L'homme qui marchait sur la lune

MCCORD, HOWARD

EDITEUR : GALLMEISTER
DATE DE PARUTION : 25/08/08
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Qui est William Gasper, cet homme qui depuis cinq ans arpente inlassablement la Lune, une "montagne de nulle part" en plein coeur du Nevada ? De ce marcheur solitaire, nul ne sait rien. Est-il un ascète, un promeneur mystique, un fugitif oeTandis qu'il poursuit son ascension, ponctuée de souvenirs réels ou imaginaires, son passé s'éclaire peu à peu : ancien tueur professionnel pour le compte de l'armée
américaine, il s'est fait de nombreux ennemis. Parmi lesquels, peut-être, cet homme qui le suit sur la Lune ? Entre Gasper et son poursuivant s'engage alors un jeu du chat et de la souris. D'une tension narrative extrême jusqu'à sa fin inattendue, L'homme qui marchait sur la Lune est un roman étonnant et inclassable qui, depuis sa parution aux États-Unis, est devenu un authentique livre culte.
10 personnes en parlent

L’on connaît ici, mon goût prononcé pour les livres de petits formats, les opuscules (nan c’est pas une maladie nan), les mini-livres bref les poches (qui vous ne les trouent pas) sous toutes leurs (protéi)formes.Diantre, c’est vrai quoi, rééditer à vil prix des textes oubliés, quasi-inédits (voir complètement) tient parfois du sacerdoce, en tout cas d’un VRAI engagement éditorial, qui par ces temps de vaches maigres (Crisis what Crisis?) ET d’ignorance crasse (moins de français au Bac!), relève du miracle culturel, du dumping social, voir du suicide pur et simple.Et ben non !V’là t’y pas qu’avec la création par le plus jouissif des éditeurs français américanophile (nan c’est pas une maladie nan), Oliver GALLMEISTER de sa collection TOTEM, j’ai renoué avec un vrai grand bonheur de lecture!Pensez, un trentenaire, qui en quelques paires d’années se permet de lancer à lui seul et avec un vrai succès une niche littéraire, le Nature Writing, balkanisée chez d’autres, voir dispersée façon puzzle dans le groconcosme des cercles dits littéraires français (entendre « parisiens » hein) a de quoi coupé le sifflet à plus d’un et à filer la banane à tous les autres. Et, même, à nous rendre jaloux (‘tain l’est plus jeune que moi le gazier )Bref, trèfle de plaisanterie, ouvrez vos mirettes mixomatosées, éradiquez vite fait votre hypertrichose auriculaire (le trop-de-poils-dans-les-oreilles ça gêne pour le port du kax à zic nécessaire à toute BONNE lecture) et partez en immersion sur « la montagne de la lune » de Mister Howard McCord.Car au paradis des livres couillus, madrés, foutraques et barrés tangentiellement noirs et d’aventures IRL, traduits quasi-exclusivement de l’US (argh sortez le crucifix de l’exception française messieurs les censeurs) this book en est le Saint Graal ! D’aucuns vont le classé martien, genre OLNI (objet littéraire non-identifié), et ils auront raison les rustres, si, si ! C’est tout bonnement le chaînon manquant entre Jim Harrison et Tony Hillerman sans les indiens mais avec ce grand dehors cher à l’école de Missoula, sauf que ce n’est pas au Montana que nous entraîne Sieur Howard mais au Nevada, à l’assaut de la lune, la montagne de la lune et de ses noirs versants, au-dehors, au-dedans. Brrrr !And now the pitch !Depuis 5 ans, William Gasper a posé ses guêtres, son sac et sa misanthropie dans ce nulle part bardé de quelques uns des plus beaux canyons, failles, escarpes et éboulis de l’amérique sauvage, celle d’InToTheWild (LE film culte de Sean PENN >>Extrait ). Il erre, grimpe, escalade, crapahute pour mieux redescendre et recommencer. Adonc, un Sysiphe ricain égaré. De monologues en basse continue, de voyages in petto en trek hallucinés et forcément lunaires, le sombre héros (bon, je sors semble fuir ou parfaire une rédemption, ou simplement peaufiner un monstrueux entraînement. En tout cas, il nous happe dans son étrangeté, dans ce dehors magnifié, dans ce dedans tortueux, et, surtout, dans les résurgences qui sourdent de sa mémoire . Tueur, espion, sniper, guerrier, ermite, parano ? Un cocktail foutrement addictif ! Mieux encore, quand son instinct lui fait repérer au bord de son champ de vision un autre marcheur solitaire qui semble, non QUI le suit, on sait que c’est déjà trop tard : on est complètement piégé…Le cliffhanger final vous réservera alors un grand moment d’anthologie !Alors, Mister Oliver GALLMEISTER, Mister McCord, merci encore pour cette inoubliable trek littéraire !PS: Dans le genre pépite (re)découverte par O. Gallmeister, lisez le SALINGER du polar: TREVANIAN et, particulièrement, dans la même veine que «la montagne de la lune » : LA SANCTION ganeshmira

ganeshmira
24/05/11
 

Le lynx et les coyotes Enigmatique ce William Gasper, bizarre, trop taciturne…Bref. Méfiance…Cet homme cache un sacret paquet de secrets inavouables. Il a pour lui une connaissance acérée de son territoire ; il entretient un lien profond avec les reliefs arides du Nevada. Il peut cuire sous le soleil sans bouger un cil, dormir avec les bêtes en ruminant de sombres pensées jusqu'à la paranoïa. Il doit sa survie à ce mode d'existence solitaire, tentant vainement d'oublier et d'être oublié. Mais les contrats ont la dent dure, la chasse à l'homme est bientôt ouverte. L'odeur de la poudre et du sang va bientôt se répandre dans ce coin perdu des Etats-Unis.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Le lynx et les coyotes Enigmatique ce William Gasper, bizarre, trop taciturne…Bref. Méfiance…Cet homme cache un sacret paquet de secrets inavouables. Il a pour lui une connaissance acérée de son territoire ; il entretient un lien profond avec les reliefs arides du Nevada. Il peut cuire sous le soleil sans bouger un cil, dormir avec les bêtes en ruminant de sombres pensées jusqu'à la paranoïa. Il doit sa survie à ce mode d'existence solitaire, tentant vainement d'oublier et d'être oublié. Mais les contrats ont la dent dure, la chasse à l'homme est bientôt ouverte. L'odeur de la poudre et du sang va bientôt se répandre dans ce coin perdu des Etats-Unis.

Un très court roman qui à mon grand regret ne séduira peut-être pas tous les lecteurs, moi, j'ai adoré. Il commence lentement au rythme d' une marche en montagne, la tension monte, le danger vous surprend et vous terminer votre lecture à cent à l' heure.À peine cent pages, perdu au milieu d' un massif montagneux avec la nature à perte de vue, la solitude pour seule compagnie et l'auteur réussi à y introduire des hommes, des sentiments l' Histoire, du suspens, danger. SurprenantL'écriture est très belle, très visuel, un paragraphe, une phrase, un mot et c'est une image, une scène animée qui vous vient en tête.On peut lui faire des reproches, certes, mais c'est une lecture qui m'a entraîné dans un univers, scotché dans mon fauteuil et fait oublier ce qui m'entourait, je souhaitais pas plus.

Lacazavent
12/04/13
 

William Gasper est cet homme solitaire se promenant sans cesse sur cette montagne, la Lune. Et il marche, jour après jour, vers un but qui lui est propre, gravissant la montagne qu'il connait dans ses moindres recoins. Il ponctue son voyage de ses souvenirs, parfois peut-être de ses hallucinations passées. Jusqu'au moment où, se sentant traqué, il devient prédateur cherchant à surprendre sa proie. Puis son périple continue comme auparavant, jusqu'à son retour "chez lui", dans son container de location. Mais son paisible voyage ne se terminera pas aussi aisément. Difficile de donner un avis sur ce livre, pour le moins surprenant. Globalement, je m'attendais à lire une traque dans un décor montagnard, une histoire inhabituelle et prenante. Malheureusement, le côté prenant a raté son rendez-vous. La traque n'amène pas vraiment de suspense et se termine rapidement, sans savoir si elle était vraiment ce qu'elle semblait être, une poursuite. Malgré l'histoire courte, le livre m'a parue long et flou, ne comprenant pas vraiment le but de ce récit, la morale qu'il apporte.Le côté agréable qui se dégage est la sensation de liberté. William se déplace dans un décor gigantesque, au milieu des montagnes, avec quelques restes de neige éparpillés ça et là et le ciel s'étendant au dessus de la tête, sensation d'espace envoutante. Mais ajouté à l'absence quasi totale de dialogues du fait du nombre plus que réduit de personnages se côtoyant dans ce roman, une impression de solitude étouffante nous prend avec force, provoquant contradictoirement un malaise claustrophobique.Les souvenirs que William ramène à la surface sont intéressants. Ancien militaire ayant combattu, il nous décrit quelques scènes poignantes et très réelles de guerre, de fuite, de peur.Quant à la traque dans la montagne, cet ennemi invisible, William s'en soucie finalement que très peu, son but étant clair et précis au fond de lui, et ne maitrisant probablement qu'une méthode pour éliminer cette menace. Ce comportement est pour le moins déroutant et finalement malsain, mettant le lecteur mal à l'aise.William Gasper est un personnage étrange, difficile à cerner au point qu'on se demande si finalement nous voulons vraiment le cerner. Paradoxal. Il a cette personnalité totalement détachée du monde, imprégnée de solitude, de violence, d'horreur et en fait, peu humaine. C'est l'impression qu'il m'a donnée: pas vraiment animal, mais pas vraiment humain. Assassin "professionnel", il semble tuer comme il prépare son thé: sans réfléchir. Là où un esprit humain ne voudrait pas s'aventurer, le sien s'y engouffre avec précipitation, allant jusqu'à se poser des questions plus que dérangeantes. Aucun des aspects de ce personnage ne semble attachant, mais il provoque des réactions chez autrui, ne pouvant laisser indifférent.La construction du récit est assez inhabituelle pour moi, avec de longs chapitres, peu de paragraphes et de longues phrases imposant un rythme peu soutenu. Le vocabulaire utilisé est recherché et parfois d'un autre temps, mais il est aussi cinglant et cru dans certaines scènes, aucun tabou ne se dégage lorsque le sexe est évoqué. L'auteur utilise beaucoup d'images et de métaphores parfois difficiles à intégrer pleinement. Le style de l'auteur est différent de ce qu'il se fait actuellement, on y décèle la passion même si je n'y suis pas particulièrement réceptive. Il insiste sur les descriptions du paysage qui finalement, joue un rôle prépondérant dans l'histoire, comme un second personnage principal.Je conseillerais ce livre aux personnes ayant un besoin de réflexion et de compréhension de l'Homme, dans son ensemble, William étant un personnage unique qui ne se rencontre pas dans tous les récits. Dautresplumes

Dautresplumes
17/10/12
 

Il n'a pas l'air commode sur la photo de 4 ème de couverture, Howard Mac Cord. Et le héros de L'homme qui marchait sur la lune non plus.La" lune" est une "montagne de nulle part. Elle est délaissée par ceux qui y vivent à portée de vue, comme par ceux qui,à différents moments, peuvent être fascinés par son isolement et sa difficulté.(...) ses charmes (...) ne sont pas évidents et ne se dévoilent qu'à de rares marginaux."Embarqué à la suite du narrateur dans une balade dans cette montagne en plein coeur du Nevada, le lecteur se dit d'abord qu'il va se régaler d'une ode à la nature, lyrisme et petits oiseaux à la clé.Que nenni !Il part surtout à la découverte progressive d'une personnalité hors du commun, au passé plein de violences et qui a une drôle de façon d'engager la conversation avec celui qui, on le découvre progressivement, le poursuit...Epris de liberté, le narrateur se définit comme bougon, loin des montagnes et "[il ] ne tolère pas facilement la présence d'une barrière entre [lui] et la courbe infinie de l'univers." Nous avons ici un homme qui "maîtrise la monotonie", maîtrise de soi acquise par le tir ,et cette tension se , retrouve également dans la narration car petit à petit c'est dans un récit entremêlé de souvenirs réels ou imaginaires que le narrateur se dévoile et nous ne le lâchons plus, estomaqué par des découvertes que je vous laisse le plaisir de lire. Noces d'une nature âpre et d'un marcheur-escaladeur , "une constante en mouvement, jamais vraiment évident à définir par l'observation."Le rythme s'accélère à la fin et le roman se termine sur les chapeaux de roues. Vous restez le souffle coupé.Même si on peut rester dubitatif par rapport à certaines idées exprimées par le personnage, mais qui sont forcément en adéquation avec sa logique particulière, on ne peut qu'être séduit par ce texte qui rudoie le lecteur, le happe et le fascine cathulu

cathulu
16/07/12
 

"Si ceci est une histoire, ce n'est pas une romance, sauf à considérer romantique l'attention émue que Cerridwen me porte. C'est, pour autant que son narrateur le sache, le récit authentique d'une longue folie lucide, une confession oblique, une apologie pro vita sua, un conte imaginaire tissé dans la froidure de l'hiver ou avec les fils de la nuit."Ainsi William Gasper nous résume-t-il lui-même ce qu'il vient de nous raconter en détail pendant ces trop courtes pages. Pas utile d'en dire beaucoup, tout est en retenue dans ce roman. Imaginez, un homme seul, qui marche depuis cinq ans sur la Lune, une montagne en plein coeur du Nevada. Il a déposé ses affaires dans un container aux abords de la montagne, voisin d'une vieille femme qui y tient commerce. Il part des mois, marche, grimpe et arpente, revient de temps en temps, pas un bavard. Soudain, trois personnes se succèdent pour demander après lui à la boutique. Et lui se sent traqué dans la montagne, par une présence bien physique mais aussi par une sorte de fantasme déjà rencontré en Corée, alors qu'il était dans les Marines. Alors...Tout en retenue, donc, et tout autant déconcertant et étrange. Mais le fait est qu'on est rivé à chaque mot, qu'on est téléporté sur la Lune nous aussi et qu'on se concentre, comme William Gasper, sur une chose à la fois. Puissamment envoûtant et dans la mouvance de Cormac McCarthy, mâtiné de Carlos Castaneda. Imaginez... Sylvie Sagnes

SagnesSy
05/07/12
 

C’est un roman captivant, qui nous plonge dans un récit psychologique à la frontière du thriller et presque du fantastique. La nature est omniprésente mais plus pour souligner l’extrême isolement de cet homme, qui évolue dans un univers tout de même assez extrême.William Gasper est le genre d’anti-héro, sombre et marginale, mais complètement fascinant !Une lecture haletante que je vous recommande !

MarieFleur
10/02/12
 

Voilà un livre inclassable qui se déroule presque en huit clos entre cet homme solitaire et silencieux et cette étendue quasi désertique et montagneuse. OPn en sait rien de cet homme au lourd passé semble t-il.Sentiment de malaise à la lecture de ce court roman.

floaimelesmots
21/11/11
 

L'homme qui marchait sur la Lune s'appelle William Gasper, il a une cinquantaine d'année, et aime marcher donc, des jours entiers, et courir aussi, nu. Depuis cinq ans il arpente inlassablement la Lune, montagne de nulle part au cœur du Nevada. Il marche, escalade, attend, scrute l'horizon, contemple le ciel étoilé, marche encore. Il gravit la montagne, et la redescend.Mais qui est donc l'homme qui marchait sur la Lune ? Un ascète, un promeneur mystique, un fugitif, un fabulateur, un illuminé, un fou dangereux ?L'homme qui marchait sur la Lune est un assassin. Ancien tireur d'élite de l'armée américaine, vétéran de Corée, toujours assassin : « Je suis un assassin, de caractère comme de profession ». D'un ton détaché, il s'explique, ou plutôt il se raconte (ou invente, comme savoir ?). Il ne se justifie pas, ni n'attend aucun assentiment, simplement, il dit : « J'en suis aujourd'hui à cent quarante, et ne suis pas lassé, toujours pas lassé. »Et sur sa Lune aride et désolée, il devine une autre présence. Qui le suit ? Une ombre, un autre tueur, ses propres délires ?En un long monologue, le narrateur entraîne le lecteur dans son ascension au sommet de la Lune. On crapahute à ses trousses, sans savoir où il va, ni d'où il vient. Durant sa longue marche, il soliloque, indéfiniment, mêlant mysticisme, mythologie médiévale, et réalisme, mélancolie et détachement et nous entraîne peu à peu dans les égarements de sa conscience hallucinée, sur les chemins sinueux de la folie. Car si, au début, on pense cheminer avec un doux-dingue, un gentil illuminé, on se retrouve finalement en compagnie d'un psychopathe paranoïaque.L'homme qui marchait sur la Lune est un roman à part, un étrange mélange des genres, entre éloge lyrique de la nature et thriller. C'est un livre sombre, un chouïa barré, déroutant et parfois même assez dérangent. C'est un récit sous tension d'une grande maîtrise, au style lapidaire et incisif et à la langue à la fois précise et évocatrice. Quelques notes de dérision finissent de désarçonner le lecteur, déjà surpris par l'originalité du mélange des genres et la narration portée par un personnage totalement ambigu : intelligent, éclairé, à l'écoute de la nature et en même temps d'une froideur intérieure extrême.« Qu'elles concernent l'art, l'amour ou la mise à mort, les valeurs sont une affaire personnelle. Une question de goût et de conventions, rien d'autre. Autant qu'il m'était possible de le faire, je mes suis toujours efforcé d'agir en ces domaines avec calme et raison. Je sais ce que j'aime et je sais ce que je veux. Je suis même prêt à me sacrifier pour les autres. Si je le veux. Je le veux rarement, c'est une des raisons pour lesquelles je vis depuis toutes ces années sur un territoire comme celui que m'offre la Lune : vaste et vide. »

Kara
15/02/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.23 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JACQUES MAILHOS