L'equilibre du monde

MISTRY, ROHINTON

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 03/09/98
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

" Une ?uvre de génie. Voici le grand roman de l'Inde que les lecteurs attendaient. Un roman où s'incarnent toute la souffrance, l'absurdité, mais aussi la beauté d'un pays ". LITERARY REVIEW A travers la vie d'un seul quartier et de son petit peuple de cour des miracles habité par des personnes venus de tous horizons - les deux tailleurs, Ishvar et Omprakash, des " intouchables ", Dina Dalal, la jeune veuve qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile, Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour suivre des études, Shankar, le cul-de-jatte exploité par le Maître des mendiants. -, Rohinton Mistry réussit une fresque bigarrée et sensible
qui est tout à la fois une parabole de la condition humaine et l'odyssée d'une nation. Révélation de la littérature anglo-indienne en plein essor, consacré par le succès et la critique internationale, Rohinton Mistry démontre un talent romanesque digne d'un Dickens ou d'un Hugo. Scènes de tendresse, épisodes d'une drôlerie pathétique, séquences de violences et d'horreurs, problèmes politiques, en arrière-plan : L'équilibre du monde est bien plus qu'une fiction, il est un monde à lui seul. Un roman - fleuve charriant dans ses remous tout un flot de sentiments, d'émerveillements, et de révoltes, une immense saga aux vertus stimulantes et magiques.
8 personnes en parlent

Un livre sur le temps qui passe. Un livre aussi sur l’utilité ou le sens de la vie. un livre enfin sur un pays puissant, violant, incoherant et magnifique à la fois. Les personnages tous meurtris par la vie, se trouvent, s’aiment et s’entraident dans ce pays sans pitié qui écrase ceux qui ne peuvent suivre. 5 personnages de castes différentes, nous entrainent dans une Inde impitoyable où le mot « destinée » prend tout son sens. Poids des traditions, lois absurdes du gouvernement, malchance… et pourtant l’envie de vivre est la plus forte.Presque, même si celui-ci est inégalable, à la hauteur de la « Cité de la Joie » (j’ai aimé à en pleurer)J’ai passé un très bon moment, je vous le conseil le nombre de pages ne doit pas inquiéter. On voudrait que cela ne s’arrête jamais. Ce texte est sublime, ces personnages attachants ou révoltants à la fois. On arrive même à trouver le chef des mendiants sympathique. C’est foisonnant et chatoyant, et si on ferme les yeux (ce serait dommage, on ne pourrait plus lire), on peut sentir les effluves issus des bidonvilles, de masala…Quel portrait saisissant de l’Inde contemporaine et de la complexité de sa société.

Juliesuit
30/09/15
 

Ce (très) long roman est intéressant en ce qu'il dépeint la vie des Indiens ordinaires. Malheureusement, la narration manque de nerfs et la structure du livre est très prévisible (un malheur ; on remonte la pente ; un autre malheur ; ça va mieux ; etc. sans compter les titres des chapitres qui nous donnent une idée de ce qui s'annonce). Si ce n'était ses personnages attachants, je ne sais pas si j'aurais pris la peine de le lire jusqu'au bout.En vérité, le style m'a paru daté. Si on compare ce livre avec "Le tigre blanc" d'Aravind Adiga (nouvelle génération d'écrivains Indiens), voire même avec "Les enfants de minuit" de Salman Rushdie, "L'équilibre du monde" est fade à tous points de vue. Ses personnages sont résignés et se laissent manipuler par le "destin" (= la politique). Le style est plat ; le ton, la voix de l'auteur ne font rien pour stimuler le lecteur. Je me suis ennuyée tout en comprenant l'objectif de l'auteur : c'est peut-être encore pire que de passer complètement à côté du livre...

mycupoftea
21/05/13
 

Je me suis attachée aux quatre personnages principaux, j'ai dévoré leurs aventures, celles de Maneck avec un peu moins d'avidité peut-être mais à peine et pendant un long moment, tout en prenant grand plaisir à lire ce roman, je me suis dis que ce ne serait pas tout à fait un coup de coeur. Et puis est venue la sublime fin et j'ai changé d'avis. Ma quatrième de couverture compare Rohinston Mistry à Dickens et je pense qu'en effet, la manière de tisser les histoires est semblable, ainsi que celle de croquer des personnages attachants. On retrouve dans ce roman tout les thèmes liés à l'Inde. Le système de castes change très lentement et Rohinston Mistry nous rappelle que Jadis, sortir de sa caste était puni de mort. Le lecteur assiste aussi à des élections. Lorsque le père d'Omprakash insiste pour écrire lui même le nom du candidat pour lequel il souhaite voter, et ne pas se contenter de signer son nom comme il est habituel de le faire, la punition est terrible. Le manque d'eau est au centre de la vie quotidienne: il faut se lever tôt pour remplir les seaux qui dureront toute la journée. Pour les hommes en bas de l'échelle sociale, il est facile de céder à la tentation de la vasectomie en échange d'un transistor mais même ceux qui tiennent à garder la possibilité d'avoir des enfants peuvent être forcés à se faire opérer, dans des conditions qu'on imagine pas toujours hygiéniques. Sans oublier les bidonvilles qu'on rase sans prévenir les habitants. On rencontre dans ce roman une multitude de personnages secondaires. Celui qui m'a le plus intéressée, c'est le maître des mendiants, personnage ambigu, qui protège ceux qui le paient (c'est lui qui sauve Dina lorsqu'elle est menaçée d'expropriation) mais qui n'hésite pas à mutiler des enfants pour qu'ils mendient pour lui. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
25/03/13
 

A quoi donc renvoie le titre de ce roman de Rohinton Mistry ? L'équilibre du monde (A fine balance pour le titre original) tel que nous le présente l'auteur, fait référence à la culture hindoue où le système immémorial des castes prime sur toute la société. En Inde où le destin de chaque personne est lié à son karma (कर्म), l'on nait brahmane ou intouchable et il faut l'accepter...L'histoire se passe entre les années 1970 et 1980. Alors que l'Inde est la proie de tensions entre mouvement centraliste et mouvement séparatiste, l'état d'urgence est proclamé par Indira Gandhi alors premier ministre (1971-1977). Les libertés publiques sont suspendues car la situation économique est désastreuse. Corruption et injustice règnent. De nouvelles vocations se créent : facilitateur, contrôleur des bidonvilles (jodhpadpattis : झोपड़पट्टी), incitateur... Derrière ces noms de métiers se cachent des missions aussi affreuses les unes que les autres. Les gens subissent de force des vasectomies (nussbandhi : शुक्रवाहिकोच्छेदन) dans les planning familiaux destinés à contrôler les naissances ou arrêtés et tabassés de façon arbitraire. Des programmes d'embellissement de la ville imposent la destruction intempestive des taudis. Dans le dédale de la grande ville indienne (Bombay ou Mumbai) où les bidonvilles sont légion, la protection du Maître des mendiants est considérée comme une véritable bénédiction...C'est dans ce climat politique et économique difficile qu'évoluent les protagonistes de l'histoire. Issus de classes sociales différentes, Ishvar, Om, Maneck et Dina (pour les principaux personnages) n'auraient jamais dû se rencontrer et pourtant : leurs destins irrémédiablement liés, les mènera à une cohabitation des plus improbables. Pour l'oncle et son neveu (Ishvar et Om sont originellement intouchables) qui viennent travailler comme couturiers chez Dina Dalal (parsi), le séjour en ville est censé être temporaire. De même pour Maneck (parsi) qui vient étudier en ville et qui loge chez Dina pendant son année d'études. Dénominateur commun entre les couturiers et l'étudiant, Dina est elle-même une femme meurtrie par son histoire. Le patchwork qu'elle confectionne à partir de petits bouts de tissus tout au long du récit raconte leurs destins croisés. Comme si l'auteur voulait montrer que L'équilibre du monde ne tenait qu'à des bouts de tissus disparates rassemblés selon des codes incompréhensibles...Fidèle à ma relative connaissance de l'Inde contemporaine, ce récit qui montre un envers du décor des plus réalistes, m'a bouleversée, émue, révoltée : l'hindhouisme, cette tradition ancienne fondée sur des concepts philosophiques, imprègne l'écriture de Rohinton Mistry. L'on découvre tout au long du roman des détails surprenants de la vie quotidienne des indiens et l'on ose y croire : c'est pourtant une réalité que l'auteur s'est donné pour mission de retranscrire dans L'équilibre du monde. Plus qu'un roman, ce livre est un poignant témoignage de l'histoire de l'Inde. Et l'on suppose une fin tragique mais l'on ne se résoud pas à renfermer le livre avant de l'avoir terminé. Si c'est un gros pavé de 890 p., pour ceux qui s'intéressent à cette partie du monde, je ne peux que le recommander. Il est passionnant.Enfin, je recommanderai également sur le même sujet, ce fascinant roman de Tahir Shah : L'apprenti sorcier. Je l'ai trouvé excellent. Alcapone13

Alcapone
02/02/13
 

Dans l'Inde des années 70, on va partager l'intimité de quatres personnages qui vont sans en avoir immédiatement conscience, créer une cellule familiale. Parallèlement à leurs vies quotidiennes, l'auteur va retracer minutieusement leurs parcours. Les personnages secondaires qui gravitent autour d'eux sont hauts en couleurs à l'image du roman, le Roi des mendiants qui exploite la pauvreté et en même temps protège contre finance évidemment, Shankar le mendiant, Ibrahim le collecteur de loyer, Rajaram le ramasseur de cheveux.C'est un roman bouleversant, passionnant, plein de vie qui nous fait partager le quotidien des pauvres et des très pauvres. On assiste à la lutte de chacun des protagonistes pour se sortir de la misère, une lutte "non organisée", souvent solitaire dans un monde brutal où la corruption règne à tous les niveaux. C'est un roman foisonnant, émouvant, haut en couleur où le tragique frôle parfois le comique (le moment où le roi des mendiants présente sur croquis une idée de couples de mendiants qu'il trouve géniale est d'un cynisme..). La grande force de ce roman, ce sont les personnages à la personnalité très marquée et à l'histoire personnelle admirablement développée, vraiment passionnante. Je trouve la fin poignante, je ne m'y attendais mais je la trouve finalement très crédible, elle m'a surprise mais j'aime bien être étonnée, même si c'est au prix de.... je ne peux pas en dire plus.Un grand coup de coeur pour ce roman et ses personnages auxquels je pense encore souvent Ladybug

Ladybug
20/10/11
 

Au travers de quatre personnages issus de différentes castes, Mistry nous dépeint avec brio l'équilibre fragile d'un monde précaire où chacun lutte pour sa survie.Un roman dur et beau, qui est à la fois une fresque sociale, urbaine et historique de l'Inde des années 40 à 80, et qui n'épargne personne, pas même le lecteur... Un chef d'oeuvre inoubliable, indispensable pour tout amateur de littérature indienne! r

Mokona
21/02/11
 

« Une œuvre de génie. Voici le grand roman sur l’Inde que les lecteurs attendaient. » Cet éloge, provenant de Literary review, concerne L’équilibre du monde, de l’écrivain indien Rohinton Mistry. Ce vaste roman, qui compte près de 900 pages, voit se rencontrer quatre personnages principaux. Ishvar et son neveu Omprakash, deux Intouchables, sont contraints de quitter leur village pour trouver un travail à la ville (dont le nom n’est jamais précisé). Ils occupent l’activité de tailleur à domicile, chez Dina Dalal, une jeune veuve séduisante, mais mélancolique et renfrognée. Le quatrième personnage se nomme Maneck, il a quitté ses lointaines montagnes pour s’installer chez Dina – une amie de sa mère – pour étudier à l’université. Cette œuvre, malgré un style parfois un peu négligé et quelques redondances, comporte d’immenses qualités. L’équilibre du monde est d’abord une fresque très éclairante sur l’Inde du milieu des années 70, sous l’état d’urgence, ce régime dictatorial instauré par le Premier ministre, Indira Gandhi. Le roman permet ainsi de mettre en lumière le système des castes, les conflits religieux, la corruption ordinaire et les terribles méfaits de l’état d’urgence (entres autres, campagne de stérilisation et plan d’ « embellissement » de la ville, qui consiste à raser une partie des bidonvilles). C’est instructif, donc, mais c’est avant tout fort passionnant. L’auteur possède un souffle extraordinaire et entraîne les héros dans un formidable enchaînement de péripéties, qui confère au texte un caractère fortement romanesque. La description des personnages est aussi une grande réussite : difficile de ne pas s’attacher aux quatre héros, notamment l’irrésistible tandem Om-Ishvar, qui apporte à ce très dur roman (certaines scènes sont à la limite du soutenable) une dose bienvenue de fraîcheur et d’humour permettant à l’écrivain d’éviter de basculer dans le misérabilisme. Si L’équilibre du monde n’est pas une œuvre littéraire de très haute volée, il n’en demeure pas moins d’une exceptionnelle qualité. Émouvant, choquant, drôle, humain, pessimiste… ce texte contrasté et contradictoire s’avère finalement à l’image du pays qu’il peint avec brio.

Nico17
05/05/10
 

Amateurs de fresques romanesques bigarrées, ce livre est assurément pour vous !Rohinton Mistry parvient magnifiquement à transcrire la vie mouvementée, agitée, "pullulante" de l'Inde. On suit essentiellement quatre personnages mais qui en croisent de multiples autres et c'est autant de destins qui nous permettent de vivre au quotidien dans ce pays fascinant.Chaque portrait est comme une caractéristique du pays, permettant de construire son identité, tout autant qu'il construit à son tour chaque être.Et on se dit qu'il doit être difficile de vivre dans cette société qui peut se montrer très cruelle, je pense notamment à la condition des intouchables. Maltese

Maltese
26/10/09
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.85 kg