Oiseau (l')

OH, JUNG-HI

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 07/10/05
LES NOTES :

à partir de
12,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Une petite fille raconte. La mère est morte. Le père est au loin, sur des chantiers. Elle s'occupe de son jeune frère, Uil. Une jeune marâtre sortie d'un bordel ne fait qu'un bref passage, vite chassée par la violence conjugale. Les enfants, peu à peu, se retrouvent seuls. Sous les regards compatissants mais aveugles
ou impuissants d'un voisinage misérable et d'une société brisée, la fillette, peu à peu, reproduit sur le petit garçon la violence du père sur la figure maternelle. Le monde tendre de l'enfance est inexorablement fissuré, l'humanité pulvérisée laisse apparaître l'abîme côtoyé par l'enfant en chacun de nous.
2 personnes en parlent

La Corée est un pays invité cette année et pour cette année de la Corée, je me suis inscrite à un challenge coréen et ai donc décidé de découvrir la littérature coréenne.J’avais déjà, grâce à libfly, lu « le placard » de un-Su Kim.Cette fois, j’ai lu donc l’oiseau d’ Oh Jung Hi. Une jolie photographie orne ce livre qui va nous parler de la vie de deux jeunes enfants, une sœur aînée et son petit frère, dans la Corée des années 90. Uil, le petit garçon et Umi, la grande sœur vont d’abord être confiés à des tantes et oncles, dans la campagne puis un jour le père vient les chercher et ils s’installent avec eux et une nouvelle maman dans une ville. Ces deux enfants vont bientôt se retrouver seuls dans cet immeuble et nous allons rencontrer l’ensemble des voisins : Monsieur Yi et son oiseau, Mme Yonsuk, paralysée après une chute du toit et son mari, musicien de jazz, la propriétaire de l’immeuble ; Avec une écriture poétique, l’auteure va nous décrire la vie de ces deux jeunes enfants et surtout leur survie seuls. Ils vont à l’école, ils sont suivis par une mère consultante, sorte d’assistante sociale, mais ils vont devoir survivre seuls, en attendant le retour hypothétique du père, parti sur un chantier, « il construit un palais ou une immense église ». Tout en délicatesse, l’auteure nous décrit la descente et la déchéance de ces enfants, laissés pour compte par leur famille mais aussi par la société. Malgré un climat pesant, de belles pages de la vie quotidienne, des chants d’oiseau, des fleurs de tournesol qui fleurissent dans la cour de cet immeuble. Ce livre m’a fait penser à un film asiatique, qui parlait déjà de jeunes enfants, laissés seuls et qui devaient se débrouiller. J’ai beaucoup apprécié cette lecture car malgré un univers qui aurait pu devenir glauque, l’auteure nous décrit aussi la nature, les relations fraternels entre ses deux enfants, la solidarité avec les voisins.. Nous sommes proches de cette sœur aînée, qui décide, malgré elle, de prendre en charge son petit frère et la tenue de la maison. Elle découvre alors le monde des adultes, les mystères de la vie. Des pages sont poétiques, quand l’auteure nous parle de la nature, que ce soit le jardin dans la cour de l’immeuble, que ce soit les repas que prépare la petite fille.. Elle nous décrit aussi la vie difficile de petits gens qui essaient d’améliorer leur condition, en s’entraidant, amis quelquefois cela devient si difficile, que certains partent le long de la voie ferrée pour s’évaporer ! Contente donc de cette première lecture dans le cadre de ce challenge.

catherine
02/11/15
 

Très doux souvenir de lecture que celui du roman La Pierre Tombale de Oh Jung-hi. Récit d'enfance également, L'oiseau est bien plus cruel, n'est pas bercé par l'atmosphère mélancolique. Le propos est tout aussi engagé, moins dans le contexte historique, plus inscrit dans le contexte social sur le sujet universel de l'abandon. Abandon, pas seulement de ces enfants au coeur du récit mais de tous ces locataires de la maison, en dérive, en douleurs et en espoirs pourtant, des instants de lumières, peuple démuni, comme des survivants. Ce roman, une survivance et une évasion. C'est le récit d'une enfance par une enfant, sans mièvrerie ni sentimentalisme, sans le recours-secours de l'imaginaire " quand on veut survivre chez les autres ". Vous dire la puissance des mots, des scènes, mots si sobres pourtant, scènes si quodiennes, si vivantes, si simplement et singulièrement vivantes. C'est rude, on citerai chaque page tant sur cette violence sociale la densité des phrases est impressionnante, les émotions palpables; tant au-dessus de cette violence, il y a les yeux qui suivent ces " vagabonds du ciel " que sont les nuages, jusqu'à l'envol. Il y a cette prose qui vous fait baisser le regard avant de relever la tête. L'atmosphère est accablante, brutalement réaliste, engluée de silences et de pourquoi en suspens, mais au-dessus un subtil battement, une inspiration, une grâce que je ne parviens pas à définir. Cette image de couverture me paraît si parfaitement choisie, ce blanc, ce blême, ce voilé.

Marilire
02/09/14
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : COREEN

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition

Dans la même catégorie