L'illusion comique

CORNEILLE, PIERRE

livre l'illusion comique
EDITEUR : J'AI LU
DATE DE PARUTION : 11/02/03
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

Fuyant l'excessive sévérité de son père Primadant, Clindor s'est fait le suivant d'un étrange capitaine gascon, Matamore. Primadant s'adresse au magicien Alcandre dans l'espoir de retrouver son fils. En voyant défiler ce qu'il croit être la vie de Clindor, Primadant est tour à tour effrayé, emporté, ému. Il ne sait pas encore qu'à
l'enchantement de la vision se superpose l'illusion théâtrale... L'illusion comique est, au dire de l'auteur, «un étrange monstre» dont l'extravagance ne cesse d'étonner. En transgressant les lois de la doctrine classique, Corneille réhabilite le statut de l'acteur et nous offre au passage une admirable apologie du théâtre.
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Pièce étrangement construite. Un prologue qui pose le décor d'une grotte quelque part en Touraine suivi de trois actes tenant du drame et la conclusion qui achève le tout en une comédie à la manière du tableau dans le tableau "Les Ménines" du peintre espagnol Velázquez qui place le spectateur dans la situation du couple princier en train d'être peint par le peintre lui-même. Nous subissions de fait le regard impérieux du peintre; regard qui nous interroge. Représentation de soi qui ne sera jamais matérialisée (le tableau ne sera pas produit).Car le père se reprochant sa dureté envers son fils, qui l'a fui et qu'il retrouve derrière un rideau de scène de théâtre, joue-t-il sa vie ou bien la comédie ? Comédien jouant la comédie ? ou vie de son fils qui est une comédie ? Double langage, double vision, le spectateur se trouve lui-même sur la scène de théâtre, composant un tableau baroque et comique à souhait.Les jeux de l'amour et du hasard tiennent le haut de la scène : morale en apparence, laissant volontiers place à la débauche des sens qui sont repris in extremis dans une palinodie cocasse. Le mari aventureux jure à celle qui veut bien le croire qu'il ne la trompera plus... Le lecteur n'y croit goutte. Et pourtant, le mari, devant celle qui pouvait devenir en acte sa maîtresse, le démontre à en mourir.Pierre Corneille (1606-1684) publie cette pièce dans la même année que "Le Cid", en 1636. Il y démontre un grand talent de versificateur plaisant qui annonce le genre affectionné par Molière.

MariePattz
14/05/14
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.09 kg