L'invention de morel

BIOY CASARES, ADOLFO

livre l'invention de morel
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 30/10/92
LES NOTES :

à partir de
4,10 €
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SYNOPSIS :

Le sujet de ce roman que borges, dans sa préface, estimait être l'un des plus ingénieux des lettres modernes, demeure toujours d'une originalité hors pair. Dans une île déserte, un justiciable en fuite découvre des choses fantastiques. Répétées à l'infini, les images des anciens habitants

de l'île parcourent le paysage, figées dans un discours éternel. l'amour du fugitif envers un des mystérieux personnages le conduira à découvrir morel et sa machine infernale, puis à intégrer son monde. Un roman qu'il ne faut pas se contenter de ne lire qu'une fois, un petit chef-d'oeuvre.

ATTENTION CHEF D'ŒUVRE!!!
Voici l'un des textes les plus profonds et les plus beaux de la littérature sud américaine. Ce court roman, narrant la dérive psychologique d'un fugitif sur une île déserte, est peuplé d'images anthologiques : La musique provenant d'un vieux phonographe que le héros entend la nuit, l'hôtel abandonné, ces fantômes, d'un temps révolu, qu'il observe mais pour qui il semble invisible, et Morel et son invention terrifiante... A la croisée de différents univers (Poe, Wells, Stevenson), entre le roman d'aventures, le récit fantastique et la quête métaphysique, il était l'un des romans préférés de Jorge Luis Borges (dont il a écrit la préface). A découvrir d'urgence!

benjamin (lille)
ATTENTION CHEF D'ŒUVRE!!!
Voici l'un des textes les plus profonds et les plus beaux de la littérature sud américaine. Ce court roman, narrant la dérive psychologique d'un fugitif sur une île déserte, est peuplé d'images anthologiques : La musique provenant d'un vieux phonographe que le héros entend la nuit, l'hôtel abandonné, ces fantômes, d'un temps révolu, qu'il observe mais pour qui il semble invisible, et Morel et son invention terrifiante... A la croisée de différents univers (Poe, Wells, Stevenson), entre le roman d'aventures, le récit fantastique et la quête métaphysique, il était l'un des romans préférés de Jorge Luis Borges (dont il a écrit la préface). A découvrir d'urgence!
Benjamin ,
Librairie
(Lille)
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Un homme en fuite se réfugie sur une île déserte où il va faire connaissance avec les anciens occupants par l'intermédiaire d'images qui se répétent sans cesse.Un tout petit roman très curieux, à mi-chemin des genres, ni réellement fantastique ou de science-fiction, mais inconstestablement un grand texte.Casares installe par la répétition de ces scènes une espèce de vertige à la fois spatial et temporel, brouillant la perception à la fois du héros mais aussi du lecteur, qui tous deux vont chercher en même à résoudre cette mystèrieuse énigme de ces êtres fantômatiques."Ne rien espérer de la vie, pour ne pas la risquer; se considérer comme mort, pour ne pas mourir." Maltese

Maltese
17/02/09
 

L’invention de Morel est un roman assez court à première vue, mais qui ouvre une véritable boîte de Pandore pour son personnage clé. Œuvre gigogne qui ouvre sur plusieurs pistes de réflexions, au fur et à mesure de la lecture. Bioy Casares était proche de Jorge Luis Borges et ce texte nous le prouve.Nous naviguons dans le fantastique, dans l’irréel de ces deux auteurs, et comme le narrateur, nous échouons avec lui sur cette île à la réputation mortifère.Le narrateur, condamné à la prison dans son pays vient trouver refuge dans l’isolement de ce lieu abandonné où subsiste quelques constructions vestige d’une civilisation. « Un Italien, qui vendait des tapis à Calcutta, m’a donné l’idée de venir ici ; il m’a dit (dans sa langue) :— Pour un persécuté, pour vous, il n’y a qu’un endroit au monde, mais on n’y vit pas. C’est une île. Des Blancs y ont construit, vers 1924, un musée, une chapelle, une piscine. Les bâtiments sont terminés, abandonnés. » Puis un jour, il est réveillé par un phonographe et débute alors son récit. Récit qui va tourner très vite dans toutes sortes de réflexion en spirale provoquant l’hypnose du lecteur. La lecture du texte alterne passage rapide et rythme plus lent, ponctuée de répétition comme le « disque » du roman.Le personnage, très bien ficelé par l’auteur, sombre dans la folie, dans l’angoisse et l’oppression, se sentant traqué, cible de complots machiavélique. Bioy Casares s’amuse avec son héros, comme il s’amuse à faire douter le lecteur. A travers cette histoire différents thèmes sont abordés. À des degrés diverses, on y retrouve l’exclusion, la société, la place de l’individu, la liberté des êtres. Tout comme la jalousie, la haine et l’amour impossible ainsi que le cheminement qu’il occasionne chez le héros. Entraînant ce dernier dans sa propre dépravation, dans son déni de la situation et son amour.L’immortalisation de l’être humain est au cœur de cette invention, immortalité adjugé à ces personnages mais à quel prix ? Seul le narrateur et Morel savent la valeur de ces moments.L’homme est-il donc prêt à tous les sacrifices pour s’adjuger ce qu’il veut ?La mort est-elle le prix à payer pour la liberté, pour l’amour, le héros lui a choisi :« Mais la condition de mon bonheur, comme tout ce qui est humain, est précaire. La contemplation de Faustine pourrait – mais je ne peux pas tolérer cela, pas même en pensée – être interrompue :Par un dérangement des machines (je ne sais pas les réparer) ;Par quelque doute qui naîtrait dans mon esprit et me ruinerait ce paradis (je dois reconnaître qu’il y a, entre Morel et Faustine, des conversations et des attitudes capables d’induire en erreur des personnes d’un caractère moins ferme que le mien) ;Par ma propre mort.Le véritable avantage de ma solution, c’est qu’elle fait de la mort la condition nécessaire et la garantie de la contemplation éternelle de Faustine.Me voici sauvé des jours interminables que j’aurais dû vivre en attendant la mort dans un monde sans Faustine. Me voici sauvé d’une interminable mort sans Faustine. » Une œuvre marquante qui entraîne le lecteur dans un tourbillon de réflexions, d’interrogations ouvertes. Et si finalement Bioy Caceres n’avait pas abandonné son lecteur dans son île déserte ? Naufragé face à son œuvre….

Pasdel
06/02/13
 

Un roman fantastique très court , environ 80 pages, mais très long à démarrer. Un homme s'exil sur une île déserte afin d'échapper à la justice de Calcutta. Il va découvrir de mystérieux personnages après de long mois passés sur les lieux. Tout le décors qui au préalable est dans un état d'abandon déplorable se retrouve dans un faste inattendu ..Comment expliquer c'est ces apparitions.Pour ceux qui connaissent la série très célèbre des années 60, La Quatrième Dimension, j'ai vraiment eut le sentiment de me trouver propulsée dans un épisode en noir et blanc.Vu que le roman a été écrit en 1940, on peut se dire qu'il aurait pu inspirer la série .. L'auteur m'a un peu perdu par moment dans des termes trop techniques ou une description trop longues, et il se penche beaucoup sur le côté psychologie du personnage principal, mais j'avais très envie de connaitre la fin de cette énigme. J'ai passé un bon moment de lecture..

stoufnie
02/11/14
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.08 kg