livre l'intrus
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 26/07/73
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

- oú essayez-vous d'aller, madame ? - a jefferson. - jefferson, vous lui tournez le dos, madame. - je sais, il a fallu que je fasse un détour
à cause d'un arrogant et insupportable nègre qui a mis sans dessus dessous tout le comté, lequel soutient mordicus qu'il a assassiné un blanc.
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Western à Yoknapatawpha Homme noir accusé d'en avoir tué un blanc, jeune blanc de 16 ans agissant au nom de la vérité, aidé d'une vieille dame blanche, d'un serviteur noir de son âge, et sous la houlette d'un oncle avocat volontiers disert sur les questions philosophiques, le tout dans un état du sud américain, voilà pour planter grosso-modo l'histoire de L'intrus. Mais elle n'est en fait que tout à fait secondaire, et dans l'intérêt du roman, et dans l'univers de Faulkner, où je mets les pieds pour la toute première fois.Secondaire car elle avance à pas de plombs, et si on veut considérer l'intrigue on est très certainement totalement perdus dans les incessantes digressions à chaque phrase. Mais comme effectivement, elles durent en moyenne 20 lignes, avec bien entendu quelques une très courtes mais aussi de nombreuses sur plusieurs pages... Il faut lire avant tout ces à-côté, s'y plonger, les méditer, et être surpris - heureusement- par un retour à l'histoire qui nous permet de faire le point sur l'assassin, de temps à autre...Vous dire que j'ai aimé, non, ce serait mentir. Ce n'est pas du tout, du tout, ce que j'aime chez un auteur. Par contre, j'ai noirci 4 pages de notes, j'ai lu à haute voix certains passages, j'ai appris une construction littéraire et une sonorité réellement différente, et pour ça, j'ai apprécié ma lecture. Par exemple les pages 191 à 198 où l'oncle explique sa vision des Etats-Unis, de l'homme américain, de l'homogénéité comme absolu fondateur d'une nation.Pour la beauté des mots décrivant du banal :" Eux disparus, la Place et la rue furent de nouveau désertes bien que pendant un moment encore continuassent de sonner les cloches habitantes du ciel citoyennes dépossédées de l'air sans limite trop hautaines trop sereines pour la terre rampante cédant sans hâte coup par coup au frémissement souterrain des orgues et à la ronde imperturbable et frénétique des pigeons persévérants."Ou celle des idées aussi :" Souviens-toi seulement qu'on peut supporter n'importe quoi, accepter n'importe quel fait (il n'y a que les hommes qui escamotent les faits) pourvu qu'on n'ait pas besoin de les regarder en face; qu'on peut l'assimiler en détournant la tête et en tendant la main derrière-soi, comme le politicien accepte le pot de vin."Et puis un chapitre 11, le dernier, tout à coup extrêmement drôle, (non pas que l'humour soit absent du reste du roman, la causticité est présente à plusieurs endroits), avec une chute pour refermer la dernière page en souriant....J'ai souri, donc, mais j'ai surtout été contente d'être arrivée au bout, laborieuse et appliquée. Sylvie Sagnes

SagnesSy
23/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : RENE-NOEL RAIMBAULT

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