L'odyssee du winnipeg

CHAO, RAMON

livre l'odyssee du winnipeg
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 01/04/10
LES NOTES :

à partir de
20,30 €

SYNOPSIS :

Le livre D'une page d'histoire de la guerre civile d'Espagne, Ramón Chao a tiré un roman picaresque autour de Kilowatt, un employé des P & T de Galice vite dépassé par son destin et du Winnipeg réellement affrété par Pablo Neruda à destination du Chili dans l'espoir de sauver plus de deux mille réfugiés communistes... L'Auteur
Ramón Chao est un écrivain journaliste né en 1935 en Galice. Il émigre en 1956 à Paris où il fut longtemps rédacteur en chef du service Amérique latine de RFI. Auteur d'une dizaine de livres, il est le père d'Antoine et Manu Chao dont il retrace les pérégrinations artistiques dans Un train de glace et de feu (Acte Sud, 1999).
2 personnes en parlent

Avant de commencer cette critique, je tiens à remercier BoB et les Editions Buchet-Chastel pour ce partenariat. Aussi, quelle surprise de lire l'un des romans du père de Manu Chao, excellent musicien et connu pour la Mano Negra et ses titres devenus de grands classiques.L'histoire se déroule pendant la période d'avant-guerre en Espagne, durant la guerre civile qui terrorisa ce pays. Luis Gontan vit dans un village de la Galice, il se retrouve contraint de fuir dans le maquis et d'abandonner sa fiancée enceinte. S'ensuit une escapade où pour sauver sa peau, Luis prend l'identité d'un grand guerrier.Entre chaque chapitre nous contant les péripéties de Kilowatt, un chapitre nous raconte avec beaucoup de détails comment l'Espagne, l'URSS et les autres pays européens complotent les uns contre les autres. Au niveau historique, tous ces détails sont très intéressants et je dois avouer que j'ai appris énormément de choses, mais je n'ai malheureusement pas trouvé l'intérêt de nous asséner des cours sur les protagonistes de l'avant-guerre, sans ces chapitres, le roman aurait été autant compréhensible. Des pages et des pages d'histoire que j'ai lu jusqu'au bout mais qui m'ont endormi.Les rebondissements de ce Kilowatt sont réellement rocambolesques, au point d'être tirés par les cheveux. Heureusement que l'écriture était un plaisir à lire. Les dialogues comme les personnages et les décors sont décrits sans trop de fioritures mais suffisamment pour que l'envie de continuer de lire ne nous lâche pas.Un roman qui retrace la vie d'un jeune homme qui aurait bien voulu vivre une vie des plus simples et c'est dommage que l'auteur nous ait matraqué de ces connaissances historiques qui, je n'en doute pas, m'auront appris énormément de choses mais qui, dans ce roman, m'ont paru réellement de trop. Le Rat est mort, vive le Rat

Skritt
14/04/11
 

Après la lecture de ce roman péquiste frôlant l’ironie et la douleur, la barbarie et l’aventure dans les contrées espagnoles happées par la guerre, mon avis était malheureusement mitigé. D’une part, j’avais vogué sur une écriture entraînante à l’humour bien grinçant, sans ne point échapper à la sensibilité, et ce voyage m’avait particulièrement plu puisque je me délectais des péripéties douloureuses ou loufoques du personnage. Cependant, les passages politiques ou détaillant la guerre qui abîmait tant de générations m’avaient oppressée à un point où je patinais régulièrement sur les pages. Compte tenu de mon aversion totale envers les affaires politiques et ma confusion face à tous ses noms de partis ( communiste, franquiste, etc. ), j’étais perdue dans les aléas de cette guerre sans rien comprendre à l’idée générale de celle-ci, notamment lorsque nous quittions le protagoniste pour retrouver les politiciens. Ainsi, je n’ai pu saisir que le récit personnel de Kilowatt, les entrelacs de la guerre d’Espagne demeurant une ombre dans mon esprit. Et croyez-moi, j’aurais voulu saisir toutes les particularités de ce combat, car cela m’aurait permis d’acquérir davantage de plaisir lors de cette lecture qui était, hormis ce seul défaut, un récit pittoresque. Bien que j’aurais aimé que la sensibilité face aux horreurs de la dissension soit mieux exprimée, je ne suis pas contre l’humour ironique de Luis ( Kilowatt ) qui nous fait passer au sein de cette épreuve avec plus de légèreté et moins de larmes. Toutefois, je ne m’attendais point à ce que l’épopée du bateau commence aussi loin, presque à la moitié du bouquin. Mais ce petit constat n’est qu’une mince poussière sur la surface de l’œuvre.Je ne peux pas dire que je fus très attachée à Luis Gontán, alias Kilowatt, car certaines de ses manières me laissaient perplexe ou dégoûtée. Je parle notamment de sa légère indifférence face à la situation ou de s’être fait passé pour un guérillero galicien nommé Foucellas sans la moindre parcelle de remord alors que renier son identité première dépasse l’horizon d’un mensonge. De même, son infidélité à l’égard de sa jeune fiancée enceinte, restée à l’attendre dans sa bourgade, est outrageante. Son impuissance à la vue de la gente féminine n’excuse en rien ses nombreux imbroglios amoureux lors de son aventure et j’ai fulminé en le voyant essayé d’avoir des nouvelles de sa femme en clamant être son fiancé alors qu’il ne mérite point ce statut. Mais nonobstant tous ses caprices qui font de lui un piètre soldat, il reste que c’est un homme guilleret, audacieux, à l’humour croustillant et, à tout le moins, éminemment rusé. Sa chance d’être encore en vie lui a offert l’opportunité d’espérer une nouvelle existence au Chili et son expédition sur le bateau Winnipeg n’est que la passerelle vers cette sortie. Néanmoins, il n’oubliera jamais sans doute les turpitudes du conflit espagnol qui, comme pour tous les soldats, lui a laissé des séquelles inguérissables.À tout prendre, ce fut une découverte littéraire assez intéressante, nonobstant mes quelques déceptions, car ce roman nous fait passer un moment de lecture enrichissant sans que nous tombâmes dans le larmoiement. L’auteur espagnol qui a pondu cette œuvre a sûrement vécu les affres de cette guerre et je lui dédie mes félicitations pour ce bouquin relatant ce pan de la vie de l’Espagne, bien que je n’aurais jamais tout compris. Mais étant donné mes difficultés avec les affaires d’ordre politique, je suis d’avis que l’effet ne sera pas le même pour les autres lecteurs et qu’eux comprendront les nombreux stratagèmes derrière cette abominable guerre. De ce fait, je conseille fortement ce roman qui est une autre invitation à découvrir la littérature espagnole dont les récits se teintent d’originalité. Grâce à Blog-O-Book et les éditions Buchet-Chastel, que je remercie chaudement, je n’ai pas terminé ma rencontre avec Román Chao ! Mes mots, un jour, s'envoleront hors de ma plume etvoyageront au gré de mes oeuvres...

Shana6
10/11/10
 

Format

  • Hauteur : 20.40 cm
  • Largeur : 13.70 cm
  • Poids : 0.31 kg
  • Langage original : ESPAGNOL
  • Traducteur : ANDRE GABASTOU