L'odyssee de penelope

ATWOOD, MARGARET

livre l'odyssee de penelope
EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 13/10/05
LES NOTES :

à partir de
14,20 €

SYNOPSIS :

«Depuis toujours nous étions tous deux, de notre propre aveu, des menteurs émérites et éhontés.» Ainsi Pénélope évoque-t-elle le couple qu'elle formait avec Ulysse - Pénélope qui, comme son époux, recourut à la ruse et à l'artifice pour sauver sa vie. Selon Homère, Ulysse à son retour de Troie massacra tous les prétendants â son trône qui, en son absence, avaient courtisé son épouse. Mais il fit aussi
pendre les douze servantes de Pénélope qu'il accusa de l'avoir trahi. Dans cette relecture originale du mythe grec que nous propose Margaret Atwood, Pénélope, hantée par la mort de ses servantes, raconte depuis les Enfers sa propre version de l'histoire, celle d'une femme, d'une épouse, d'une mère et surtout d'une reine bien plus lucide et plus forte que ce que les hommes ont voulu croire jusqu'à aujourd'hui.
5 personnes en parlent

Pénélope, du fond des Enfers, nous livre sa version des faits, de son enfance difficile durant laquelle son père tenta de se débarasser d'elle en la jetant à la mer, à son mariage avec Ulysse, puis après le départ de ce dernier pour la guerre de Troie, son attente, sa gestion du royaume, et le retour de son bien aimé... Un récit original constitué des monologues de Pénélope et des interventions du choeur des douze servantes à la manière du théâtre antique. De facture aisée, ce livre apporte une nouvelle lecture de ce mythe qui vaut le détour

dvan
03/02/13
 

Margaret Atwood signe une relecture de l'Illiade et l'Odysée, d'un point de vue féminin et iconoclaste. Féminin, car tous les narrateurs sont ici des femmes, ce qui fait pendant aux récits d'Homère qui mettent en exergue la puissance, la gloire, l'héroisme des hommes, et la ruse d'Ulysse. Iconoclaste, car Pénélope n'est pas ici la tendre épouse qui monte des stratagèmes pour attendre sagement son mari. Elle expose les rancoeurs qu'elle a vis à vis de sa belle-famille, l'inimitié et la jalousie avec la nourrice d'Ulysse, et un regard pas toujours très maternel sur Télémaque. Son language est familier, parfois vulgaire, loin des précautions attendues d'une reine. On découvre aussi une enfance traumatisante, avec ce père qui a essayé de la noyer, et son lien de parenté avec Hélène, cousine qu'elle déteste.L'auteur fait preuve d'une belle érudition sur les histoires mythologiques, et elle n'hésite pas à en désacraliser certaines (je vous laisse le plaisir de découvrir qui étaient vraiment le cyclope, les sirènes ou Circé). Elle connait également bien le théâtre de l'époque, puisqu'elle reprend les formes antiques, notamment celle du choeur, lorsque les servantes s'expriment.Néanmoins (car il y un mais), j'ai eu du mal à appréhender ce roman autrement que comme un exercice de style, réussi parfois, moins convaincant à d'autres moments (notamment lorsque Pénélope se fait plus vulgaire). C'est un peu le danger avec les romans trop documentés et les réécritures, et mon ressenti est que Margaret Atwood n'a pas complètement évité cet écueil.

Yohan59
24/09/12
 

C'est un roman très riche et très bien documenté que nous propose là Margaret Atwood. Elle s'est inspirée du personnage de Pénélope tel qu'il apparaît dans L'Odyssée et a croisé le peu que l'on sait traditionnellement d'elle (sa vertu, sa patience, sa ténacité, son intelligence et son absence de beauté) avec des renseignements glanés dans Les mythes grecs de Robert Graves, un ouvrage de référence très intéressant dont je recommande chaudement la possession, parce qu'il donne un éclairage complémentaire sur les mythes grecs et leurs acteurs. C'est là qu'elle a notamment trouvé des renseignements sur la famille et le lignage de Pénélope et sur les aventures sentimentalo-sexuelles qui lui ont été prêtées en l'absence d'Ulysse. De tout cela, elle a créé un personnage très intéressant, aussi menteuse que son mari, fine stratège, à la larme facile (c'est à cause de son ascendance de Naïade), jalouse de sa cousine, la belle Hélène, jamais dupe des mensonges de son mari qu'elle aime malgré tout et responsable de la mort des douze servantes qu'Ulysse a pendues après avoir massacré les prétendants (c'est d'ailleurs cet épisode qui est à la source de l'idée du roman, Margaret Atwood expliquant dans la préface que c'est un passage de L'Odyssée qui l'a toujours hantée).Le roman est construit en une alternance de chapitres narrés par Pénelope et d'interventions du choeur, formé par les douze servantes, à la manière des tragédies antiques. Les interventions du choeur prennent de nombreuses formes : poèmes, chants, lamentations, comptines, saynètes comiques et même procès d'Ulysse très moderne avec cour, avocat de la défense, procureur... Le style m'a beaucoup plu, mélange de formules lapidaires, de lyrisme et d'humour.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Ce livre d'Atwood m'intriguait beaucoup. Il faisait partie de la sélection swapomythique mais aussi des collections de ma bibliothèque municipale. Il était sur un présentoir, je l'ai vu, je l'ai emprunté. Voilà.C'est Pénélope qui, du champ des asphodèles, nous conte son histoire et celle de ses servantes, pendues par Ulysse. La pauvre regrette sa vie passée et ses choix. Régulièrement, à la manière du choeur antique, les servantes mêlent leurs voix en un chant nostalgique ou vengeur.La vie de Pénélope est celle qu'on entrevoit chez Homère, fade petite épouse pas très jolie, second choix par rapport à Hélène, sa cousine. Elle épouse Ulysse chez qui elle trouve un mari à la hauteur de son intelligence. Rusé et conteur (pour ne pas dire menteur), il la berce de ses histoires avant et après la guerre de Troie et son errance malheureuse de dix ans (enfin, faire l'amour à Calypso ne devait pas être si désagréable pour qu'il soit resté si longtemps auprès d'elle. Et c'est pas moi, c'est Homère qui le dit). Pendant ce temps, Pénélope coud. Et nourrit des prétendants excités par sa dot. Et charge ses servantes de les distraire et de devenir agents doubles. Sauf qu'en rentrant, Ulysse est pas très content de voir ses richesses accaparées par des morfales et les envoit dans l'autre monde. Et pend les servantes pour leur comportement. Il parait que Pénélope aurait dû être parmi elles. Pourquoi ? On suspecte sa fidélité mais sans avoir de vraie réponse à ce sujet. Il y a aussi une interprétation spirituelle que je vous laisse lire et qui m'a semblé complètement hors sujet...Pour conclure, j'ajouterais que le style moderne et les différents types de tons employés sont agréables et diversifient les approches d'un personnage qui demeure assez terne. Et qui n'hésite pas à ternir les aventures d'Ulysse par des interprétations très terre à terre (mais très drôles).

Praline
07/04/11
 

J'ai entendu parler de ce livre il y a quelque temps sur un blog et le principe m'a séduite immédiatement. En effet, ce livre fait partie d'une série de romans d'auteurs contemporains ré-écrivant leur version de mythes célèbres.Le livre donne en alternance la parole à Pénélope et à un chœur des 12 servantes.Pénélope, aussi rusée et habile que son époux, nous raconte sa version de sa vie (depuis son mariage jusqu'au retour d'Ulysse après 20 ans d'absence). Elle se trouve aux Enfers, à notre époque et cela donne un ton légèrement décalé très amusant.Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche et elle règle ses comptes avec différents protagonistes (Hélène en particulier en prend pour son grade), le tout sur un ton ironique et alerte très agréable.En parallèle, le choeur des pleureuses rythme le livre avec ses chants ironiques, moqueurs ou tragiques, poursuivant Ulysse d'une haine implacable( la scène du procès est d'ailleurs un moment particulièrement succulent).En un mot, j'ai adoré cette lecture, amusante, originale qui donne envie de se replonger sans tarder dans l'Iliade et l'Odyssée.

Argantel
17/12/09
 

Format

  • Hauteur : 21.00 cm
  • Largeur : 13.70 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : ANGLAIS (CANADA)

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