L'heure trouble

THEORIN-J

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 18/02/09
LES NOTES :

à partir de
9,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

À l'heure trouble avant la tombée de la nuit, un enfant disparaît sans laisser de trace dans les brouillards d'une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, une de ses chaussures est mystérieusement adressée à son grand-père. Qui a intérêt à relancer l'affaire ? Pourquoi toutes les pistes mènent-elles à un criminel mort il y a longtemps ? Dans une oppressante atmosphère de huis-clos, une étrange
histoire de deuil, d'oubli et de pardon, hantée par les ombres du passé. Nº1 des ventes en Suède, déjà traduit dans une dizaine de pays, ce suspense complexe et envoûtant a été élu Meilleur roman policier suédois 2007 par la Swedish Academy of Crime. Des débuts impressionnants. Theorin excelle à créer une atmosphère lugubre tout en explorant avec sensibilité les liens familiaux.
9 personnes en parlent

L'histoire se déroule 30 ans après la disparition de Jens, et avance donc en fonction des souvenirs des uns et des autres. sans compter les personnes trop vieilles ou décédées qui ne peuvent faire avancer l'enquête. Une vraie atmosphère d'"heure trouble" : celle entre chien-et-loup, quand la nature reprend ses dorits et que l'on se raconte des histoires à faire peur à la tombée du jour. Sans oublier le brouillard mystérieux. Un méchant de départ qui s'avèrera être un pauvre garçon berné par plus intelligent que lui. Une vision des mutations du monde et de la société forts intéressantes. L'image que je retiendrai : Celle d'un petit garçon errant sur la lande en plein brouillard. Alex-Mot-à-Mots

AlexMotaMots
06/02/11
 

Dans ce roman s'alternent trois couches temporelles: celle de la disparition de Jens, le présent dans lequel Julia retrouve l'île dont elle est originaire et le parcours d'un certain Niels Kant que nous suivrons sur plusieurs dizaines d'années. Ce jeu sur le temps est intéressant car il brouille les pistes. Comme dans tout policier suédois (tous ceux que j'ai lus au moins), l'intrigue est plutôt lente, on s'imprègne d'une ambiance et d'un lieu et de ce point de vue, c'est réussi. J'ai aimé me promener dans la lande suédoise, même si elle est loin d'être rassurante et dans ce petit village dont le nombre de maisons habitées se compte sur les doigts d'une main. Le contraste entre ce village perdu qui ne reprend vie qu'en été avec l'arrivée des touristes et le village voisin qui a décidé de se développer montre les différents aspects de la Suède, et la fin d'une époque dont on sait déjà qu'on la regrettera. Il y a de la nostalgie dans ce roman et une belle réflexion sur la vieillesse. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
25/05/14
 

En septembre 1972, sur la petite ile d'Öland, Jens un petit garçon disparait sans laisser aucune trace. Commence alors pour Julia , sa mère , une longue descente aux enfers de la dépression où seul l'alcool lui tient compagnie. Jusqu'au jour où son père l'appelle , vingt ans après les faits, pour lui dire que quelqu'un vient de lui envoyer anonymement une sandale qui pourrait bien être celle de Jens. Elle décide de retourner sur cette ile et aider son père a essayer de comprendre ce qui est arrivé ce jour là et pour cela elle devra affronter ses fantômes mais aussi celui de l'Ile d'Öland : Nils Kant.Ce livre est le premier roman de Johan Theorin dont j'avais beaucoup apprécié "l'écho des morts". Là aussi, l'intrigue se situe sur l'île d'Öland et l'auteur en fait un personnage central car la grande force de cet auteur est de nous immerger dans une atmosphère bien a lui où se côtoie le monde réel, les légendes et les fantômes du passé. C'est avant tout un thriller mais c'est aussi un livre qui fait la part belle aux personnages et qui n'hésite pas a prendre le temps de décrire le paysage et aussi les sentiments. Le portrait de la mère est particulièrement réussi, cette mère qui refuse l'idée que son fils soit mort et qui s'est isolé dans son chagrin. Quand a l'intrigue policière proprement dite, elle est brillamment menée avec une alternance entre le présent et le passé du "fantôme" Nils Kant et elle nous réserve des surprises jusqu'à la fin.Si vous aimez les thrillers qui prennent le temps d'installer une atmosphère,alors n'hésitez pas ce livre est pour vous (ainsi que "l'écho des morts"). Ma note 7.5 /10.A noter que ce livre a été élu meilleur roman policier suédois en 2007 par la Swedish Academy of Crime. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
28/10/13
 

L'heure trouble c'est l'heure juste avant la tombée de la nuit, l'heure à laquelle un enfant disparaît dans le brouillard épais d'une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, alors que la mère de l'enfant navigue entre alcool et petites pilules, le grand-père maternel reçoit par la poste une des chaussures de son petit-fils...Alternant passé et présent, point de vue du grand-père qui , avec ses vieux amis, anciens marins comme lui, va malgré ses difficultés motrices, relancer l'enquête, point de vue de la mère qui va , petit à petit ,accepter l'inacceptable, Johan Theorin tisse ici un roman original et passionnant. Impossible de lâcher les personnages, frustrés que nous sommes de ces retours dans le passé qui vont, petit à petit, dissiper le brouillard et mettre en place les pièces du puzzle d'une tragédie qui n'aurait jamais dû exister si...De beaux portraits psychologiques aussi et un éloge de la lenteur à ne pas négliger "Je ne fais pas l'intéressant, dit-il. Je pense seulement qu'il vaut mieux raconter les histoires à son propre rythme. Autrefois, on prenait son temps, maintenant il faut que tout aille si vite." Dont acte. cathulu

cathulu
23/08/12
 

Tout comme le sang des pierres, son troisième roman, j’ai lu d’une traite ce livre, première parution de l’auteur.L’heure trouble porte bien son nom, car tout y est trouble. Chaque personnage a sa part d’ombre. La situation, les faits sont mystérieux. L’étrange n’est pas loin, les esprits non plus.L’auteur saura tout au long de ces pages éclairer le lecteur, petit à petit, à son rythme, mais suffisamment tard pour qu’encore une fois je sois bluffée par la fin.En combinant judicieusement le passé et le présent, et clairement, nous avançons pas à pas au milieu de cette nature que l’on devine belle, bucolique et hostile à la fois. Sur une île, en mer Baltique, où il n’y a guère d’habitants, les elfes s’invitent parfois , les morts donnent l’impression d’être vivants, et les vivants ont parfois une partie d’eux qui ne l’est plus…..Julia dont le petit garçon a disparu 20 ans auparavant n’est plus tout à fait là, goûte un peu trop au vin rouge, et déprime tout ce qu’elle peut. C’est sans compter sur son vieux père, bourré d’arthrose, qui retrouve une seconde jeunesse en se lançant à cops perdu sur les traces de Jens son petit-fils, non sans y entrainer au passage sa fille, et de vielles connaissances de l’île.Les liens familiaux se resserrent, on se parle ; c’est le moment de solder le passé, de songer à faire son deuil, d’aller de l’avant, de reprendre goût à la vie…Si l’histoire prend à la gorge, par son mystère, par ce sinistre sbire, Nils, dont on ne voudrait en aucun cas croiser le moindre chemin, tant il est dépourvu de tout sens humain, si l’ambiance est sombre, "brouillardeuse", il n’y a aucune sensation d’avoir au dessus de soi une chape de plomb qui vous oppresse.Le rythme de l’écriture compense le rythme insulaire loin de la grande ville. L’auteur saura également varier les rythmes en fonction de l’époque évoquée, et des personnages.Cela donne un roman noir, prenant, qui se lit tout seul, et qui vous captive jusqu’à la dernière page….A lire pour celles et ceux qui ne connaissent encore pas l’auteur, et à suivre pour les autres…. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
17/08/11
 

L'heure trouble, c'est ce moment un peu indistinct où le jour fait place à la nuit. C'est l'heure où les tensions de la journée s'appaisent, où l'on se pose, où le corps et l'esprit se relâchent avant la montée du soir. C'est un moment de flottement, un entre-deux. C'est aussi, pour certains, l'heure où montent les angoisses, les peurs, les pensées malveillantes. C'est le crépuscule, le moment, entre chien et loup, où tout est possible, le meilleur comme le pire... C'est à ce moment de la journée qu'il y a des années a disparu le petit Jens, âgé de 6 ans. Quand, presque 20 ans plus tard, le grand-père de l'enfant reçoit par la poste un paquet dans lequel il découvre une sandale, il prévient sa fille. Julia décide enfin de retourner sur les lieux du drame, l'île de son enfance souvent envahie par les brouillards de la mer Baltique, l'ïle où elle a grandi, été heureuse, mais où elle a également perdu sa raison de vivre le jour de la disparition de son fils unique. Car les enquêtes n'ont pas pas abouti et l'enfant a été donné pour mort, on suppose qu'il s'est noyé, perdu dans la brume. Sauf qu'au plus profond de son coeur de mère, Julia ne veut pas admettre cette évidence, et qu'elle continue à parler à son fils, qu'elle l'imagine vivant, croit le croiser dans la rue, et noie ensuite son chagrin et sa dépression dans le vin rouge, pour oublier cette horreur et sa vie de somnambule depuis. Alors cette mère brisée prend son courage à deux mains et retourne dans l'ïle. Elle va devoir affronter ses souvenirs, mais aussi son père, qu'elle n'a pas revu depuis bien longtemps et à qui elle en veut de ne pas avoir surveillé l'enfant, de l'avoir laissé se sauver alors qu'il en avait la garde. Elle voudrait enfin comprendre pour, une fois pour toute, enterrer ce passé douloureux, et peut-être, enfin, son fils. Le père semble rapidement en savoir déjà plus qu'elle, mais ne lui distille les indices qu'à mots couverts. Aurait-il une idée du coupable ? Il faut dire qu'il a quasiment toujours vécu sur l'ïle, qu'il y connaît chaque personne ou presque. Bien qu'il soit maintenant dans une maison de retraite et que son corps le fasse souffrir au point de lui imposer régulièrement des déplacements en chaise roulante, il a l'esprit alerte. Il voit, entend, se souvient. Et les souvenirs remontent du long de toutes ces années. Le passé des uns et des autres refait surface, pas toujours sous l'angle auquel on s'attendait. Dans ce huis clos un peu étouffant, prisonniers de l'ile et de ses brumes, nous suivons Julia et son père, qui sont bientôt aidés dans leur quête par l'inspecteur du coin, avec lequel Julia se sent en confiance. Nous découvrons, en parallèle des recherches sur Jens et ce qui a pu se passer cette nuit-là, le passé de nombreux habitants de l'époque. Et notamment celui de Nils Kant, un mauvais garçon dont la réputation encore fait trembler ou se clore les bouches, et qui dut quitter l'ile précipitamment après avoir assassiné le shérif en poste. Nous aussi sommes prisonniers, parce qu'entraînés au milieu de tous ces gens dont chacun semble cacher un secret, qui tous se connaissent, se protègent ou bien se haïssent, mais en tout cas jamais ne sont indifférents. Quand les ambitions des uns font trop d'ombre aux autres, la vengeance gronde... Le danger rode avec la brume, et même si l'île est devenue accueillante et est envahie de touristes et de nouvelles constructions, on y sent toujours l'atmosphère d'antant, le mystère, la peur... D'ailleurs la mort frappe à nouveau et c'est ce qui mettra le père et la fille sur une piste. Des secrets vont remonter au grand jour, et peut-être, Julia pourra-t-elle enfin entamer son deuil et le long cheminement de pardon vis à vis de son père et des assassins de son fils. Car elle sait, elle sent que l'enfant n'est pas parti seul ; elle est persuadée que, s'il est bien mort, c'est qu'on l'a tué... Voici donc une histoire passionnante aussi bien qu'émouvante, qui allie un suspense soutenu avec des descriptions magnifiques de cette région de Suède, et une intrigue policière solide avec le récit émouvant du plus grand malheur que puisse connaître une mère. A lire ! Liliba

liliba
16/08/11
 

972 sur une île campagnarde suédoise, par une journée de brouillard épais, un jeune garçon de 6 ans laissé à la garde de ses grands-parents disparait. Malgré les recherches, il demeure introuvable et les autorités finissent par conclure à sa disparition dans le dangereux chenal qui sépare l'île du continent.De nos jours, la mère de l'enfant, Julia , n'a toujours pas pu faire son deuil. Entre tentation de la bouteille et dépression, elle rumine sans cesse cette absence et ses espoirs inutiles. Lorsqu'on son père, Gerlof, lui qui avait la garde du petit, la rappelle dans l'île pour éclaircir une partie du mystère, elle finit par accepter. Elle retourne donc sur les lieux de ces évènements funestes. L'île est devenue touristique, même si elle hiberne. Mais elle n'a pas encore livré tous ses secrets. Surtout ceux que cache l'heure trouble, entre chien et loup, lorsque l'ombre court sur la lande.AvisJe suis un peu perplexe pour écrire cette chronique, je ne suis pas inspiré.Voilà tout le problème de ce livre : il ne m'a pas inspiré.L'histoire se passe donc sur cette île de Öland, et fait le va et vient entre les évènements tragiques de 1970 et l'époque actuelle. L'enquête a en fait été menée depuis par le grand-père de l'enfant disparu et il a réussi à rassembler un certain nombre d'éléments qui lui permettent de se faire une idée sur ce qu'il s'est réellement passé. On suit donc le développement de l'histoire au pas de cet octogénaire valétudinaire, en fait plutôt au déambulateur parce qu'il est diminué physiquement. Et 534 pages en déambulateur, c'est très long. L'idée de mettre en regard les découvertes faites, qui ne sont en fait que des suppositions, et l'histoire telle qu'elle s'est réellement passée, en alternant les époques, est assez séduisante. Simplement cela devient au bout d'un moment lassant. En effet le résultat est simple : si une hypothèse est émise et suivie d'un chapitre historique, c'est quelle est bonne. Si elle est fausse, pas de chapitre historique. Sinon le lecteur n'a aucun élément pour juger de sa pertinence ou non, je suis donc resté totalement passif devant cette histoire.Donc, à part le suspense de l'heure du café de la maison de retraite, pas de surprise. Peu sollicité, docilement guidé, je me suis senti tout simplement pur spectateur de cette histoire. Les péripéties arrivent doucement, les protagonistes tournent en rond et même la fin qui se veut plus active m'a laissé de marbre.Pourtant l'intrigue est assez poussée, notamment dans les mobiles. Pourtant le personnage de la mère est intéressant dans son deuil, mais il faut avouer que ses conversations avec le goulot ou le visionnage du télé-achat rognent rapidement le capital sympathie qu'avaient pu lui donner les malheurs subis.Je n'ai par ailleurs pas accroché aux descriptions de la lande, de la mer, du paysage de Ösland. Moi qui suis breton du bord de mer, je voue un amour profond à mon berceau de granit, et je n'ai pas retrouvé cela chez les anciens de l'île, ni même l'amour respectueux de l'océan.Le style de l'auteur est plutôt agréable mais se ressent du rythme arthritique du livre : il en devient pesant et lourd. Le roman semble bien touffu pour une simple relation a posteriori d'une "enquête " de vingt ans.ConclusionUn livre qui se laisse lire. Mais qui se laisse seulement, qui ne se fait jamais désirer, malgré une certaine qualité de construction.Ma note : 12/20. Spyd Skorpionnan http://leblog.atelierdantec.com

skorpionnan
29/04/11
 

L'heure trouble : c'est le crépuscule, l'heure des histoires horribles. Dans ce pays, le brouillard peut être terrible et le petit Jens, six ans, en fait les frais. Il se perd puis disparaît. Cela se passe en 1972 mais vingt ans après cette affaire refait surface alors que la mère ne s'est jamais remise de la disparition de son fils. "Je ne fais pas l'intéressant dit-il. Je pense seulement qu'il vaut mieux raconter les histoires à son propre rythme. Autrefois on prenait son temps, maintenant il faut que tout aille vite." p.189Ainsi que le dit le grand-père de Jens, cette histoire prend son temps, on suit les différents personnages qui composent cette affaire à une époque précédant la disparition de l'enfant ainsi que vingt ans après. Tout se met en place très progressivement, les liens se tissent et se retissent entre Julia (la maman de Jens) et Gerlof, le grand-père. Les personnages principaux sont assez attachants et cette histoire très intrigante. J'avais déjà beaucoup aimé L'écho des morts du même auteur et il faut que j'aille voir s'il a écrit d'autres romans car j'aime ses livres. Sandrine(SD49)

SD49
13/04/11
 

Sur l'île d'Ösland, en Suède, l'épais brouillard apparaît trois-quatre fois par an. Dans ce brouillard, on peut passer sans être vu, l'occasion idéale pour enlever en petit garçon de cinq ans, Jens. Vingt ans plus tard, son grand-père Gerlof reçoit par la poste la sandale du petit comme si quelqu'un souhaiterait relancer l'affaire classée depuis longtemps. Les anciens du village se souviennent alors de Nils Kant qui aurait noyé son petit frère, tué deux soldats allemands et volé leur trésor et qui serait parti en Amérique du Sud pour en revenir mort, dans un cercueil. Alors le doute s'installe, est-il possible que ce soit bien Nils qui a fait disparaître Jens tout en étant considéré comme décédé depuis dix ans ? Gerlof, son ami Ernst le sculpteur de pierres, ainsi que Julia, la mère de Jens, reprennent tout dès le début...Deux récits parallèles qui permettent au lecteur de comparer et compléter les données pour comprendre ce qui s'est vraiment passé avec le petit Jens. Meilleur roman policier suédois en 2007. Bogusia (Médiathèque de Meudon)

Bogusia
19/03/10
 

Format

  • Poids : 0.57 kg
  • Langage original : SUEDOIS

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