L'execution

BADINTER, ROBERT

EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 25/03/98
LES NOTES :

à partir de
5,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

J'avais écrit ce livre, où se mêlent récit d'un drame judiciaire et réflexions sur la justice et le métier d'avocat, après l'exécution de Claude Buffet et Roger Bontems, en novembre 1972, à Paris, dans la cour de la prison de la Santé. Tous deux avaient été condamnés à mort par la Cour d'assises de Troyes pour avoir pris en otage et égorgé, à la Centrale de Clairvaux, une infirmière et un gardien. Leur grâce avait été refusée par le
Président Pompidou. Depuis lors, la guillotine a été reléguée dans les caves d'un musée, et la peine de mort a disparu de nos lois. Mais elle sévit encore dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis. Et la tentation d'y revenir n'a pas disparu de tous les esprits. Cette justice qui tuait, la voici à l'oeuvre dans ce livre. Il n'est pas inutile que de nouvelles générations, plus heureuses à cet égard que la nôtre, la connaissent. R.B.
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Un récit exceptionnel que je ne connaissais pas et que les éditions Audiolib me font découvrir avec bonheur. Ce texte est d'une force peu commune ; tout le cheminement et les questionnements d'un avocat au moment où il aborde un procès qui, il le sait, le changera à tout jamais. Robert Badinter raconte son procès, intercale les conseil de son maître dans ce métier, Henry Torrès, fait le point sur le déroulement de l'affaire pendant les deux premières parties. La troisième étant consacrée plutôt à la demande de grâce et à l'exécution. Dans la présentation, Robert Badinter finit en disant : "Fermez les yeux et écoutez", et c'est ce que j'ai fait. La voix de Charles Berling entre dans le casque, paisible au départ, qui enfle lors du procès et devient presque un murmure dans la troisième partie. Si je suis un adepte du livre papier, je dois avouer ici que parfois l'interprétation d'un acteur peut donner de l'ampleur à un texte, quand bien même celui-ci n'en a point besoin. Car, effectivement, le texte se suffit à lui-même, mais C. Berling lui donne une force supplémentaire. Aucun passage n'est anodin, tant ceux concernant le procès que les conseils du maître Torrès, un vrai plaidoyer pour le métier d'avocat, de défenseur, que la fin, tendue, sensible et inoubliable. Je me souviens encore des débats en 1981 autour de l'abolition de la peine de mort, ceux organisés dans les cours au collège et même encore quelques années après au lycée. Ils étaient vifs, emportés et je défendais fermement ma position, celle qui avait enfin gagné. Je ne m'étais jamais demandé comment Robert Badinter en était venu à croire en l'abolition, j'ai maintenant une réponse claire.Merci aux éditions Audiolib de mettre ce texte à leur catalogue, car il doit être lu ou écouté très largement. Cet été, en voiture ou sur la plage, dans l'autoradio ou sur vos lecteurs MP3. Puissant. Encore mieux qu'un bon polar. La praticité d'un format à trimballer partout alliée à l'interprétation formidable de Charles Berling. Pas gai (mais pas pire qu'un thriller, et mieux en terme de qualité) certes, mais inévitable. Yv

Lyvres
18/07/13
 

Rappel des faits : Robert Badinter, avocat de Bontems, complice de Buffet dans la prise d’otages de la prison de Clairvaux en 1971 qui fit deux victimes, disposait d'une preuve matérielle disculpant Bontems du meurtre. Mais le rapport attestant ce fait était nul à cause d’un vice de forme. Robert Badinter ne pouvait en faire état lors du procès sans encourir une sanction disciplinaire, ce qu’il fit néanmoins.Dans L’exécution, Robert Badinter nous raconte le procès qui eut lieu à Troyes. Le jury dut finalement reconnaitre que seul Buffet avait tué les deux otages, mais n’en condamna pas moins Bontems à mort comme Buffet. Le Président Pompidou refusa la grâce présidentielle. L'assassin et son complice furent donc exécutés fin 1972.Robert Badinter vécut ce verdict comme une injustice absolue : on n'exécute pas celui qui n'a pas tué. Il en restera marqué pour la vie. Partisan de l’abolition, il en combattit alors la peine de mort avec encore plus d’acharnement. Comme on le sait, son combat aboutira le 18 septembre 1981 quand, Garde de Sceaux, devant l’Assemblée Nationale, il obtiendra l’abolition de la peine de mort en France.Ce combat rappelle celui que menait 150 ans plus tôt Victor Hugo, notamment dans Le dernier jour d’un condamné.L’exécution est la relation des faits dans lesquels on voit que la France des années soixante-dix était encore très majoritairement favorable à la peine de mort. Mais c’est aussi un livre très personnel dans lequel l’avocat réfléchit sur son métier, avec de nombreux retours en arrière sur sa jeunesse et où il rend hommage à son maître l’avocat Henry Torrès.

Ludeca
23/10/14
 

C'est l'histoire d'un avocat brillant qui a si vaillamment défendu l'abolition de la peine de mort. C'est surtout la façon dont il raconte le procès et la condamnation d'un homme à la guillotine qui prend aux tripes.Brillant, tout simplement.

Librio
22/02/12
 

Format

  • Poids : 0.28 kg

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