L'etrangleur de cater street

PERRY, ANNE

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 01/04/02
LES NOTES :

à partir de
7,50 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Suffragette avant l'heure, l'indomptable charlotte ellison contrarie les manières et codes victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s'étalent les faits divers les plus sordides. aussi bien le londres des années 1880 n'a-t-il rien à envier à notre fin
de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. dans cette nouvelle série " victorienne ", la téméraire charlotte n'hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur thomas pitt de scotland yard. Charmante sherlock holmes en jupons, charlotte a déjà séduit l'angleterre et les etats-unis. la voici partie à l'assaut de l'hexagone.
10 personnes en parlent

Anne Perry est un nom souvent cité chez les lecteurs de Jane Austen. Prenant place dans l’Angleterre victorienne, les enquêtes et surtout les personnages de la saga Charlotte et Thomas Pitt semblent posséder un je-ne-sais-quoi d’austenien. Inutile donc de vous dire que j’étais très curieuse de lire L’Etrangleur de Cater Street, premier tome de la série offerte par Anne Perry. C’est en compagnie d’Elodie que j’ai fait la connaissance de Cater Street et de sa population. Et j’ai apprécié. Beaucoup même ! Il ne m’a d’ailleurs pas manqué grand-chose pour que la lecture passe de très bonne à carrément excellente.C’est dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle qu’Anne Perry - prolifique auteure aujourd’hui âgée de 75 ans ! - décide de placer les bases de ce premier tome publié pour la première fois en 1979. Sous couvert d’une enquête policière, l’auteure s’attarde surtout sur le côté sociologique ; c’est ce qui m’a le plus plu et ce que je retiendrai de ma lecture. Il faut l’avouer, si l’enquête reste plaisante à suivre, ce n’est en effet pas le point fort de ce premier tome. On se doute assez vite, si ce n’est du nom exact du coupable, au moins de la « famille » incriminée et la révélation finale n’est donc pas très surprenante.En revanche, la façon dont l’enquête est menée et surtout les réactions des différents protagonistes me semblent particulièrement intéressantes. Face à plusieurs meurtres survenant dans un quartier restreint de l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, les personnages réagissent différemment de ce qu’on pourrait imaginer. Impossible pour eux d’envisager la possibilité d’un tueur en série qui opèrerait pour des raisons autres que purement matérielles (le vol par exemple) et encore plus inconcevable pour eux que le coupable soit l’un d’entre eux (de la « bonne société »), quelqu’un qu’ils côtoieraient tous les jours et qui pourrait ne pas être conscient de ses actes. Pour nous, lecteurs du XXIe siècle habitués aux œuvres de fiction (et aux faits divers) mettant en scène des serial killers, les meurtres en série et les troubles psychologiques sont entrés dans notre conception de la société et ne nous paraissent malheureusement plus si extraordinaires… L’inspecteur Pitt se heurte à l’incrédulité des personnages et doit mener l’enquête tant bien que mal, prouvant constamment les théories « révolutionnaires » qu’il avance. Voilà un aspect du texte vraiment intéressant, à mon avis.Et si l’on arrive si bien à percevoir les troubles des différents personnages, c’est que ceux-ci sont extrêmement bien croqués. Les portraits, nombreux, sont précis, détaillés et surtout, intelligemment mis en place. Le lecteur se retrouve alors sans peine immergé dans la famille de Charlotte, héroïne en avance sur son temps que j’ai adoré suivre. Deuxième d’une fratrie de trois sœurs, Charlotte fait fi des convenances. Elle ne veut pas être exclue de l’enquête et souhaite par-dessus tout se tenir au courant de son avancée, au grand dam de son père, conservateur qui exige que les femmes de sa maison restent à leur place, loin des journaux et des affaires sanglantes. Charlotte c’est un peu une Elizabeth Bennet un poil plus rebelle, vivant 80 années après l’héroïne austenienne : toujours la répartie qu’il faut, contre la place que la société victorienne voudrait lui imposer. J’ai beaucoup aimé sa rébellion « équilibrée », ni trop peu ni pas assez, juste ce qu’il faut pour la rendre vraisemblable. Et j’ai également beaucoup apprécié sa réaction face à l’inspecteur Pitt et l’évolution de leur relation, entre exaspération et gêne réciproque. Un peu moins charismatique que la jeune femme (en tout cas pour le moment), Thomas Pitt n’en reste pas moins un héros que l’on a plaisir à rencontrer et qu’on espère retrouver le plus souvent possible au fil des pages.Les autres personnages, formant essentiellement l’entourage de Charlotte, marquent par leur personnalité bien retranscrite. Exaspérants d’autorité patriarcale, ridicules dans leurs convictions complètement dépassées, touchants dans leurs attentes, tantôt amusants et aimables, parfois haïssables… la plupart ne laissent pas indifférents et apportent un éclairage intelligent sur les mœurs de la société victorienne anglaise.Enfin, pour ceux qui pourraient redouter une intrigue se déroulant au XIXe siècle et donc un certain style littéraire qui en découlerait ; rassurez-vous, c’est plus qu’abordable pour les lecteurs du XIXe siècle que nous sommes ! On pourrait presque regretter une certaine distance entre le fond et la plume d’Anne Perry qui me paraît finalement assez moderne. Je n’irais pas jusqu’à parler d’énorme décalage entre les deux mais il est évident que le style employé n’a pas grand-chose à voir avec ce qui s’écrivait à la fin du XIXe siècle. Malgré tout, je ne boude pas mon plaisir et félicite plutôt l’auteure pour l’atmosphère qu’elle a su mettre en place et pour ses dialogues, rythmés et ne manquant pas de charme (notamment lorsque Charlotte et Thomas Pitt se donnent la réplique).C’est donc avec une impression plus que positive que j’ai refermé ce premier tome et c’est avec beaucoup de curiosité (et d’impatience) que j’envisage de lire la « suite ». Rassurez-vous, chaque opus peut se lire indépendamment des autres et peut se suffire à lui-même (chacun présente une enquête différente) mais si l’évolution des personnages récurrents vous intéresse, il vaut mieux lire la série dans l’ordre, à mon avis !

DameMeli
05/05/14
 

Depuis de nombreuses années je voulais lire les enquêtes de Charlotte et Thomas Pitt mais je n’avais jamais sauté le pas. En me rendant au Salon du Livre de Paris, j’ai profité de la présence de l’auteur pour enfin acheter ce premier tome (et me le faire dédicacer par la même occasion !). Et je n’ai qu’un seul regret : celui de ne pas avoir commencé la série plus tôt !Les habitants de Cater Street sont en émoi. Plusieurs jeunes femmes ont été assassinées dans la rue et personne ne sait pourquoi. Aucune des résidentes ne semble être à l’abri et la police peine à démasquer le coupable. Charlotte va, malgré elle, se trouvait mêlée à cette sombre histoire. Mais sa curiosité pour ce genre d’affaires pourrait bien la mener au devant de grands dangers. Après tout, le meurtrier est prêt à tout pour ne pas se laisser prendre, y compris à se débarrasser de toute personne susceptible de le démasquer. L’inspecteur Pitt sera-t-il en mesure d’arrêter l’assassin avant qu’il ne frappe de nouveau ?Cette première enquête de Charlotte et Thomas Pitt nous plonge dans une Angleterre victorienne où les apparences et les faux-semblants dominent. Mais comment faire lorsqu'ils font obstacle à l'élucidation de meurtres tous plus terribles les uns que les autres ?Anne Perry parvient avec brio à nous faire remonter le temps jusqu’en 1880 et décrit à merveille les conditions de vie de l’aristocratie de l’époque. Les apparences y sont essentielles et lorsque le cadavre d’une jeune femme de bonne famille est retrouvé dans la rue et que la police vient enquêter, celles-ci risquent de voler en éclats. Quels sombres secrets l’inspecteur Pitt va-t-il mettre à jour ? Au cours de son enquête, le policier fera de nombreuses découvertes, mettant à mal ces familles pour qui l’image compte plus que tout, y compris que la découverte du meurtrier…Les paroles et les actes de chacun des protagonistes vont alors être décortiqués dans les moindres détails, nous livrant un tableau de ce que pouvait être la société londonienne de cette fin du XIXème siècle. En ce sens, j’ai d’ailleurs trouvé que l’auteur s’inspirait beaucoup de Jane Austen, ce qui n’était bien évidemment pas pour me déplaire !Tous les personnages voient leur vie gouvernée par les conventions sociales et chacun ne saurait y déroger. La plupart se révèleront alors lâches, menteurs et/ou hypocrites. Pourtant, quelques-uns se démarquent du lot dont notre chère héroïne : Charlotte. Curieuse, Charlotte s’intéresse à des sujets sur lesquels une dame digne de ce nom ne devrait en aucun cas se pencher : les histoires de bataille, de meurtre ou encore de politique suffisent à faire son bonheur. Cela pourrait presque passer s’il elle n’était dotée, en plus de cela, d’un franc parler. Charlotte n’a jamais su rester à sa place et possède une fâcheuse tendance à exprimer tout haut ce qu’elle pense, au grand dam de sa mère qui désespère de la voir se marier un jour. Sa sœur Émily, qui possède elle aussi un grand esprit critique, est néanmoins plus superficielle. Désireuse de faire un (très) bon mariage, elle n’hésite pas à mettre son intelligence à profit pour parvenir à son but. Dotée d’un pragmatisme à toute épreuve, ses répliques apportent une petite touche d’humour. Du côté des personnages masculins, j’ai bien aimé l’inspecteur Thomas Pitt même si comparé aux personnages féminins, je l’ai trouvé un peu plus fade. Toutefois, son charisme et sa détermination en font un personnage intéressant et plutôt attachant.Anne Perry fait intervenir de nombreux personnages au cours de cette enquête et consacre ses chapitres à leurs points de vue respectifs, ce qui nous permet d’avoir une approche de leur façon de penser et de découvrir quels secrets ils tentent de cacher. L’auteur prend ainsi plaisir à brouiller les pistes de l’enquête tout au long de notre lecture. Pour autant, je n’ai pas trouvé que c’était le point fort du livre. En effet, j’ai trouvé qu’il était assez facile de deviner le coupable largement avant la fin mais c’est là tout l’intérêt de cette lecture : j’avais hâte de parvenir à la fin pour vérifier mon hypothèse !L’autre point fort tient à son aspect sociologique. Sur fond d’enquête, c’est bien la société de l’époque qui est décrite avec le rôle que chacun doit y jouer. Si les hommes et les femmes occupent des positions bien définies en fonction de leur sexe, il faut également y ajouter leur place dans la société. L’inspecteur Pitt se voit ainsi confronter aux oppositions des gens de la classe sociale supérieure non pas parce que le meurtrier pourrait bien se trouver dans leur cercle mais bien parce que son enquête pourrait avoir des répercussions énormes sur leur image. Heureusement qu’il peut compter sur le bon sens et l’intégrité de certains.Pour conclure, j’ai beaucoup aimé cette première enquête de Charlotte et Thomas Pitt. La plume d’Anne Perry est un régal et suspens et rebondissements sont présents tout au long de notre lecture. Une fois cette enquête terminée, vous n’aurez qu’une envie : découvrir la prochaine sans tarder ! N'hésitez pas à venir nous rendre une petite visite sur notre blog : http://drunkennessbooks.blogspot.fr

ManonMarie
19/04/15
 

Première lecture d'un roman d'Anne Perry et je peux écrire qu'il s'agit d'une totale réussite, proche du coup de coeur ! en effet tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment de détente. Charlotte, est une jeune fille désinvolte issue d'une classe sociale aisée, elle va être confrontée à des crimes commis à proximité de Cater Street, rues sombres et dépravées où la pauvreté règne en maître (Dickens ne semblait pas loin), celle-ci n'hésite pas à balayer toutes les conventions sociales propres à son rang pour faire valoir ses opinions et ses colères face aux inégalités inhérentes aux hommes et aux femmes quant à la vie de couple, pas dénuée d'humour non plus, j'ai beaucoup aimé les dialogues échangés avec l'inspecteur Pitt et la grand-mère. La fluidité de l'écriture parachève le plaisir de lecture.

evalea
25/04/14
 

A force d’entendre parler d’Anne Perry, le très célèbre auteur anglais des romans historiques policiers qui a vu ses romans devenir de véritables bestsellers de par le monde, j’ai cédé et je me suis ruée sur le tome 1 d’une série qui comprend 26 tomes. Je voulais, moi aussi, connaître sa plume et sa personnalité. Elle a tout de même un profil assez rare. Après le succès de son premier roman publié en 1979, L’Etrangleur de Cater Street, Anne Perry a écrit pas moins de 73 livres, comprenant la série de Thomas et Charlotte Pitt, Monk ou la série historique de Noel.Le premier tome de la série Pitt que j’ai eu entre les mains à la bibliothèque m’a intrigué. Je ne pouvais m’empêcher de penser, en examinant le titre ainsi que la quatrième page de couverture, à l’histoire anglaise et, comme toute passionnée de cette culture, les noms de Pitt et de l’Etrangleur ravivaient des souvenirs assez vivaces. J’étais notamment curieuse de la transformation que Perry ferait vivre à ces personnages connus. J’avais notamment gardé un souvenir peu glorieux du personnage politique que fut William Pitt fils. Les écrits des autochtones irlandais le décrivant me restent toujours en travers de la gorge…Mais passons cet épisode malencontreux.J’imagine qu’Anne Perry avait en tête ces personnages célèbres en écrivant ses livres… Je n’ai malheureusement pas le plaisir de la fréquenter pour connaitre ses sources d’inspiration. Imagination de ma part ou non, toujours est-il que je suis fascinée par les écrivains qui s’amusent à détourner des noms connus en des personnages de fiction. Ceci a été pour ma part suffisant pour me pousser à lire ce premier tome.J’étais donc curieuse de savoir comment ces nouveaux personnages offriraient du plaisir au lecteur, tout en effaçant tout lien possible avec tel pseudonyme connu. Découvrir un monde censé être différent de celui que l’on connait avec une personnalité propre n’est pas chose facile. On part forcément avec des a priori. Anne Perry s’est révélé pour moi être un merveilleux peintre du XIXème siècle. J’ai été époustouflée par la profondeur des personnages de son histoire. Brillamment, elle brosse le portrait de chacun d’entre eux. Avec elle, tous les personnages sont importants et ont un rôle à tenir. Chaque personnage a sa propre histoire. Ils semblent parfois si réels qu’on pourrait facilement les trouver au coin de la rue ou dans sa propre famille. La profondeur des personnages n’est pas la seule qualité qui permet au roman d’être réaliste. De nombreuses références historiques s’ajoutent pour étayer l’histoire et contribuent ainsi à rendre le roman plus attrayant en bien des points.Lorsqu’on lit Anne Perry, on découvre que la créativité naît de la vie réelle. Elle n’écrit pas la vie sociale du XIXème siècle anglais, même si on pourrait facilement s’y tromper. Elle éclaire juste la vie de cette époque au travers de sa fiction. C’est du pur prodige.Si vous aimez les histoires de mystère, les fictions historiques, les histoires d’amour, les crimes anglais, servez-vous. Lisez Perry. Il vous sera difficile de poser ses livres.Quatrième page de couverture : Suffragette avant l’heure, l’indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o’clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s’étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n’a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série « victorienne », la téméraire Charlotte n’hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Charmante Sherlock Holmes en jupons, Charlotte a déjà conquis l’Angleterre et les Etats-Unis. La voici maintenant partie à l’assaut de l’Hexagone.Mon avis : Anne Perry introduit son lecteur dans un monde de secrets, de mystères et d’illusions. Nous voilà de retour à l’époque victorienne parmi les membres de l’aristocratie anglaise. L’histoire commence lorsque la fille d’une famille, somme toute convenable, est assassinée dans le voisinage. Un incident isolé dans un monde guindé ne crée pas plus de troubles dans la famille de Charlotte Ellison, notre héroïne. Les membres de cette maisonnée sont certes effrayés par le crime mais ils restent persuadés que ce fait divers restera isolé. Toutefois, lorsqu’une seconde victime est retrouvée morte dans la même rue que la famille Ellison, ces derniers imputent la faute à la victime, persuadés que ces femmes ont eu un comportement répréhensible. On peut être surpris par leur réaction. Mais, en même temps, on comprend facilement que cette réaction leur permet de fuir la réalité qu’ils ne sont visiblement pas capables d’affronter. Se dire que ces crimes peuvent toucher n’importe qui fait en effet froid dans le dos. Ce n’est seulement qu’avec la troisième victime qu’ils commencent à comprendre et à accepter la gravité de la situation.Un jeune inspecteur de police, Thomas Pitt, est chargé d’enquêter sur ces crimes.L’arrivée de l’inspecteur dans cette famille va peu à peu éveiller chez ces gens de classe sociale aisée, pour qui l’apparence est gage de vérité, une prise de conscience. Les nombreuses questions de l’inspecteur vont pousser les membres de la famille Ellison à chercher en eux-mêmes des bouts de réponses, après avoir soupçonné leur entourage et remis en cause leurs propres visions du monde. Nous assistons à de véritables combats intérieurs chez la plupart des membres de cette famille, luttant souvent entre foi et vérité, deux identités qui ne font pas souvent bon ménage dans ce roman. J’ai pour ma part adoré être témoin de ce changement, fait avec subtilité et douceur.Anne Perry réussit merveilleusement à décrire les tensions qui jaillissent de cette prise de conscience au sein de la maison des Ellison. Charlotte en est la digne représentante. En posant de nombreuses questions sur le comportement de chacun, Charlotte se révèle d’une intelligence aiguisée. Son caractère franc et visionnaire permet de pointer du doigt les manques de la société de l’époque, notamment la condition féminine. Nous assistons amusés au monde artificiel qui l’entoure. Son personnage en devient doublement sympathique, puisqu’avec elle nous apprenons les dessous du monde qui l’abrite.Néanmoins, elle n’est pas la seule à nous révéler les dessous de la société victorienne. L’inspecteur Pitt n’est en effet pas en reste. Lorsque ce dernier se rapproche de Charlotte, il participe à mettre en valeur le personnage de Charlotte et, ce faisant, il ajoute de la valeur au roman. Avec lui, un point de vue différent sur l’Angleterre victorienne est apporté, période assez sombre comme en témoignent par exemple les articles de journaux traitant du célébrissime Jack the Ripper ou les ouvrages de certains écrivains tels George Bernard Shaw. Contrairement aux Ellison qui appartiennent à la classe aisée de l’Angleterre, Pitt fréquente les pauvres et les gens peu recommandables. L’intérêt que porte Pitt à Charlotte ne rend que plus engageant ce roman, ajoutant au suspense social bien ficelé une touche de romance qui donne à l’ouvrage une dynamique forte, nous rendant rapidement accro à cette histoire. Plus d’une raison nous poussent ainsi à tourner les pages rapidement.La lecture fut pour moi très plaisante. Premier volume de la série "Pitt", ce roman se laisse lire tant par la qualité d’écriture que la mise en scène du polar victorien qu’elle met en place. Malgré tout, j’ai été un petit peu déçue par la découverte de l’assassin que j’avais soupçonné depuis un moment. Cependant, j’ose imaginer que tout le monde ne ressentira pas cette déception vu le mobile assez étonnant, il faut l’admettre.Une très belle découverte. Un auteur que je recommande chaudement ! Pour ma part, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. Je pense poursuivre la série avant de me plonger dans l’histoire de Monk, dont l’intrigue me semble également tout aussi fascinante.Je tiens à remercier à cette occasion Syl , qui m’a fait découvrir Anne Perry!

Soune
10/09/13
 

Premier volume de la désormais longue série consacré à Charlotte et Thomas Pitt, c'est à mon avis l' un des plus réussi. Nous sommes dans les années 1881 à Londres Charlotte, jeune fille bien née se pique de curiosité pour les faits divers, le droit des femmes, et les enquêtes policières. Tout ce qui peut pimenter son quotidien et l' éloigner pour un temps des conventions et de l' étiquette régnant dans son milieu est le bienvenue. Dès les premières nous sommes plongés dans l' atmosphère de la fin de l'époque victorienne, c'est le Londres des belles tenues, des maisons de maître, l' univers des nantis et de ceux qui travaillent pour les premiers. Les personnages ont des caractères haut en couleurs attachants, détestables, leurs défauts et qualités les rendant si humains. L' écriture est vive alternant descriptions, dialogues et moments d'actions.Un roman policier historique savoureux.

Lacazavent
14/08/13
 

En bref, une très agréable lecture qui réunit pleins de bons points : l'époque victorienne, un personnage principal haut en couleurs, un suspense parfait et un point de vue original. Parfait policier historique, un coup de coeur !

RizDeuxZzZ
23/07/13
 

Une enquête plutôt longue à démarrer mais pour une fois, cela n'a pas été pour me déplaire. Bien sûr il n'aurait pas fallu que cela dure beaucoup plus, on est d'accord.Anne Perry pose vraiment bien les bases de la société dans laquelle on évolue ainsi que les différents caractères et tempéraments de la famille de Charlotte autour de qui évolue tout le roman.Les personnages sont bien travaillés, collants parfaitement à l'ère victorienne mais peu attachants. Hormis Charlotte, notre héroïne qui brave les conventions avec son intérêt pour les faits divers et sa langue bien pendue, et l'inspecteur Pitt qui est très charismatique et m'a de suite mis dans sa poche, les autres sont trop dans le qu'en dira-t-on qui sied tant à leur époque et c'est agaçant.Le roman semble vraiment plus axé sur les moeurs et les gens de ce temps-là que sur l'enquête concernant notre étrangleur de jeunes personnes de sexe féminin.On change régulièrement de point de vue, on suit vraiment le quotidien de toute la famille Ellison et parfois le temps semble un peu long de par la monotonie de leur vie bourgeoise.La fin est assez brutale, en effet le dénouement a lieu lors des deux dernières pages, ce n'est pas habituel mais cela ne m'a pas perturbée plus que cela, j'ai même trouvé cela efficace au niveau du suspens qui est maintenu vraiment jusqu'au bout. Bon je reconnais que l'on peut avoir des doutes quant à notre criminel en fin de livre, qu'on peut deviner qui est derrière ces meurtres mais la confirmation de nos soupçons n'arrive qu'à cet instant précis avec le THE END.Une excellente découverte et je compte bien continuer à lire les aventures de Charlotte & Thomas.

bookworm02
20/02/13
 

A Londres, à la fin du 19ème siècle, un assassin étrangle des jeunes filles aux alentours de Cater Street. La famille Ellison va vivre ces événements et des secrets vont apparaître mettant à mal la cohésion de la famille.L'étrangleur de Cater Street est le premier de la série Charlotte Ellison. Je m'attendais à un vrai roman policier (ben oui j'ai cru ce que racontait la quatrième de couverture). Je le considère plus comme un drame victorien. Charlotte n'enquête même pas, l'inspecteur n'apparait que pour poser des questions à la famille. Si on découvre le tueur ce n'est que par un pur hasard.Ce qui est intéressant c'est la description de la société faite par Anne Perry. Une société enfermée sur elle même, qui a du mal a accepter qu'il y des pauvres ailleurs. Il y a aussi cette façon de ressortir des secrets pour décrire la société.J'ai trouvé que le style était fluide et que la lecture avait été rapide. En fin de compte je suis partagé, je ne vais pas dire que j'en suis déçu parce que je ne me suis pas ennuyé mais je regrette qu'on le présente comme un roman policier (chose que j'ai cru).

Chiwi
31/12/12
 

Une enquête policière au cœur de l’époque victorienne, au sein même de la Haute Société, des meurtres en série ont lieu dans une seule et unique rue. De simples servantes sont visées mais également des jeunes femmes de bonne famille. Rien ne semble les lier si ce n’est de résider dans Cater Street. Au fil des pages chacun soupçonne l’autre tout en espérant que le coupable n’est qu’un fou des bas-fonds.La quatrième de couverture est quelque peu trompeuse, Charlotte Ellison ne mène pas l’enquête à la façon d’un Sherlock Holmes. C’est tout simplement une jeune femme curieuse et un peu perdue dans cette affaire qui par ses questionnements aidera – malgré elle – l’inspecteur Thomas Pitt. Si l’on devait garder ce parallèle, Charlotte serait alors le Docteur Watson de M. Pitt, et encore…Il n’empêche que cette histoire est des plus agréable à lire, que la plume d’Anne Perry est des plus savoureuse et subtile. D’un bout à l’autre, on tente de trouver qui est l’assassin, les chemins sont trompeurs et le dénouement est des plus inattendu.

Elabulle
19/11/12
 

Venant de lire "L'affaire de Road Hill House" j'avais encore envie de polars victoriens, mais le personnage de Charlotte m'a un peu deçu. J'ai découvert l'etrangleur de Carter Street 150 pages avant que Pitt et ça a eté un peu frustrant de continuer à lire quand le denouement de l'intrigue etait si évident. Mai j'irai essayer le deuxième tome quand-meme.

Valeria82
03/08/11
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.25 kg

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