L'homme programme

SILVERBERG, ROBERT

livre l'homme programme
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 03/01/08
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Paul Macy sort juste du Centre de réhabilitation. Bien sûr, il est encore un peu perturbé, mais très bientôt, sa vie reprendra son cours normal. Un nouvel appartement, un nouveau travail l'attendent, et il ne lui faudra pas longtemps avant de se faire de nouveaux amis. Paul habite l'ancien corps de Nat Hamlin, un sculpteur de génie, mais aussi
un violeur en série de la pire espèce. La personnalité, les souvenirs d'Hamlin ont été effacés de manière définitive pour faire place au passé créé de toutes pièces de Macy. La société peut désormais dormir sur ses deux oreilles. Mais quelle est donc cette voix que Paul entend de plus en plus souvent à l'intérieur de son crâne ?
3 personnes en parlent

Voilà un roman de Science-fiction, un vrai !L'auteur s'empare d'un thème alambiqué (l'identité), le pousse à l'extrême et nous fait entrer dans une aventure palpitante. Un roman qui mêle de vastes champs tels que la rédemption, la récidive ou la mémoire... ça se lit très facilement et une fois le bouquin fermé, on continue à réfléchir.A ne pas rater ! NickCarraway, bibliothécaire à Halluin

NickCarraway
06/02/15
 

Paul Macy vient de sortir du Centre de Réhabilitation dans le corps de Nathan Hemmings, condamné à la disparition pour de multiples viols. Mais la rencontre une personne du passé d'Hemmings va ramener la présence de celui-ci. Hemmings va alors tout faire pour reprendre le contrôle de son corps.   C'est un récit d'anticipation, j'y trouve des points communs avec Minority Report de Philip K. Dick sur l'aspect de la lutte contre la criminalité. Le roman aborde la thématique du rapport du corps avec l'âme ou l'esprit. Le langage est cru, violent, les scènes de sexe sont bestiales, proches du viol. L'opposition entre les deux esprits pour le corps est intéressante, ils sont liés mais pensent comme s'ils étaient deux personnes différentes. Le récit de la lutte peut paraître assez faiblot, répétitif. Mais non il y a une certaine tension qui permet de garder l'envie de continuer.

Chiwi
04/01/13
 

Ma première approche de l’univers de Robert Silverberg et je ne suis pas déçue. Je suis même étonnée de constater à quel point la SF en littérature n’a rien à voir avec la SF au cinéma qui, elle, se contente de faire dans le grand spectacle à grands coups d’effets spéciaux dans l’unique but d’éblouir le spectateur. A travers les livres, je découvre d’autres facettes du genre SF, un genre qui aborde des questions d’ordre philosophique et existentiel. C’est notamment le cas avec L’homme programmé. On peut y retrouver des relents de Dr Jekyll et Mr Hyde. Certes donc, l’idée de base n’est pas particulièrement originale : deux esprits antagonistes se partagent et se battent pour obtenir l’ascendant sur un même corps. A la différence que l’un des esprits a été créé de toutes pièces.Paul Macy est une personnalité inventée, créée par l’homme pour habiter le corps de Nat Hamlin, artiste psychopathe violeur condamné par la justice à être « effacé ». Un incident fait que la personnalité de Hamlin, censée avoir complètement disparu lors du processus de réhabilitation, resurgit et tente de reprendre possession de son corps.De là naissent des échanges très intéressants entre les deux esprits. Nat Hamlin argue de ses 35 années de vie, de son talent, du fait d’avoir réellement vécu pour justifier sa primauté sur son propre corps.Paul Macy est bien conscient que sa vie, ses souvenirs ont été intégralement fabriqués, qu’il n’a encore fait l’expérience de rien, qu’il est comme un nouveau-né avec déjà quelques connaissances de base. Mais pourtant, il revendique son droit à la vie.Qu’est-ce qui définit notre existence, le fait que nous soyons humains ? Lorsqu’il s’agit de machines ou de robots, on peut avancer l’argument selon lequel nous ressentons des émotions ce dont une machine est incapable mais dans le cas de Paul Macy ? Il n’est pas une machine, il sent, ressent, mange, boit, c’est un être vivant à part entière. Mais a-t-il moins de poids en tant qu’être humain sous prétexte que son passé est faux et entièrement construit ?Et qu’en est-il du corps en tant que tel ? N’est-il finalement qu’une interface entre l’esprit et le monde extérieur ? Un simple outil permettant à l’esprit d’interagir avec le milieu environnant ? Robert Silverberg explore toutes ces questions sous différents aspects de façon brillante et intelligente.Certains passages sont excellents, la construction basée sur des dialogues passionnants, le style incisif, tout contribue à la cohérence du propos et incite à la réflexion. Le récit est entièrement raconté du point de vue de Paul Macy alternant discours direct/indirect, 1ère personne/3ème personne afin d’accentuer l’effet de confusion et le flou que peut ressentir Macy à voir son esprit « parasité » sans cesse.Les passages relatifs à la personnalité de Nat Hamlin sont bien rendus avec toute la noirceur du personnage, son côté presque « inhumain » et surtout immoral. Les scènes de sexe et de viol sont assez crues et reflètent bien le contexte d’écriture des années 70 et son côté machiste. Toutefois, on fait tellement pire de nos jours que ça n’en est pas choquant pour autant.A la différence de Dick, pas de fin sensationnelle ici. Donc un peu déçue pour ça mais ça n’enlève rien à la qualité du récit ni à mon enthousiasme.Un très bon roman d’introspection donc, qui fouille les tréfonds de l’âme humaine, explore la lutte du bien contre le mal, lutte qui participe finalement de notre dualité et de notre complexité.Un roman qui se mérite car riche en réflexions. De quoi m’encourager à poursuivre ma découverte du genre.

Aaliz
15/02/12
 

Format

  • Hauteur : 17.60 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.16 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition