La batarde d'istanbul

SHAFAK, ELIF

livre la batarde d'istanbul
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 04/09/08
LES NOTES :

à partir de
8,10 €
nos libraires ont adoré la batarde d'istanbul

SYNOPSIS :

Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt - pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux États-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent

l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la « bâtarde », va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés... « La plus grande romancière turque de ces dix dernières années. » Orhan Pamuk

La talentueuse Elie Shafak nous entraîne sur les rives du Bosphore, dans une saga familiale fantaisiste pleine de rebondissements, où les femmes, aussi étonnantes et remplies de paradoxes que leur chère capitale d’Istanbul, mènent le jeu…

Avec en toile de fond le génocide arménien et son poids dans l’histoire et la conscience collective turque, « La bâtarde d’Istanbul » nous offre des pages inoubliables, tour à tour drôles ou émouvantes, légères ou graves, à savourer d’une traite...

Isabelle (Lille)
4 personnes en parlent

J'ai aimé parcourir la ville d'Istanbul sous la plume d'Elif Shafak (j'ai repensé à Michel Ange la découvrant dans Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants). J'ai aimé ces deux familles à la fois si aimantes et si étouffantes, les portraits de ces femmes si diverses, qui composent comme elles le peuvent avec une condition souvent difficile. J'ai été épatée par la colère et la beauté de Zeliha, par la rebelle Asya, j'ai voulu savoir tout de suite quels livres consolaient Armanoush. J'ai souvent souri à la douce folie des tantes d'Asya (et à la scène du dernier chapitre !!). J'ai respiré tous les parfums et goûté toutes les saveurs de la cuisine turque et arménienne, j'ai dégusté les titres de chapitres, jusqu'à la surprise finale. J'ai rêvé d'amour et de liberté au Café Kundera. J'ai flirté avec les djinns sur les épaules de tante Banu. J'ai été touchée par le destin de grand-mère Shushan et même celui de Mustafa. J'ai balancé entre plusieurs questions : pourquoi entretenir la mémoire entretient-il aussi la haine ? faut-il absolument connaître le passé pour tracer un avenir harmonieux ? comment des peuples si proches deviennent-ils frères ennemis ? Elif Shafak enchevêtre avec art les destins de deux familles et nous montre leur proximité de culture, de cuisine, elle nous dit la réalité historique, le ressenti, les blessures de chacun et elle nous persuade avec ironie que tous peuvent se rejoindre un jour. Anne

Anne7500
22/12/11
 

Armanoush/May a vingt et un ans. Fille de divorcés, elle vit entre San Francisco et l'Arizona, jonglant entre sa famille paternelle d'origine arménienne et sa mère américaine remariée à un Turc, Mustafa. Asya, dix-neuf ans, nièce de ce même Mustafa, vit à Istanbul étouffée au milieu de ses trois tantes, sa mère, et deux aïeules. Jeune fille indépendante au caractère bien trempé, elle cherche à échapper à l'ambiance oppressante du foyer en retrouvant quelques intellectuels dans un café.Pour une fois, mon petit résumé introductif porte sur la deuxième partie du récit. Il faut dire que la construction de ce roman est peu commune, au moins sur le premier tiers. Chaque chapitre zoome sur un laps de temps très court, quelques heures tout au plus, et on saute plusieurs années d'un chapitre à l'autre, tout en alternant les personnages. C'est assez déstabilisant, voire décourageant, au point de m'avoir donné envie de lire la quatrième de couverture, pour une fois. Bien m'en a pris : on y apprend qu'Armanoush et Asya vont se rencontrer, et c'est effectivement à ce moment-là que l'on entre vraiment dans le récit. La confrontation de ces deux jeunes femmes que tout semble opposer mais qui ont des racines culturelles communes va se révéler très riche. Ce roman subtil donne un excellent aperçu de la Turquie, pays attaché à l'Islam, certes, mais aux moeurs de plus en plus occidentales, depuis sa laïcisation par Atatürk dans les années 1920. La cohabitation relativement harmonieuse de sept femmes de quatre générations différentes, les unes attachées aux traditions, les autres au mode de vie occidental, illustre parfaitement cette problématique, tout en présentant la condition féminine locale. Le regard et les questionnements de la jeune Américaine qui arrive sur le sol turc avec ses a priori sont particulièrement intéressants, ils correspondent peu ou prou à ceux de tout Occidental qui ne connaît pas bien la Turquie et sa population. Omniprésente, la réflexion sur le massacre et la déportation des Arméniens en 1915 est également passionnante : il apparaît que les plus hostiles au peuple turc sont les survivants et descendants exilés, toujours en attente d'un pardon, ou à défaut, d'une reconnaissance du terme de génocide. Un récit très intéressant, riche, mais dont la lecture n'est pas toujours des plus aisées. Canel

Canel
08/11/13
 

Après avoir galéré sur plus de cent pages sans connaître le moindre soupçon d'intérêt pour ce roman, j'ai décidé d'abandonner.Voici la 4ème de couverture (parce que, franchement, 3 jours après avoir abandonné le roman, je ne me souviens absolument pas de l'intrigue): Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinns, tandis que les hommes s'envolent trop tôt pour l'au-delà ou pour l'Amérique. Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 1920, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père. L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés...Eh bien moi, je ne suis même pas arrivée au moment où Armanoush débarque à Istanbul, c'est dire... Mais passé un quart du roman, sans être le moins du monde intéressée par ses personnages, reconnaissez que ça ne présage rien de bon pour la lecture!Et puis, ce qui m'a agacée, c'est de trouver des petits détails insignifiants mais complètement incohérents. Exemple: dans la famille Kazanci les chats s'appellent soit Pacha s'ils sont de type persan angora, soit Sultan s'ils sont tigrés... Et après ce paragraphe de plusieurs lignes d'explications... que lis-je? Pacha...est un chat tigré! Je sais que c'est tout bête, cela ne change rien à l'histoire, mais quand déjà on n'est pas intéressé, mais qu'en plus il y a des incohérences...Pour toutes ces raisons, je n'ai pas terminé ce roman.

Choupchoup
09/04/13
 

En dehors de l'Histoire avec un grand H et des histoires de famille, avec un petit h, l'autre personnage secondaire de ce roman est la cuisine, la nourriture. On la trouve à toutes les pages, à tous les coins de paragraphes, à tous les titres de chapitres. Les aliments, leur préparation, leur partage, tout est symbole... Que ce soit Rose, l'américaine, qui se venge de la cuisine arménienne en nourrissant sa fille à coups de hamburgers, Armanoush qui étouffe dans la famille arménienne de son père qui semble vouloir la nourrir plus que de raison, ou les repas des femmes Kazanci... Qu'on se le dise : il ne faut absolument pas lire ce livre en période de jeûne ou de régime ! Déjà, moi qui ait dit adieu aux régimes, j'avais le ventre qui gargouillait de désir en lisant les descriptions des mezzes servis aux différents repas qui rythme ce livre ! Car oui, la nourriture a une visée narrative. C'est lorsque l'on prépare les repas, qu'on les partage, que se passent les événements centraux de cette histoire... Ce qui revient à ce que je dit toujours : la cuisine, c'est un endroit vital dans une maison, et préparer un bon repas sera tout aussi important que de le partager... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
28/02/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.25 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : ALINE AZOULAY-PACVON