EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 10/01/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Au début de l"été, Serge July m'a demandé si j'envisageais dans les choses possibles d'écrire pour Libération une chronique régulière. J'ai hésité, la perspective d'une chronique régulière m'effrayait un peu et puis je me suis dit que je pouvais toujours essayer. Nous nous sommes rencontrés. Il m'a dit que ce qu'il souhaitait, c'était une chronique qui ne traiterait pas de l'actualité politique ou autre, mais d'une sorte d'actualité parallèle à celle-ci, d'événements qui m'auraient intéressée et qui n'auraient pas forcément été retenus par l'information d'usage. Ce qu'il voulait, c'était : pendant un an chaque jour, peu importait la longueur, mais chaque jour. J'ai dit : un an c'est impossible, mais trois mois, oui. Il m'a dit : pourquoi trois mois ? J'ai dit : trois mois, la durée de l'été. Il m'a dit : d'accord, trois mois, mais alors tous les jours. Je n'avais rien à faire cet été-ci et j'ai failli flancher, et puis non, j'ai eu peur, toujours cette même panique de ne pas disposer de mes journées tout entières ouvertes sur rien. J'ai dit : non, une fois par semaine, et l'actualité que je voulais. Il a été d'accord. Les trois mois ont été couverts à part les deux semaines de fin juin et début juillet.
Aujourd'hui, ce mercredi 17 septembre, je donne les textes de L'Été 80 aux Éditions de Minuit. C'est de cela que je voulais parler ici, de cette décision-lâ, de publier ces textes en livre. J'ai hésité à passer à ce stade de la publication de ces textes en livre, c'était difficile de résister à l'attrait de leur perte, de ne pas les laisser là où ils étaient édités, sur du papier d'un jour, éparpillés dans des numéros de journaux voués à être jetés. Et puis j'ai décidé que non, que de les laisser dans cet état de textes introuvables aurait accusé davantage encore -mais alors avec une ostentation douteuse - le caractère même de L'Été 80, à savoir, m'a-t-il semblé, celui d'un égarement dans le réel. Je me suis dit que ça suffisait comme ça avec mes films en loques, dispersés, sans contrat, perdus, que ce n'était pas la peine de faire carrière de négligence à ce point-lâ. Il fallait un jour entier pour entrer dans l'actualité des faits, c'était le jour le plus dur, au point souvent d'abandonner. Il fallait un deuxième jour pour oublier, me sortir de l'obscurité de ces faits, de leur promiscuité, retrouver l'air autour. Un troisième jour pour effacer ce qui avait été écrit, écrire. » M.D.
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Pendant l'été 80, le journal Libération propose à Duras d'écrire tous les jours, ce qu'elle veut, dans le journal. Elle acceptera mais seulement une fois par semaine. Elle va y raconter une histoire tout en donnant son point de vue sur l'actualité. Quelques temps plus tard, ces histoires seront éditées dans un livre. L'été 80 c'est aussi le moment où Duras rencontrera Yann Andréa et plusieurs passages du livre ne sont pas sans rappeler celui qu'elle écrira plus tard : Yann Andréa Steiner. L'histoire est touchante : une monitrice de 18 ans qui tombe amoureuse d'un petit garçon de 6 ans et qui lui propose de se revoir lorsqu'il aura atteint sa majorité. La partie commentaire d'actualité, elle, est moins intéressante. Forcément 28 ans plus tard l'intérêt n'est plus le même...

Artsouilleurs
01/03/09
 

C’est un recueil charmant constitué des rencontres improbables et forcées entre Duras et le quotidien (ou l’hebdomadaire voir le mensuel !). Des grèves en Pologne, une fiction et son couple en toile de fond ; tout s’articule avec le plus grand naturel. Une actualité brûlante qui confirme sa veine sociale et son humour. Elle, de sa fenêtre des Roches Noires donnant sur la plage de Trouville, imagine des couples improbables faisant inévitablement écho au sien : une jeune fille majeure avec un garçon de huit ans, un orphelin avec un requin. Une plume intime, plus que dans l’Amant ou dans Un barrage contre le pacifique : la promesse d’une immersion complète dans son été. L’intérêt du texte par rapport à l’Œuvre, réside justement dans l’entremêlement de la fiction et la réalité. Elle a tant brouillé les pistes entre le biographique et le fantaisiste qu’un lecteur peu aguerri serait tenté -avant cette lecture ! de reconstituer sa vie par les livres. Depuis, la rupture est consommée et les chroniques (comme le reste) sont prises pour ce qu’elles sont : « un égarement dans le réel ». (L’été 80, p.8) M.B

Mangue
01/09/09
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.09 kg

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