L'orange mecanique - pavillons classiques

BURGESS ANTHONY

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 01/03/84
LES NOTES :

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8,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Le décor inquiétant de cette fable anti-utopiste est bien connu : c'est celui de la banlieue concentrationnaire, une immense zone urbaine de désolation et de peur. Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et la terreur. À la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, torture, et s'acharne à détruire une société
programmée pour le bonheur et le progrès. Un jour, il est arrêté et envoyé en prison. Afin de faire écourter sa peine, il se porte volontaire pour une thérapie révolutionnaire où des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité...L´Orange mécaniquefut un roman-culte avant d'être un film-culte. L'entrée de Burgess dans la collection « Pavillons Poche » est un évènement.
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Qui n'a jamais entendu parler d'Orange Mécanique, le film dérangeant de Stanley Kubrick?Par contre, je n'ai appris que récemment qu'avant d'être un film, cette histoire était tirée d'un livre.Ce qui marque en premier quand on ouvre ce roman ... c'est la façon de parler des protagonistes!L'histoire se passe dans une Angleterre "futuriste", donc avec de nouvelles modes, qu'elles soient vestimentaires ou pas.Ici donc, Alex et sa bande d'amis parle comme tout les jeunes de leur âge à ce moment là.Ils parlent le nadat ...Mais qu'est ce que donc? me demanderez vous.Et bien c'est un mélange de plusieurs langues comme le russe et l'anglais pour en faire une sorte de patois prisé par la jeunesse.Je vous avoue qu'au début, j'étais plus que sceptique, un peu désorientée.Mais au fil des pages, on s'y habitue assez facilement en fait, et la lecture se poursuit normalement, je vous rassure!Pour ce qui est de l'histoire, elle est la parfaite représentation d'une société qui s'inquiète pour son présent et son évolution.Peu de policiers dans les rues et ils ne sont pas très actifs dans leur lutte contre le crime.Adultes se terrant chez eux dès le soir tombé, tremblants en imaginant quelle brute auraient-ils pu croiser au détour d'une allée.Et surtout, jeunesse ultra violente pour qui le seule passe-temps digne de ce nom sont les vols, les baguarres, les viols et les meutres.On ne peut que grincer des dents en se disant que ce récit est exagéré, mais pas autant qu'on le voudrait.C'est bien entendu une histoire que je déconseillerais aux lecteurs plus jeunes et peut-être sensibles, car les scènes de violences décrites dans quelques chapitres sont parfois au-delà du supportable.Malgré ces points qui peuvent paraître négatifs, je peux comprendre que ce livre ai choqué toute une génération et pourrait continuer avec les suivantes, de par la véracité de certains points. On reconnait la critique acide d'une société où les codes sont boulversés et où les autorités deviennent parfois débordées devant le flot de cette jeunesse perdue, errant dans une quête d'un certain bonheur, par tout les moyens possibles. http://archessia.skyrock.com/

Archessia
24/04/10
 

Surtout ne soyez pas surpris par la « NOTE DES TRADUCTEURS » qui viendra vous accueillir en début d’ouvrage. Le récit est rédigé dans la langue d’Alex et de ses amis le « parler nadsat » (c’est-à-dire le langage des jeunes) qui est un mélange de russe, de romani et d’autres influences. Si cela peut paraître déroutant dans un premier temps il ne faut pas s’y arrêter et faire un blocage, les mots nadsat employés reviennent souvent et il est facile de les mémoriser. J’ai cru qu’il faudrait que je consulte sans cesse le lexique à la fin du livre mais en réalité on s’y acclimate très vite. Cette spécificité donne un cachet supplémentaire au livre puisque nous lecteurs, sommes plongés dans l’univers d’Alex. On comprend son langage alors que d’autres personnages semblent tiquer quand ils entendent ses mots et de là vient une partie du fait que malgré les actes terribles du narrateur, on ne peut s’empêcher de le voir sous un œil bienveillant et fraternel.J’ai aussi été frappée par le titre qui m’a tout d’abord semblé étrange. Qu’est-ce qu’il signifie ? En réalité c’est tout simple, l’orange est un fruit, il faut le mettre en relation avec l’humain qui lui aussi est un fruit de la nature. Si une orange est mécanique, elle cesse d’être orange car elle n’est plus le fruit de la nature, de même que si un homme est mécanique, il cesse d’être homme. C’est exactement la problématique du livre. Alex devient une orange mécanique. Le voyou charismatique se transforme en simple jouet qui passe de main en main.Je me suis donc représenté ce livre comme un cliché d’une société dégénérée. Par le thème de l’homme mécanique, Anthony Burgess nous invite à nous questionner sur la problématique du choix : peut-on être bon ou mauvais alors que nous ne pouvons pas décider de notre conduite ? Est-on encore homme si chacun de nos gestes est déterminé ?Certains passages nous rappellent étrangement des pratiques qui existent ou ont existé dans notre société comme la manipulation médiatique, les prisons surchargées, la dépossession de soi lorsque notre identité devient un simple numéro ou encore le scandale de la lobotomie. L’Orange mécanique est donc un de ces livres qui nous crient de toujours développer notre esprit critique seul garant de notre liberté. Joyce Middleway de l'Enlivrée

JoyceMiddleway
16/05/12

Ce roman d'anticipation, porté à l'écran par Stanley Kubrick, met en scène Alex, un jeune délinquant britannique, dont la passion pour Beethoven, l'addiction au sexe et à la violence sont pathologiques. Accompagné de ses 3 acolytes, Alex commet une série de crimes, dont le dernier le mènera en prison. Il devient alors le cobaye d'une expérimentation mise en place par le gouvernement pour éradiquer la délinquance. Burgess évoque de façon brutale et extrémiste, la question du libre arbitre et du conditionnement imposé par la société. L'originalité de ce roman, paru pour la 1ère fois en 1962 en Angleterre, repose sur son héros, haut en couleur, et le langage anglo-russe, inventé par Burgess pour faire parler ses personnages.

Alcapone
19/02/09
 

Format

  • Hauteur : 19.70 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : ANGLAIS

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