L'etranger

CAMUS, ALBERT

livre l'etranger
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/01/72
LES NOTES :

à partir de
5,90 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait
détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français... »
16 personnes en parlent

Mersault, le personnage principal de "L'étranger", ne se conforme pas aux normes de la morale sociale, et semble étranger au monde et à lui-même. Il se borne, dans une narration proche de celle du journal intime, à faire l'inventaire des évènements, de ses actes, ses envies et son ennui de manière froide et distante, sans les analyser. Il se contente de retracer son existence médiocre, limitée au déroulement mécanique de gestes quotidiens et à la quête instinctive de sensations élémentaires. Ses actes semblent être dictés par les éléments naturels extérieurs plutôt que par sa volonté propre. C'est ainsi que l'assassinat qu'il commet ne répond pas à un instinct meurtrier mais trouve son mobile dans la chaleur suffocante, le soleil éblouissant et la lumière aveuglante. Pour Mersault les événements semblent s'enchaîner de manière purement hasardeuse en une sorte de fatalité. Il vit dans une sorte de torpeur, une étrange indifférence : au moment d'agir, il note d'ordinaire qu'on peut faire l'un ou l'autre et que «ça lui est égal».Dans la seconde partie du roman, Meursault est emprisonné et contemple sa mort en sursis. Il est alors obligé de réfléchir sur sa vie et son sens et est plus prolixe dans l'expression de ses sentiments et de sa révolte. On perçoit alors assez clairement la répugnance de Camus face à l'injustice et la peine de mort.

Kara
14/01/09
 

Condamné à mort, parce qu'il n'a pas pleuré à l'enterrement de sa mère ? Pas de circonstance attenuante donc, pour cet être qui apparait aux jurés comme inhumain. Au delà du scénario, une reflexion sur le libre arbitre, sur la peine de mort..

brucelit
17/02/09
 

Ce livre constitue un puissant plaidoyer contre la peine de mort et on s'incline face à l'écriture d'Albert Camus. Un incontournable.

Zadig
24/01/09
 

Un roman fascinant, remarquable à bien des égards, que j’avais eu l’occasion d’étudier au lycée, tant du point de vue de sa construction que du style ou du travail sur les sensations. Un roman purement existentialiste par son exceptionnel dépouillement et qui rend compte à l’instar de la Nausée de Sartre, quoique sous un angle différent, du quotidien qui constitue l’essentiel de la réalité humaine contemporaine, d’où provient la conscience du vide et de l’absurde. http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
03/02/13
 

J'ai terminé ce livre ce matin et je l'ai trouvé très étrange. Il est assez difficile de rentrer dans l'histoire, et j'ai du le lire à petites doses pour le terminer.L'écriture d'Albert Camus est, dans ce roman, très simple et permet de comprendre facilement ce qui y est décrit. Le fait que cet homme assiste à sa vie comme s'il regardait un film m'a déplu, et c'est ce qui fait que l'histoire est plutôt plate à mes yeux.Je n'ai pas franchement aimé mais je n'ai pas détesté non plus.

filou93
18/06/12
 

Une œuvre incontournable de mon adolescence et dont j'ai beaucoup de mal à parler. Lu trop tôt sûrement mais plus jamais relu depuis comme face à un mur insurmontable. Que dire de Meursault, que dire qui n'a jamais été dit ou crier sur Camus et l'Etranger. On aime, on n'aime pas cette fausse passivité de l'antihéros, ce prisonnier, cet étranger de sa vie, de la vie. Rien ne semble le toucher, ni l'attirer, il le fait parce qu'il faut le faire et puis basta.J'aurais tant à dire, mais non... Pasdel

Pasdel
08/10/15
 

Curieux type que ce Meursault. Employé moyen, assez jeune, il ne ressent rien, n’éprouve rien, ne se passionne pour rien, ne se rend compte de rien. Tout glisse sur lui, rien ne l’atteint ; pas même la mort de sa mère qu’il va enterrer sans état d’âme. D’ailleurs, possède t-il une âme, une conscience ? Vit-il ? Mystère !! Aime t-il ? Rien ni personne n’a de sens pour lui. Il est comme télécommandé, déconnecté de la vie et de son environnement.Dans cette histoire, où finalement, il ne se passe pas grand-chose, où tout est sans relief, on pourrait développer une sérieuse antipathie pour Meursault dont l’atonie étonne, agace, révolte parfois. Au contraire, on finit par le prendre en affection, d’une certaine façon. Il y a forcément une faille affective énorme chez cet homme-là pour qu’il soit aussi handicapé des sentiments, et de l’affect.Albert Camus parvient, avec ce style dépouillé, son vocabulaire simple, et son absence de grandiloquence à faire converger le lecteur vers un personnage auquel il donne paradoxalement un certain relief, et qu’il réussit à rendre attachant.

mimipinson
17/01/15
 

Video annulée pour cause de droit d'auteur, ça commence bien! ensuite en tapant l'Etranger, je suis tombée sur des livres n'ayant rien à voir avec ce que je cherchais; ça a marché en ajoutant Camus! Bon, je l'ai lu en Pléiade (et je préfère la liseuse au papier bible!!) . C'est Meursault contre-enquête qui m'a incitée à cette relecture...et je m'aperçois de l'infidélité de ma mémoire. C'est une très belle langue et j'ai redécouvert l'histoire qui rend le livre de Kamel Daoud si nécessaire. Une bonne heure de lecture (et des heures de rumination!) berthe

afbf
07/12/14
 

Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'un homme étranger au monde. Si étranger, en fait, qu'il en est pour ainsi dire absent. Certes, il accomplit tous les gestes de la vie quotidienne, mais sans jamais se préoccuper de leur donner une véritable signification. Homme sans qualités, sans caractère, sans profondeur, Meursault est le prototype de l'Homo Absurdus. Il mène tel un robot une existence dénuée d'enjeu et de finalité, une existence purement organique, réduite à ses fonctions primaires: manger, dormir, copuler. Jusqu'au jour où, sans vraiment savoir pourquoi, il tue un homme. Commence alors son procès, qui le confronte à sa propre vacuité et le somme de s'en expliquer.Ce qui fait la force de ce roman, c'est bien sûr qu'il traite d'une des questions essentielles de la philosophie: la vie a-t-elle un sens? Mais le plus intéressant, c'est peut-être la manière dont il la traite. En effet, non seulement Camus traduit admirablement l'absence au monde de son narrateur en usant d'une langue blanche et neutre qui tue dans l'oeuf toute émotion, et ce dès la première page du livre où Meursault rapporte la mort de sa mère avec toute la froideur d'un procès-verbal. Mais de surcroît son récit a la forme d'un diptyque dont les deux volets se répondent comme deux miroirs parfaitement symétriques. La seconde partie de "L'étranger" reprend en effet un par un les événements relatés dans la première et les relit à la lumière de la morale commune qui prend ici l'aspect comminatoire d'une cour d'assises.Par moments, ce livre m'évoque un peu "Erostrate" de Sartre. J'y entends aussi des échos du "Procès" de Kafka. Il m'arrive même, parfois, d'apercevoir derrière la silhouette de Meursault celle, furtive, du Lafcadio de Gide. Mais l'oeuvre de Camus possède sa propre cohérence et, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, n'est en rien nihiliste. C'est en fait un constat doublé d'une mise en garde. La vie, en soi, n'a pas de sens, nous dit Camus, c'est donc à nous qu'il revient de lui en donner un, faute de quoi, nous aussi, nous deviendrons des Meursault, des étrangers au monde.Message finalement très humaniste qui fait à la fois la grandeur de ce livre et celle de son auteur.

MariePattz
14/05/14
 

Une vraie (re)découverte pour moi! j'avais certainement lu L'étranger au lycée mais je n'en avais vraiment aucun souvenir. Avec 20 ans de recul, j'apprécie d'autant plus ce texte, simple et fort. Meursault, étranger à lui-même, se laisse vivre et se regarde mourir jusqu'aux portes de sa conscience. Enfin, il réagit mais c'est déjà trop tard

viwa
13/01/14
 

Ecriture distante tout comme le personnage qui ne suit pas les événements mais qui ne fait que les subir sans jamais chercher à se défendre et à devenir lui-même. Cemella

Cemella
22/12/13
 

Son écriture est simple comme un Camus, l'histoire est plaisante même si j'ai eu du mal à le commencer.. Plus on avance, on tient et finalement on apprécie... Mandy.

Mandy05
27/09/12
 

J'en avais pas lu depuis la fac de lettres. C'était l'Exil et le Royaume. J'avais pas mal aimé, mais sans plus. Par contre, en terminale, j'avais eu droit à La Chute, et là j'avais beaucoup aimé. Vraiment.Là, autant le dire tout de suite, on est plus du côté de La Chute que de L'Exil. C'est peut-être parce que c'est également un roman. C'est même fort possible, mais j'aime bien aussi les nouvelles. Soit!Que nous raconte Camus? Il nous raconte l'histoire d'un homme, un Pied noir, vivant en Algérie à l'époque où elle était française, et qui se retrouve condamné à mort, presque accidentellement. Presque accidentellement, parce que c'est la sensation qu'on en a en lisant ce bouquin. Le narrateur est ce Pied noir et il nous raconte avec une froideur terrifiante son histoire. C'est cette froideur qui fait de lui un étranger, et c'est cette froideur qui le condamne à mort. On ne le condamne pas parce qu'il a tué un arabe. On ne le condamne clairement pas pour ce qu'il a fait ou pas, mais pour sa froideur, incompréhensible. Cet homme est un étranger. Il est Français, jugé par un tribunal français, mais c'est un étranger. Il a bel et bien commis un meurtre, et il nous l'explique très bien dans sa narration; mais le véritable coupable n'est autre que ce satané soleil. Toute une thématique pour Camus, le soleil algérien... C'est à la fois une bénédiction et une malédiction. Une bénédiction parce qu'il est agréable de se baigner, il est agréable de voir le ciel bleu, il est agréable de voir les femmes partiellement dénudées... Une malédiction parce qu'il frappe fort et qu'il fait mal, une malédiction parce qu'il exerce une influence terrible sur les esprits, une malédiction parce que si Meursault (le narrateur) avait été jugé à 20h plutôt qu'à 17h, il aurait peut-être écopé d'une peine réduite, une malédiction parce que si le soleil n'avait pas tapé aussi fort sur son front, il n'aurait pas été aveuglé et affaibli et il n'aurait peut-être pas ouvert le feu, face à cet homme qui ne lui avait rien fait... Meursault est un étranger parce que lorsqu'il explique cela au tribunal, le public rit à gorges déployées... Comment peut-on comprendre ça? A-t-on jamais vu ce genre de chose? Un meurtre dont le responsable serait le soleil... http://marcanciel.over-blog.fr

marcanciel
09/09/11
 

Je ne pensais pas du tout lire (relire ?) ce livre quand une de mes amies l'a prêté à mon fils pour le lycée, du coup je me suis dit que c'était l'occasion de le lire et éventuellement de combler une lacune. Et c'est chose faite. Le livre commence par l'annonce du décès de la mère du narrateur, le style est direct, les phrases sont courtes. On enchaîne sur son retour à sa vie de célibataire à Alger sans qu'il soit très préoccupé par l'évènement qui vient d'arriver. Dès le début le narrateur a toujours l'air un peu extérieur à ce qui lui arrive un peu comme un observateur, comme un étranger. Ceci est encore plus flagrant quand des évènements graves surviennent et que sa vie est en jeu. J'ai apprécié cette lecture mais je ne pense pas que mon fils soit du même avis que le mien (il m'a dit 'Bof !'), je me demande même s'il a vraiment lu le livre dans son intégralité ..... Sandrine(SD49)

SD49
17/03/11
 

Une découverte tardive pour ma part puisque j'ai dû attendre l'age de 30 ans pour enfin tourner les pages de L'étranger et je dois avouer qu'il m'est plutôt agréable de rattraper le temps perdu.Sous le couvert d'une histoire simple voire presque banale, comment ne pas déceler la critique acerbe d'une société qui se permet de juger les gens à travers le prisme de la bienséance et de la norme. L'étranger, ou comment un homme qui appréhende la vie en dehors de toute considération morale et de toute émotion se retrouve à ne plus maitriser le fil de son existence et va bien malgré lui se conduire à sa perte.

moinsun
28/02/10
 

Confession à la première personne d’un être qui semble en dehors du monde, “L’étranger” est un livre qui nous place à distance respectueuse de son personnage principal. Je l’avais déjà lu il y a quelques années, mais il me laisse toujours aussi perplexe. Difficile de s’attacher à ce personnage si unique, si difficile à cerner. Son intériorité ne nous est pas donnée, il vit au présent, n’a aucune épaisseur psychologique ; il ne ressent pas d’émotions, seulement des sensations. Cela rend le livre troublant, et je serais bien en peine d’en faire une critique édifiante. Surtout qu’il est intéressant de voir d’une part ce que l’auteur cherche à nous amener à penser et d’autre part, de juger le héros objectivement pour les faits dont il est accusé. Il ressort du décalage qui naît entre les deux lectures une impression de malaise. Mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de l’oeuvre, vu que très peu d’éléments nous sont donnés, chacun peut se faire sa propre idée sur Meursault.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
12/06/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

Dans la même catégorie