L'oiseau d'amerique

TEVIS, WALTER

livre l'oiseau d'amerique
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 30/06/05
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquilisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spofforth, l'androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui possède des facultés inouïes... sauf, à son grand regret, celle de se suicider. Mais l'humanité moribonde se fend d'un dernier
sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d'une bibliothèque l'émerveillement de la lecture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l'amour à travers les mots, est-ce là que réside l'ultime espoir de l'homme ?
4 personnes en parlent

La peinture d'une société future qui pourrait être simplement celle de demain: une population humaine qui ne vit plus qu'avec l'aide des robots et par l'éducation des écrans de télévision.Tevis extrapole et parvient à nous livrer une vision cauchemardesque qui tient parfaitement la route, un univers dans lequel l'humanité se meurt pour pouvoir permettre à un robot de mourir lui aussi en paix.L'auteur peint magnifiquement les trois protagonistes principaux, nous faisant suivre tour-à-tour les méandres de leurs pensées.On s'aperçoit que l'humanité parvient à sa perte en peu de temps et par un mélange de croyance aveugle dans la technologie et d'abandon de l'effort intellectuel.Le parcourt de Mary Lou et Paul est une réappropriation de l'intellect, finalement assez rapide, qui ne demande qu'à être stimulé.Walter Tevis se montre dans cette vision finalement optimiste.La préface d'André-François Ruaud est fort bien faite: elle rappelle l'oeuvre de Tevis et en analyse rapidement l'importance. Maltese

Maltese
14/04/09
 

Xxiv siecle. L'humanite, exsangue, a délégué toute responsabilité aux robots, et se meurt, inutile. Les hommes ne sont plus que des coques vides, diluant le peu de vie et de sentiments qu'ils leurs restent dans des cures de sopors.Robert Spofforth, dernier representant du modele le plus sophistique d'androide, la classe 9, est la dernière entiteé intelligente encore lucide sur terre, et préside au destin de l'humanité. Mais il ne desire plus qu'une chose : mourir.Walter Tevis signe ici une oeuvre magistrale, où il présente une humanité décharnée, terne, laissée aux soins de robots, dont les limitations apparaissent cruellement. Il émane de tout le roman une triste poésie, un spleen, une impression de résignation remarquable, qui rappelle celle de blade runner, celle d'une humanité qui s'est lentement laissée glisser vers le neant.Ce livre est aussi un hommage à la lecture, car c'est par elle, et à travers l'amour de Paul Bentley et Mary Lou, que viendra le salut de l'Homme. Et c'est à chaque page que l'éloge en est fait, discrètement.A aucun moment, Spofforth, n'écrit. Seules les pensées et expériences de Paul Bentley et Mary Lou sont rendues sous forme d'un journal écrit et rédigees à la premiere personne...

kayhman
07/02/09
 

XXV siècle. La planète est quasi exclusivement robotisée : les machines dirigent les universités, les industries, la sécurité... Les robots sont classés en fonction de la mission pour laquelle ils ont été fabriqué. Le plus élevé, la classe 9, a la particularité de posséder le cerveau d'un brillant ingénieur. Tous se suicident sauf Spofforth à qui on a enlevé cette possibilité.Walter Tevis décrit un monde crédible où l’individualisme est roi, où il est conseillé aux humains de ne pas réfléchir (certains ont donc 4 siècle d'avance !), où les gens ne font rien d'autre que baiser et fumer des joints - ces cigarettes artisanales qui permettent à l'homme blanc d'avoir l'illusion d'être Jimmy Hendrix- si un robot tombe en panne, on passe à autre chose... Personne n'est habilité à remplacer quoi que ce soit.Avec l'aide de la marginale Mary-Lou, Paul Bentley qui a appris la lecture (depuis longtemps bannie) va apprendre le passé historique de notre Terre.La force de ce roman est la mélancolie qui s'en dégage sans que l'auteur ne se sente obligé d'y ajouter des péripéties dramatiques pour en arriver là. C'est une ode à la lecture et à la culture en général. A l'heure où des torchons relatant la fréquence coïtale d'une starlette d'Hollywood ou de télé-réalité font plus vendre que la mélodie d'un poète, je ne peux que conseiller cette lecture.

un flyer
12/02/15

25° siècle, le monde est régi par les droits sacrés à la Solitude et à l’Individualisme. Les gens sont élevés en dortoirs, on leur serine à longueur de temps de petits mantras qui s’ancrent profondément dans leur esprit :« Sexe vite fait protège », « Dans le doute, n’y pense plus », « Etre seul, c’est bien », « Pas de question, relax ».Gavé de joints et de calmants, chacun est dans sa petite bulle, coupé des autres.Plus personne ne sait lire, ni bien sûr écrire.Mais certains, de plus en plus nombreux, s’immolent par le feu… Pourquoi ?Bentley apprend seul à lire, en tombant sur de très anciens livres pour enfants. Ca intéresse Spofforth, un robot perfectionné, intelligent et capable de sentiments, pour son malheur. Mais moins finalement que Mary Lou, la rebelle qui revisite Adam & Eve avec une pomme en plastique…La préface, fort bien faite, d’André-François Ruaud, nous présente Walter Tevis et donne envie de lire tous ses romans. Hélas il y en a peu, les choses sont mal faites. Pour vous le situer un peu, je citerais « L’arnaqueur » ou « La couleur de l’argent », il n’a pas fait que dans la SF.J’adore la science-fiction de cette qualité-là, sans trop de jargon technologique, située dans un univers futuriste mais cohérent, bourrée de clins d’œil et de personnages attachants. Il se dégage une mélancolie tranquille, tour à tour désespérée ou pleine de vie, des moments de grâce pure.Bentley découvre vite qu’il n’a aucun goût pour la fiction, mais qu’il est parfois touché par certaines phrases éparses qui trouvent en lui une résonnance, sans qu’il puisse vraiment les interpréter : il apprend à lire. C’est là où je me dis que je n’en aurai jamais fini moi-même.Un roman captivant qui est tout entier une belle allégorie de la lecture. Sylvie Sagnes

SagnesSy
03/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 11.70 cm
  • Poids : 0.19 kg

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