L'enfant de la haute mer

SUPERVIELLE, JULES

livre l'enfant de la haute mer
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 16/11/72
LES NOTES :

à partir de
5,40 €

SYNOPSIS :

« Comment s'est formée cette rue flottante ? Quels marins, avec l'aide de quels architectes, l'avaient construite dans le haut Atlantique à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre de six mille mètres ? Cette longue rue aux maisons de briques rouges si décolorées qu'elles prenaient une teinte
gris-de-France, ces toits d'ardoise, de tuile, ces humbles boutiques immuables ? Et ce clocher très ajouré ? Et ceci qui ne contenait que de l'eau marine et voulait sans doute être un jardin clos de murs, garnis de tessons de bouteilles, par-dessus lesquels sautait parfois un poisson ? »
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Huit nouvelles plus ou moins fantastiques, servies par une écriture pleine de poésie, avec pour thème principal la vie et la mort, la solitude.Un parfum onirique plane sur ces histoires et notamment la toute première qui donne son titre au recueil. Une petite fille y erre dans une ville-fantôme perdue entre mer et terre. La toute fin du conte apporte une explication bien triste.Un livre plein de langueur, de tristesse, au ton particulier qui laisse songeur et mélancolique. Maltese

Maltese
11/03/09
 

Ce petit opuscule du poète uruguayen comporte huit contes, que l'on peut tout à la fois qualifier de philosophiques, poétiques ou cruels. Tous ou presque évoquent la mort et, si ce n'est la mort, un immense sentiment de perte notamment dans "La jeune fille à la voix de violon" où une enfant perd son étrange timbre de violon, particularité qui l'exclut de sa famille, de la communauté. Mais le jour où ses parents la font opérer et se félicitent de la disparition de ce son si particulier dans sa voix, l'enfant comprend qu'elle a perdu en réalité ce qui faisait son essence même et qu'on lui a volé une partie d'elle-même. Cette cruauté tragique est d'ailleurs annoncée dès le premier conte, qui confère son titre à l'ouvrage. On comprendra que cette enfant vivant seule en pleine mer n'est que le fruit de l'imaginaire d'un père qui avait perdu sa fille, un fantôme donc, condamné à errer seule dans ce magnifiquement triste village marin (on retrouvera ce thème du mort perdu dans les limbes aquatiques dans "L'inconnue de la Seine").Inutile d'en dire plus sans risquer de rompre le charme de ces contes qui laisseront longtemps leur empreinte en moi. Voilà le genre de textes que l'on peut lire et relire sans se lasser, en y découvrant sans doute toujours un sens nouveau. Un chef-d'oeuvre de poésie. http://leslecturesdenaurile.wordpress.com

Naurile
08/03/15
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.11 kg

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