Bible et l'invention de l'histoire (la)

LIVERANI, MARIO

EDITEUR : BAYARD
DATE DE PARUTION : 25/09/08
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Ebook

SYNOPSIS :

Les histoires de l'Israël ancien ont toujours eu tendance à suivre le modèle narratif de la Bible, en cherchant à prouver l'historicité de la Bible. Mario Liverani, dans ce livre-événement devenu un classique, inverse la perspective. Il relit les grands récits de l'Ancien Testament à partir des enseignements
de la recherche contemporaine sur l'histoire d'Israël et de tout le Proche-Orient ancien. Il nous offre une formidable enquête sur les conditions politiques et religieuses dans lesquelles Israël, parallèlement au cours "normal" de son histoire, a su forger son épopée, écrire son "histoire inventée".
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Enfin fini ! Mon dieu que cette lecture fut laborieuse, et s’il ne s’était pas agi des cours, j’aurais depuis longtemps abandonné cet ouvrage ! A vrai dire, il était vraiment tout en bas de la liste conseillée par le prof, mais c’était le seul ouvrage disposant d’une traduction en français, alors par paresse, j’ai sauté sur l’occasion. Grand mal m’en a pris !Alors que le début est très intéressant, et agréablement amené : une progression logique, des faits concrets, une langue simple et claire, au bout de 150 pages, on sombre dans une soupe informe et inintéressante. Du moins, de mon point de vue. En effet, si l’auteur s’intéresse d’abord aux faits historiques et archéologiques, pour voir si on en trouve trace dans la Bible ou dans des textes extérieurs de la même époque, il abandonne tout à coup son objectif premier et se perd dans les méandres de ses recherches. On se retrouve alors à lire un interminable essai de critique biblique très brouillon, où les quelques faits intéressants se retrouvent noyés au milieu d’un tas de considérations religieuses, totalement hors-sujet. L’auteur, sensé s’occuper de l’histoire d’Israël (histoire qui commence donc avec l’arrivée de cette nouvelle population en Canaan ; bibliquement, après la sortie d’Egypte), en arrive à nous parler du déluge et du péché originel. De même un peu plus loin, il se lance dans une longue tirade sur le sujet suivant : « pourquoi les hommes ont-ils besoin d’attendre un messie, quel qu’il soit ? Pourquoi ont-ils crée cette image ? » Non, mais WTF ? Il laisse totalement tomber le cours de l’histoire et des événements pour s’interroger sur les raisons et le processus de création du texte biblique. Ca pourrait être intéressant, mais ça n’est ni ce que j’attendais, ni ce qui était véritablement annoncé. En outre il fait ça de manière très brouillonne, avançant et repartant en arrière, nous affligeant d’interminables citations tirées de la Bible, que j’ai allègrement sautées au bout d’un moment. En outre, les parallèles qu’il choisit de faire, sont parfois peu judicieux et même contradictoires !Les 100 dernières pages, redeviennent un chouilla plus ordonnées, et plus agréables à lire mais une fois de plus, il est question d’historiographie biblique seulement, pas du tout ce à quoi je m’attendais.Les faits évoqués ne le sont que trop brièvement, les justifications plus qu’évasives (et vas y que je te balance des noms de sites et des numéros de strates sans rien te préciser sur le contenu de ces dernières !) heureusement que j’avais un cours à côté, sans cela je n’aurais strictement rien compris/retenu à cet essai. Mais d’un autre côté, les cours ont fait que ma lecture de cet ouvrage ne m’a pas vraiment été utile.Cela dit, j’avoue quand même avoir souri, lorsque je sentais poindre les conséquences de l’interminable débat Mazar/Finkelstein. Ce débat, il revient sur le tapis, à peu près tous les jours, ici, et il est bien souvent source de plaisanteries, alors voir qu’il influence même un chercheur italien, c’est marrant (mention spéciale au laïus sur les débuts de l’ emploi par l’homme des chameaux/ dromadaires).En outre le résumé est plutôt trompeur puisque comme je l’ai dit, le but premier est bien vite perdu de vue. Et puis, ça fait plus de 50 ans que les gens cessent de fouiller « la pelle d’une main, la bible de l’autre » comme on dit ici, alors comme grand novateur, Mario Liverani repassera !J’avoue tout de même que l’épilogue, quant à lui m’a beaucoup plu. L’auteur y explique avec beaucoup d’humilité sa démarche, les questions et problèmes auxquels il s’est retrouvé confronté. Il justifie aussi son choix de construction. Et même si je n’approuve pas ce dernier, il est intéressant d’en découvrir la genèse, si j’ose dire.Au final un ouvrage brouillon et que j’ai eu vraiment beaucoup de mal à lire, malgré les nombreuses critiques très enthousiastes que l’on peut trouver à son sujet.

un flyer
13/05/11

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.80 cm
  • Poids : 0.75 kg
  • Langage original : ITALIEN

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