L'histoire d'edgar sawtelle

WROBLEWSKI, DAVID

livre l'histoire d'edgar sawtelle
EDITEUR : LATTES
DATE DE PARUTION : 01/04/09
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

Né muet, Edgar Sawtelle ne peut s'exprimer que par signes. Il mène une existence idyllique entre ses parents, Gar et Trudy, dans une ferme isolée située au nord du Wisconsin. Depuis deux générations, les Sawtelle élèvent et dressent une race de chiens d'exception « à qui il ne manque que la parole », dont Almondine, l'amie et l'alliée de toujours d'Edgar, est un merveilleux exemple. À l'arrivée de Claude, l'oncle paternel du jeune garçon, la paix du foyer vole en éclats. Gar meurt brutalement et Claude s'insinue dans la vie de la ferme et. dans le lit de Trudy. Accablé de chagrin et désemparé, Edgar s'efforce de démontrer le rôle qu'a joué Claude dans la mort de son père mais son plan se retourne
contre lui d'une façon dramatique. Obligé de s'enfuir dans la nature sauvage, le garçon y mûrit en luttant pour sa survie et celle des trois chiots d'un an qui l'ont suivi. L'obsession de confronter l'assassin de son père, ainsi que son attachement au chenil le poussent cependant au retour. David Wroblewski est un conteur magistral. Des descriptions à couper le souffle - les forêts du Nord, le changement de saisons, une grange emblématique des États-Unis, une vision fatidique apparue sous une pluie diluvienne - ainsi que la brillante exploration des limites du langage, font de ce roman un classique moderne qui passionne de bout en bout. Traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter et Hortense de Chabaneix
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Une histoire qui nous rappelle (si besoin) qu'il n y a pas meilleur langage que celui du cœur. Qu'il s'agisse d'êtres humains ou d'animaux, le cœur va au-delà des barrières de Babel pour tisser des liens bien plus forts que ceux que peuvent exprimer les mots du langage parlé.Un magnifique livre qui tient en haleine, émeut, pose l'intrigue, apaise. Bravo au traducteur d'avoir su rendre, et de belle manière, ce florilège de situations.Un véritable coup de cœur !

FFran
11/01/12
 

Les hommes s’intéressent au langage. Un langage, propre de l’homme. Un langage qui nous unit, qui nous sépare. Tous ces mots qu’on utilise, sans plus y faire attention, du réveil au coucher, ces flots interminables de sons, de phrases, de cris qui sortent de notre bouche, aussi simplement que l’on respire, que l’on mange, que l’on regarde les choses. Cette langue qu’on apprend, étant petits, par l’oreille, par l’écoute attentive de la voix rassurante des parents, des gens qui nous entourent. Puis arrive notre premier mot … Et là, on sort de l’infans, on sort de notre rapport d’essence à essence avec la Nature, non, le langage apparaît et tout disparaît. Car oui, ces mots nous éloignent de la Nature, du Monde. Pourquoi y a-t’il tant de langues différentes, si elles exprimaient toutes la même chose ? Non, elles sont toutes différentes, car aucune n’est parfaite. Aucune ne permet à l’homme d’exprimer l’essence des choses, de sentir, de percevoir, de transmettre. L’homme n’est plus qu’un objet du langage, voué à mettre des mots sur des choses distantes, plus éprouvées. Le mot sépare du Monde, ce n’est pas ces quelques sons qui vont rendre la valeur d’un être, d’une partie du Monde. C’est en cela que le Monde de l’enfance est exemplaire, ce Monde où l’on touche encore l’harmonie avec ce qui nous entoure, on s’inscrit dans cet entourage, dans ce décor. Paradoxalement, le langage est aussi pour l’homme le moyen de s’affirmer, il n’est plus qu’élément de la Nature, mais un élément différent de cette Nature. Je suis homme. Et j’observe la Nature. Le langage est si important, si intriguant, si complexe. Alors qu’en est-il quand notre bouche ne peut former des mots ? Qu’en est-il quand c’est nos mains qui signifient les choses ?Edgar Sawtelle. Il est muet. Il ne peut parler. Seulement ses mains, ses mains et ses gestes, vifs, agiles, riches. Voilà un autre langage qu’on tente d’approcher dans le roman. Une autre façon d’appréhender le Monde. Toute son enfance, on la partage. On le voit grandir, s’affirmer, devenir autonome. Comment ? Grâce aux chiens. L’Animal; l’autre facette de ce rapport au Monde, toujours et encore la même question. Ici, ceux qui sentent le Monde se rapprochent, se comprennent. L’enfant, l’enfant sourd et le chien. Des chiens,plein de chiens, même. Un chenil, le chenil Sawtelle. Dans cet univers de paille, de fer et de bois, dans cette grange, dans ce chenil, on a l’impression que tout converge. Que tout tourne autour de lui, qu’on y revient toujours. Ces enclos alignés, toutes ces truffes qui tâtonnent, flairent, touchent. Les chiens aboient; peur. Les chiens s’amusent; joie. Les sentiments n’ont jamais été aussi vrais, aussi simples. L’élevage n’est pas simple, depuis deux générations, les Sawtelle s’affairent à dresser des chiens exceptionnels, intelligents. Depuis la naissance, le dressage est un travail laborieux, dur; mû par le désir de voir le chien apprendre, et transmettre. Une nouvelle éducation, basée sur la transmission. Enfin bref, Gar et Trudy, les parents d’Edgar ne soufflent jamais, mais leur travail est un accomplissement quotidien. Puis Edgar apprend à son tour, dresse les chiens, aime les chiens. Surtout Almondine. Et puis voilà, cet univers clos, fermé sur lui-même mais en même temps enrichissant, laisse entrer quelqu’un, celui qui va tout faire dérailler. Claude, le frère de Gar. Il arrive, il s’installe, il aime les chiens aussi. Puis les disputes; le départ. La Mort frappe. Edgar retrouve son père entrain de mourir dans le chenil, sur la paille. Il veut appeler les secours, décroche le téléphone, et rien; rien ne sort de sa bouche. Puis le Noir. A deux maintenant, à deux maintenant, il faut tenir le chenil. Maman, dis-moi la vérité; maman je veux savoir : tu l’aimais ? Car cette Mort cache autre chose, un remords, des coups, des incompréhensions. Et des émotions inscrites, là, pour toujours.Intense; je crois que c’est le mot juste. On ne peut y être indifférent, on ne peut pas ne rien ressentir. Il y a une chose que j’ai trouvé remarquable, la justesse de l’écriture. Comment transcrire ce que ressent Edgar, ce qu’il dit, par les gestes ? Et bien, tout simplement par des phrases, sans guillemets. Une chose simple, aussi simple que la ponctuation; dont on oublie l’essence, comme les sons, les mots. Cette justesse m’a troublé. Après voilà, il y a cette volonté de grands espaces, confronté à cet espace clos; ce désir d’aider Edgar, le soutenir, le comprendre; mais le début est long. C’est dur de rentrer dans un roman comme celui-ci, j’ai eu du mal, les chiens ne sont pas ma tasse de thé. Mais au fur et à mesure, voilà tous ces gens, tous ces personnages; et même les chiens, tu les sens, tu les ressens. Il suffit de tendre la main pour toucher le pelage et les museaux. Il suffit de tendre l’oreille pour entendre ces pleurs, ces aboiements, ces gémissements. Enfin, il suffit de plisser les yeux pour voir les signes, les signes d’Edgar, ces mains qui racontent, qui parlent. Et comprendre.

Loach
23/05/11
 

La saga d'une famille d'éleveur de chiens, avec un enfant, Edgar donc, qui ne parle pas. Il entend, il comprend, mais sa voix ne sort pas. Il apprend donc le langage des signes et dresse les chiens par les signes (!) si si c'est possible, c'est une race de chiens très intelligente ! L'affaire se complique avec la mort du père d'Edgar (mort naturelle ???) et voilà Edgar lancé dans une quête de la vérité qui pourra s'avérer dangereuse ! Un très bon roman qu'on ne lâche pas. Un petit bémol pour l'intervention à deux reprises d'un tout petit peu de surnaturel (mais qu'est-ce que ça vient faire là ?!) et la fin que j'ai trouvé un peu bâclée (Trudy, sa mère, ne saura donc jamais la vérité ???)

Pitchoubinou
29/11/09
 

Format

  • Hauteur : 23.00 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.70 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : HORTENSE DE CHABANEIX

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