est en définitive pas si aisé… On s'y attache, on se sent bien. Mais il faut les laisser partir. On les a vu changer, on les a vu aimer. Mais il faut les laisser "vivre". Bref, une fin surprenante (j'ai presque eu ma petite larme...), un roman excellent (le style est maîtrisé), une lecture fascinante (bien que parfois trop portée sur la philosophie à mon goût)... What else? Séverine

SEcriture
27/05/13
 

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »Je suis entrée sans peine dans ce livre et ai trouvé les deux personnages principaux particulièrement attachants. Au départ Renée m'a touché : je trouvais qu'elle était élégante dans sa façon de s'instruire et de vivre sans étaller ses connaissances, sa culture et son intelligence. Puis, avec le recul je me suis demandé quelle élégance y avait-il à laisser les autres dans l'ignorance de ce qu'on est réellement ? N'est-ce pas de sa part un mépris affiché ? Pourquoi systématiquement présenter les "bourgeois" sous un jour aussi malsain ? Les névrosés ne sont pas l'apanage des plus riches et heureusement. J'ai trouvé dommage que sous une aussi belle écriture et de tels personnages qui ne peuvent nous laisser indifférent on tombe dans la critique systématique de la classe supérieure. Pour moi cela manque d'élégance. Cristie

cristie
21/04/13
 

"L’élégance du hérisson", c’est la référence au caractère de ce petit animal qui cache sa vraie nature : piquant à l’extérieur quand il se met en boule, mais doux et familier à l’intérieur.C’est le cas des deux personnages de ce roman de Muriel Barbery.Tout d’abord Renée, cinquante-quatre ans, autodidacte et d’une grande culture générale a décidé de vivre cachée sous les dehors d’une concierge inculte que les habitants du 7, rue de Grenelle croisent tous les jours sans la voir. Clandestinement, elle lit Proust, appelle son chat Léon en hommage à Tolstoï qu’elle vénère, écoute Mahler, visionne le DVD de Mort à Venise et fréquente la bibliothèque où elle emprunte des livres de philosophie. Aucun des riches occupants de l’immeuble ne doit penser que sous ses airs de concierge grincheuse se cache une personne cultivée.L’autre personnage, Paloma, 12 ans, est une petite fille brillante et révoltée qui habite aussi dans l’immeuble. Elle refuse la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte et a décidé de se suicider le jour de ses 13 ans, à la fin de l’année scolaire.Mais tout change pour ces deux personnages à l’arrivée dans l’immeuble de Kakuro Ozu, un Japonais féru de culture, lointain parent du cinéaste Yasujirō Ozu dont Renée connait tous les films.Le roman est écrit à deux voix : Renée nous raconte son quotidien de concierge aux prises aux vexations de ces "riches suffisants", Paloma, nous ouvre son journal intime composé du "Journal du mouvement du monde" et de ses "Pensées profondes".Ce roman a été un grand succès de librairie à sa sortie en 2006, donc il a été considéré comme facile par beaucoup. Pour ma part, je considère que c’est un roman de qualité que j’ai pris de plaisir à lire bien que j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans.

Ludeca
07/03/13
 

Je suis assez heureuse de mes lectures c'est temps-ci, je n'ai eu que peu de déception, l'élégance du hérisson entre dans la continuité, puisque ce n'est rien de plus qu'un coup de coeur. Je ne me souviens pas avoir lue de chronique sur ce bouquin, mais la bande annonce me faisait envies et m'a donnée envie de lire le livre, je n'ai toujours pas vue le film à l'heure actuelle, mais ça ne devrait pas trop tarder, il m'attend bien sagement sur mon disque dur.La plupart des personnages mis en lumière sont attachant en passant par Renée qui cache son immense culture sous une apparence de caricature ambulante, quoique je n'avais pas de préjugé particulier sur les concierge, à part leur sois-dis-en tendance à cancaner, mais bon visiblement il y en a d'autre. Les pauvres ils s'en prennent pleins la tête. J'avais du mal à comprendre l'intérêt de ce jeu de cache cache, qui avait l'air particulièrement contraignant, mais à la fin nous avons une explication qui est pour moi assez satisfaisante. J'ai parfois eu du mal avec les chapitres consacrés à Renée, ce qui est autant dû au vocabulaire utiliser qu'aux formules parfois alambiquer, en ce qui me concerne ce qui m'a surprise ce n'est pas sa culture qui est "visiblement" inenvisageable pour une concierge, puisque je connais des gens de milieu social modeste, mais presque aussi cultivés que Renée, mais cette manière de jouer un rôle, qui a duré toute sa vie, auquel même son mari décédé a participé, ça me dépasse, s'il y a une chose qui me parait inconcevable c'est bien ça.Paloma de son côté est une petite demoiselle très intelligente, exceptionnellement intelligente, oui je reprend les mots du résumé et alors?! Paloma est une jeune fille qui a du mal a trouvé sa place un peu comme Renée vous aller me dire et je vous direz amen, elle refuse d'entrée dans le bocal à poisson qui est le destin inéluctable de toute adulte d'après sa théorie et elle compte bruler son appartement avant son suicide.Elle est aussi attachante que Renée et les chapitre qui lui était dédiée était bien plus facile accès. Je n'ai pas vraiment eu besoins de dico dans ces passages, ce qui a un côté rafraichissant, malgré mon coup de cœur certain pour ce livre, la musicalité, la beauté de certaines de ses phrases que ce soit du côté de Renée ou de Paloma.Je me demandais comment l'auteur allait faire en sorte que le destin de ces deux personnages se croise (ça faisait quand même quelques années qu'elles se côtoyaient), ça me paraissait assez évident puis-qu’après tous ce sont les héroïnes de ce roman, qu'elle vive dans le même immeuble et qu'elles sont aussi intelligentes l'une que l'autre et elles était toutes les deux très seules. Je viens à peine de le remarquer qu'elles ont toutes les deux une seule amie dans leur entourage, qu'elle respecte et aime énormément. Je crois bien que l'on peut dire que ce sont des âmes sœur alors leur rencontre était probablement inéluctable.J'ai aussi envie de parler de Kakuro, cet homme d'origine japonaise, qui finit de lier les deux héroïnes en quelque sorte, mais quelle femme n'est pas tombée amoureuse de lui en lisant ce bouquin, je vous pose la question ! C'est un homme a la hauteur de Renée, j'entends par la mentalement et non pas socialement, après tous quelle importance a notre époque. La fin du livre m'a d'autant plus choqué que je m'y attendais pas ! En conclusion:Un livre que j'ai absolument adoré, je n'ai que quelque conseille préparer les mouchoirs et le dictionnaire et pourquoi pas une petite tasse de thé.

Pierredejade
22/02/13
 

Depuis plus de 20 ans, Madame Michel est la concierge d'un immeuble huppé parisien qui abrite entre autres un ministre et un critique culinaire renommé et leur progéniture. Chacun vaque à ses occupations sans se soucier de cette femme taciturne, à l'allure peu distinguée. Ils sont loin de se douter que sous ses abords peu avenants se cache une femme très cultivée, qui a appelé son chat Léon en hommage à l'oeuvre de Tolstoï. Et Renée Michel fait tout ce qu'elle peut pour cacher aux habitants sa véritable nature, c'est son jardin secret. Jusqu'au jour où Monsieur Ozu s'installe dans l'immeuble, jusqu'au jour où elle croisera "vraiment" la jeune Paloma Josse. Récit à deux voix : d'un côté Madame Michel qui nous fait partager sa philosophie de la vie, des choses et des gens et de l'autre côté, la jeune Paloma, 12 ans, douée d'une intelligence et d'une réflexion inhabituelles à son âge. J'ai aimé l'ambiance et l'atmosphère de ce roman, j'ai été touchée par les personnages, leurs rencontres. Petit bémol sur la première partie de l'ouvrage où la répétition des réflexions philosophiques m'ont quelque peu lassée. Un peu trop "exercice de style" à mon goût mais tout cela a été vite occulté dès l'arrivée de Monsieur Ozu dans ce roman. Je n'ai plus lâché le livre jusqu'à la chute à laquelle je ne m'attendais pas du tout.

floaimelesmots
02/02/13
 

Il y avait une pression médiatique après la parution de ce livre mais cela vient après l'avis des libraires et des lecteurs; succès de bouche à oreille. Il a longuement tenu au hit parade des ventes, renforcé par le film. concierge cultivée, gamine surdouée qui a décidé de se suicider le jour de ses 13 ans, japonais raffiné. Quelques pages pénibles de philo de prof d'école normale mais on peut les lire en diagonale sinon ce livre est assez original et provoque un plaisir de lecture. berthe

afbf
17/12/12
 

Il m'a fallu beaucoup de temps pour rentrer dans cette histoire à deux voix et même si par moment certains passages m'ont touchée , je dois dire que finalement je suis restée un peu sur ma faim ; peut -être avais-je trop entendu de louanges sur ce livre....

dvan
16/12/12
 

J'arrive bonne dernière pour la lecture de L'élégance du hérisson, échaudée par Une Gourmandise que je n'avais fait qu'entamer. L'histoire et les personnages m'ont fait tenir bon même si j'avoue être sortie un peu groggie des passages philosophiques. Le style de Muriel Barbery me rebute un peu moins. Ce fut une belle lecture , d'une traite , et je remercie mon amie du club de lecture pour le prêt. (142 commentaires à ce jour sur zozone !) cathulu

cathulu
15/12/12
 

Ce livre m'a laissé un sentiment ambivalent. Je n'ai aimé ni le style de l'auteur, ni son abus de clichés. Ses personnages sont caricaturaux au possible. Les habitants de l'immeuble bourgeois sont rangés dans des petites cases : les bourgeois de droite, les bourgeois de gauche, chacun avec les manies que l'on attend de lui et ils sont tous odieux (évidemment...). Paloma, l'enfant surdouée, utilise un langage d'étudiante en lettres et manie des concepts de même nature. Quant à la concierge elle est, forcément, sympathique et méprisée par les autres. Même dans sa volonté de faire de la concierge une anti-concierge en l'imaginant extrêmement cultivée et raffinée, Barbery tombe dans l'anti-cliché. Tout cela manque cruellement de subtilité. Par ailleurs, la mise en place de l'intrigue m'a paru d'un ennui assez exceptionnel.L'arrivée de Kakuzo Ozu m'a secouée. Il est le catalyseur qui va débloquer les existences de Paloma et de Madame Michel et me donner l'occasion de lire quelques passages déjà plus agréables. Mais la fin est un ratage complet, confirmant que, non, ce livre n'était pas pour moi...

mycupoftea
18/09/12
 

En premier lieu, je tiens à préciser que j'ai beaucoup aimé que le roman soit divisé en chapitres, commençant toujours par une petite citation le résumant bien où un poème chinois - je n'ai pas retenu le nom de ces poèmes là, désolée. Qui plus est, tout au long du roman, l'auteure nous offre la possibilité de découvrir les points de vues de nos deux protagonistes à travers des chapitres bien distinct. J'ai bien aimé ce mélange. Quelques uns de Renée, puis un de Paloma. Sans compter que les chapitres sur Paloma sont extrêmement intéressants. D'ailleurs, parlons-en de ces pensées. Elles sont belles. Certains chapitres m'ont vraiment beaucoup plu, comme le journal du mouvement du monde. Dans ces chapitres, Paloma nous décrit une situation assez banale, mais avec un petit détail qui sort du lot et devient alors spectaculaire. J'ai beaucoup aimé ce point et l'importance des détails, des petites choses. Cela dit, je dois dire que j'ai été assez surprise que cette jeune fille, très jeune, puisse être réceptive à tout cela, et comprendre beaucoup plus de choses que certains enfants de son âge. Oui, je sais, elle est plus intelligente que la moyenne, certes, mais... Non je sais pas, il y a quand même un hic quelque part, non ? Mais passons. À noter que les personnages secondaires sont pas mal dans le genre. Mon préféré reste le fameux Mr Ozu, pour la simple et bonne raison qu'il se rapproche peu à peu des deux, tandis que Manuela n'est que l'amie de Renée. Et puis, le petit plus c'est la fin, quand même. Les rôles ont été inversés, et ça m'a bien plu. Je ne peux pas vous en dire plus au risque de vous spoiler.Mais l'élégance du hérisson est surtout une rencontre. Une vraie, comme celle décrite dans le livre. Ce n'est pas que deux êtres humains qui se voient pour la première fois, se présentent, et s'entendent bien. Loin de là. Ce sont deux personnes qui lisent à travers l'autre, et qui arrivent à voir ce que d'autres ne voient pas. Et finalement, ça change tout. N'oublions pas non plus que Renée, la concierge, est quelqu'un de très cultivée qui fait tout pour le cacher, comme pas obligation, par devoir. Ce livre critique également tous les préjugés qu'on peut avoir. Comme si une concierge ne pouvait pas connaitre un minimum de choses ! Bref, ce côté là aussi m'a vraiment plu. Oh, et j'allais encore oublier un petit point. Au début, on nous raconte des histoires, des petites anecdotes quoi. Et puis, on se demande quand même ce que ça vient faire là. Au fond, on s'en fiche que le fils d'un des proprio il se soit défoncé et qu'il est tombé amoureux des camélias, non ? Mais justement, non, on ne s'en fiche pas. Ces petites anecdotes trouvent leur réponses plus loin. En gros, j'ai apprécié le fait que les anecdotes soient reprises et exploitées vers la fin.Côté négatif, qu'est-ce qu'on retrouve ? Et bien des phrases longues, voire interminables par moment, et qui pourraient faire de la concurrence à celles de Marcel Proust. Les dites phrases sont parfois trop entrecoupées par des virgules, ou des détails inutiles y sont intercalés. Au final, je ne vais pas le cacher, je m'y suis perdu plus d'une fois. Encore qu'en journée, ce serait sans doute plus facile à lire et à comprendre, mais la nuit, absolument pas. Mais le gros, gros côté négatif du roman, c'est tout cet étalage de culture, et ce côté philosophique. Je ne vous cache pas que plus d'une fois, j'ai eu l'impression d'être retournée en terminale L et d'être en train d'étudier un passage philosophique de je ne sais quel auteur. C'est vraiment lourd, pesant, et inutile. Je n'ai pas trop compris pourquoi ces passages se trouvaient là mais bon. Ils m'agaçaient tellement que j'ai failli poser le livre plus d'une fois. Sauf que c'est quelque chose que je déteste faire, et que j'ai continué ma lecture. À force, je lisais ces passages sans vraiment les lire, sans chercher plus loin. Mais c'est tout de même très énervant et pénible d'être confronté à ce genre de passage.En somme : Une belle leçon derrière, malgré de gros défauts pesants pour le lecteur. Askmetoread

askmetoread
18/09/12
 

Je ne vous le cache pas, le début de cette lecture a été plus que laborieuse... Le style de l'auteur est assez particulier : très philosophique et plein de mots que l'on emploie peu souvent...J'ai même failli abandonné, même si l'histoire de fond me plaisait bien, l'histoire de ces deux femmes que tout oppose sinon la beauté des mots.Je me suis accrochée et je l'ai dévoré ! L'histoire m'a énormément plu. Les personnages sont attachants et on a envie de savoir ce qu'ils "cachent", de savoir ce qui a fait qu'ils sont comme ça aujourd'hui. Entre Renée, la concierge de 54 ans qui cache au monde combien elle est intelligente et cultivée pour rester dans la norme, et Paloma, la collégienne de 12 ans et demi qui veut se suicider pour punir ses riches parents, l'histoire n'a pas le temps de s'enliser...Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le style compliqué de l'auteur... Moi et la philo, ça fait au moins trois, donc il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil. Par contre, j'ai bien aimé le fait que cette histoire m'a permise de me replonger dans l'univers de mes cours de fac de psycho...En ce qui concerne la fin, je ne m'y attendais absolument pas...Finalement, je suis bien contente de m'être accrochée parce que j'ai vraiment passé un très bon moment ! Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le conseille vraiment ! Il faut s'accrocher au début mais une fois dedans, vous ne regretterez pas !

Laetydu79
16/08/12
 

Quelle pression de lire un livre si plébiscité par tous, surtout lorsqu'au bout d'une centaine de page on n'a pas vraiment accroché. Alors on se questionne, comment se fait-il que je n'apprécie pas, suis-je en train de passer à côté de quelque chose ? Et puis j'ai changé peu à peu m'a façon de lire, j'ai fait fi de mes premières impression. Je suis passé à autre chose avant d'y revenir avec cette fois nettement plus de plaisir.Il y a donc du pour et du contre... Mine de rien c'est un livre qui pique un peu au début, j'ai caressé le hérisson à rebourse piquants. Very HappyPlus sérieusement, ah bien y réfléchir je pense que mon opinion a commencé à changer à partir du moment ou j'ai accepté ces personnages décalés et leur monde quasi irréel tel qu'ils sont. Ne dit-on pas qu'il faut de tout pour faire un monde ? Alors une concierge philosophe et sur cultivé, une petite surdoué à tendance suicidaire, un japonnais après tout, pourquoi pas.Comme les points négatifs sont souvent les premiers à nous venir spontanément en mémoire et qu'ils ont déjà été si bien recensé et exprimé dans les différentes critiques. Je vais m'atteler à rassembler les points positifs, ces tout petits plus qui ont fait que malgré tout, je peux dire de ce livre qu'il est pas si mal, une façon justifier la note que j'ai l'intention de lui attribué.Très rare sont les livres qui passe pour moi d'insipide, d'agaçant, d'irritant, à savoureux, émouvant, presque amusant, voici donc une mention spéciale pour avoir réussi à condenser en 360 pages autant d'émotion si différente. L'écriture est recherché, elle soutient formidablement ce récit ; c'est un exercice de style plutôt bien mené avec des articulations entre les différents personnages et narrateurs discrètes. On passe de l'un à l'autre sans difficulté... Voilà pour un livre qui s'avère au final pas si mal que cela, bilan mitigé …

Lacazavent
27/07/12
 

Mon avis est mitigé après la lecture de ce livre. Je ne peux pas dire que j'ai détesté mais je lui ai trouvé bien des défauts.-Renée et Paloma sont tellement caricaturales qu'elles en perdent toute crédibilité. Et les bourgeois bobo de l'immeuble ne sont guère mieux lotis.-Les longs passages pseudo philosophiques sont d'un ennui mortel et viennent alourdir le récit. Ils sont d'autant plus indigestes qu'ils viennent se poser comme un cheveu sur la soupe dans une histoire par ailleurs plutôt axée "conte de fées". La phénoménologie d'Husserl se marie très mal avec "un monsieur m'a invitée à dîner et j'ai rien à me mettre".-Et que dire de la fin? a quoi bon toutes ces thèses sur la vie qui vaut la peine d'être vécue, sur le dépassement de soi et de ses préjugés si c'est pour faire connaitre un drame à Renée à cinq minutes de sa première histoire d'amour.Et pourtant, les pages se tournent d'elles-mêmes...Je me suis laissée facilement embarquée dans cette histoires de deux solitudes qui finissent par se trouver. Renée et Paloma sont certes exaspérantes mais elles réussissent heureusement aussi à être touchantes Et l'apparition du locataire japonais donne un coup de fouet au récit en faisant sortir les héroïnes de leurs coquilles.En bref, j'ai aimé cette histoire même si je me serais bien passée de toutes les considérations philosophiques qui émaillent le récit.

un flyer
20/03/12

Il y a beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre, c'est drôle, fin, intelligent et érudit. On s'attache aux personnages principaux, les autres étant quelquefois réduits à des caricatures. Et malgré quelques faiblesses dans l'histoire qui nous est narrée, et des situations un peu téléphonées, je recommande vivement de lire ce bouquin. laurence

laurence
12/03/12
 

J'ai beaucoup aimé ce livre. J'adore le fait qu'une concierge puisse aimer autant la littérature et la grande littérature, ainsi que le cinéma japonais, qu'elle se cache chez elle pour lire. J'aime aussi le fait qu'elle soit remarqué par ce riche japonais très cultivé qui ne s'est pas laissé tromper par les apparences et a vu en elle cet esprit fin caché par ses manières plutôt rustres.On se laisse tous emporter par les apparences mais c'est bien d'aller voir plus loin que cela.J'ai vu le film et je l'ai bien aimé aussi. Balasko est conforme à Renée.

chantwal
10/01/12
 

Je crois que je n'ai jamais été aussi emmerdé pour écrire une critique. Je n'ai rien à dire. Je ne peux pas dire qu'il est mauvais; je ne peux pas dire qu'il est bon.J'ai l'impression d'avoir lu 400 pages blanches. Mais un joli blanc, attention, avec quelques nuances, et tout. Je ne peux honnêtement pas dire que j'ai passé un mauvais moment. Je ne peux honnêtement pas dire que j'ai passé un moment agréable. Je peux même difficilement dire que je me suis emmerdé. Du blanc, tout en nuances... C'est beau, le blanc, mais bon, c'est blanc quoi. http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
08/09/11
 

Il s'agit ici d'un superbe roman porté par les reflexions et les pensées des deux personnages principaux : Renée et Paloma. On y retrouve globalement une critique de la société actuelle, bercée par une écriture poétique et à tendance philosophique. Néanmoins ce roman reste accessible à tous ! Je me suis directement attachée au personnage de Renée, plus que celui de Paloma, qui pour moi relève trop de l'imaginaire que de la réalité. J'ai apprécié la fin, à laquelle je ne m'attendais pas ! (mais chut, suspense ^^)J'ai relevé beaucoup de citations, ce qui montre encore une fois mon enthousiasme pour ce livre.A noter aussi, la superbe couverture du livre au format poche, des camélias, que vous retrouveraient au fur et à mesure de la lecture !Enfin, j'ai hâte de voir le film (avec Josiane Balasko dans le rôle de Renée) pour pouvoir comparé, même si je pressent d'être déçue, comme pour la plupart des adaptations. On verra bien :)

lizou59
03/08/11
 

Ce roman a suscité des réactions très contrastées chez les lecteurs de mon entourage. J'avoue que je me suis laissée surprendre puis séduire par ce petit bout de femme qui se dit insignifiante mais qui recèle un trésor de sensibilité et de bon sens. Le titre à la limite de l'oxymore est à la hauteur de ce personnage qui se veut repoussant mais qui réussit joliment à nous bouleverser.

LauraBrown
17/06/11
 

Ce livre est un réel bonheur, une véritable bouffée d’oxygène ! J’avais vu le film au cinéma et j’avais été séduite. Alors je me suis lancée dans la lecture de cette merveilleuse histoire et pas une minute je me suis ennuyée. Les personnages principaux sont tellement touchants, comment ne pas se prendre d’affection pour Renée, lectrice passionnée ou bien Paloma ? Sans oublier Kakuro et Manuela évidemment. C’est un livre que je pourrais lire et relire, il m’apporte un souffle de vie, un vrai bien-être. Muriel Barbery décrit avec brio ces petits riens qui font de grandes choses. Ces petites choses qui paraissent peu mais qui sont incroyables si on s’y intéresse rien qu’un peu plus.Elle m’a presque donné le courage nécessaire pour me lancer dans la lecture d’Anna Karénine !Un peu attristée par la fin, je l'aurais préféré plus "happy end" mais je doute que cela colle avec le reste de l'histoire. A nous de nous imaginer comment aurait pu évoluer la relation entre Mr. Ozu et Mme. Michel.

BillieSullivan
11/06/11
 

Allez, je profite de la sortie en salles du film "Le hérisson" pour vous dire deux mots du livre qui est ainsi adapté à l'écran : "l'élégance du hérisson" qui est pour moi un indispensable à avoir dans sa bibli et à offrir autour de soi !! Je viens d'ailleurs de le commander puisqu'il est sorti en poche et je m'apprête à l'offrir à ma belle maman ! (J'ai également beaucoup offert "Ensemble c'est tout" de Anna Gavalda et "Pièce montée" de Blandine le Callet.)"L'élégance du hérisson" est un livre splendide. L'histoire d'une rencontre inattendue entre une concierge qui se fait plus bête qu'elle n'est, d'une petite fille surdouée qui veut sauter par la fenêtre et de Monsieur Ozu l'énigmatique. Ce livre dit l'importance de profiter des petits instants de la vie qui semblent banals mais qui sont des fragments de bonheur à saisir. Conte philosophique qui fait alterner les voix de Paloma et de Mme Michel.J'aime beaucoup ce qu'en dit Philippe Lançon ici.Et l'avis de la fnac là. Je ne sais pas si j'irai voir le film tant je crains de voir disparaître les lieux et les personnages que j'avais imaginés.

lucie38
22/05/11
 

Mots bien choisis qui m'ont transportée du rire aux larmes. La fin est particulièrement émouvante et la morale du livre me suivra longtemps, je pense. :)Cette petite phrase a fait écho en moi :Pour vous je traquerai les toujours dans le jamaisJe planterai des camélias au printemps ...

leiloona
23/03/11
 

Oui mais sans plus. J'aime le thème (en résumé, il ne faut pas se fier aux apparences), les personnages (surtout l'intelligente Paloma et son regard acéré sur le monde) mais trop de références "culturelles" semblent plaquées sans raison et à tout moment...dommage ! En fait la première chose que l'on a envie de faire en refermant ce livre c'est de lire ou relire Anna KARENINE...

Rudie
12/03/11
 

Les critiques que j'en avais entendu étaient aussi variées que le temps breton, excellentes comme déplaisantes. Certes, les premières supplantaient les secondes. Mais lorsque je l'ai ouvert, il y a trois semaines, je savais que je l'apprécierai car il m'avait été offert par une personne qui compte beaucoup... Ou comment les conditions de réception ou d'achat d'un ouvrage change votre regard sur l'œuvre. Parce qu'au fil des mots, au fil des pages, je dirai que je me suis parfois accrochée, j'ai résisté à l'abandonner, juste parce que je voulais aller au bout parce que ce présent m'avait beaucoup touché.Et je l'avoue : sans cette envie, sans cette motivation, je ne suis pas sûre que j'aurai terminé ce roman encensé par les critiques de toute part. Car certes, je lui reconnais un indéniable style littéraire, de grandes qualités, mais en revanche, mes critiques sont assez nombreuses.A commencer par ces bribes de philosophie parsemant le texte. Sachant la philo et moi, on a jamais été vraiment copines... Du coup, pif paf pouf, je diagonalise, je survole et je passe à la page suivante. Dommage... Idem pour les références culturelles : je ne me considère pas comme totalement inculte, mais le fait de ne pas avoir lu Tolstoï m'a paru comme la plus grande tare !Et cette manie de Renée de considérer les gens à partir de leur élocution et de leur bon usage de la grammaire... Et plus généralement, cette manie de considérer que le bas peuple, même si moins instruit, est plus intelligent que les bourgeois... Bon, certes, j'approuve une partie de ce qu'elle peut dire autour de cette manie parfois répandue de prendre de haut moins riche que soit, mais quand même... Les nuances, ça existe, non ?!

MissAlfie
22/02/11
 

Il est des livres sur lesquels on a des a priori. Il est des livres qu’on ne veut pas lire, sans savoir pourquoi, sans savoir l’expliquer. Mais il suffit qu’une personne vous en parle et vous dise de le lire pour que, finalement, vous le lisiez quand même. C’est ce qui est arrivé avec L’élégance du hérisson. Ne me demandez pas pourquoi je ne voulais pas le lire, je ne saurai de toute façon pas quoi vous répondre. Je connaissais la trame principale de l’histoire, une concierge qui lit des livres. Oui, mais l’histoire, c’est plus que cela. Emportée dans la vague du récit, je n’ai pu échapper à la noyade. Je me suis noyée dans le récit, et lorsque j’ai refait surface, je voulais encore plonger ma tête sous l’eau. Renée et Paloma sont juste adorables, marrantes, humaines avant tout. L’une est concierge d’un immeuble, l’autre est fille d’un ministre, enfermée dans un univers familial qui ne lui plait pas, dans une société dans laquelle elle doit jouer un rôle. Malgré son jeune âge, Paloma a des réflexions très intéressantes, des questionnements qui touchent le lecteur. Paloma veut se suicider. Elle n’a de toute façon pas peur de la mort. Renée joue un rôle : celui de la concierge inculte qui parle à peine le français. Tout le monde y croit. Renée lit Tolstoï, a donné le nom de Léon à son chat. Renée lit des grands philosophes, contrairement à ce que croient le khâgneux et la normalienne de son immeuble. Sous le regard de Renée ou de Paloma, le lecteur a droit à des remarques pleines d’humour sur ces élèves ayant fait des prépas, et moi-même ai rit à ces traits d’humour. Leur rencontre met du temps à arriver dans le récit, et on a droit à une alternance de leur point de vue. Paloma écrit avant de mourir, et cherche une raison de vivre. Le plus insignifiant mouvement est pour elle prétexte à un raisonnement sur la vie. Renée parle d’art, de littérature, Paloma parle de la vie. L’art et la vie. Ce livre est une bouffée d’air frais, qui mélange humour et réflexions des plus pertinentes. Une lecture qui met de bonne humeur, qui vous donne le sourire et vous donne envie de lire encore et toujours plus de livres.

EmmaBovary
15/01/11
 

C'est l'histoire d'une triple rencontre improbable : une concierge revêche qui cache sa culture et son érudition derrière son statut de concierge, une petite fille de 12 ans trop intelligente pour être heureuse dans sa famille bourgeoise, et un adorable, tolérant et ouvert papy japonais. Des amitiés, des relations qui se lient. Une histoire tellement improbable qu'elle a été beaucoup critiquée. Evidemment c'est une situation qu'on ne risque pas de rencontrer tous les jours, et peut-être même jamais, mais c'est une jolie histoire, et moi j'aime bien les jolies histoires pleine de bons sentiments si elles sont simples et intelligentes.

Alexandraaa
02/01/11
 

Un roman extrêmement savoureux, dans lequel on découvre des personnages attachants, toujours enclins à nous faire part de leurs réflexions sur la vie, telle qu'elle paraît être, et sur la vie, telle qu'elle est vraiment. Ici, les apparences ne demandent qu'à être trompées, alors n'hésitez pas, laissez vous envelopper par un style plein de finesse et d'humour. Un véritable régal!

Mokona
03/12/10
 

Un roman a sucés surement mais un tres bon roman. Celui qui nous touche, qui nous accroche du debut a la fin avec des personnages intriguants et emouvant. J'ai dore tout simplement

Mayuha
14/11/10

Après Une gourmandise, un premier roman paru en 2002 chez Gallimard aussi, Muriel Barbery signe ici son deuxième roman et montre d’évidentes qualités d’écriture et de narration.Deux voix singulières se font entendre, alternées, et finissent par se trouver et se répondre.Celle de Renée tout d’abord, cinquante-quatre ans, veuve et concierge du très chic immeuble du 7, rue de Grenelle, à Paris, où vivent des gens très chics, importants et riches, dans huit appartements luxueux de quelques centaines de mètres carrés chacun. « Je suis petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. »Concierge, cette Renée ? Oui, sans doute, mais il ne faut pas de fier à l’apparence si négative qu’elle nous donne d’elle-même. Car Renée, même si elle vit seule avec son chat Léon (à cause de Tolstoï), même si elle n’a pas fait d’études, est une personne cultivée, instruite, délicate, qui ne se plaît qu’avec les romanciers russes, les peintres et les philosophes qu’elle a lus et compris, les films d’Ozu et toutes les subtilités et les émotions que peuvent procurer les Arts. Elle pourrait aisément en apprendre à tous les habitants de l’immeuble, mais elle se tait, se terre dans sa loge, se cache, dissimule, donne le change. Seule Manuela, son amie portugaise qui fait la femme de ménage et la pâtisserie avec un rare talent, sait qui elle est vraiment.Celle de Paloma ensuite, douze ans, qui vit dans l’immeuble avec ses riches parents et sa sœur. « Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. […] Comme je n’ai pas trop envie qu’on me remarque et que dans une famille où l’intelligence est une valeur suprême, une enfant surdouée n’aurait jamais la paix, je tente, au collège, de réduire mes performances mais même avec ça, je suis toujours première. » Paloma se cache donc, elle aussi et porte sur le monde qui l’entoure un regard extrêmement lucide, sans concessions, Si lucide qu’elle décide de se suicider le jour de ses treize ans. En attendant, elle choisit d’écrire ses « Pensées profondes » et ses « Journaux du mouvement du monde », qui lui permettent de s’exprimer réellement sans craindre les réactions de son entourage. Elle apprend le japonais et aime aussi lire des mangas et adore en particulier les œuvres de Jiro Taniguchi.Renée et Paloma, qui ont peu de relations au début du récit, racontent aussi, chacune de leur point de vue et de leur situation, les mouvements de l’immeuble, les habitants qui vont et viennent, avec leurs habitudes, leurs vanités, leurs signes extérieurs de richesse. Renée est une concierge, on l’ignore, se bornant à la saluer tout au plus ; Paloma est une enfant, on l’ignore aussi, pensant qu’elle n’a rien à dire.Lorsque le célèbre critique gastronomique Pierre Arthens meurt enfin, son appartement est racheté par un certain Monsieur Kakuro Ozu, un Japonais fort riche, homme cultivé, discret et remarquable, qui possède deux chats, Kitty et Lévine (à cause de Tolstoï aussi). Madame Renée et Monsieur Ozu se trouvent rapidement, même si au départ, la concierge résiste et fait la concierge. Ils ont des goûts communs, des émotions et des passions semblables. Ozu apprivoise Renée qui devient son amie.Paloma, pour échapper à une ambiance familiale qui la déprime, trouve refuge chez madame Renée qu’elle apprend à connaître et à aimer.L’amitié de monsieur Ozu et sa constante attention, l’évident plaisir d’être ensemble, de partager des moments de bonheur, de délicieux gâteaux ou des chefs d’œuvre de la littérature permettent à Renée et à Paloma de sortir peu à peu de la coquille où elles s’étaient enfermées. Et si la vie valait finalement la peine d’être vécue, si elles pouvaient être elles-mêmes ?On prend un plaisir énorme à déguster ce texte fort bien écrit, dont on sent derrière les mots ciselés de M. Barbery, tout le bonheur qu’elle éprouve à les agencer et à manier une langue dont elle maîtrise parfaitement les tours et les détours. Il est des livres dont la lecture rend heureux, des livres jubilatoires où l’on immerge sans réticence, tant les mots nous portent et nous parlent, et que l’on referme avec un pincement au cœur parce qu’on les a terminés. L’élégance du hérisson est de ceux-là et qu’est-ce que cela fait du bien ! Belle langue donc, inventive, élégante, qui vient sans effort apparent, pimentée d’humour et de quelques jolies scènes d’anthologie. Beaux personnages, dont l’élégance intérieure est profondément touchante. Cette Renée et la petite Paloma, qui côtoient quotidienne des gens éduqués, appartenant à la grande bourgeoise, les observent et ne sont pas dupes de l’apparence si brillante. Elles ne les envient pas, elles ne souhaitent pas se trouver à leur place car elles trouvent, dans la fréquentation des textes et des œuvres d’art des plaisirs bien plus grands et une richesse infinie. Catherine50

Catherine50
11/10/10
 

Le récit est construit de manière enfantine autour de trois personnages qui sont eux-mêmes des projections un peu simplistes : la grandeur cachée, la sursurdouée, le millardaire raffiné. Mais la manière dont ils sont étoffés, incarnés, est bien faite, et l'on s'attache à eux. Malheureusement, l'auteur n'en tire guère profit et ne sert d'eux que pour distiller ses "pensées profondes". Et quand il pense avoir fait son quota de pages, il achève brutalement son récit en tuant l'un de ses personnages, en dépit du bon sens ; ce qui n'ajoute donc aucun sens aux thématiques abordées. La morale d'une histoire est dans sa fin. Somme toute, il n'y a pas vraiment de fin, pas vraiment de morale de l'histoire et pas vraiment d'histoire. Cela se lit facilement et agréablement, so what ? Un petit livre dont le grand succès est excessif, et assez peu rassurant sur l'état de nos lettres françaises... Philippe Dohy,journaliste critiquetheatrotheque.com

C'est la rencontre entre 3 êtres tourmentés que rien ne semble rapprocher et qui pourtant vont unir leur solitude et se redécouvrir..le livre m'a énormément plu mais je n'ai pas été déçue par le film : Balasko y est géniale

nelson43
02/09/10
 

Après une gourmandise, quelle déception ! C'est ici l'indigestion qui prend le dessus, une histoire comme on aimerait en voir dans les romans photos version gentillesse amicale. Et finalement derrière cette histoire, et bien pas grand chose, quelques scènes, quelques situations parfois drôle parfois pathétique. A quoi bon en dire plus, il vaut certainement mieux se plonger dans Tolstoi (avec ou sans chat) Virgule,...

Meandnothim
09/07/10

Un livre un peu difficile à lire au premier abord et qui nécessite de prendre un peu le temps de s'arrêter parfois, mais c'est avant tout une belle histoire, pleine d'humanité, l'histoire de rencontres qui peuvent changer une vie.A travers l'histoire de Paloma, nous voyons surtout une lueur d'espoir, alors que tout semblait perdu pour elle, que rien ne semblait devoir la rattacher encore à cette vie d'adolescente peu banale.A lire absolument

moinsun
21/02/10
 

Un livre qui rend curieux, vu son succès, en librairie comme en bibliothèque ! Des personnages attachants, beaucoup d'humour. Bref, un moment de lecture agréable.

Pitchoubinou
29/11/09
 

Les premières lignes Qui sème le désir."Marx change totalement ma vision du monde, m'a déclaré ce matin le petit Pallières qui ne m'adresse d'ordinaire jamais la parole. Antoine Pallières, héritier prospère d'une vieille dynastie industrielle, est le fils d'un de mes huit employeurs. Dernière éructation de la grande bourgeoisie d'affaires - laquelle ne se reproduit que par hoquets propres et sans vices -, il rayonnait pourtant de sa découverte et me la narrait par réflexe, sans même songer que je puisse y entendre quelque chose. Que peuvent comprendre les masses laborieuses à l'oeuvre de Marx ? La lecture en est ardue, la langue soutenue, la prose sub­tile, la thèse complexe. Et c'est alors que je manque de me trahir stupidement. - Devriez lire l'Idéologie allemande, je lui dis, à ce crétin en duffle-coat vert sapin. Pour comprendre Marx et comprendre pourquoi il a tort, il faut lire l'Idéologie allemande."

Coup de coeur Renée Michel est concierge depuis plus de 20 ans dans un immeuble très chic. Les habitants du lieu, des gens si riches, si bien élevés, si raffinés ne voient en elle que LA concierge portugaise laide et bornée et ne sont pas avares de qualificatifs stéréotypés qui, soit dit en passant, font passablement injure à leur culture élitiste. Mais Renée n’est pas celle qu’ils croient. Renée ne montre rien, camoufle, dissimule. Renée est une femme à l’intelligence subtile. Renée est une femme de savoir, férue de philosophie, d’art hollandais et de cinéma japonais. Renée, sous l’uniforme parfait de la concierge parfaite, est plus sophistiquée que n’importe laquelle des grandes dames de l’immeuble. Son chemin va croiser celui de Paloma Josse, une gamine de 12 ans surdouée que les faux-semblants de sa très bourgeoise famille poussent au suicide et celui de Monsieur Ozu, un japonais esthète très perspicace. Tous les deux sauront rapidement voir au-delà des apparences, la suprême élégance du hérisson.Un roman à deux voix, précis, touchant, magnifique.

Bof, bof D'accord, c'est bien écrit, voire érudit, mais ce côté Amélie Poulain (restons dans la métaphore animalière) peut agacer.En tout cas, il faut garder son sang-froid et résister aux éloges trop flatteuses. A relire dans quelques mois, quelques années pour voir s'il tient la distance. Pas si sûr.

Drôle et fin... L'auteur plante très rapidement le décor, on se laisse emporter sans difficulté dans ce merveilleux roman. La simplicité apparente de l'ouvrage dissimule de grands moments d'intelligence et des réflexions très profondes. On s'attache immédiatement aux deux personnages principaux, qui dissimulent, elles aussi des qualités de coeur et d'esprit déroutantes...

à contre courant de l'avis général, je n'ai pas aimé ce livre. L'idée de départ était originale mais tout est étouffé par un style lourd, parfois incompréhensible. Qu'avait besoin l'auteure de donner de telles réflexions métaphysiques à la fillette. c'était tellement indigeste que je les lisais en diagonale quand je ne sautais pas directement aux pages suivantes. bref une déception pour moi

Virg054
23/10/15
 

C'est rare de pleurer pour un livre. Et bin, y m'a fait pleurer et pas qu'a la fin...Critiques, mes congénéres, relisez le et recommandez le.Oui, c'est un best seller, mais c'est parce qu'il est bon. On n'a pas fini d'en entendre parler. Jeff, Livrophage.

Jeff
27/07/09
 

Ouvrage à consulter C'est ouvrage est consulté absolument.

Génial

princesse
14/01/09

Trop intello pour moi !

testi
24/07/08
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.36 kg

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