L'odyssee blanche

VANIER, NICOLAS

livre l'odyssee blanche
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 22/12/05
LES NOTES :

à partir de
6,95 €

SYNOPSIS :

traverser le grand nord canadien en traîneau à chiens en moins de cent jours, c'est ce que nicolas vanier et son équipe ont réalisé. là où la nature est encore reine, faite de montagnes, de neige et de glace, par des températures allant jusqu'à moins 55 °c, un homme et ses chiens se sont frayé un chemin de 8 600 kilomètres pour relier les océans pacifique et atlantique.
nicolas vanier retrace pour nous les moments les plus forts de cette course folle contre le temps. le monde entier a suivi cette grande aventure, qui est non seulement une belle leçon de courage, de persévérance et de solidarité dans le décor tant décrit par jack london, mais aussi l'hommage d'un homme passionné à l'une des régions les plus hostiles du globe.
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Alors c'est l'histoire d'un gars qui passe 100 jours aux sports d'hiver et qui trouve le moyen de se plaindre ! Il manque pas d'air ( froid , tres froid l'air ! ) quand meme ! Bon , vous tout comme moi ( enfin surtout vous vu mon appétence contrariée pour la poudreuse ) , rythmez vos journées à la neige en alternant le ski ( apres trois heures de queue dont deux à remettre la main sur votre forfait ) , la luge ( apres trois heures de grimpette ) , le coma éthylique ( apres trois heures de vin chaud ) . Nicolas Vanier , lui , a une toute autre vision de la chose . Grand admirateur de Jack London devant l'eternel , il n'a rien trouvé de mieux que de tenter de relier l'Ocean Pacifique à l'Océan Atlantique : un périple de pres de 5000 kilometres en traineau . L'aventure parait belle et plutot " sereinement " réalisable sur le papier . Il en sera tout autrement , perdu en pleine tempete , par des - 50 °C réguliers , complétement harassé et submergé par des problemes d'intendance et de logistique aussi récurrents que l'annonce d'une caissiere vous avisant , un p'tit sourire en coin , que le client vous devançant sera le dernier et qu'elle vous saurait gré de bien vouloir changer de file apres trois heures d'attente ( encore...) . Raaaaaaah , caaalme bijou , caaalme...- 50 °C , la vache ( enfin le loup puisqu'il en sera beaucoup plus question dans ce récit ) , dantesques comme conditions climatiques ! Rarement atteint sous nos contrées tempérées . Peut-etre au fin fonds de l'Ardeche et encore ;)Si Vanier ne possede pas la plume d'un London , il peut se targuer d'en etre un digne héritier ! L'auteur vénere la nature et se nourrit d'aventure . Les défis audacieux rythment sa vie d'explorateur et participent pleinement à son équilibre . Que ce soit en famille ou en solo ( aidé , cependant , en cela par une équipe restreinte de logisticiens et de pisteurs ) , il n'hésite pas à repousser ses limites et ce , parfois , au péril meme de sa vie . Une belle histoire humaine et animale car le musher et ses 10 chiens de traineau fusionnent littéralement dans l'adversité ! Ils se connaissent sur le bout des pattes , appréhendent mutuellement leurs moindres désirs , se lisent et se déchiffrent à coeur ouvert ! Vanier adore ses chiens qui le lui rendent bien ! Le récit est plaisant ! Sa forme l'est un peu moins . En effet , l'auteur a pris le parti de formuler son récit sous forme d'agenda . Les km atteints , rythmant immanquablement cette odyssée , font que cette derniere manque sensiblement de fluidité . J'ai beaucoup aprécié le 7e chapitre ( 70 km , -25 °C) alors que le 22e ( 1800 km , -38 °C) m'a laissé...de glace . Mais le ressenti est bien là et l'encéphalogramme émotionnel de ce forçat du Grand Nord permet de se faire une idée plutot précise des problemes endurés , de l'ampleur du défi et de sa finalisation . Les contrées traversées sont sauvages , hostiles , grandioses et décrites de fort belle maniere ! Vanier et son équipage animalier sont touchants dans leur symbiose journaliere . Il nous immerge dans son quotidien de musher . En vulgarise sa fonction . Les chiens et leurs roles spécifiques ne sont pas sans rappeler un certain " L'appel de la foret " . Gros point noir : le suspense . Lire l'Odyssée Blanche , c'est un peu jouer au cluedo avec toutes les cartes définitives en mains . L'on possede le Colonel Moutarde matraquomane , la dite matraque , de par le fait , employée pour masser ce bon vieux Dr Lenoir dans le spa ( huuum , mais que faisaient-ils tous les deux à 2 heures du mat' dans un spa ? Perso , j'sais spa...) . L'on vibre donc avec Vanier et ses chiens tout en sachant pertinemment qu'au bout de la pire des épreuves se profile la victoire ! Dommage...Le coté épique de la chose eut été décuplé par un doute omniprésent...Pour tous les fans d'aventures dans le Grand Nord et les nostalgiques de London , ce livre représente un fort bel hommage au maitre du genre !

TurnThePage
10/11/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.18 kg

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