L'hibiscus pourpre

NGOZI ADICHIE, CHIMAMANDA

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 04/10/06
LES NOTES :

à partir de
6,60 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Kambili a quinze ans. Elle vit à Enugu, au Nigeria, avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugene, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable. Sa générosité et son courage politique en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugene est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché. Quand un coup d'Etat vient secouer le
Nigeria, Eugene, très impliqué dans cette crise, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père. Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable... Sensible et émouvant. J.M. Coetzée, prix Nobel de littérature
8 personnes en parlent

Symbole du désir sexuel , l'hibiscus est aussi une fleur symbole de changement. Ce roman est la rencontre de deux mondes que tout sépare: d'un côté, une famille fondamentaliste dont le père sous des dehors affables n'hésite pas à battre femme et enfants au nom de Dieu, de l'autre une tante et ses trois enfants qui, malgré les galères quotidiennes, croquent la vie à pleine dents et remplissent la maisonnée de leurs rires. La narratrice et son frère Jaja vont découvrir ce nouveau monde à l'occasion d'une visite familiale et vont enfin comprendre que ce qu'ils vivent chez eux n'est pas une généralité. C'est un sujet dramatique, mais qui est traité avec tact, sur fond de révoltes dans un pays (Nigéria) qui sombre peu à peu dans le chaos et la corruption. Les phrases sont du velours; le lecteur entend les chuchotements de Kambili et Jaja, les rires des cousins...Les scènes difficiles sont surtout là pour dénoncer les travers de la religion portés à son paroxysme: intolérance, cruauté, soumission. En plantant un hibiscus pourpre dans son jardin, Jaja montre son désir de changement, quitter un père qui le tyrannise, et protéger sa famille pour enfin vivre comme sa tante et ses enfants. Encore une fois la littérature africaine a accueilli en son sein un auteur de talent capable de raconter les misères de son pays et de ses habitants en narrant une histoire difficile certes mais dont la fin est remplie d'espoir. J'ai hâte de lire son autre livre L'autre moitié du soleil. vivi

vivicroqueusedelivres
23/02/12
 

Un beau roman dans lequel on accompagne Kambili et Jaja dans leurs prises de conscience des carences de leur éducation. La vitalité qui règne dans tous les domaines chez la famille de leur tante est séduisante pour des adolescents brimés mais leurs réactions seront différentes. Si l'un s'adapte immédiatement à la liberté qui lui est donnée, l'autre est impressionnée par l'esprit critique et l'audace de ses cousins. Conditionnée par son éducation religieuse rigoriste, elle culpabilise mais sa bonté naturelle la rend également sensible au fait de blesser son père en remettant en cause tout son univers. L'auteure fait la part belle à la vie domestique grâce aux scènes saisies dans le quotidien et on a un aperçu de la corruption, des difficultés de la vie quotidienne, (coupures d'eau et d'électricité, le manque d'essence, manque de certaines denrées alimentaires, les obstacles rencontrés par les professeurs d'université, la presse etc).Des personnages sensibles dont la psychologie est abordée avec nuance, une belle découverte ! Ladybug

Ladybug
06/01/12
 

Lire Chimamanda Ngozi Adichie signifie se plonger dans l’histoire et la culture du Nigeria, c’est sentir le goût des plats traditionnels et le parfum des fleurs…Ces sensations et connaissances aident à s’attacher aux personnages venant de tous les milieux sociaux et de différentes ethnies.Livre magique !!! Bogusia (Médiathèque de Meudon)

Bogusia
20/03/10
 

Bouleversant ! Une lecture indispensable dans le contexte actuel, pour se rendre compte des dégâts causés par tous les extrêmismes religieux. L'intolérance n'est pas l'apanage d'une seule religion ! Ce roman nous donne aussi un formidable espoir à travers la révolte de ces 2 adolescents, même si tous les problèmes liés à l'Afrique, entre autres, y sont exposés : instabilité politique, corruption, fuite des cerveaux...

Iana
07/11/09
 

Voyage dans un pays d'Afrique tourmenté Kambili, une jeune africaine aime son père malgré sa rigueur et les sévices subis. Avec son frère Jaja, ils vont, lors d'un séjour chez leur tante, s'apercevoir que les traditions africaines ne doivent pas être rejetées à tout prix et que le rire peut faire partie de la vie.Un beau voyage au cœur d'une Afrique tourmentée à la fois au niveau politique mais aussi pour chacun de ses habitants.

beraud@archimed.fr
28/01/16
 

Riche, et plein de saveur… tels sont les termes qui viennent à la bouche, dès les premières pages de ce livre.Il y a d’abord la fraicheur de nos deux enfants avec lesquels le lecteur fait connaissance. Kambili et Jaja sont aussi frais et ouverts que leur père est fermé, et cloitré dans son obsession de tendre et d’amener les siens vers la sainteté et la pureté. La famille vit dans la grande aisance financière que leur procure le statut professionnel d’Eugène le père. Ce dernier règne en véritable despote spirituel sur ses enfants, et sa femme, jusqu’à s’isoler des siens par pure intolérance, et rejet de sa culture traditionnelle dont il est issue.La richesse de ce premier roman, tient au savant mélange entre la légèreté et la joie de vivre à l’Africaine, et la gravité des violences familiales au non d’un fondamentalisme dépassé et révoltant.Chimamanda Adichie donne beaucoup de force à ce premier roman très réussi, en campant des personnages différents les uns des autres, mais sans sombrer dans le manichéisme. Elle parvient à les rendre tous attachant en mettant, malgré tout en lumière le côté humain et généreux du père. L’auteur fait preuve de sensibilité dans son écriture, et dans l’abord psychologique de ses personnages pour lesquels elle a une infinie tendresse.La vitalité africaine, les couleurs, les saveurs, le sens de l’entraide familiale, les joies simples de la vie domestique prennent une grande part, et rendent ce roman extrêmement vivant, et rythmé.Un premier roman prometteur qui incite à revenir assez vite cet auteur

mimipinson
02/02/15
 

Le point de vue adopté est celui de la jeune Kambili, et ses propos sont pesés, retenus, bridés par l’autorité d’un père tyrannique pour qui tout écart à la religion est source de réprimande souvent violente. La violence domestique est évoquée avec tact mais sans nous en épargner sa dureté incohérente. Kambili ne comprend pas toutes les scènes qui se déroulent sous ses yeux endoctrinés, mais le lecteur à la conscience aiguisée emplit les vides et prend en pitié cette famille au quotidien assombri par l’ombre intolérante de la figure paternelle. - De la même façon que Kambili éprouve un savant mélange de fascination et de répulsion pour ce père qui reste sa seule référence dans son univers, le lecteur s’interroge sur ce personnage ambivalent qui répand la terreur dans son foyer mais défend par ailleurs des idées progressistes pour son pays le Nigéria en dirigeant le seul journal indépendant du pays : « Je voulais faire la fierté de papa, réussir aussi bien que lui. J’avais besoin qu’il me mette la main sur la nuque en me disant que je réalisais le dessein de Dieu. J’avais besoin qu’il me serre contre lui et me dise qu’à celui à qui on donne beaucoup, on demande aussi beaucoup. J’avais besoin qu’il me sourie, de ce sourire qui illuminait son visage et réchauffait quelque chose au fond de moi. Mais j’étais deuxième. J’étais souillée par l’échec. » (p. 49) - Le goût de la liberté va s’instiller insidieusement dans l’esprit formaté de Kambili, jusqu’à ce qu’elle éclate en mille éclats irisés qui bouleverseront sa vie : « Cette nuit-là, je rêvai que je riais, mais ça ne ressemblait pas à mon rire, même si je ne savais pas à quoi ressemblait mon rire. C’était un rire saccadé, rauque et enthousiaste, comme celui de tatie Ifeoma. » (p. 105) - La fin du roman est tout à fait remarquable, offrant un retournement de situation hautement étonnant… Lecturissime

Lecturissime
29/05/13
 

Kambili a quinze ans, mais ses raisonnements sont totalement soumis aux sentiments que lui inspire son père. Et ceux-ci sont très compliqués à démêler, car en dépit de tout, bien évidemment elle l'aime, très sincèrement, tout autant qu'elle admire nombre de ses qualités ou est terrorisée. C'est un long cheminement qui l'amènera à s'autoriser à exister vraiment, et c'est véritablement poignant. Les personnages sont superbes, la narration tend au plus simple et leur permet de s'incarner presque dans leur chair. C'est une rencontre avec le Nigeria, aussi, dans nombre de ses aspects (y compris politiques ou religieux), ça vous prend par la main et vous surprend à sourire ou essuyer une larme furtive : un très bon premier roman. Sylvie Sagnes

SagnesSy
11/01/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Langage original : ANGLAIS (NIGERIA)
  • Traducteur : MONA DE PRACONTAL

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