La bete qui meurt

ROTH, PHILIP

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/09/04
LES NOTES :

à partir de
7,49 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

«Un nu aux seins opulents, légèrement évasés, pour lequel elle aurait pu poser elle-même. Un nu aux yeux clos, défendu comme elle par sa seule puissance érotique et, comme elle, à la fois primaire et élégant. Un nu mordoré mystérieusement endormi sur un gouffre noir velouté que, dans mon humeur du moment, j'associais à celui de la tombe. Fuselée, ondulante, elle t'attend, la jeune fille, immobile et muette comme la mort.» À l'orée de la vieillesse, David Kepesh, esthète attaché à sa liberté et séducteur exigeant, rencontre parmi ses étudiantes Consuela Castillo, vingt-quatre ans, fille de riches émigrés
cubains, «émerveillée» par la culture. Et découvre la dépendance sexuelle... C'est le roman d'un envoûtement dans une Amérique bien loin des joyeuses bacchanales des années soixante, chères au Professeur de désir..; Et au tournant du millénaire, cet alter ego de l'auteur, naguère héros du Sein, est confronté non seulement à son propre vieillissement mais à la mort qui rôde en chacun de nous. Après La tache, Philip Roth nous offre à la fois un précis amoureux, une radiographie de notre temps et une méditation sur la condition humaine. Un nouveau chef-d'oeuvre, d'une perfection lapidaire.
6 personnes en parlent

La soixantaine rayonnante, David, prof de littérature , s'enorgueillit de "baiser" quand il veut ses étudiantes. S'attacher à une femme ne l'intéresse pas, draguer non plus: "l'art du flirt à la française me laisse froid. Moi, ce qui m'intéresse, c'est l'impératif sauvage"...Ainsi, c'est sa manière à lui de fuir la vieillesse qui pointe le bout de son nez. Sa dernière conquête Consuela, vingt trois ans, va le faire tomber dans les affres de la jalousie et de l'amour: "la jalousie, l'incertitude (...) Avec Consuela, fait sans précédent, mon assurance s'est trouvée siphonnée d'entrée de jeu." Plus si sûr de lui, David entame un long monologue sur sa relation avec sa maîtresse, sa sexualité, ses rapports conflictuels avec son fils....Peu à peu, le lecteur se rend compte avec le protagoniste que "la bête meurt", que le David fringant est en train de s'effondrer pour devenir un homme avec des souvenirs...Le thème est sensiblement le même que le roman de Romain Gary mais l'écriture est beaucoup plus sensuelle. Philip Roth s'attache davantage au culte voué au corps, à la sensualité que sa vue peut procurer. En arrière plan, le désir, dieu souverain, dont l'affaiblissement et la disparition sonneront le glas de l'éternelle jeunesse de David. Yeats a écrit: "Consume mon cœur, malade de désir/ et attaché à une bête qui meurt/ Il ne sait ce qui lui arrive". Cela résume bien ce roman provocateur, radiographie de l'homme en déclin, mais qui, le dernier tiers du livre tente à le démontrer, est capable de se tourner vers l'autre lorsque celui-ci est en détresse. vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

David Kepesh enseigne la littérature en fac et est critique littéraire à la radio. A 62 ans, il profite toujours de son aura pour séduire ses jeunes étudiantes dès que le semestre est bouclé. Un jour, il tombe réellement amoureux d’une magnifique cubaine, Consuela, 24 ans. Cette dernière, émerveillée par la culture de son mentor, se laisse séduire. Mais très vite, David qui a toujours vécu très librement va se rendre compte qu’il devient de plus en plus dépendant – sexuellement notamment – à sa jeune protégée.Voilà un très bon roman, qui livre une réflexion très riche sur le rapport à l’autre mais surtout sur la condition humaine et notamment la question de la mort. On suit la réflexion du narrateur qui s’interroge sur sa dépendance de plus en plus importante à Consuela, grandissant avec son avancée en âge et la dégradation de son corps.Si certaines scènes de par leur précision pourraient facilement paraître pornographiques, elles ne le sont jamais tant l’écriture est maîtrisée et le rapport au corps sans cesse ramené à une réflexion plus globale sur la société et la vie. Un roman qui réussit à traiter de la mort tout en jouant un hymne à la vie. http://leslecturesdenaurile.wordpress.com

Naurile
14/02/15
 

Philip Roth a tout pour me plaire. La lecture de son livre m'a bousculé comme peu de livres le font. Il faut dire qu'il a l'art de toucher aux tabous comme personne !Le statut de critique culturel à la télévision et à la radio confère à David Kepesh, homme de la soixantaine à la libido suractive, un certains succès auprès de ses étudiantes. Parmi ces apprenantes se trouve Consuella Castillo, vingt quatre ans, filles de riches émigrés cubains qui va devenir la maîtresse de ce séducteur invétéré car "émerveillée" par la culture dont il se fait l’apôtre ... Très vite, la dépendance sexuelle va naître ...Ce texte m'a remué en ce qu'il a l'art d'égratigner certaines certitudes que je pouvais avoir, il m'a même parfois franchement énervée mais je préfère ça à un texte d'une platitude navrante.Le sexe semble être au cœur des interrogations de cet écrivain pour qui il fait tourner le monde et il ne voit pas ou s'interroge sur la façon dont on pourrait s'en passer. A travers son personnage, c'est en quelque sorte un testament qu'il nous livre et un questionnement sur la vieillesse et la mort :"Que faire quand on a soixante deux ans et que l'urgence de cueillir ce qui se cueille encore n'a jamais été aussi impérieuse ?"Le sexe est l'accomplissement ultime pour qui le personnage est prêt à tout : mentir, jouer, se perfectionner, ... Je m'avancerai en parlant d'une peur de l'impuissance mais le sexe tient une telle place, que sans lui on se demanderai ce que serait cet homme."C'est seulement quand tu baises que tu prends ta revanche, ne serait-ce qu'un instant, sur tout ce que tu détestes et qui te tient en échec dans la vie. C'est là que tu es le plus purement vivant, le plus purement toi-même. Ce n'est pas le sexe qui corrompt l'homme, c'est tout le reste. Le sexe ne se borne pas à une friction, à un plaisir épidermique. C'est aussi une revanche sur la mort. Ne l'oublie pas la mort. Ne l'oublie jamais . Non, le sexe n'a pas un pouvoir illimité, je connais très bien ses limites. Mais, dis-moi, tu en connais un pouvoir plus grand ?"Les descriptions concernant la dépendance sexuelle sont elles aussi révélatrices. J'ai aimé cette fragilité de ce surhomme, jaloux des moindres instants passés sans sa belle, apprenant la jalousie, la manque de confiance, ... Il redevenait humain et pour la première fois créait un lien véritable.Un coup de cœur pour cet auteur avec qui je n'ai pas fini d'en découdre ! Cristie

cristie
04/05/13
 

"La bête qui meurt" de Philip Roth (The Dying Animal 2001) trad. Josée Kamoun 2004 (216 pages) est un roman déconcertant, qui m'a un petit peu hérissée par endroit mais qu'il me semble enfin être en mesure de comprendre, sinon de réellement goûter. David Kepesh, homme de culture de 70 ans, raconte la folle passion qu'il a éprouvé pour une de ses étudiantes lorsqu'il avait 62 ans, et à rebours retrace quelques grandes lignes de sa vie, en en tirant une moelle quelque peu orientée. C'est souvent assez cru mais le dérangeant n'est pas là, il se tiendrait plutôt, pour moi, dans une volonté de harangue mêlée à un côté brouillon qui ne donne pas le chef-d'oeuvre annoncé en 4° de couv. Il y a aussi un fort côté psychanalytique dont je ne sais que penser, au final. "Ce n'est pas le sexe qui corrompt l'homme, c'est tout le reste.""Cet impossible personnage qu'on est. Quelle bêtise d'être soi-même. Quelle inévitable imposture, d'être qui que ce soit !""Mais pour lui, l'adultère, c'est le recrutement d'une nouvelle épouse.""Ce besoin. Cette maladie mentale. Est-ce que ça s'arrête, un jour ? Au bout du compte, je ne sais même plus ce qui me manque aussi désespérément.""Je me suis souvenu qu'après l'avoir perdue, pendant trois ans, même quand je me levais dans le noir pour aller pisser, je ne pensais qu'à elle; même à quatre heures du matin, debout devant la cuvette des wc, endormi aux trois quarts, le quart de Kepesh éveillé se mettait à marmonner son nom. En général, quand un vieux va pisser la nuit, dans sa cervelle c'est le vide intégral. A supposer qu'il ait une idée, c'est celle de retourner se coucher. Mais pas moi, pas là. "Consuela, Consuela, Consuela", chaque fois que je me levais. Et note bien qu'elle m'avait réduit à cette extrémité sans passer par le langage, sans cogiter, sans ruser, sans une once de malveillance, en toute ignorance de cause." http://lecasss.hautetfort.com

SagnesSy
14/12/12
 

Livre bien écrit et assez court où le sexe est présent mais aussi une réflexion sur la vie et la vieillesse. Un vieux professeur : David Kepesh couche avec une très jeune femme : Consuela Castillo, son étudiante. Celle-ci qui apprend qu’elle a un cancer du sein. La mort fait son entrée et amène toute une série d’interrogation et de remise en question. La tranquillité de cet esthète est terminée car il aime et il a des devoirs envers celle qu’il aime. http://cathy.hune.over-blog.fr

cathyH
07/10/11
 

La bête qui meurt, c'est le narrateur, un prof de fac qui arrive à la vieillesse avec toutes ses tracasseries, ses trahisons. Il sa paie un dernier tour d'honneur avec une belle étudiante, aventure qui le laissera plus blessé qu'il ne veut l'admettre, et le fera revenir sur sa vie, les femmes, les amis qui meurent, ses enfants, ses ex, son corps... Ce double de Roth est aussi obsédé que lui par la déchéance ultime, par la mort qui s'approche. Le récit est empli d'humour noir, de cynisme, dans une construction très savante. Ce long monologue sans fausse pudeur ne manque pas de surprise, de charme aussi. Il fait perdurer l'idée qu'on avit déjà du pessimisme de son auteur, Ce n'est pas son roman le plus réussi peut-être, mais c'est une oeuvre profonde, noire avec un style unique. laurence

laurence
05/02/11
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : JOSEE KAMOUN

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition