L'horizon chimerique

LA VILLE DE MIRMONT, JEAN DE

livre l'horizon chimerique
EDITEUR : GRASSET ET FASQUELLE
DATE DE PARUTION : 21/05/08
LES NOTES :

à partir de
8,95 €

SYNOPSIS :

L'oeuvre de Jean de La Ville de Mirmont, tué au front le 28 novembre 1914 à l'âge de 27 ans, se compose d'un court roman, Les Dimanches de Jean Dézert, de contes et de poèmes publiés après sa mort, sous le titre de L'Horizon chimérique. Né à Bordeaux en 1886, Jean de la Ville de Mirmont a passé sa jeunesse dans la capitale girondine. Il y a noué maintes amitiés fidèles, dont celle de François Mauriac qui a tout fait pour perpétuer son souvenir. Dans ses Nouveaux Mémoires intérieurs, il évoque " les amis qu'il a le plus aimés, presque tous partis à l'aurore de leur vie. Comment était leur voix ? Peut-on réentendre ces voix du temps que la cire ne les gardait pas ? Cet accent qui était le leur, un certain rire de ce Philippe, de ce Jean... " Ce Jean, Jean de la Ville, était poète. Avant de partir pour le front,
il avait laissé sur son bureau un dernier poème, " Le Grand Voyage " : " Cette fois mon coeur, c'est le grand voyage, / Nous ne savons pas quand nous reviendrons. " Il n'est pas revenu. La littérature française était orpheline d'un grand talent. Les Dimanches de Jean Dézert, la seule oeuvre publiée de son vivant, est l'histoire du désenchantement. Jean Dézert est un employé de ministère qui " considère la vie comme une salle d'attente pour voyageurs de troisième classe. " Il n'arrive ni à atteindre le bonheur ni à se suicider. Il vit, comme tout un chacun. C'est un livre d'une modernité étonnante. On retrouve cette ironie désabusée dans des contes comme " Le piano droit ", tandis que les poèmes de L'Horizon chimérique, également recueillis dans ce volume, sont plein d'une mélancolie baudelairienne.
1 personne en parle

Personne ne méritait de mourir là bas. Lui pas plus qu'un autre. L’instituteur, pas plus que le cantonnier, l'agriculteur pas plus que le poète, le manœuvre pas plus que le luthier, aucun d'entre eux.D'un côté comme de l'autre, qu'il aient été français, allemand, maltais, ougandais, chinois, japonais, belge, de n'importe laquelle des 72 nationalités impliquées dans cette guerre, aucun d'entre eux n'aurait du laisser son avenir, ses rêves, sa vie là bas. Cette jeunesse n'aurait jamais du peupler des tombeaux.Jean de La Ville de Mirmont est mort à 27 ans , la nuque brisée, en novembre 1914, au chemin des Dames.560 écrivains français n'ont pas survécu à cette guerre. Apollinaire, Peguy, Segalen, Alain-Fournier... Combien d'écrivains pour chacune des nations? Combien en ont perdu la raison et leur espoir ?Combien de livres, de musiques, de peintures, d'intelligences sont ensevelis là-bas ? A jamais inconnus, morts d'avoir suivi leur maîtres.Les textes de Jean de la Ville de Mirmont sont ici réunis.Ils gardent l'âme toute fraîche de leur maître.Roman, poésies, contes. Lucides, incisifs, impertinents. Ces écrits sont impressionnants, réjouissants.Quand on a vingt sept ans on a l'avenir devant soi, et lorsqu'on écrit avec une patte comme celle là on a tout un royaume pour donner refuge au monde.Personne ne méritait de mourir là bas. Lui, pas plus qu'un autre.«je hais celui qui ravale l’homme au rang de la bête, en le poussant à foncer sur quiconque ne lui ressemble pas. Oh ! celui-là, j’appelle de tous mes voeux sa disparition de la surface de la terre. Je n’ai de haine que pour la haine.» - Michel Corday - Les mains propres: essai d'éducation sans dogme, 1919 (extrait). Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
21/11/14
 

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.18 kg