L homme que l on prenait pour un autre

EGLOFF, JOEL

livre l homme que l on prenait pour un autre
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 10/01/08
LES NOTES :

à partir de
18,15 €

SYNOPSIS :

Un homme vivote dans un appartement dont l'ameublement, on peut l'imaginer, est réduit au strict minimum. Cet homme, qui n'a pas l'air d'être épuisé par une activité débordante, passe ses journées à tuer le temps. Il se réveille, sort de chez lui ou reste chez lui, reçoit du courrier, marche dans les rues, croise nombre de personnes et, tous les quinze jours, prend le train pour Mourmelon où il rend visite à une vieille tante qui sucre lentement les fraises et attend avec impatience l'arrivée des Américains. Cet homme au physique très ordinaire s'aperçoit néanmoins que, de plus en plus souvent, on le prend pour quelqu'un d'autre. Des gens qui le croisent ont l'impression de l'avoir déjà vu quelque
part. Par politesse, cet homme acquiesce car il n'a pas le coeur à décevoir quiconque l'aborde avec tant de sympathie. D'autant plus que, parfois, celui pour lequel on le prend n'a pas l'air inintéressant. Ainsi le quotidien de cet homme est-il peu à peu bouleversé par les identités multiples dont il se retrouve affublé. Gangster, ancien compagnon de cellule, plombier, mari de la voisine du dessous. Le réel est instable et notre homme, en constant décalage, va endosser avec une bonne volonté évidente les différents rôles que le hasard lui attribue... L'Homme que l'on prenait pour un autre est un roman plein d'humour, où l'on retrouve avec bonheur l'univers et la poésie de Joël Egloff.
4 personnes en parlent

Un livre amusant dans lequel le comique de répétition fonctionne à merveille. Le narrateur est un homme solitaire qui semble avoir une vie bien insipide et creuse. Si ce n'est qu'il lui arrive maintes aventures du fait qu'on le prend souvent pour un autre et que, timide et assez angoissé, il n'arrive pas à faire comprendre à ses interlocuteurs que ceux-ci se trompent de personne.« Il m'arrive de plus en plus souvent d'être pris pour un autre. Que des gens qui me croisent aient l'impression de m'avoir déjà vu quelque part, sans parvenir toujours à se souvenir dans quelle circonstance, à quelle occasion [...] Au bout d'un moment [...] je m'excuse platement de ne pas être la personne que l'on pensait que j'étais. »Le voici donc embringué dans d'hallucinantes histoires : un truand le reconnaît comme un compagnon de cellule, des lettres arrivent chez lui de la part d'une femme amoureuse, mais qui ne lui sont pas destinées, le facteur le prend en grippe parce qu'il croit que cet homme se fiche de lui, refusant de porter un nom qui pourtant devrait être le sien, la concierge peu amène l'observe du fond de sa loge, la voisine du dessous le prend pour son mari et il se retrouve à vivre une vie de couple avec des enfants... Suite sur Les lectures de Lili Liliba

liliba
21/12/09
 

Le narrateur est un homme au physique commun. Tellement commun que tout le monde le prend pour un autre, une personne de sa connaissance, le présentateur de la météo, parfois quelqu'un de très proche. Ces quiproquos débouchent évidemment sur des situations diverses et burlesques.A le lire, je me suis dit : "je vais résumer ce livre en une phrase : de l'art de ne rien dire en 200 pages, mais avec talent !" Et puis, réflexion faite, aux détours des situations loufoques, Egloff aborde sans qu'il n'y paraisse, la solitude, la vieillesse, l'usure du couple. Tout cela par touches délicates et fines. En outre, il use d'un genre que j'adore : l'absurde, les répétitions, les réflexions internes du narrateur poussées à l'extrême, la moindre futilité amenant une réflexion longue, profonde et inutile.Malgré le manque de lien entre les chapitres -on pourrait croire plus à des nouvelles impliquant le même personnage qu'à un roman-, j'ai savouré cette lecture à sa juste valeur. Egloff a une écriture fluide, claire, non exempte d'une certaine poésie qui rend son histoire vraiment attrayante. Yv

Lyvres
25/03/14
 

C'est l'histoire d'un gentil garçon, toujours désireux de faire plaisir, qui s'excuse par réflexe et ne sait pas dire non. Il ressemble à n'importe qui, mais son physique ordinaire occasionne des situations incongrues : pris pour quelqu'un d'autre, il s'adapte au rôle qu'on lui donne et s'embarque dans des galères improbables. « Avec un visage aussi commun que le mien, on ne passe pas inaperçu. Deux yeux, un nez, une bouche, ça rappelle forcément toujours quelque chose à quelqu'un. » (p. 14)Un livre très drôle, en particulier les dialogues surréalistes entre le héros et sa vieille tante atteinte d’Alzheimer, qui attend le débarquement américain et s'étonne de ce que De Gaulle résiste à distance, sur la lune ! Des situations cocasses et grotesques pour un roman qui ne ressemble à aucun autre.

sovane
03/10/12
 

Le narrateur a un gros inconvénient : son visage est commun et n'importe qui dans la rue est persuadé de le connaître ou de l'avoir déjà rencontré. Notre homme collectionne, bien malgré lui, les étiquettes et les identités, il n'y comprend rien, et en dépit de ses nombreux efforts, il s'enfonce et endosse les parures.Les altercations commencent très tôt, avec le facteur qui lui remet un courrier qui ne lui appartient pas, ensuite il découvre que ce sont des lettres d'amour, des déclarations belles à faire fantasmer et il se prête à rêver un instant à cette douce inconnue, qui pleure son amour perdu... Puis il se trompe d'étage et se trouve nez-à-nez avec une épouse et ses deux enfants ! Ou il est pris pour un ancien gangster, se fait passer à tabac en pleine rue et ne trouve plus l'adresse de son cordonnier. Un dimanche sur deux, notre homme se rend à Mourmelon visiter une vieille tante dans une pension pour personnes âgées. Elle pourrait le raccrocher à sa réalité, mais elle-même vit dans sa bulle, tout en sucrant ses fraises et en attendant l'arrivée des Américains. Un jour, elle aussi disparaît, ou alors c'est lui qui ne la retrouve plus ?C'est ainsi que ça se passe, dans le roman de Joël Egloff les identités sont floues, les défenses passives et les repères égarés. A l'instar du personnage central, le lecteur s'y balade en étant incrédule et perplexe. L'aventure rocambolesque de cet homme peine à adhérer toute compréhension, le bizarre colle aux doigts et pourtant jamais l'envie d'abandonner le roman ne vient nous effleurer. Et pourquoi ? Tout simplement parce que c'est superbement écrit ! Joël Egloff a le don, le talent et le sens des mots au centimètre près. Il a recours à sa poésie particulière et à l'humour noir pour dresser le portrait de ce Monsieur Tout-le-Monde, un brin pathétique, mais touchant à ne rien pouvoir retenir entre ses filets. Alors tout coule, et 200 pages défilent...

Clarabel
20/02/09

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.10 cm
  • Poids : 0.27 kg

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