L'invention de la solitude

AUSTER, PAUL

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 09/03/94
LES NOTES :

à partir de
5,10 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Paul Auster L'Invention de la solitude « Avant même d'avoir préparé nos bagages et entrepris les trois heures de route vers le New Jersey, je savais qu'il me faudrait écrire à propos de mon père. » Pour l'auteur-narrateur, cette mort imprévue et brutale sonne l'heure d'une confrontation fondamentale : celle qui mettra aux prises l'écriture et la mémoire, l'écriture et la vie. Récit
et roman, quête promise à l'échec d'un « homme invisible » éloigné par la mort, et aussi d'une blessure intime, voici une oeuvre exigeante et forte, texte-source d'un écrivain reconnu comme un des talents les plus marquants de la jeune génération américaine. Quoi que l'on fasse ou dise, Paul Auster reste inclassable car il est ailleurs. Laurent Lemire, La Croix / L'Evénement.
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Tels les réseaux infinis d’une grande ville, les pages de L’Invention de la solitude sont autant d’éclats de mémoire. Les arpenter c’est apprendre peut-être à n’aller nulle part pour accéder à l’essentiel. On y parcourt les mots comme autant de rues, on y franchit d’innombrables passerelles. Un paragraphe évoque un roman à venir. Ce grand-père sur le lit d’hôpital faisant usage de sa mémoire pour convier les souvenirs, ces dédales de rues parcourues inlassablement, ces chambres où la solitude se peuple d’univers…Auster est là, au cœur des mots, comme l’adulte est dans l’enfant, ou l’enfant dans l’adulte, comme la vie est dans la mort, la mort dans la vie, comme le souvenir est dans la mémoire, ou la mémoire entièrement contenue dans quelques souvenirs… embryons de pages qui seront écrites plus tard. Vertige du passé qui rejoint le futur… Ou inversement… Infiniment grand et infiniment petit mêlés à l’extrême, écheveau impossible à démêler de l’être et du non être qu’il contient forcément. Poupées russes où l’une contient l’autre en son sein. Paraboles, miroirs où les reflets s’inversent sans cesse jusqu’à perdre la réalité initiale qui a dessinée l’image pour la retrouver plus authentique.Auster, c’est la magie. La magie d’un monde qui est toujours plus que lui-même, d’un homme qui, par le regard qu’il porte à l’intérieur et à l’extérieur de lui nous raconte une histoire familière et merveilleuse. De ces histoires qui nous apprennent à grandir tout en protégeant l’enfant en nous, toujours en marche, qui arpente nos mémoires et mêle ses regards à nos regards.Auster est un ouvreur de fenêtres. Il peuple nos plus profondes solitudes de pollens d’imaginaire.Nota : j'ai eu envie de lire ce livre avant son nouveau roman "Seul dans le noir" pour approcher au plus près de l'écriture d'Auster. Une rencontre indispensable je crois pour aborder son oeuvre.. Consultez le commentaire complet sur mes carnets.http://www.mondalire.com http://www.mondalire.com/bloghttp://www.mondalire.com/mots_d_ellehttp://www.mondalire.com/inspirations.htm

un flyer
22/02/09

Le livre est construit en deux parties : « Portrait d’un homme invisible » et « Le Livre de la mémoire ».La première partie est consacrée au père de Paul Auster. Celui-ci vient d’apprendre son décès et tente de tracer le portrait d’un homme dont il ne sait, au fond, pas grand chose. Ce père invisible, cette présence absente, a néanmoins marqué la vie du jeune Paul. C’est grâce à sa mort que l’auteur va pouvoir devenir écrivain et grâce à sa mort qu’il va pouvoir naître à lui-même. Cette mort permet aussi à l’auteur de convoquer le souvenir familial et d’évoquer le fonctionnement pour le moins complexe de sa famille.C’est ainsi que nous arrivons au second livre, au « Livre de la mémoire ». Alors que le premier livre était écrit à la première personne, celui-ci est écrit à la troisième. Auster prend de la distance vis-à-vis de sa propre existence, se détache de lui en ne se nommant que par l’initiale de son nom. Comme l’indique le titre, Auster plonge dans ses souvenirs tout en élaborant une réflexion sur la littérature et les auteurs : « Tout livre est l’image d’une solitude. C’est un objet tangible, qu’on peut rammasser, déposer, ouvrir et fermer, et les mots qui le composent représentent plusieurs mois, sinon plusieurs années de la solitude d’un homme, de sorte qu’à chaque mot lu dans un livre on peut se dire confronté à une particule de cette solitude. »L’Invention de la solitude est le premier livre de Paul Auster et sert, pour ainsi dire, de manifeste à son oeuvre future. On trouve là les prémices de nombreux thèmes récurrents tels que l’errance et la claustration (avec le thème de la chambre, univers clos qui permet à l’auteur de plonger au fond de lui pour mieux se trouver tout comme le fait de se perdre dans les rues labyrinthiques d’une ville inconnue), la dissolution du moi (les personnages sans identités propres peuvent en revêtir plusieurs) et enfin, son amour pour les coïncidences, le hasard, qui font se rassembler des événements qui semblent très lointains.A la fois autobiographie et roman de formation, cette lecture est vraiment indispensable pour apprécier pleinement l’oeuvre de ce grand auteur contemporain.

Naurile
28/10/13
 

Ce livre est composé de deux parties : Portrait d'un homme invisible et Le livre de la mémoire.Bien que ce livre soit signalé comme un pilier dans l'oeuvre d'Auster, LE livre qui permettrait de comprendre les autres, j'avoue ne pas avoir vraiment accroché, en particulier à la première partie. Celle-ci part du moment où l'auteur apprend le décés de son père. Il dresse alors un portrait de cet « homme invisible » et on devine en contre-jour comment il s'est construit. Toutefois, j'ai été très dérangée par le portrait qu'Auster fait de son père. Qu'il ait ressenti le besoin d'écrire pour se soulager, je comprends. Qu'il ait publié de tels propos me gêne. C'est-à-dire qu'il veut par son texte rendre moins invisible ce père et lui permettre de laisser une trace de son passage sur Terre. Mais l'image qui se dessine est si peu flatteuse que je me suis sentie de trop, comme si je lisais un journal intime, comme si tout cela ne me regardait pas. A contrario ses propos sur le ressenti éprouvé au décés d'un parent m'ont touchée. J'ai donc lu ce texte avec un sentiment de mal aise.La seconde partie m'a plus intéressée bien qu'elle m'ait appris peu de choses sur l'auteur. Il me semble que ce texte est intéressant quand on connaît un peu l'écrivain (je ne le recommanderais pas en première approche !) mais pas trop non plus. De mon côté, je connaissais déjà bien les circonstances de ses débuts et n'ai pas eu le sentiment de découvrir grand chose dans ces lignes. En revanche, j'ai aimé sa façon de parler de lui à la troisième personne. On y trouve une partie de ce qui constituera par la suite son univers, en particulier le hasard, les coïncidences, les similitudes, le miroir et les jeux que l'on peut faire avec les mots.

mycupoftea
15/01/13

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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