L'elegance du herisson

BARBERY, MURIEL

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 31/08/06
LES NOTES :

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8,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

«Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma,
j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.»
32 personnes en parlent

Plaisir Il y a beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre, c'est drôle, fin, intelligent et érudit. On s'attache aux personnages principaux, les autres étant quelquefois réduits à des caricatures. Et malgré quelques faiblesses dans l'histoire qui nous est narrée, et des situations un peu téléphonées, je recommande vivement de lire ce bouquin.

C'est un roman qui nous permet de replonger dans des débas philosophiques sans se prendre la têteUne livre plein d'humour et d'auto dérision ... fabuleux

cauchi
10/09/08
 

En général, j’ai plutôt tendance à m’éloigner des livres qui atteignent les plus hautes marches du top des ventes. Mais à force d’avoir entendu parler de celui-ci, j’ai eu envie de le lire d’autant plus qu’il aurait obtenu ses “lauriers” grâce au bouche-à-oreille des libraires. Malheureusement, je ne partage pas l’avis dithyrambique qui l’entoure, j’ai même été plutôt déçu.Tout d’abord, l’histoire est assez tirée par les cheveux. Une concierge très cultivée travaillant dans les quartiers chics de Paris qui fait mine d’être idiote pour ressembler au stéréotype de son métier, il fallait le chercher loin ! Et ce n’est pas le seul personnage “étrange” que l’on trouvera dans ces pages. Ensuite, j’ai eu l’impression que Muriel Barbery a fait une liste de toutes les réflexions qu’elle a pu se faire et qu’elle a rédigé pour chacune d’entre elles 2/3 pages qu’elle a collées les unes à la suite des autres. Ce livre manque de cohésion, c’est une accumulation de pensées. Pourquoi pas me direz-vous mais pour un roman ce n’est pas du meilleur effet. Enfin, l’histoire est très prévisible et il faut attendre longtemps pour y voir se passer quelque chose.A mon goût, et vous l’aurez compris, il ne mérite pas tout son succès et ne risque pas de me réconcilier avec les best-sellers !Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
13/05/09
 

Un vrai régal.A mettre dans toutes les mains.C'est l'histoire de Renée, concierge et des habitants de l'immeuble, dont la petite Paloma.Livre caricatural, juste, humain, profond, drôle...

Ninie
31/10/08
 

Un livre très drôle qui se lit finalement assez facilement, le ton reste un peu manichéen entre la gentille intello et les méchants bourgeois. Un agréable moment.

Domi175
26/01/09
 

Quelle finesse d'écriture, quelle pertinence des sujets abordés ! J'adore et recommande !

brucelit
24/07/08
 

Il est des débats qui reviennent perpétuellement et souvent n’amusent que leurs instigateurs, parmi lesquels le marronnier « qu’est-ce que la littérature ? ».Sans flonflon ni matraquage médiatique, Muriel Barbery apporte la plus belle des réponses : elle en écrit.Lisez-la, voilà de la littérature, de la vraie, qui élève et bouleverse et fait rire et réfléchir, qui s’offre sans la ramener pour nous écraser de sa supériorité.Je suis encore tout émue en essayant d’en parler, parce que L’élégance du hérisson m’a vraiment touchée très profondément.Renée, une concierge de 57 ans qui s’efforce de ressembler aux poncifs attachés à son métier, bien qu’elle soit en privé, une grande amatrice de culture sous toutes ses formes.Paloma, une petite fille de 12 ans supérieurement intelligente, riche et malheureuse.Un immeuble bourgeois parisien, et un nouveau locataire japonais qui va ouvrir une route des possibles…L’intrigue n’est pourtant pas des plus originales, et si elle suit tranquillement son cours, ce n’est pas elle qui nous retient captifs.Comment vous dire le plaisir « soyeux » qu’on éprouve à l’idée de se replonger dans l’univers douillet du roman, le style limpide et pur, le sourire qui ne nous quitte pas en parcourant le Journal du mouvement du monde ou les Pensées profondes de Paloma, la concentration qu’on mobilise pour accompagner Renée lorsqu’elle nous entretient de Kant ou de la phénoménologie, la salive qui nous vient en bouche avec les pâtisseries de Manuela, cet amour de la langue et de la grammaire qui est tellement joyeux et communicatif…Et puis, page 319 très exactement, submergés. Paf, les larmes coulent, on est dedans, les camélias, cette ouverture immense qu’on pressent et à laquelle on veut croire de toutes nos forces, ça déclenche une vanne, on relâche une pression dont on ignorait pourtant subir le joug depuis tout ce temps.Et puis déjà l’épilogue, ce n’est pas possible, on était si bien dans les lignes de Muriel Barbery, c’est déchirant, vraiment, de s’arrêter.Un seul mot : S p l e n d i d e. Sylvie Sagnes

SagnesSy
10/01/13
 

Un livre que j'étais impatiente de lire et qui m'a fort déçue. Les personnages sont extrêmement caricaturaux et l'ensemble a un ton un peu "donneur de leçon", l'auteur s'acharnant à développer de longs exposés sur des sujets de culture, exposés qui ne s'articulent que maladroitement avec le reste du récit.

murasaki
09/12/12
 

Un vrai bonheur de lecture !Jouissif et jubilatoire ! Dès le préambule Muriel Barbery donne le ton (p.14): "Qu''elle (la concierge) puisse le lire (Marx) pour l''élévation de l''esprit est une incongruité qu'aucun bourgeois ne forme." Ajoutez à cela un zeste de "pensée profonde" de Paloma et dégustez. Ce livre bouscule, fait réfléchir, casse les codes, mais jamais je ne l''ai trouvé "lourd".C''est sans nul doute le livre que j'ai le plus offert et que je continuerai à offrir...

Iana
06/11/09
 

Agréable à lire, sans aucun doute vous passerez un bon moment mais ne vous imaginez pas trouver dans roman l’exceptionnelle Œuvre Littéraire que son succès de librairie pourrait faire croire.

WXYZ
04/07/09
 

Miroir de notre société Des personnages attachants ; une petite fille intelligente qui veut être sûre que la vie vaut la peine d'être vécue et une concierge fine d'esprit qui se cache derrière les clichés que l'on attend d'elle. J'ai trouvé des passages un peu longs dans la première partie (de nombreuses références littéraires) mais ce livre mérite d'être lu jusqu'au bout. J'attendais beaucoup de ce livre et sans mettre 5 étoiles, je n'ai pas été déçue.

Les premières lignes Qui sème le désir."Marx change totalement ma vision du monde, m'a déclaré ce matin le petit Pallières qui ne m'adresse d'ordinaire jamais la parole. Antoine Pallières, héritier prospère d'une vieille dynastie industrielle, est le fils d'un de mes huit employeurs. Dernière éructation de la grande bourgeoisie d'affaires - laquelle ne se reproduit que par hoquets propres et sans vices -, il rayonnait pourtant de sa découverte et me la narrait par réflexe, sans même songer que je puisse y entendre quelque chose. Que peuvent comprendre les masses laborieuses à l'oeuvre de Marx ? La lecture en est ardue, la langue soutenue, la prose sub­tile, la thèse complexe. Et c'est alors que je manque de me trahir stupidement. - Devriez lire l'Idéologie allemande, je lui dis, à ce crétin en duffle-coat vert sapin. Pour comprendre Marx et comprendre pourquoi il a tort, il faut lire l'Idéologie allemande."

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Un roman qui vous fait du bien Un opus, deux narratrices et une myriade de pépites qui nous font fondre pour ce duo improbable. Les apparences nous leurrent ! Si bien que tous les éléments qui émanent et gravitent autour d'elles, sont comme des étreintes, empreintes de beauté, de sagesse et de passion. Cette connivence avec les personnages nous embarque, et rend l'issue de cette histoire émouvante et déchirante.

Depuis plus de 20 ans, Madame Michel est la concierge d'un immeuble huppé parisien qui abrite entre autres un ministre et un critique culinaire renommé et leur progéniture. Chacun vaque à ses occupations sans se soucier de cette femme taciturne, à l'allure peu distinguée. Ils sont loin de se douter que sous ses abords peu avenants se cache une femme très cultivée, qui a appelé son chat Léon en hommage à l'oeuvre de Tolstoï. Et Renée Michel fait tout ce qu'elle peut pour cacher aux habitants sa véritable nature, c'est son jardin secret. Jusqu'au jour où Monsieur Ozu s'installe dans l'immeuble, jusqu'au jour où elle croisera "vraiment" la jeune Paloma Josse. Récit à deux voix : d'un côté Madame Michel qui nous fait partager sa philosophie de la vie, des choses et des gens et de l'autre côté, la jeune Paloma, 12 ans, douée d'une intelligence et d'une réflexion inhabituelles à son âge. J'ai aimé l'ambiance et l'atmosphère de ce roman, j'ai été touchée par les personnages, leurs rencontres. Petit bémol sur la première partie de l'ouvrage où la répétition des réflexions philosophiques m'ont quelque peu lassée. Un peu trop "exercice de style" à mon goût mais tout cela a été vite occulté dès l'arrivée de Monsieur Ozu dans ce roman. Je n'ai plus lâché le livre jusqu'à la chute à laquelle je ne m'attendais pas du tout.

floaimelesmots
02/02/13
 

Ce livre m'a laissé un sentiment ambivalent. Je n'ai aimé ni le style de l'auteur, ni son abus de clichés. Ses personnages sont caricaturaux au possible. Les habitants de l'immeuble bourgeois sont rangés dans des petites cases : les bourgeois de droite, les bourgeois de gauche, chacun avec les manies que l'on attend de lui et ils sont tous odieux (évidemment...). Paloma, l'enfant surdouée, utilise un langage d'étudiante en lettres et manie des concepts de même nature. Quant à la concierge elle est, forcément, sympathique et méprisée par les autres. Même dans sa volonté de faire de la concierge une anti-concierge en l'imaginant extrêmement cultivée et raffinée, Barbery tombe dans l'anti-cliché. Tout cela manque cruellement de subtilité. Par ailleurs, la mise en place de l'intrigue m'a paru d'un ennui assez exceptionnel.L'arrivée de Kakuzo Ozu m'a secouée. Il est le catalyseur qui va débloquer les existences de Paloma et de Madame Michel et me donner l'occasion de lire quelques passages déjà plus agréables. Mais la fin est un ratage complet, confirmant que, non, ce livre n'était pas pour moi...

mycupoftea
18/09/12
 

Je ne vous le cache pas, le début de cette lecture a été plus que laborieuse... Le style de l'auteur est assez particulier : très philosophique et plein de mots que l'on emploie peu souvent...J'ai même failli abandonné, même si l'histoire de fond me plaisait bien, l'histoire de ces deux femmes que tout oppose sinon la beauté des mots.Je me suis accrochée et je l'ai dévoré ! L'histoire m'a énormément plu. Les personnages sont attachants et on a envie de savoir ce qu'ils "cachent", de savoir ce qui a fait qu'ils sont comme ça aujourd'hui. Entre Renée, la concierge de 54 ans qui cache au monde combien elle est intelligente et cultivée pour rester dans la norme, et Paloma, la collégienne de 12 ans et demi qui veut se suicider pour punir ses riches parents, l'histoire n'a pas le temps de s'enliser...Ce qui m'a le plus dérangé, c'est le style compliqué de l'auteur... Moi et la philo, ça fait au moins trois, donc il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil. Par contre, j'ai bien aimé le fait que cette histoire m'a permise de me replonger dans l'univers de mes cours de fac de psycho...En ce qui concerne la fin, je ne m'y attendais absolument pas...Finalement, je suis bien contente de m'être accrochée parce que j'ai vraiment passé un très bon moment ! Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le conseille vraiment ! Il faut s'accrocher au début mais une fois dedans, vous ne regretterez pas !

Laetydu79
16/08/12
 

Quelle pression de lire un livre si plébiscité par tous, surtout lorsqu'au bout d'une centaine de page on n'a pas vraiment accroché. Alors on se questionne, comment se fait-il que je n'apprécie pas, suis-je en train de passer à côté de quelque chose ? Et puis j'ai changé peu à peu m'a façon de lire, j'ai fait fi de mes premières impression. Je suis passé à autre chose avant d'y revenir avec cette fois nettement plus de plaisir.Il y a donc du pour et du contre... Mine de rien c'est un livre qui pique un peu au début, j'ai caressé le hérisson à rebourse piquants. Very HappyPlus sérieusement, ah bien y réfléchir je pense que mon opinion a commencé à changer à partir du moment ou j'ai accepté ces personnages décalés et leur monde quasi irréel tel qu'ils sont. Ne dit-on pas qu'il faut de tout pour faire un monde ? Alors une concierge philosophe et sur cultivé, une petite surdoué à tendance suicidaire, un japonnais après tout, pourquoi pas.Comme les points négatifs sont souvent les premiers à nous venir spontanément en mémoire et qu'ils ont déjà été si bien recensé et exprimé dans les différentes critiques. Je vais m'atteler à rassembler les points positifs, ces tout petits plus qui ont fait que malgré tout, je peux dire de ce livre qu'il est pas si mal, une façon justifier la note que j'ai l'intention de lui attribué.Très rare sont les livres qui passe pour moi d'insipide, d'agaçant, d'irritant, à savoureux, émouvant, presque amusant, voici donc une mention spéciale pour avoir réussi à condenser en 360 pages autant d'émotion si différente. L'écriture est recherché, elle soutient formidablement ce récit ; c'est un exercice de style plutôt bien mené avec des articulations entre les différents personnages et narrateurs discrètes. On passe de l'un à l'autre sans difficulté... Voilà pour un livre qui s'avère au final pas si mal que cela, bilan mitigé …

Lacazavent
27/07/12
 

Il y a beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre, c'est drôle, fin, intelligent et érudit. On s'attache aux personnages principaux, les autres étant quelquefois réduits à des caricatures. Et malgré quelques faiblesses dans l'histoire qui nous est narrée, et des situations un peu téléphonées, je recommande vivement de lire ce bouquin. laurence

laurence
12/03/12
 

Allez, je profite de la sortie en salles du film "Le hérisson" pour vous dire deux mots du livre qui est ainsi adapté à l'écran : "l'élégance du hérisson" qui est pour moi un indispensable à avoir dans sa bibli et à offrir autour de soi !! Je viens d'ailleurs de le commander puisqu'il est sorti en poche et je m'apprête à l'offrir à ma belle maman ! (J'ai également beaucoup offert "Ensemble c'est tout" de Anna Gavalda et "Pièce montée" de Blandine le Callet.)"L'élégance du hérisson" est un livre splendide. L'histoire d'une rencontre inattendue entre une concierge qui se fait plus bête qu'elle n'est, d'une petite fille surdouée qui veut sauter par la fenêtre et de Monsieur Ozu l'énigmatique. Ce livre dit l'importance de profiter des petits instants de la vie qui semblent banals mais qui sont des fragments de bonheur à saisir. Conte philosophique qui fait alterner les voix de Paloma et de Mme Michel.J'aime beaucoup ce qu'en dit Philippe Lançon ici.Et l'avis de la fnac là. Je ne sais pas si j'irai voir le film tant je crains de voir disparaître les lieux et les personnages que j'avais imaginés.

lucie38
22/05/11
 

Les critiques que j'en avais entendu étaient aussi variées que le temps breton, excellentes comme déplaisantes. Certes, les premières supplantaient les secondes. Mais lorsque je l'ai ouvert, il y a trois semaines, je savais que je l'apprécierai car il m'avait été offert par une personne qui compte beaucoup... Ou comment les conditions de réception ou d'achat d'un ouvrage change votre regard sur l'œuvre. Parce qu'au fil des mots, au fil des pages, je dirai que je me suis parfois accrochée, j'ai résisté à l'abandonner, juste parce que je voulais aller au bout parce que ce présent m'avait beaucoup touché.Et je l'avoue : sans cette envie, sans cette motivation, je ne suis pas sûre que j'aurai terminé ce roman encensé par les critiques de toute part. Car certes, je lui reconnais un indéniable style littéraire, de grandes qualités, mais en revanche, mes critiques sont assez nombreuses.A commencer par ces bribes de philosophie parsemant le texte. Sachant la philo et moi, on a jamais été vraiment copines... Du coup, pif paf pouf, je diagonalise, je survole et je passe à la page suivante. Dommage... Idem pour les références culturelles : je ne me considère pas comme totalement inculte, mais le fait de ne pas avoir lu Tolstoï m'a paru comme la plus grande tare !Et cette manie de Renée de considérer les gens à partir de leur élocution et de leur bon usage de la grammaire... Et plus généralement, cette manie de considérer que le bas peuple, même si moins instruit, est plus intelligent que les bourgeois... Bon, certes, j'approuve une partie de ce qu'elle peut dire autour de cette manie parfois répandue de prendre de haut moins riche que soit, mais quand même... Les nuances, ça existe, non ?!

MissAlfie
22/02/11
 

Il est des livres sur lesquels on a des a priori. Il est des livres qu’on ne veut pas lire, sans savoir pourquoi, sans savoir l’expliquer. Mais il suffit qu’une personne vous en parle et vous dise de le lire pour que, finalement, vous le lisiez quand même. C’est ce qui est arrivé avec L’élégance du hérisson. Ne me demandez pas pourquoi je ne voulais pas le lire, je ne saurai de toute façon pas quoi vous répondre. Je connaissais la trame principale de l’histoire, une concierge qui lit des livres. Oui, mais l’histoire, c’est plus que cela. Emportée dans la vague du récit, je n’ai pu échapper à la noyade. Je me suis noyée dans le récit, et lorsque j’ai refait surface, je voulais encore plonger ma tête sous l’eau. Renée et Paloma sont juste adorables, marrantes, humaines avant tout. L’une est concierge d’un immeuble, l’autre est fille d’un ministre, enfermée dans un univers familial qui ne lui plait pas, dans une société dans laquelle elle doit jouer un rôle. Malgré son jeune âge, Paloma a des réflexions très intéressantes, des questionnements qui touchent le lecteur. Paloma veut se suicider. Elle n’a de toute façon pas peur de la mort. Renée joue un rôle : celui de la concierge inculte qui parle à peine le français. Tout le monde y croit. Renée lit Tolstoï, a donné le nom de Léon à son chat. Renée lit des grands philosophes, contrairement à ce que croient le khâgneux et la normalienne de son immeuble. Sous le regard de Renée ou de Paloma, le lecteur a droit à des remarques pleines d’humour sur ces élèves ayant fait des prépas, et moi-même ai rit à ces traits d’humour. Leur rencontre met du temps à arriver dans le récit, et on a droit à une alternance de leur point de vue. Paloma écrit avant de mourir, et cherche une raison de vivre. Le plus insignifiant mouvement est pour elle prétexte à un raisonnement sur la vie. Renée parle d’art, de littérature, Paloma parle de la vie. L’art et la vie. Ce livre est une bouffée d’air frais, qui mélange humour et réflexions des plus pertinentes. Une lecture qui met de bonne humeur, qui vous donne le sourire et vous donne envie de lire encore et toujours plus de livres.

EmmaBovary
15/01/11
 

Un roman extrêmement savoureux, dans lequel on découvre des personnages attachants, toujours enclins à nous faire part de leurs réflexions sur la vie, telle qu'elle paraît être, et sur la vie, telle qu'elle est vraiment. Ici, les apparences ne demandent qu'à être trompées, alors n'hésitez pas, laissez vous envelopper par un style plein de finesse et d'humour. Un véritable régal!

Mokona
03/12/10
 

Après Une gourmandise, un premier roman paru en 2002 chez Gallimard aussi, Muriel Barbery signe ici son deuxième roman et montre d’évidentes qualités d’écriture et de narration.Deux voix singulières se font entendre, alternées, et finissent par se trouver et se répondre.Celle de Renée tout d’abord, cinquante-quatre ans, veuve et concierge du très chic immeuble du 7, rue de Grenelle, à Paris, où vivent des gens très chics, importants et riches, dans huit appartements luxueux de quelques centaines de mètres carrés chacun. « Je suis petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. »Concierge, cette Renée ? Oui, sans doute, mais il ne faut pas de fier à l’apparence si négative qu’elle nous donne d’elle-même. Car Renée, même si elle vit seule avec son chat Léon (à cause de Tolstoï), même si elle n’a pas fait d’études, est une personne cultivée, instruite, délicate, qui ne se plaît qu’avec les romanciers russes, les peintres et les philosophes qu’elle a lus et compris, les films d’Ozu et toutes les subtilités et les émotions que peuvent procurer les Arts. Elle pourrait aisément en apprendre à tous les habitants de l’immeuble, mais elle se tait, se terre dans sa loge, se cache, dissimule, donne le change. Seule Manuela, son amie portugaise qui fait la femme de ménage et la pâtisserie avec un rare talent, sait qui elle est vraiment.Celle de Paloma ensuite, douze ans, qui vit dans l’immeuble avec ses riches parents et sa sœur. « Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. […] Comme je n’ai pas trop envie qu’on me remarque et que dans une famille où l’intelligence est une valeur suprême, une enfant surdouée n’aurait jamais la paix, je tente, au collège, de réduire mes performances mais même avec ça, je suis toujours première. » Paloma se cache donc, elle aussi et porte sur le monde qui l’entoure un regard extrêmement lucide, sans concessions, Si lucide qu’elle décide de se suicider le jour de ses treize ans. En attendant, elle choisit d’écrire ses « Pensées profondes » et ses « Journaux du mouvement du monde », qui lui permettent de s’exprimer réellement sans craindre les réactions de son entourage. Elle apprend le japonais et aime aussi lire des mangas et adore en particulier les œuvres de Jiro Taniguchi.Renée et Paloma, qui ont peu de relations au début du récit, racontent aussi, chacune de leur point de vue et de leur situation, les mouvements de l’immeuble, les habitants qui vont et viennent, avec leurs habitudes, leurs vanités, leurs signes extérieurs de richesse. Renée est une concierge, on l’ignore, se bornant à la saluer tout au plus ; Paloma est une enfant, on l’ignore aussi, pensant qu’elle n’a rien à dire.Lorsque le célèbre critique gastronomique Pierre Arthens meurt enfin, son appartement est racheté par un certain Monsieur Kakuro Ozu, un Japonais fort riche, homme cultivé, discret et remarquable, qui possède deux chats, Kitty et Lévine (à cause de Tolstoï aussi). Madame Renée et Monsieur Ozu se trouvent rapidement, même si au départ, la concierge résiste et fait la concierge. Ils ont des goûts communs, des émotions et des passions semblables. Ozu apprivoise Renée qui devient son amie.Paloma, pour échapper à une ambiance familiale qui la déprime, trouve refuge chez madame Renée qu’elle apprend à connaître et à aimer.L’amitié de monsieur Ozu et sa constante attention, l’évident plaisir d’être ensemble, de partager des moments de bonheur, de délicieux gâteaux ou des chefs d’œuvre de la littérature permettent à Renée et à Paloma de sortir peu à peu de la coquille où elles s’étaient enfermées. Et si la vie valait finalement la peine d’être vécue, si elles pouvaient être elles-mêmes ?On prend un plaisir énorme à déguster ce texte fort bien écrit, dont on sent derrière les mots ciselés de M. Barbery, tout le bonheur qu’elle éprouve à les agencer et à manier une langue dont elle maîtrise parfaitement les tours et les détours. Il est des livres dont la lecture rend heureux, des livres jubilatoires où l’on immerge sans réticence, tant les mots nous portent et nous parlent, et que l’on referme avec un pincement au cœur parce qu’on les a terminés. L’élégance du hérisson est de ceux-là et qu’est-ce que cela fait du bien ! Belle langue donc, inventive, élégante, qui vient sans effort apparent, pimentée d’humour et de quelques jolies scènes d’anthologie. Beaux personnages, dont l’élégance intérieure est profondément touchante. Cette Renée et la petite Paloma, qui côtoient quotidienne des gens éduqués, appartenant à la grande bourgeoise, les observent et ne sont pas dupes de l’apparence si brillante. Elles ne les envient pas, elles ne souhaitent pas se trouver à leur place car elles trouvent, dans la fréquentation des textes et des œuvres d’art des plaisirs bien plus grands et une richesse infinie. Catherine50

Catherine50
11/10/10
 

Un livre un peu difficile à lire au premier abord et qui nécessite de prendre un peu le temps de s'arrêter parfois, mais c'est avant tout une belle histoire, pleine d'humanité, l'histoire de rencontres qui peuvent changer une vie.A travers l'histoire de Paloma, nous voyons surtout une lueur d'espoir, alors que tout semblait perdu pour elle, que rien ne semblait devoir la rattacher encore à cette vie d'adolescente peu banale.A lire absolument

moinsun
21/02/10
 

Un livre qui rend curieux, vu son succès, en librairie comme en bibliothèque ! Des personnages attachants, beaucoup d'humour. Bref, un moment de lecture agréable.

Pitchoubinou
29/11/09
 

Les premières lignes Qui sème le désir."Marx change totalement ma vision du monde, m'a déclaré ce matin le petit Pallières qui ne m'adresse d'ordinaire jamais la parole. Antoine Pallières, héritier prospère d'une vieille dynastie industrielle, est le fils d'un de mes huit employeurs. Dernière éructation de la grande bourgeoisie d'affaires - laquelle ne se reproduit que par hoquets propres et sans vices -, il rayonnait pourtant de sa découverte et me la narrait par réflexe, sans même songer que je puisse y entendre quelque chose. Que peuvent comprendre les masses laborieuses à l'oeuvre de Marx ? La lecture en est ardue, la langue soutenue, la prose sub­tile, la thèse complexe. Et c'est alors que je manque de me trahir stupidement. - Devriez lire l'Idéologie allemande, je lui dis, à ce crétin en duffle-coat vert sapin. Pour comprendre Marx et comprendre pourquoi il a tort, il faut lire l'Idéologie allemande."

Coup de coeur Renée Michel est concierge depuis plus de 20 ans dans un immeuble très chic. Les habitants du lieu, des gens si riches, si bien élevés, si raffinés ne voient en elle que LA concierge portugaise laide et bornée et ne sont pas avares de qualificatifs stéréotypés qui, soit dit en passant, font passablement injure à leur culture élitiste. Mais Renée n’est pas celle qu’ils croient. Renée ne montre rien, camoufle, dissimule. Renée est une femme à l’intelligence subtile. Renée est une femme de savoir, férue de philosophie, d’art hollandais et de cinéma japonais. Renée, sous l’uniforme parfait de la concierge parfaite, est plus sophistiquée que n’importe laquelle des grandes dames de l’immeuble. Son chemin va croiser celui de Paloma Josse, une gamine de 12 ans surdouée que les faux-semblants de sa très bourgeoise famille poussent au suicide et celui de Monsieur Ozu, un japonais esthète très perspicace. Tous les deux sauront rapidement voir au-delà des apparences, la suprême élégance du hérisson.Un roman à deux voix, précis, touchant, magnifique.

Bof, bof D'accord, c'est bien écrit, voire érudit, mais ce côté Amélie Poulain (restons dans la métaphore animalière) peut agacer.En tout cas, il faut garder son sang-froid et résister aux éloges trop flatteuses. A relire dans quelques mois, quelques années pour voir s'il tient la distance. Pas si sûr.

Drôle et fin... L'auteur plante très rapidement le décor, on se laisse emporter sans difficulté dans ce merveilleux roman. La simplicité apparente de l'ouvrage dissimule de grands moments d'intelligence et des réflexions très profondes. On s'attache immédiatement aux deux personnages principaux, qui dissimulent, elles aussi des qualités de coeur et d'esprit déroutantes...

C'est rare de pleurer pour un livre. Et bin, y m'a fait pleurer et pas qu'a la fin...Critiques, mes congénéres, relisez le et recommandez le.Oui, c'est un best seller, mais c'est parce qu'il est bon. On n'a pas fini d'en entendre parler. Jeff, Livrophage.

Jeff
27/07/09
 

Ouvrage à consulter C'est ouvrage est consulté absolument.

Trop intello pour moi !

testi
24/07/08
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.36 kg