L'homme qui plantait des arbres/ecrire la nature

GIONO, JEAN

livre l'homme qui plantait des arbres/ecrire la nature
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 04/09/08
LES NOTES :

à partir de
6,50 €

SYNOPSIS :

Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Vie littéraire : La nature prend la parole - L'écrivain à sa table de travail : La
nature en toutes lettres - Groupement de textes thématique : Une pomme, des pommes - Groupement de textes stylistique : Au nom de la nature - Chronologie : Une brève histoire de la nature - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.
8 personnes en parlent

Ce texte est un texte de commande, qui répond à une demande du Reader digest, en 1953. Jean Giono rédige ainsi ces quelques pages destinées à la fameuse rubrique, "Le personnage le plus extraordinaire que j'ai jamais rencontré". Mais à la réception voici que l'écrivain est accusé d'imposture, la rédaction lui reprochant d'avoir inventé le héros de cette courte histoire ; la naïveté des journalistes est ici prise en défaut par l'écrivain, qui souligne le paradoxe lié à la commande même, pourquoi demandé à un romancier de se limiter aux bornes du réel ? Pour autant ce petit texte est un véritable bijou, qui met en scène l'effet positif que peut avoir un seul homme, déterminé, sur son environnement et pour l'avenir. En ce sens l'homme qui plantait des arbres peut être considéré comme une métaphore du rôle du romancier, qui sème avec patience chaque mot pour le futur des hommes plus que pour la postérité. Une belle mise en abyme du pouvoir de la littérature...

sovane
03/06/15
 

Cette nouvelle de Giono est une commande. Comme la Joconde de De Vinci. Le Reader’s Digest, magazine américain, demanda à l’écrivain français de contribuer à sa rubrique «le personnage le plus extraordinaire que j’aie jamais rencontré». Giono envoya son texte quelques jours plus tard. Le magazine douta toutefois de l’authenticité de l’histoire et du personnage d’Elzéard Bouffier et refusa le texte qui paraîtra donc dans le magazine Vogue en 1953 sous le titre «The Man Who Planted Hope and Grew Happiness», un titre bien plus pompeux que celui de la traduction française parue en 1973 dans la Revue Forestière.Eh bah quoi, on a bien le droit de se cultiver non ?Elzéard Bouffier n’a donc pas vraiment existé et n’a pas traîné son bâton « dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence ». Giono, le narrateur, rencontre ce personnage singulier alors qu’il randonne dans la région. L’homme l’accueille en silence dans sa bergerie pour la nuit. Le soir il trie des glands. Le lendemain, il parcourt les chemin, amoureusement, pour les planter et observer comment les précédents poussent.La nouvelle est toute en silence et contemplation. Nous sommes admiratifs de cet Elzéard Bouffier qui n’a jamais existé et qui pourtant redonne foi en notre humanité. Deux guerres passent, lui continue, imperturbable, de planter ses arbres et de prendre soin de la forêt grandissante. Peu à peu la vallée renaît, les ruisseaux se remplissent, les habitants reviennent, incrédules et ébahis devant cette forêt « naturelle ». Parce qu’Elzéard Bouffier se fout de ce que les autres pensent, il plante, généreusement. Et, comme le dit Giono, si les hommes avaient su que la forêt avait un créateur, alors peut-être ne l’aurait-on pas laissé faire.Cette nouvelle magnifique est un petit bijou de tendresse et de générosité. Hymne à la Nature. Éloge de la bonté humaine. Ode à l’humilité… Les qualificatifs ne manquent pas. Elle est parfaite pour lire au coin du feu.Parfaite, l’édition de 2010 de Gallimard Jeunesse l’est plus encore (comment peut-on être plus que parfaite ?). La maison d’édition agrémente le texte des très belles images de Joëlle Jolivet qui mettent superbement en scène l’histoire. Deux pages pop-up aux très belles couleurs ajoutent encore à l’émerveillement.A offrir. A lire. A regarder. Françoishttp://lequatriemedecouverture.wordpress.com

hunvalerien
25/02/15
 

Je suis une grande amoureuse des arbres. J'aime l'admirer, puiser l'énergie en posant mes mains sur son tronc. J'ai relu avec plaisir un court texte de Jean Giono L'Homme qui plantait des arbres. Au cours de ses promenades en Haute-Provence, J. Giono a rencontré un personnage extraordinaire, berger solitaire qui plantait des milliers d’arbres. Au fil des ans, entre 1913 et 1947, le vieil homme a réalisé son rêve : la lande aride est devenue pleine de vie. Ce livre est un hymne au respect de la nature. Il en montre la dialectique à travers les effets successifs du repeuplement végétal. Elzéard Bouffier, chaque jour,plante des glands. Quelques années après, le narrateur revient et découvre une magnifique forêt : des chênes, mais aussi des hêtres et des bouleaux. D'année en année, la forêt s'étend, permettant à toute la région de revivre. L'administration des eaux et Forêts, avertie, parle de génération spontanée, et le rôle d'Elzéard Bouffier reste secret, un secret que seules quelques personnes, connaissant la valeur du silence, partagent. Ce récit de Giono illustre les valeurs écologiques et morales des rapports de l'homme avec la nature. Jean Giono, dans sa démarche, était désintéressé. Le berger aussi, était désintéressé.Voici une histoire simple et généreuse, un beau portrait émouvant et un hymne à la nature. Ce beau texte m'a emmenée quelques années plus tôt, lors d'un voyage littéraire à Manosque dans la maison de Jean Giono El Paraïs avec son ami Pierre Citron pour guide. Je me souviens d'une belle randonnée sur le plateau du Contadour, là où fut réalisé le tournage du film "Le Hussard sur le toit", magnifique roman de Jean Giono.

Mirontaine
07/03/12
 

Depuis la rentrée, j'attends avec impatience ce moment où les élèves vont me dire : "Maîtresse, vous pouvez acheter ce livre pour notre classe !". Il faut dire que nous travaillons sur des extraits littéraires de roman et manifestement aucun des textes choisis n'avait suscité l'étincelle attendue jusqu'à la lecture cette semaine d'un extrait de L'homme qui plantait des arbres de Jean Giono. Heureusement, le livre était disponible dans la classe. Heureusement, la demande a été formulée un vendredi, jour de la lecture offerte. J'ai donc mis de côté le livre que j'avais prévu de leur lire en lecture partagée et je me suis lancée sur la nouvelle de Giono. Lorsque j'ai refermé la dernière page j'ai entendu un murmure : "C'est beau !". Un moment suspendu comme je les aime ...C'est l'histoire incroyable d'un berger vivant dans la solitude des montagnes après avoir perdu sa femme et son enfant et qui chaque jour, va planter des glands, après les avoir méticuleusement trié. Dans ce territoire désert, il va, à force de persévérance et de don de soi, faire naître une forêt d'où la vie va renaître ...Porté par une écriture magnifique, Jean Giono nous offre un hymne aux valeurs humaines par le biais de son héros. Cet homme qui a lui seul à fait naître la vie dans un territoire hostile que beaucoup ne cherchaient qu'à fuir. " Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certains qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle est laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable."On perçoit aussi un hymne à la nature, il faut voir avec quels mots, il nous conte sa flamboyance et sa renaissance ... Mais on perçoit aussi un dégoût de ce que l'homme porte en lui de destruction. Il ne nous cache pas les ravages des deux guerres mondiales ainsi que de l'utilisation des moyens techniques qui permet de détruire tant de paysages. C'est un texte qui trouve une résonance de nos jours et questionne aussi bien sur l'humain que sur notre environnement. Cristie

cristie
06/10/13
 

Un vrai coup de cœur pour cette nouvelle qui parle à ma formation naturaliste/forestière (d’ailleurs je la conseille à mes camarades de classes). Une ode à la persévérance et à la poésie de la forêt ; même si on apprend dans l’annexe du texte que ce récit est fictif.

Snow
20/08/13
 

Tout petit texte absolument formidable, qui pourrait être un manifeste pour les écologistes en herbe, les amoureux des arbres et de la nature. D'abord, il y a l'écriture de Giono, son style, et sa description de la montagne, des sentiers et bien sûr des arbres. Et puis cette histoire incroyable d'un homme qui crée une forêt sur un territoire désert, seul. Incroyablement seul. Un homme devenu berger qui n'aspire qu'à la solitude et/ou aux vraies rencontres, celles desquelles il y a quelque chose à retirer. Un homme de valeur(s)Et puis, au fur et à mesure, dans ce texte, on peut s'apercevoir qu'il est certes un hymne à la nature mais aussi un dégoût de ce que l'Homme peut engendrer en catastrophes tant pour lui que pour les autres êtres vivants : les guerres (je me permets de rappeler que Giono fut très marqué par la première, celle de 14/18), le progrès qui oblige à détruire des pans entiers de nature en faveur des routes, des ponts, ... Une certaine misanthropie pointe, une amertume, un désabusement sur les actions humainesUn texte efficace, court et puissant qui peut être lu aujourd'hui de manière très moderne, qui colle parfaitement aux conditions de vie de notre début de XXIème siècle. Mon fils a lu cette année, de cet auteur, (classe de seconde oblige) Le grand troupeau , un roman long et pas facile qui l'a ennuyé et pas vraiment fasciné (certes, la lecture n'est pas son sport favori, c'est même sans doute le cadet de ses soucis). Peut-être eût-il mieux valu faire découvrir Giono par ce court livre intemporel et sans doute plus accessible ? L'exigence littéraire de Giono y est bien présente mais du fait du format du livre et des thèmes abordés, elle est plus facilement abordable et explicable. Peut-être même les élèves auraient-ils eu envie de découvrir ensuite ce que Giono a écrit d'autre ? Mais là, j'extrapole, je m'emporte... Yv

Lyvres
10/07/13
 

Magnifique ode aux arbres auxquels Elzéard le berger consacre tous ses efforts. Car cet homme veut réaliser son rêve : transformer une terre aride en une belle et vaste forêt.Un texte court, qui m'a beaucoup touché.

Bluedot
15/10/11
 

Il s'appelait Elzéard Bouffier. Cinquante-cinq ans. Il avait possédé une ferme dans les plaines. Il y avait réalisé sa vie. Il avait perdu son fils unique, puis sa femme. Il s'était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. Il avait jugé que ce pays mourait par manque d'arbres. N'ayant pas d'occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses. Ce texte raconte l'aventure tranquille d'un berger solitaire, en Provence, qui passe la fin de sa longue vie, à semer et planter des arbres dans des collines où l'exploitation humaine incontrôlée avait créé le désert. Les années passent, deux guerres éclatent, mais Elzéard poursuit son bonhomme de chemin. Un pays se transforme, la ruine et le vide font place à la joie de vivre, au souffle gai et enchanteur, à la jeunesse qui apporte l'énergie. Le narrateur est spectateur du prodige créé par Elzéard, qui n'en tire aucune gloire, ce qui rend sa mission plus honorable et admirable. Jean Giono raconte l'histoire d'un symbole, car cet Elzéard Bouffier n'a jamais existé, mais cette histoire fait envie, donne des idées en se voulant superbe leçon d'écologie et de sagesse. Les droits d'auteur que Jean Giono n'a jamais voulu toucher sur ce texte sont reversés à l'association de protection de l'environnement Robin des Bois.

Clarabel
23/07/09
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.19 kg

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