L'etrange disparition d'esme lennox

O'FARRELL, MAGGIE

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 19/03/08
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Entre l'Inde et l'Écosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions sociales et la complexité des liens familiaux, de l'amour à la trahison. A Édimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-lâ. Pour
quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ? Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Écosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre soeur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses prochesoe Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...
19 personnes en parlent

6 ans. Esme Lennox a 16 ans quand elle est enfermée dans un asile psychiatrique. Elle en sortira 60 ans plus tard, de nos jours, non pas réclamée par sa famille, qui l'a oubliée, mais parce que l'établissement ferme ses postes.Elle va être recueillie par sa petite nièce, Iris, qui , intriguée par ce silence familial , va tenter de renouer les fils du passé.Maggie O'Farrell peint avec acuité l'histoire de cette famille bourgeoise typiquement britannique qui, dans les années 30 quitte l'Inde pour revenir dans les brumes et l'humidité écossaise, afin de nier un drame qui s'y est déroulé...Premier traumatisme pour Esme ,pleine de sensibilité et de vitalité, qualités qui font tâche pour ses parents et sa soeur tant aimée mais si raisonnable, Esme refuse de rentrer dans le moule, ce qui causera en partie sa perte...Voix de la soeur aînée, atteinte de la maladie d'Alzheimer, qui a oublié ce qu'est une cuiller mais se souvient parfaitement du passé par bouffées libératrices, souvenirs d'Esme s'entremêlent pour tisser l'explication de L'étrange disparition d'Esme Lennox, sans que jamais le lecteur ne se perde.Avec une extrême sensibilité Maggie O'Farrell montre le destin de ces femmes , broyées par la société pudibonde et corsetée du début du XXème siécles, femmes que deux simples signatures pouvaient enfermer à jamais.Le lecteur suit, le cœur serré les rebondissements de l'histoire et ,trompé par l'écriture "voilée" de l'auteure , croit qu'il en sait plus qu'Iris, jusqu'à ce qu'il soit obligé de relire l'antépénultième page pour être sûr d'avoir bien compris l'horreur indicible et libératoire...A lire de toute urgence. cathulu

cathulu
21/07/12
 

Dans les années 1990, Iris tient une boutique de vêtements d'occasion. Elle vit seule mais a une relation avec un homme marié. Un beau jour, elle reçoit un coup de fil lui disant qu'elle doit venir signer des papiers concernant une septuagénaire enfermée dans un hôpital psychiatrique depuis une cinquantaine d'années. Iris, intriguée, se demande comment elle a pu être désignée comme référente familiale d'une femme dont elle ne connaît même pas l'existence. Elle va alors découvrir avec effroi qu'en 1930, on pouvait enfermer une femme et totalement oublier son existence, ou plutôt tenter de le faire car le remords ne disparaît pas si facilement. En pénétrant dans les secrets de cette famille écossaise qui vécut en Inde, on ressent pleinement la difficulté de s'intégrer dans un pays où les conventions sociales sont extrêmement contraignantes. Maggie O'Farrell réussit à contruire brillamment ce roman, alternant narration externe et interne, ainsi que les points de vue d'Iris, d'Esme et de Kitty, la soeur jalouse et ce n'est pas un hasard si Maggie O'Farrell a mis dix ans à l'écrire (c'est en fait le permier roman qu'elle a écrit) car il est extrêmement travaillé (certaines images reviennent dans des contextes différents: Esme, la jeune soeur, debout devant Kitty, plus âgée, mais plus petite, est un "tableau" qui apparaît deux fois à des moments très différents de leurs vies). C'est un roman sur la relation entre soeurs, sur la place des femmes au début du siècle, mais aussi sur le deuil et le poids du silence et des secrets (et d'ailleurs l'auteure utilise ces silences dans la narration puisqu'elle laisse le lecteur deviner par lui-même ce qui se passe) et je vous le conseille chaudement. Esme restera un personnage marquant dans ma vie de lectrice.

cocalight
25/06/12
 

Iris apprend l'existence d'Esme, sa grand-tante, le jour où l'hopital dans lequel celle-ci est internée doit fermer ses portes. Cela fait 60 ans qu'Esme passe ses jours dans cet hopital et elle n'a plus personne pour s'occuper d'elle, si ce n'est Iris qui ne connait rien d'elle. Intriguée par le mystère qui existe autour d'Esme, Iris va mener son enquête et tenter de comprendre les raisons d'un internement si jeune...C'est avec beaucoup de sensibilité que Maggie O'Farrell nous dresse l'histoire de cette femme, qui très jeune a été touchée par un évènement dramatique et qui ne voulant pas suivre le moule de bonne conduite et de bienséance s'est retrouvée cataloguée et mise de côté. C'est une histoire très émouvante et révoltante sur la condition des femmes à une époque où celles-ci ne devaient pas trop se faire remarquer sous peine d'être enfermées à vie ...

Elfe912
06/06/12
 

Edifiant ! Maggie O'Farrel met en évidence le fait que de tout temps nous restons esclaves des normes et conventions sociales. C'est avec sobriété, qu'elle glisse d'une époque à l'autre, donnant la parole à Esme et Kitty sa soeur.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Cela faisait quelques temps que j’entendais parler en bien de l’auteure irlandais Maggie O’Farrell. J’avais envie de découvrir sa plume et c’est suite à une recommandation que j’ai choisi ce titre en premier.Iris est une jeune femme écossaise qui consacre sa vie à sa boutique de vêtements d’occasion. Un beau jour, un médecin l’appelle au sujet d’une certaine Euphemia (surnommée Esme) Lennox, qu’Iris ne connaît guère. Et pourtant, la femme en question est la sœur de sa grand-mère, qui a toujours prétendu être fille unique. Cette drôle d’histoire va conduire Iris à aller voir Esme dans l’asile où elle est enfermée… depuis soixante ans.Les premières lignes de ce roman ont immédiatement attisé ma curiosité. Je me demandais pourquoi Esme avait été enfermée si longtemps dans cette maison de fous et pourquoi sa famille faisait comme si elle n’avait jamais existé. Maggie O‘Farrell nous place dans la tête d’Esme, d’Iris et aussi de sa grand-mère, Kitty, la grande sœur d’Esme qu’elle a reniée. Tour à tour, on découvre des pans de leur histoire, des flashs-back qui nous plongent dans leurs souvenirs. J’ai ressenti des choses très fortes durant ma lecture. J’ai été abasourdie par ce drame et par cette vie anéantie passée dans un institut. J’ai été révoltée par ce fond de vérité où les femmes dans les années 1930/1940 étaient envoyées chez les fous pour des raisons abracadabrantes. Il était si simple de s’en débarrasser et de les laisser croupir jusqu’à la fin de leurs jours sans que cela soit justifié. Quelle tristesse… Sans parler des électrochocs et autres méthodes barbares qu’elles y subissaient…Si ce roman est difficile et injuste, il n’en est pas moins magistral. J’ai été motivée par l’envie de savoir et de comprendre comment cette fillette joyeuse a pu passer sa vie dans un asile. Les raisons m’ont fait froid dans le dos et révèlent une époque pas si lointaine où les jeunes filles ne devaient pas aller à l’école plus que nécessaire, étaient promises à un mari qu’elles connaissaient à peine et où il n’était pas question pour elles de travailler pour vivre. Leur rôle était d’enfanter et de tenir leur maison. Aucune rébellion n’était tolérée.J’ai eu un immense coup de cœur pour cet ouvrage, tant pour l’histoire que l’écriture qui nous transporte. Le sujet est incontournable et c’est pourquoi je ne peux que vous conseiller de le lire à tout prix ! Une auteure à ne pas manquer !

Tchoups
17/07/15
 

Alors voici mon ressenti sur ma dernière lecture ... Absolument génial !!! voila c'est dit ;) plus nous avançons dans l'histoire plus nous tombons des nus ... jusqu'où peut s'arrêter cette tragédie ... comment une femme peut vivre tout cela ... un destin brisé car il n'entrait pas dans les us et coutumes de la vieille Ecosse. une écriture fluide, on est totalement submergé par cette lecture .... Par beaucoup de point ce roman me fait penser au livre "Le testament caché " de Sebastian Barry une petite pépite lui aussi :) donc si vous avez aimez l'un ou l'autre je pense que vous pouvez tenter le coup ...Après si vous n'en connaissez aucun surtout il faut foncer !! http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/2014/10/letrange-disparition-desme-lennox.html

stoufnie
11/04/15
 

L’histoire d’Esme Lennox, une veille dame internée pendant près de soixante ans.Iris Lockart est contactée par l’asile de Clauldstone qui va fermer ses portes. Ils souhaitent connaitre son souhait quant au devenir de sa grand-tante. Elle croit d’abord à une erreur, sa grand-mère n’a jamais eu de sœur. Petit à petit nous allons comprendre ce qui a amené Esme dans cet établissement. Que s’est-il joué durant sa petite enfance en Inde? Qu’en est-il du drame qui va toucher sa famille? Comment va se dérouler son enfance, de retour en Écosse, jusqu’à ses 16 ans où elle sera internée?C’est un roman à trois voix, la jeune Iris et les deux sœurs : Euphemia (Esme) et Kathleen (Kittie, atteinte de la maladie d’Alzheimer).Ce roman est très agréable à lire, une suite d’indices de chapitre en chapitre sur ce terrible secret de famille. J’ai passé un très bon moment tout au long de cette recherche passant par diverses époques, où les mœurs, l’image de la femme, le regard de la société sont bien singuliers.Il n’y a que la fin, les dernières lignes, que j’ai du mal à interpréter. N’hésitez pas à me contacter pour échanger vos impressions.

Metaphore
25/05/13
 

Ce roman est superbe si le lecteur s'y laisse prendre. Le début est un peu chaotique, car il y a des retours dans le passé qui ne sont pas évidents à saisir au début... Une fois le pli pris, on est plongé dans la vie d'Esmée. Son destin est cruel. Ce livre se dévore d'une traite ! CaroMleslivres

CaroMleslivres
24/05/13
 

Après avoir adoré quand tu es parti, j'ai voulu découvrir un autre roman de Maggie O'Farrell. Mon choix s'est porté sur l'étrange disparition d'Esme Lennox. Cette fois-ci, la magie n'a pas opéré comme je l'espérais. Toutefois, ce roman reste un très bon roman. J'ai passé un très bon moment de lecture avec Iris, cette jeune trentenaire qui découvre l'existence d'une grand-tante qui a été internée pendant 60 ans dans un asile. Iris va donc chercher à comprendre pourquoi cette tante a été oubliée... Trois narrateurs se partagent le livre, iris, esme la grand-tante ainsi que la grand-mère d'Iris. Peu à peu, les informations se recoupent et on découvre le fin mot de l'histoire. J'ai particulièrement aimé la fin du livre.

faurelix
05/05/13
 

Encore un très agréable moment de lecture grâce à Maggie O'Farrell. Elle nous raconte ici l'histoire d'une jeune femme qui est contactée par une institution psychiatrique car elle est, sans le savoir, responsable de la soeur de sa grand-mère dont elle ne connaissait même pas l'existence. Grâce aux souvenirs parcellaires de la grand-mère, qui est atteinte de la maladie d'alzheimer, et à ceux de sa soeur, qui sont divulgués petit à petit, on découvre les secrets de cette famille irlandaise.

fdm77
12/08/12
 

La quatrième de couverture est accrocheuse, le titre aussi. Tout sent bon le suspens et l'intrigue un brin rocambolesque. A partir du constat que "nous venons tous au monde en tant qu'anagrammes de nos ancêtres", l'auteur a construit une histoire tout à fait cohérente autour d'un personnage étrange, Esme Lennox, qui sort de l'hôpital psychiatrique après un séjour de plus de soixante ans. C'est son unique descendante, Iris, qui la récupère, alors qu'elle même ignorait l'existence de cette grand tante! Pour couronner le tout, Iris a une vie amoureuse compliquée, et l'unique personne qui pourrait lui donner des explications sur l'existence d'Esme, sa grand-mère Kitty, a la maladie d'Alzheimer...Jusqu'à la dernière page, le lecteur a droit à de nouveaux rebondissements. Seulement ,autant l'histoire tient la route, autant elle pâtit d'un style brouillon, mélange de souvenirs, de dialogues, d'histoires (celle d'Esme et celle d'Iris), si bien que parfois vous devez vous brancher un neurone supplémentaire pour deviner qui dit quoi! De plus, j'ai noté ça et là quelques lourdeurs de traduction qui n'arrangent rien.En fait, la question essentielle de ce roman est : comment une jeune fille certes un peu fantasque et rêveuse, ayant subi un important traumatisme de jeunesse, a pu être internée aussi longtemps afin de ne pas ternir la réputation de sa très "bourgeoise" famille? Maggie O'Farrell y répond de façon assez cohérente en somme. Ce n'est pas de la très grande littérature non plus, mais l'ensemble s'en tire plutôt bien. vivi

vivicroqueusedelivres
11/02/12
 

La psychiatrie. Pas vraiment rigolo comme sujet, surtout quand on y travaille (ce qui est mon cas)...C'est encore moins drôle quand la rencontre avec ce milieu se produit à cause de la maladie ou de la souffrance d'un proche que l'on doit hospitaliser, et pas toujours avec son consentement.Mais pire encore que de voir un parent dans un service psy, il y a apprendre que votre grand-tante ou même votre grand-mère a été internée de force durant toute son enfance, et ceci sans aucune raison objective.Car au début du XXème, ça chiquait pas. Les connaissances en matière de psychiatrie étaient ce qu'elles étaient, et les pratiques elles, n'étaient pas très nettes. Il était plutôt facile d'hospitaliser un fils gênant ou une fille insolente. La peur de la sorcellerie n'est pas bien loin évidemment, mais le bûcher, lui, est remplacé par la camisole (chimique ou pas)... ça fait plus propre.Toujours est-il que ces histoires, même si elles appartiennent à un autre temps (la psychiatrie ayant quand même bien évoluée au cours du XXème), ne sont malheureusement pas que des fantasmes de scénariste.Bref, maintenant que j'ai plombé l'ambiance et posé le décor, je peux vous présenter une de mes dernières lectures:"L'étrange disparition d'Esme Lennox" de Maggie O'Farrel.Alors c'est un roman bien sûr, mais comme j'ai tenté de l'expliquer, ce genre d'histoires a réellement existé et des vies ont été brisées dans l'indifférence et l'injustice la plus totale.Cette histoire là, elle se déroule à Edimbourg en Écosse. Déjà on a froid dans le dos.Mais un autre récit vient se mêler au premier et celui-là, il se passe en Inde, 60 ans plus tôt.En Écosse, nous suivons la vie d'Iris, banale et (presque) sans histoire, qui découvre du jour au lendemain l'existence d'une tante éloignée qui aurait passé sa vie enfermée dans un hôpital psy et que tout le monde a préféré oublier.En Inde, c'est le parcours de la petite Esme (prononcez "ismi") que nous suivons, fille d'une grande et riche famille écossaise venue s'installer dans les colonies.Déjà toute petite, Esme va être témoin du pire, ce qui n'annonce rien de bon pour la suite.Et puis de toute façon, Esme, elle ne supporte pas le protocole et le fait savoir. Porter un chapeau pour sortir? A quoi bon?? Sourire aux invités prestigieux? Pas envie. Se trouver un mari? Jamais de la vie!!Alors Esme dérange. Elle jure à côté de sa soeur si disposée à se plier aux convenances et si prompte à trouver un bon parti.Sauf que voilà, un beau jour, sans s'y attendre, Esme va être rayée de la carte avec une facilité déconcertante.Sans jamais perdre son humanité, cette femme extraordinaire va faire un retour inattendu parmi les vivants et régler ses comptes avec le passé.Un beau roman, vraiment touchant mais relativement court, qui aurait bien mérité une bonne centaine de pages supplémentaires.La narration est parfaitement maîtrisée et le récit construit de manière originale, avec sensibilité.Le dénouement est tout de même un peu attendu, mais reste à la fois émouvant et glaçant.Une lecture que je recommande, qui traite d'un sujet grave sans sombrer dans le pathos pour autant.Mais j'insiste, il faut tout de même garder à l'esprit que la psychiatrie n'est plus ce qu'elle était...

un flyer
10/02/12

C'est un livre déchirant dans lequel où se mélange deux époques deux femmes et deux pays. J'ai beaucoup aimé l'alternance des histoires bien qu'en réalité j'attendais avec impatience le retour du récit d' Esme et de son enfance. On touche du bout des doigts la vie quotidienne des femmes de la bonne société des années 30. Et cette histoire part ailleurs extrêmement touchante nous procure à la fin un brin de frisson; en effet le seul reproche que l'on pourrait faire à Esme Lennox est d'avoir été un brin farfelue, juste un peu trop éprise de liberté pour son époque. Je n'aurai à cette lecture qu'un seul petit reproche à lui faire : sa fin en queue de poisson. Moi qui en attendais beaucoup, ce fut une petite déception. J'ai cependant passé un bon moment de lecture et je relirai avec plaisir d'autres titres de cette auteur.

Lacazavent
09/08/11
 

Ce bouquin fait partie des titres sur lesquels j'ai du mal à me prononcer, oscillant entre le "j'ai passé un bon moment" et le "mais bon, ce n'était pas exceptionnel non plus". Peut-être suis-je dure avec Maggie O'Farrell, mais j'avoue que j'ai eu le sentiment de lire un livre sans originilaté. A croire que j'ai trop regardé les épisodes de Cold Case qui se passent dans les années 30, à l'époque où les jeunes filles n'ont d'autre destin que de se marier et de faire des gamins...Au-delà de l'histoire, ce qui m'a le plus dérangé dans cette lecture est le narratif. D'un passage à l'autre, d'une paragraphe à l'autre, Maggie O'Farrell nous fait sauter de personnage en personnage et nous fait osciller entre le passé et le présent, tant et si bien que par moment, je ne savais plus qui parlait, et quand cela se passait... Disons qu'en plus, certains passages sont racontés au présent mais se situent dans le passé quand le présent est raconté au passé... Ben mon vieux, va comprendre quelque chose à l'histoire !!! Si on rajoute à cela des passages totalement décousus qui apparaissent au milieu du roman, et je me suis parfois demandée si je n'avais pas intérêt à prendre la place d'Esme dans son hôpital psychiatrique ! Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
01/08/11
 

Iris est contactée par l’hôpital psychiatrique lui indiquant qu’une de ses parentes y est internée. L’hôpital fermant ses portes, le directeur souhaite savoir si Iris peut s’occuper d’Esme Lennox, la sœur de sa grand-mère. La jeune femme n’est pas au bout de ses surprises car sa grand-mère paternelle ne lui avait jamais parlée de cette sœur internée depuis soixante ans. Iris rencontre Esme et décide de l’héberger chez elle. Une grand-mère atteinte d'Alzeimer, un père décédé alors qu’elle n’était qu’une enfant, Iris n’a personne pour lui fournir des explications. Ah, quel plaisir de lire à nouveau Maggie O’Farrell ! Dès les premières lignes, j’ai été captivée par ce roman et je ne l’ai pas lâché ! Esme et sa soeur ainée Kitty ont passé leur enfance en Inde. A la mort de leur petit frère, leurs parents ont décidé de revenir à Edimboug en Ecosse. Esme a du mal à se plier aux règles, aux convenances de la bonne société de ces années 1930. A seize ans, elle est internée sans que ses parents s'y opposent. Et il s’agit de cette même Esme que l’on retrouve soixante ans plus tard. Une femme âgée goûtant avec joie et maladresse à la liberté aux côté d’Iris et qui refoule sa peur d’être internée à nouveau. Iris se pose des questions au sujet d’Esme. Pourquoi a-t-elle internée ? Y avait il une raison et si oui : Esme est-elle folle ? Petit à petit, la confiance s’établit entre elles. Habilement construit, alternant passé et présent, le roman nous livre le récit d’une troisième personne. Mais, je n'en dis pas plus ! Au fil des pages, la vérité se dessine. D’abord floue puis distincte et odieuse. J’ai lu ce roman d’une seule traite ! Comme dans Cette main qui a pris la mienne, j'ai été ferrée par l'écriture et le style de Maggie O’Farrell. Un livre fort et très bien mené sur un thème effroyable... http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
22/06/11
 

Je ne connaissais l'auteur seulement de nom car je l'avais plusieurs fois croisé dans la blogosphère littéraire. Cependant, je n'ai jamais tenté de lire un de ses ouvrages. L'étrange disparition d'Esme Lennox fut donc le premier livre que lis de Maggie O'Farrell et je ne pense pas que ce soit le dernier car j'ai beaucoup aimé ce roman.Ce dernier raconte l'histoire d'Esme Lennox qui a été internée dans un institut spécialisé alors qu'elle avait seulement seize ans. Au fil des pages, nous apprenons les causes et nous suivons son retour à la société. Son histoire m'a révolté mais surtout, j'ai été profondément touchée et émue par ce personnage. De plus, elle est aussi très triste, comme tous les drames familiaux. En effet, tout découle de l'incompréhension des parents mais également de la grande soeur. Cette incompréhension résulte, à mon avis, d'un manque évident de communication. A aucun moment dans le livre, les parents d'Esme Lennox lui ont demandé si elle allait bien. Ils n'ont jamais cherché à apprendre à connaître leur fille. Tout simplement car ce n'était pas dans les moeurs de l'époque. C'est aussi un drame social dans la mesure où la jeune fille n'arrive pas à s'intégrer à un monde qui l'oppresse, celui de la haute bourgeoisie anglaise. Elle rejette donc toute forme de conventions, ...Cependant, ce qui m'a le plus plu dans ce livre, c'est le style de l'auteur. Au début, j'avoue que cela m'a un peu dérouté. En effet, il y a une alternance de trois points de vue différents : celui d'Esme, d'Iris et de Kitty. J'ai donc eu un peu de mal à savoir qui prenait la parole. Néanmoins, au bout de quelques pages, je ne faisais plus la confusion dans la mesure où l'auteur changeait de style d'écriture selon le narrateur. J'ai particulièrement aimé quand Esme et Kitty parlaient (cette dernière avait la maladie d'Alzheimer et il était intéressant de voir comment l'auteur la faisait parler. C'était seulement des paragraphes courts, des phrases qui n'étaient pas finies, ...).Je me suis beaucoup attachée aux trois personnages principaux. Elles ont des caractères et des histoires différents mais elles sont toutes touchantes. Esme est plutôt naïve. Elle dégage une certaine innocence même après soixante années d'enfermement. Sa soeur, Kitty, m'a émue par sa maladie mais également par ses regrets qui la poursuivent. Regrets de ne pas avoir aidé sa soeur, su la comprendre et de n'avoir pas appris à la connaître. Iris est, je l'avoue, celle qui m'a le moins touchée. Finalement, je vais conclure en disant que j'ai beaucoup apprécié ce livre. Ce fut un réel coup de coeur. Je conseille vraiment ce livre.

Avalon
08/06/11
 

Un conseil tout d'abord : surtout ne lisez pas la 4ème de couv, qui à mon goût dévoile beaucoup trop de cette histoire magique !C'est une histoire de femmes. C'est une histoire de soeurs et de frères. C'est une histoire de famille. C'est une histoire de secrets et de non-dits, de rancune et de vengeance, d'amour et de haine. C'est une histoire de folie et de raison. C'est une histoire de convenances et de rites à suivre.C'est poignant, émouvant, révoltant. Et tout à la fois plein d'humour et de tendresse. C'est magnifique, lisez-le ! Liliba

liliba
08/03/10
 

Edifiant ! Maggie O'Farrel met en évidence le fait que de tout temps nous restons esclaves des normes et conventions sociales. C'est avec sobriété, qu'elle glisse d'une époque à l'autre, donnant la parole à Esme et Kitty sa soeur.

On entre dans l'histoire par divers flash back qui s'intercalent avec une histoire qui se déroule de nos jours.Peu à peu les différentes pièces s'assemblent, mais il faudra attendre les dernières pages pour reconstituer entièrement l'histoire.Quelques difficultés parfois à savoir à qui appartient les souvenirs qui apparaissent, se croisent avec d'autres pour finalement retourner dans l'histoire présente.Passionnant.

Zhayah
30/03/09
 

Format

  • Hauteur : 22.70 cm
  • Largeur : 14.30 cm
  • Poids : 0.33 kg
  • Langage original : ANGLAIS (IRLANDE)

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