L'homme des iles

O'CROHAN, TOMAS

livre l'homme des iles
EDITEUR : PAYOT
DATE DE PARUTION : 05/02/03
LES NOTES :

à partir de
10,65 €

SYNOPSIS :

Tomas o'crohan (1856-1937), pêcheur et paysan des îles blasket, écrivit l'homme des îles en gaélique vers 1925. Témoignage précis et poignant de ce qu'était alors la vie des quelque cent soixante habitants de la " dernière paroisse avant l'amérique ", ce livre suscita dès sa parution une émotion comparable à celle qui salua en france
le cheval d'orgueil. Dans sa simplicité même, o'crohan est le porte-parole d'une culture que les misères de l'histoire ont vainement tenté d'effacer. avec lui, on chante, on boit, on se bagarre, on pêche le homard, on chasse le lapin et la baleine, on découvre les sortilèges d'une civilisation baignée d'embruns et de bière noire.
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Ce livre est une merveilleuse découverte.C’est un témoignage simple écrit par un homme qui vivait sur les îles Blasket à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle. Il a témoigné de ce qu’était la vie de la communauté qui vivait sur ces îles situées au sud-ouest de l’Irlande. Il y avait 153 habitants dans 28 maisons en 1841. Il n’y eut jamais église, bureau de poste, pub, médecin, infirmière, épicerie. Les îles Blasket ont été évacuées en 1953 parce que le gouvernement irlandais a jugé que la vie sur les îles était trop difficile. Seulement 20 personnes y vivaient encore.Les habitants des îles Blasket achetaient tout sur la côte irlandaise, on y enterrait même les défunts. On y vendait les produits de la pêche et en ramenait les articles nécessaires à la survie. C’était une rude de vie que celle de ces pêcheurs qui vivaient là. Ils avaient peu à mettre dans leur assiette et devaient travailler dur pour y parvenir. Cependant on est frappé par la solidarité et la fraternité qui aide ces hommes à surmonter cet environnement hostile. Ils savent prendre du temps pour rire, pour aider un parent ou un ami. S’ils savaient se réjouir et arroser (le Whisky accompagne bien des réjouissances) les événements heureux, ils montraient devant les deuils et drames de leur vie une grande dignité, manifestaient devant les famines et épidémies beaucoup de courage et d’ingéniosité. Même pour affronter l’administration anglaise venue réclamer les impôts fonciers de terre qu’elle revendique comme sa propriété.Tomas O’Crohan a appris à lire et écrire, ce qui était rare dans ce lieu où une institutrice venait parfois quelques mois avant de repartir. C’était un heureux hasard de bénéficier d’une scolarité qu’il fallait saisir. Pour qu’il puisse aller à l’école sa mère coltinait la tourbe. Il écrit en gaélique, dans une langue simple, avec énormément d’humour.J’ai envie de citer Tomas O’Crohan : «------ ------Nous sommes de pauvres et simples gens ; nous nous nourrissons du travail de nos mains…Je n’ai fait mystère ni de nosbons côtés ni de nos légers manquements, mais je n’ai pas dit toutes nos peines, toutes les souffrances qui s’abattaient parfois sur nous alors que notre seule possibilité était de continuer tout droit…J’ai décrit minutieusement une bonne part de ce que nous faisions ; j’espère ainsi qu’on en gardera la mémoire ; j’ai fait de mon mieux pour définir le caractère des gens qui m’entouraient afin qu’un témoignage nous survive, car il n’y aura plus jamais de gens comme nous. .. Cet écrit fera savoir comment les insulaires vivaient dans l’ancien temps.»Ce livre qui se lit comme un roman, est un document précieux sur la vie sur ces îles balayées par les vents et les pluies.

awara
23/05/13
 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce témoignage. Pas de grand héros ni de grandes aventures c'est un récit du quotidien, les hommes modestes ont le courage chevillé au corps. Le style est désarçonnant maladroit par moment, certaines expressions très imagées sont un vrai bonheur. Malgré cela la gaieté n'est qu' apparente et derrière la sobriété de l'écriture on ressent une grande nostalgie.C'est un témoignage magnifique...

Lacazavent
14/09/12
 

Format

  • Hauteur : 17.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.22 kg
  • Traducteur : JEAN BUHLER