L'homme sans lumiere

ANDRIEUX, RICHARD

livre l'homme sans lumiere
EDITEUR : HELOISE D'ORMESSON
DATE DE PARUTION : 08/01/09
LES NOTES :

à partir de
16,23 €

SYNOPSIS :

À soixante ans passés, Gilbert n'y croit plus. Surtout depuis que Jeanne l'a quitté. Il n'attend plus rien ni personne. Pourtant, lorsqu'il croise un jour dans un café un homme visiblement désespéré, il pense reconnaître en lui un alter ego. Il va suivre l'étranger dans ses déplacements. Lui écrire. Mais la correspondance reste à sens unique, il n'expédie pas ses lettres. L'échange existe-t-il ailleurs que dans la tête de Gilbert ? Il se renferme de plus en plus, entreprend d'espionner Jeanne, croit pouvoir l'emmener à Rome pour son anniversaire. Ses fantasmes sont nourris
de fortes doses d'anxiolytiques, noyés dans l'alcool. Lorsque la réalité s'impose, froide, il perd définitivement pied et dans une cotonneuse atmosphère d'irréalité, entre deux malaises cardiaques, ses mains se referment autour du cou de Jeanne. Gilbert se réveille à l'hôpital, son décès devancera son procès. Tempête sous un crâne ? Énigmatique quête du double ? L'Homme sans lumière mène le récit du chagrin comme un thriller haletant et angoissant. L'écriture, pudique et prenante, dessine un personnage sur le fil du rasoir, pris dans la spirale de ses mirages.
1 personne en parle

C'est l'histoire d'un homme triste et usé - il s'appelle Gilbert. Il vit seul, sa compagne vient de le quitter, après 7 ans d'une liaison sans saveur ni odeur. Aujourd'hui Gilbert a choisi d'écrire pour décharger le poids de son fardeau, soulager sa rancoeur, libérer son trop-plein de désespoir. Il s'adresse à un inconnu, croisé dans la rue, aperçu dans un café, suivi au cimetière, observé à la loupe. Gilbert sait pratiquement tout de cet individu, son train-train quotidien, son passé, celui du père collabo, sa solitude et son veuvage. Pas de doute, c'est un compagnon d'infortune. Gilbert peut lui écrire, tout lui dire, cet homme va comprendre. Ils ont des points communs, et seules deux années les séparent. Ils sont vieux avant l'heure, accablés et dégoûtés.C'est l'histoire d'un petit homme qui a toujours eu peur, qui n'a jamais su briller. C'est un roman composé de lettres envoyées dans le vide, sans accusé de réception. Ce sont des balles perdues, dégainées comme pour clamer tout ce qui fait horreur, pour « cracher sur ce monde qui est aussi laid que lui ». C'est une vision sombre, pleine d'amertume et rongée par le désespoir, d'un homme cassé, brisé et sans illusion. Jusqu'au bout, on attend qui répondra à ses lettres. Existe-t-il, cet alter ego, cet inconnu compatissant ? Lui, Gilbert, n'a jamais cessé de « vomir sur ces gens qui se disent généreux, sur ces princes du paraître, sur ceux qui se couchent tous les soirs en tremblant sous des draps en soie maculés de la peur de tout perdre ». On ne se brise pas les côtes à trop rire, ce texte n'est pas follement réjouissant. Gilbert nous saisit vite par la gorge pour nous plonger dans son univers. Impudique, mais touchant. Presque insoutenable. Richard Andrieux n'a pas la prétention d'être le bouffon de service, on l'a bien compris.

Clarabel
20/02/09
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.17 kg