L'homme qui retrecit

MATHESON, RICHARD

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 11/10/00
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" l'araignée fonça sur lui dans l'ombre des étendues sableuses, tricotant furieusement de ses pattes immenses. Son corps ressemblait à un oeuf gigantesque et luisant qui tremblait de toute sa masse noire tandis qu'elle chargeait à travers les monticules privés de vent, laissant dans son sillage
des ruissellements de sable. L'homme en resta paralysé. il vit l'éclat venimeux des yeux de l'araignée. il la regarda escalader une brindille de la taille d'un rondin, le corps haut perché sur ses pattes que le mouvement rendait floues, jusqu'à atteindre le niveau des épaules de l'homme. "
3 personnes en parlent

Voici le récit d'un homme qui va découvrir l'inconnu et l'aventure en explorant sa cave !Dans ce chef-d'oeuvre de la science-fiction, Matheson met en scène un homme seul (comme dans "Je suis une légende") face à un monde familier à la base mais qui va se révéler méconnaissable juste en raison d'un changement d'échelle. Trouvaille incroyable que celle de nous donner à voir notre quotidien sous un angle inhabituel, quotidien qui en conséquent adopte un visage tout autre, dans lequel il faut réapprendre à vivre, notamment sous la menace de prédateurs "nouveaux".Scott Carey incarne en quelque sorte l'humanité dans cette lutte pour sa survie et nous rappelle qu'elle rime avec humilité. Un quasi conte philosophique pour une passionnante lecture.Jack Arnold en a tiré une merveille cinématographique en 1957. Maltese

Maltese
23/02/09
 

Scott Carrey est atteint d’une maladie inexpliquée qui le fait rapetisser de jour en jour. D’après ses calculs, il ne lui reste plus que six jours à vivre avant de disparaître totalement. Il organise sa survie comme il peut dans sa propre cave devenue hostile, poursuivi par une araignée féroce qui guette le moindre geste. Le lecteur découvre aussi par flash-back les différents épisodes qui ont ponctué la progression de la maladie dans des chapitres indiquant sa stature : 1, 73 m, 1, 63 m…Les contours familiers se font menaçants et l’objet le plus banal devient un monstre mythologique : « Il avait beau se raisonner, pour lui, la chaudière à mazout avait pratiquement perdu sa fonction d’appareil de chauffage pour devenir une tour gigantesque dans les entrailles de laquelle grondait une flamme magique. Le tuyau d’arrosage était en réalité une énorme vipère rouge immobile, lovée dans son sommeil. Le mur de séparation qui flanquait la chaudière était une falaise, le sable un terrible désert aux collines habitées non par une araignée de la taille d’un ongle mais par un monstre venimeux presque aussi grand que lui.La réalité était relative. »Scott est rarement nommé mais simplement désigné par le pronom personnel « il », comme si son rétrécissement s’accompagnait d’une perte d’identité. Et de fait, il perd rapidement ses repères : trop petit pour être considéré comme un époux mais trop grand et trop mûr pour être un enfant, puis plus petit que l’araignée, il ne trouve plus sa place dans un monde qui lui est devenu étranger ; le quotidien change radicalement d’apparence.Au-delà du phénomène fantastique, Scott est confronté au questionnement qui surgit face à la maladie, à la mort. Jusqu’à une certaine forme d’acceptation voire de résilience.Un petit homme pour un grand Matheson qui sonne ma réconciliation avec cet auteur : j'ai été déçue récemment par La maison des damnés. Là, je retrouve ce que j'aime chez lui : un style limpide teinté de réflexions philosophiques et une certaine mélancolie...

LeCottagedeMyrtille
20/05/15
 

Pour moi L’homme qui rétrécit c’était un classique du cinéma fantastique des années 50. Puis un jour j’ai découvert Richard Matheson et son œuvre. Je me suis rendu compte qu’une partie de son œuvre avait été portée au cinéma de nombreuses fois. Ça m’a fait prendre conscience de l’importance de l’œuvre de Richard Matheson.A chaque fois, dans ses romans, Matheson met en scène un homme qui se retrouve confronté à quelque chose qui le dépasse mais qui le force à remettre en cause sa condition d’homme.Ici Scott Carey, l’homme qui rétrécit, se retrouve assez vite confronté aux regards des autres face à son handicap croissant. Les personnes qui l’entourent et qui sont censées éprouver de l’affection pour lui semblent indifférentes à son sort. Sa femme après l’avoir considéré comme un petit garçon, en raison de sa taille, s’en désintéresse pour se tourner vers leur fille. Il croit pouvoir trouver du réconfort dans la compagnie d’une naine de fête foraine. Car Scott est un homme qui rétrécit, tout ce qui l’entoure devient démesuré, plus rien n’est à sa taille mais il a encore des besoins d’homme. Cela est surtout vrai en matière de sexualité. Alors qu’il mesure trente centimètres il fantasme sur la baby-sitter. c’est son seul moyen pour essayer d’avoir un comportement normal même si des fois ça frôle la folie.Son combat avec l’araignée qui devient toujours de plus en plus imposante est le symbole de sa combativité. Plusieurs fois il envisage de se laisser croquer pour en finir plus vite car il ne sait pas jusqu’où va aller sa réduction. Mais elle est un stimulus pour aller de l’avant et pour accepter sa situation.L’homme qui rétrécit est un roman qui par certaines situations peut paraitre assez violent, voire cruel. Il y a toutefois une touche d’optimisme mais qui n’arrive qu’ à l’extrême fin.

Chiwi
01/09/13
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.17 kg

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