EDITEUR : HACHETTE EDUCATION
DATE DE PARUTION : 26/02/03
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Bibliolycée : une collection d'oeuvres classiques destinée à l'étude littéraire en lycée - Le texte intégral annoté. - Un questionnaire bilan de première lecture. - Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre. -
Des corpus accompagnés de questions d'observation et de travaux d'écriture. - Une présentation de l'auteur et de son époque - Un aperçu du genre de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire littéraire.
5 personnes en parlent

C'est la première fois que je lis un Marivaux, et j'ai beaucoup apprécié cette oeuvre. J'ai vraiment trouvé amusant de voir les maîtres devenir esclaves, tout à fait pitoyable. Je pense que pour avoir pu écrire cela, il fallait soit être un maître bienfaisant et respectueux, soit (ce qui me semble moins probable) être un esclave rêvant un peu trop. En tous cas, cette histoire m'a beaucoup fait rire quand les ex-maîtres avouaient leurs caprices et leurs "délits" honteux. Je suis quand même un peu déçu de la fin, qui aurait pu être selon moi plus précise, en racontant leur retour à Athènes par exemple. Mais bon, j'ai quand même beaucoup aimé cette pièce (plus intéressante que les Fourberies de Scapin).

un flyer
01/07/14

Cette pièce de théâtre est très bien écrite! Cependant trop courte, mais pour ceux qui préféré une chute plutôt rapide c'est mieux. Donc cette pièce montre le théâtre de Marivaux par excellence même si cette dernière n'est pas très connue. Le thème abordé est l'esclavage et l'inversion des rôles maîtres/ esclaves avec des conséquences particulièrement étonnantes. Cemella

Cemella
03/01/14
 

Dans cette courte pièce (un acte, onze scènes), Marivaux met en jeu deux notions très présentes dans son théâtre. La première est celle du changement de position sociale. Ici, ce n'est pas une intrigue amoureuse qui en est à l'origine, mais la volonté de Trivelin de montrer aux maîtres la souffrance qu'ils font endurer à leurs serviteurs. En les confrontant, de plus, à un exposé de l'ensemble des griefs que leur font Arlequin et Cléanthis, il leur fait vivre une humiliation publique, où ils doivent assumer leurs minauderies, leurs caprices,... L'intrigue amoureuse n'est pour autant pas absente, puisque Trivelin décide que chaque maître doit tomber amoureux du serviteur de l'autre. On y sent la volonté de rompre les codes sociaux et les conventions, mais cette transgression ne fonctionne pas, chacun retrouvant finalement sa position initiale.L'autre trait prégnant dans cette pièce est le lieu dans laquelle elle se déroule. Une île, où les positions sociales ont changé, une utopie sociale. On retrouve un peu ce thème dans La dispute, dans laquelle l'intrigue prend place dans un monde où les hommes sont séparés des femmes.Mais ce qui est troublant chez Marivaux, c'est que son intuition, celle des rapports de force entre classes sociales (allez, soyons un peu anachronique) ne soit pas menée jusqu'au bout. On y sent la souffrance des valets, mais ils ont comme intériorisé leur situation, ce qui fait qu'au final, ils reprennent sans déplaisir leur statut initial. Bien entendu, l'intrigue de Trivelin n'est pas vaine, puisque les maîtres décident d'être plus doux envers leurs serviteurs. Mais la transgression reste limitée à la partie jouée, ce qu'assume totalement Trivelin, double de l'auteur, puisqu'il s'adresse à plusieurs reprises aux maîtres en leur expliquant que cette situation est transitoire.Courte pièce, donc, mais qui permet se plonger avec plaisir dans l'oeuvre de Marivaux, dans laquelle il jongle avec courtes répliques et tirades plus construites, qui permettent notamment aux valets de faire parthttp://img.over-blog.com/300x116/2/99/28/34/divers/defi_classique.jpg de leurs griefs. Héritier du théâtre italien (présence d'Arlequin) et du théâtre français (pour les aspects plus dramatiques), Marivaux arrive à combiner avec beaucoup de facilité les deux écoles.

Yohan59
14/12/12
 

Art Spiegelman est un artiste entier. Il retrace grâce à cette BD l'histoire de la Shoah et plus particulièrement celle d'une famille de souris qui représente sa famille. Père, mère, soeur, frère, tous les liens y sont représentés. On suit la discrimination, l'exclusion et les marques avant la déportation, tout ce qui a pu précéder l'enfer. Bien retranscrite cette histoire nous permet de lire l'horreur grâce à cette personnification de la famille souris à qui on ressemble sans vraiment être proche d'eux. On prend du recul, on est face à l'Histoire, très bien respectée, même honorée par l'auteur.

deedoux
21/06/10
 

E me suis donc replongée ce matin dans la lecture de L’île des esclaves. Pièce courte en 11 scènes, elle relate le naufrage d’Arlequin, de son maître Iphicrate, de la servante Cléanthis et de sa maîtresse Euphrosine, sur une île où le régime est la République, et où les esclaves sont libres, où la peine de mort est abolie et remplacée par une éducation morale.“ ce n’est plus votre vie que nous poursuivons, c’est la barbarie de vos coeurs que nous voulons détruire” explique TrivelinCette île permet à l’auteur de mettre en scène une utopie sociale basée sur l’égalité. Les serviteurs et les maîtres inversent leur rôle pour que chacun prenne conscience de ce que l’un fait subir à l’autre. Thème fréquent dans la comédie, le déguisement a ici une valeur philosophique, permettant aux personnages de réfléchir sur leur rôle social mais aussi moral. Les travers des serviteurs comme des maîtres sont raillés, mais ce sont essentiellement les seconds qui en prennent pour leur grade.“ Souvenez-vous en prenant son nom, mon cher ami, qu’on vous le donne bien moins pour réjouir votre vanité, que pour le corriger de son orgueil“Replonger dans cette langue du XVIIIème siècle fut un moment agréable, faisant resurgir des impressions passées, et quelques répliques valent qu’on s’y intéresse. Impossible de ne pas voir la contemporanité de ces propos.“Tu es devenu libre (dit la maîtresse Euphrosine à Arlequin) et heureux, cela doit-il te rendre méchant?““Il faut avoir le coeur bon, de la vertu et de la raison ; voilà ce qu’il faut, voilà ce qui est estimable, ce qui distingue, ce qui fait qu’un homme est plus qu’un autre.”A noter que la résolution du conflit vient des serviteurs et non des maîtres… à méditer !

George72
05/12/09
 

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 12.50 cm
  • Poids : 0.14 kg

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