L'idole

JONCOUR, SERGE

livre l'idole
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 17/08/09
LES NOTES :

à partir de
4,80 €

SYNOPSIS :

"J'ai compris que j'étais devenu célèbre le jour où Naomi Machin s'est retournée sur moi dans la rue. [..] Oui, assurément j'étais devenu célèbre à ce point-lâ. Mais célèbre pourquoi je ne voyais vraiment pas. " Qu'est-il arrivé à Georges Frangin, grand anonyme devant l'Éternel, pour
que tout le monde l'assaille de demandes d'autographes et suive avec ferveur son actualité - pourtant inexistante ? Il semble que, bien malgré lui, Georges Frangin soit obligé de goûter aux joies et aux peines de la notoriété dans une " société du spectacle " bien semblable à la nôtre...
4 personnes en parlent

« Alors voilà, je m’appelle Frangin, Georges Frangin, pendant des années j’ai cherché du travail à plein temps, sans résultat vraiment, en dépit d’aptitudes considérables, y compris dans des domaines qui ne supposent pas trop d’ambition. » (p. 196) Et pourtant, un beau jour, Georges Frangin va découvrir qu’il est célèbre : où qu’il aille, le regard des quidams se pose sur lui, éperdus d’admiration. Sans qu’il puisse en comprendre le sens, il se découvre idole. On l’invite même à la télévision pour présenter son livre de confessions, même s’il ne l’a jamais écrit. Etre une idole, c’est bien, mais comment faire durer cet état autant salutaire qu’éphémère ? Frangin, chômeur célibataire de 46 ans, va s’efforcer de mettre la question au travail…« L’Idole » est un roman fascinant qui pose des questions cruciales : le regard de l’autre, la reconnaissance, le showbiz et sa fabrique de stars, à l’infini, la télévision et l’audimat… et en filigrane, le sens de l’existence. C’est un homme, un pâle et insipide Georges Frangin, qui guide le lecteur dans les méandres de ces questions, un homme qui prend la parole en « je » et se livre en témoin d’un événement qui le dépasse sacrément : l’épiphanie d’une idole, lui-même en l’occurrence :« La vie est longue, je le sais pour l’avoir compris, en tout cas elle nous laisse largement le temps d’être visité et revisité par ces sommes de questions auxquelles on ne s’était pas répondu auparavant, plus ou moins les mêmes pour chacun, une sorte d’épreuve universelle qui fonde l’homme dans sa vraie constante, celle de n’avoir pas tout compris. » (p. 175.)Pour aborder ces questions, le style est des plus simples et des plus drôles, ce qui rend « L’Idole » encore plus attachant et percutant.« D’entrée elle se présenta comme ma nouvelle attachée de presse, comme s’il y en avait eu une avant. Elle m’appelait au sujet de cette prestigieuse émission dans laquelle je devais passer. En fait elle s’inquiétait de savoir si je m’inquiétais, tout en me précisant qu’il n’y avait pas de quoi, ce qui fatalement m’inquiéta. » (p. 129.)Mais sous la dérision, filtre, très vite, une forme de cynisme, car la situation que vit Frangin est résolument kafkaïenne. D’ailleurs, vers la fin, le propos devient plus mélancolique, qu’une retenue de l’écriture et une envolée poétique viennent magnifier.« Je suis seul par refus […] refus de se tenir droit dans le grand carambolage des jours […] j’en aurai liquidé des nuits à colmater mes rêves, des matins à miser sur les plis défaits du soir à venir. » (p. 219-220).Entre dérision et mélancolie, l’absurdité compose ici une toile de fond, sur le cadre mouvant de l’existence et des questions qu’elle vient poser à tout un chacun. Seraphita

Seraphita
29/07/13
 

- Abandon -Cet homme est salué dans la rue par des inconnus, ravis de le croiser. Il se fait arrêter pour des autographes, il est illustre, manifestement, mais il en est le premier surpris. Le confondrait-on avec un sosie célèbre ? Est-il amnésique ?Ses interrogations tournent en rond : 'Mais qui suis-je donc ?', 'Qu'ai-je fait de si extraordinaire pour que l'on m'aborde ?'…Des réflexions intéressantes sur la "rançon du succès" : perte de l'anonymat due à la célébrité en général, ou à la gloire éphémère (obtenue via la TV réalité)…A part ça, j'ai attendu 80 pages (1/3) que le roman décolle, en vain. Retour à la médiathèque sans insister.Je ne connaîtrai pas les réponses.Amusante la couverture de l'édition brochée : une TV dont l'écran permet (vaguement) de voir son propre reflet, comme dans certains albums pour enfants. Excellente allusion au mirage du "peoplisme" via les médias. --> Demain, c'est peut-être VOUS qui serez "dans le poste", alors souriez, vous êtes filmé !!!De cet auteur, j'ai beaucoup aimé 'L'amour sans le faire', 'Combien de fois je t'aime'… et UV, sur lequel les avis sont très partagés. Canel

Canel
25/06/13
 

Beaucoup d'humour et de pertinence dans cette critique d'une société où les célébrités se font et se défont à la vitesse de la lumière. On suit avec plaisir l'évolution des sentiments de Georges Frangin face à une célébrité fulgurante et sans précédent. Peur, méfiance, orgueil... tout y passe, et on jubile !

Djoulai68
02/06/13
 

On s'ennuie, beaucoup.Voilà un thème et une façon de le traiter qui aurait fait une formidable nouvelle, en épurant, rassemblant etc...Mais là l'auteur étire la sauce sur des pages, avec une progression infime, j'ai eu l'impression de lire la même chose à longueur de temps.Donc Georges Frangin se réveille un matin très célèbre, sans avoir rien fait pour, ni contre. Il n'est ni beau, ni moche, ni talentueux, ni stupide, un beau milieu de tout et de rien, et passe son temps à se demander pourquoi lui. Jusqu'à ce que la célébrité passe à quelqu'un d'autre, et encore là, il constate, sans réaction. Sylvie Sagnes

SagnesSy
25/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg

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