L'homme qui ne savait pas dire non

JONCOUR, SERGE

EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 17/08/09
LES NOTES :

à partir de
5,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Beaujour se retrouve dans l'incapacité de dire non, il en est incapable et ignore comment il a perdu ce mot. Son infortune est aggravée par le métier qu'il exerçait
jusqu'alors : enquêteur dans un institut de sondage. Il doit donc développer une sorte de sixième sens pour se sortir des situations les plus délicates.
6 personnes en parlent

Magnifique ! Comment vivre, surtout en travaillant dans une boîte de sondages, sans jamais être capable de prononcer l'adverbe "NON" ? C'est la question que soulève ce roman. C'est admirablement bien écrit, le ton est juste, nous rentrons dans l'univers du protagoniste en imaginant tout d'abord que ce n'est pas si terrible car il existe de multiples façons de formuler un refus, mais on se rend compte que le problème est irrémédiablement plus profond et plus grave, Monsieur Beaujour est incapable de formuler une réponse négative. Il est en souffrance. Cela s'avère de plus en plus ennuyeux et périlleux d'autant que son chef imagine qu'il s'agit d'une stratégie lorsqu'il fait passer des enquêtes pour obtenir de fort pourcentages. Côté amour, ce n'est pas évident non plus. Il est attiré par un prospectus qui va changer sa vie : un atelier d'écriture qui doit permettre à ses participants de retrouver leurs mots perdus. Nous lisons ces récits qui sont autant de piste vers le mot tant nécessaire. A lire impérativement ! Brouillard

Brouillard
10/04/14
 

Un seul mot vous manque et tout devient compliqué ! C’est en paraphrasant Lamartine qu’on pourrait résumer ce roman.Essayons d’imaginer dans quelle situation on se trouverait si on ne pouvait plus recourir à ce simple petit mot de trois lettres : non.C’est pourtant ce qui arrive à Beaujour, petit employé dans un institut de sondage, ce qui ne va pas sans lui poser des problèmes dans le cadre de son travail lorsqu’il doit demander aux sondés de répondre par oui ou par non à ses questions !Il va donc se lancer dans une véritable recherche du mot perdu en participant à L'ouvroir des mots perdus, un atelier d'écriture mis sur son chemin par la providence.Serge Joncour entrecoupe son roman de textes numérotés et appelés Broderies dans lesquels le héros entreprend de remonter jusqu'aux origines pour trouver ce non impossible.Un roman original.

Ludeca
12/02/14
 

Brillant !Grégoire Beaujour a perdu un mot. Il ne l'a pas sur le bout de la langue, non, il ne peut plus le prononcer, ni même l'écrire. Ce mot est "non". Ce handicap semble difficilement compatible avec son emploi d'enquêteur pour un Institut de sondages et d'Études de marché. Quoique... Pour la vie sociale et amoureuse, cela pourrait paraître appréciable a priori. Mais de conciliant à faible et/ou lâche, il n'y a qu'un pas aux yeux des autres, et on se fait vite manipuler.Serge Joncour part de cette fable pour présenter des réflexions passionnantes sur le pouvoir des mots dans nos rapports à autrui et à nous-mêmes, sur les vertus libératrices et thérapeutiques de l'écriture. Ecriture pour soi à la recherche de son propre passé et de celui de ses ancêtres, pour retrouver ses bases, ses racines englouties (tout comme ont été noyés ces vieux villages recouverts pour construire des barrages, je trouve brillante cette métaphore qui revient en leitmotiv dans l'ouvrage).A travers le regard de son personnage et ses souvenirs d'enfance, Joncour décortique aussi l'art de manipuler l'opinion publique, le conformisme, les phénomènes de mode et de masse qui se sont amplifiés avec les Trente glorieuses (dans les années 70 en particulier), et l'essor de la société de consommation.Entre roman et essai, psychologie, philosophie et sociologie, cet ouvrage se dévore, sans prise de tête - n'ayons pas peur de ces "grands" mots en -ie.Un régal d'intelligence, subtil et cynique sans être moralisateur.--- Mais pourquoi faut-il que la plupart des couvertures en format poche et des titres de cet auteur soient si niais, moches, rédhibitoires ? Dommage, il cible probablement mal son public, de cette façon.Son talent s'exerce pourtant dans des registres très variés (romans, nouvelles, thrillers). On retrouve ici le ton du recueil 'Combien de fois je t'aime'. J'ai apprécié également les ressemblances avec Tonino Benacquista ('Homo Erectus' en particulier) et Jean-Paul Dubois. Canel

Canel
12/01/14

C’est l’histoire d’un homme, Beaujour, employé dans un institut de sondage, qui a perdu un mot, et pas n’importe lequel : un mot qui permet bien souvent de s’affirmer… en s’opposant, un mot sacrément utile au quotidien. C’est un mot magique, l’un des tous premiers à apparaître chez le petit d’homme, bien avant le « oui » en tout cas. Face à un choix auquel on se trouve confronté, ce petit mot de 3 lettres vient désigner une forme de notre liberté : celle simplement de dire « non » à l’autre. Voilà ! Donc, Beaujour découvre qu’il a perdu le « non », il ne sait plus dire non. Alors il va s’inscrire à un atelier d’écriture, histoire de retrouver ce sacré mot. C’est à une longue descente en lui-même que notre homme va être convié, et, ce faisant, à une remontée vers les origines du « non »… jusqu’au moment où il découvre que, finalement, il n’a peut-être jamais prononcé ce sacré mot…« L’homme qui ne savait pas dire non » est un roman polymorphe, à la fois très drôle, tendre, nostalgique, douloureux. C’est l’histoire d’une quête, celle d’un homme d’abord, à la recherche du fameux « non » et qui bute au quotidien douloureusement sur le rempart d’un impossible refus à l’autre, à ses désirs. En s’inscrivant à un atelier d’écriture, le bien nommé : « Ouvroir des mots perdus », Beaujour plonge en lui-même en dénouant le fil de l’écriture, en tricotant un langage qui le détricote au quotidien. Il s’ouvre aux mots qui jaillissent là et dévoilent, à son insu, beaucoup de lui. Comme le dit René Char (ces vers figurent en incipit du roman) : « Les mots qui vont surgir savent de nous / des choses que nous ignorons d’eux ». Et ce que Beaujour commence à découvrir, à la faveur de ces mots qui giclent d’il ne sait quelle faille en lui, c’est que son enfance y est sûrement pour beaucoup, son milieu social d’origine, ainsi que la période à laquelle il est né… Et dans « l’ouvroir des mots perdus », en tissant des broderies de mots en quête du non, Beaujour découvre que c’est en fait un nom qu’il cherche, tant il est vrai que « c’est aux autres qu’il faut dire non, pas à soi-même, à ses désirs, à ses envies, à ses besoins, sans quoi on n’en finit pas de se trahir » (p. 296)… Et le temps presse, car son patron, flairant l’aubaine, le promeut à un poste délicat sur le plan éthique : Beaujour devient cyniquement « sondeur à gages », extorquant à des employés lambda leur promesse de mutation vers des terres lointaines - voire de licenciement - par le biais d’un sondage aux apparences anodines, tout cela bien évidemment à leur insu…C’est un beau roman, sensible, délicat, qui rejoint l’humain au plus profond d’une de ses peurs nodales : celle de déplaire, d’abord à l’autre… Seraphita

Seraphita
19/05/13
 

Une écriture intelligente, un sujet original, un récit passionnant, mais pourquoi Joncour n'est-il pas plus fêté ? Encore une fois, il frappe juste avec cet homme, qui non seulement ne sait pas dire non, mais est handicapé de la négation, du refus... et cela affecte grandement sa vie quotidienne. C'est une jolie fable, bien plus profonde qu'elle n'en a l'air, avec des insertions en italiques justement nommées broderies qui narrent les souvenirs du héros. C'est un très beau roman, comme les autres livres de Joncour, qu’il faut lire absolument ! laurence

laurence
30/07/11
 

A lire Une écriture intelligente, un sujet original, un récit passionnant, mais pourquoi Joncour n'est-il pas plus fêté ? Encore une fois, il frappe juste avec cet homme, qui non seulement ne sait pas dire non, mais est handicapé de la négation, du refus... et cela affecte grandement sa vie quotidienne. C'est une jolie fable, bien plus profonde qu'elle n'en a l'air, avec des insertions en italiques justement nommées broderies qui narrent les souvenirs du héros. C'est un très beau roman, comme les autres livres de Joncour, qui'il faut lire absoluement !

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.31 kg

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