L'occupation

ERNAUX, ANNIE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 30/01/02
LES NOTES :

à partir de
2,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

" J'avais quitté W. Quelques mois après, il m'a annoncé qu'il allait vivre avec une femme, dont il a refusé de me dire le nom. A partir de ce moment, je suis tombée
dans la jalousie. L'image et l'existence de l'autre femme n'ont cessé de m'obséder, comme si elle était entrée en moi. C'est cette occupation que je décris. " A.E.
6 personnes en parlent

La narratrice a largué son mec quelques mois auparavant. Il se retrouve une nana, et voilà t'y pas qu'elle n'en dort plus ! Elle veut absolument savoir qui est la nouvelle heureuse élue, et se monte la tête sur des tous petits détails, commence à carrément perdre la boule, des élucubrations en veux-tu en voilà. Bref, elle est devenue un brin psychopathe.Bon, autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas du tout aimé ce livre qui, fort heureusement, ne fait que 76 pages. J'ai trouvé la narratrice détestable (bah oui, elle quitte son homme et regrette, sans rien faire ensuite qui pourrait arranger les choses), et pitoyable (tout ça va durer 6 mois). Et franchement, ça m'a toujours énervée que l'on ne mette que des initiales là où il devrait y avoir un prénom complet ! Bah quoi ? Sin on veut ne pas pouvoir identifier la personne dont on parle, on n'a quà changer le prénom ! C'est un peu "faux-cul" que de mettre son initiale. Et comme c'est "W" ici, ça doit pas être bien difficile de le reconnaître pour ses proches !

Emmab666
21/01/16
 

Premier contact avec l'univers d'Annie Ernaux et si j'ai apprécié la découverte de quelques mots inconnus jusqu'alors (réplétion, par exemple, qui évoque l'idée de plénitude, quel joli mot), j'ai trouvé que la dame restait en-deçà de son propos : quitte à écrire sur la jalousie - et la jalousie "out of the blue", qui survient après même que l'on a soi-même très volontairement délaissé l'autre (ce qui ressemble tout de même fort au dépit infantile pur et simple) (même si c'est vécu de manière très réelle, hein, ça n'empêche pas), autant y aller à fond; or, ici, nous restons beaucoup en surface. Le livre est très court, ceci expliquant sans doute cela.

SagnesSy
25/11/12
 

L’occupation est un des jalons de l’œuvre littéraire d’Annie Ernaux, dans laquelle elle utilise les événements de sa vie, et en fait des écrits qui dépassent la seule dimension personnelle. Ici, l’événement en question ne la concerne pas elle directement, puisqu’il s’agit de son ex-ami, beaucoup plus jeune qu’elle, qui a décidé de s’installer avec une femme du même âge qu’elle. Premier affront narcissique : elle découvre que l’intérêt que W. portait à une femme de son âge n’est pas un privilège qui lui est fait. Lors de ses rencontres avec W., celui-ci laisse des indices sur sa nouvelle compagne : lieu d’habitation, profession,… Alors qu’elle tente de se réfréner, de raisonner ses pulsions de jalousie, elle cède à plusieurs reprises, fouillant sur le Minitel ou utilisant une connaissance qui fréquente la même université que la femme en question.A partir d’un fait banal, Annie Ernaux décrypte la montée de la jalousie, ses conséquences concrètes et son apaisement. On plonge avec elle dans les méandres de ce sentiment étrange, et on se demande avec elle comment une femme sensée peut céder aussi facilement à un sentiment qui la pousse à effectuer des actions qu'elle regrette par la suite. Dans ce très court ouvrage, on retrouve les réflexions permanentes d’Annie Ernaux sur sa relation à l’écriture, son besoin de raconter cette histoire et les doutes inhérents. Ce n’est bien évidemment pas l’ouvrage majeur d’Annie Ernaux, mais il est dans la lignée de sa production antérieure (son père, sa mère, un avortement, …), et est une pièce du puzzle qui amène à ce magnifique ouvrage en forme d’épilogue, Les années.

Yohan59
26/10/12
 

Un livre qui se lit très rapidement et qui raconte la jalousie d'une femme qui apprend que son ex a rencontré une autre femme. Annie Ernaux décrit très bien ce qu'elle ressent, ses émotions, ses sentiments, son envie de savoir qui est la femme qui, à présent, partage la vie de W.J'ai cependant été quelque peu perturbée car l'auteur ne donne aucun prénom mais écrit uniquement l'initiale des prénoms. Pour un livre que j'ai trouvé un peu par hasard je suis plutôt satisfaite. Stories-of-books

storiesofbooks
15/09/12

Annie Ernaux essaie de décortiquer le plus “objectivement” possible (si tant est qu’on puisse parler d’objectivité quand il s’agit de décrire ses sentiments, disons plutôt avec beaucoup de lucidité) la jalousie qu’elle éprouve. Ce sentiment irrationnel n’est à aucun moment jugé ou condamné, elle utilise son expérience en se faisant le témoin des passions qui s’affrontent en elle. A certains moments, le caractère obsessionnel de ses pensées ou de ses agissements semble frôler la folie tandis qu’en même temps, on ne peut s’empêcher de se dire qu’il serait difficile de réagir avec sang froid dans une telle situation. En outre, on peut lire dans ce bouquin de très belles et très justes réflexions sur la passion et les façons dont elle peut s’exprimer. J’ai beaucoup aimé.Un résumé ainsi qu'un extrait de ce livre sont disponibles sur mon site.

Artsouilleurs
12/06/09
 

La narratrice quitte son amant après une liaison de six ans. Mais lorsque celui-ci annonce qu'il fréquente une autre femme et qu'il choisit de vivre avec celle-ci, un sentiment incroyable se produit chez elle : la douleur, la souffrance, insidieusement la jalousie et l'obsession terrible de cette Autre, dans la vie de son (ex) amant. Un sentiment troublant et déconcertant qu'est cette sensation d'avoir perdu une exclusivité, une place, un homme .. à la rigueur. Car au fil du récit, c'est plus l'impression d'être flouée d'un acquis, d'être remplacée par cette Autre qui prédomine "L'occupation". Effectivement la narratrice est "occupée" : par l'image surréaliste de cette autre femme dans la vie de son amant, lequel refuse de dire le nom, prénom et plus. Aussitôt la folle du logis s'emballe - à son bord, une narratrice presque échevelée, enragée, excitée et éperdue. L'imagerie de cette Autre devient obsessionnelle. Seul recours : l'écriture, "comme une jalousie du réel", un dérivatif à sa souffrance, écrire les mots pour sortir de cet engrenage, et qu'aujourd'hui cette histoire ne soit plus "mon désir, ma jalousie" mais "du désir, de la jalousie". Une jolie leçon, fatalement courte, exorcisée par Annie Ernaux.

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 18.40 cm
  • Largeur : 11.70 cm
  • Poids : 0.10 kg

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