La brigade de l'oeil

GUERAUD, GUILLAUME

livre la brigade de l'oeil
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 07/05/09
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Roman coup de poing, hommage, entre autres, à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et au meilleur du cinéma américain,
La Brigade de l'oeil est la première incursion de Guillaume Guéraud dans la science-fiction.
8 personnes en parlent

Guillaume Guéraud a une écriture violente. J'avais été secoué par "Je ne mourrais pas gibier", je peux dire que la brigade de l'oeil commence fort. J'aime son style : phrase succincte, vive et tranchante et l'histoire (qui m'a donné envie de lire Fahrenheit 451) m'a tout de suite happée. Un énorme coup de coeur !

Cyan
27/09/13
 

Kao vit dans un monde totalitaire où les images sont interdites, toute personne en possession d'une image est pourchassée par la brigade de l'oeil qui lui crève les yeux et brûle au lance-flamme toute image.Farenheit 51 revu et corrigé par Guillaume Guéraud passionné de cinéma et ça se sent. On assiste à la renaissance du cinéma, dans la clandestinité.Un roman vraiment captivant et émouvant que je découvre enfin !

saomalgar
29/08/13
 

Cette anticipation est noire, très noire et excellente de surcroît… Il s’agit d’une anticipation à court terme (2017) se passant dans une île indépendante quelque part en Asie. Une impératrice a pris le pouvoir et instauré un régime semi communiste dont la priorité absolue est l’éducation. Un des instruments favoris du pouvoir est la « brigade de l’œil », groupe policier chargé de faire respecter la « loi Bradbury ». Cette loi, un des piliers du pouvoir, interdit la possession et la contemplation d’images, qu’elles soient animée ou fixes. De petits groupes de trafiquants d’images et de résistants luttent pour la liberté de contempler des photos, des films, des dessins… Le risque encouru est immense : la « brigade de l’œil » crève ceux des contrevenants et détruit au lance-flamme toute image saisie. Hommage en miroir au célèbre Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, ce roman de science fiction s’adresse à des lecteurs adolescents et adultes à partir de 15 ans. Suspense, aventures et histoire d’amour se mêlent à une passionnante réflexion politique sur la liberté. Comme souvent, Guéraud est un excellent raconteur d'histoire doublé d'un éveilleur de conscience. Retrouvez ce livre sur le catalogue de la Bibliothèque municipale de Lillehttp://catalogue.bibliotheque.bm-lille.fr/alswww1.dll/APS_ZONES?fn=ViewNotice&q=530823

Imaginez-vous un monde sans aucune image, dans lequel la brigade de l'oeil vous crève les yeux si vous en possédez une et dans lequel les lieux ou même les habitants portent des noms rendant hommage à la littérature ou encore au cinéma, art dorénavant absolument proscrit : cet univers terrifiant d'anticipation est brillamment construit par l'auteur. La plume de Guéraud nous offre donc un texte percutant en nous interpellant sur le régime dictatorial, le pouvoir des images ou encore la passion du septième Art (grand dada de l'auteur !). C'est toujours avec grand plaisir que l'on se plonge dans les œuvres dérangeantes de ce génial auteur : cet excellent roman ne déroge donc pas à la règle !

SophieC
01/12/12
 

LOI BRADBURY : » Loi du 20 Novembre 2017 relative aux images sur le territoire de Rush Island dite loi BradburyL’impératrice Harmony et le conseil des ministres ont adopté et promulgué la loi dont la teneur suit :Article 1 – Toutes les images sont interdites sur la totalité de territoire de Rush IslandArticle 2 – Il est interdit d’en voir. Il est interdit d’en posséder et d’en conserver. Il est interdit d’en produire, d’en reproduire, d’en importer et d’en diffuser.Article 3 – Les appareils capables de produire, reproduire, recevoir ou diffuser les images sont interdits.Article 4 – Tout contrevenants aux articles de cette loi sera automatiquement condamné à perdre la vue.Article 5 – La Brigade de l’Oeil, corps de police dépendant du Ministère de la Sécurité, à toute autorité pour faire respecter et appliquer cette loi. »Le décor est planté ! Vous l’aurez compris, ce livre est d’abord un hommage à Ray Bradbury, reprenant avec originalité la thématique de Farenheit 451. Originalité en forme de paradoxe puisque ce roman n’est pas un hymne à la littérature, mais bien une apologie de l’image, de la culture et des émotions qu’elle transmet, de la mémoire dont elle est dépositaire. Et ce formidable paradoxe inscrit ce roman autant dans le passé, le présent et l’avenir. Car ce livre est bien plus qu’un hommage, c’est un roman fantastique certes, qui flirte avec l’anticipation, mais c’est surtout un roman de société, de citoyenneté, sur la liberté d’expression, de penser, sur l’obligation de l’exercer.Le texte est très fort, la narration puissante, efficace – en phrases courtes – , visuelle. Attention, Guillaume Guéraud écrit des romans noirs. Ses livres sont violents, militants, et ne se contentent certainement pas d’un happy end convenu. Avec des personnages digne des polars noirs américains ( pour le flic désabusé, camé et sa rédemption ), un décor japonisant ( le récit se déroule sur une île, la vie quotidienne, notamment les habitudes alimentaires révèlent le Japon ), le récit est dur, parfois choquant, l’épilogue apocalyptique. Pourtant, ce roman se dévore, son rythme ainsi que sa force dramatique est terrifiante, entre dictature, autodafé, résistance, répression. Le feu est partout.Les nombreuses références culturelles mettent le cinéma à l’honneur ( Charlie Chaplin, Nuit et Brouillard…). La réflexion sur l’image – et ses pouvoirs – ( avec en filigranne celle sur le rôle des médias : télévision, internet ) est magistrale car elle n’est pas idéalisée : si elle est témoignage - plus expressif, plus émouvant que les mots – ou art, rêves et merveilles, elle est aussi présentée comme le support du voyeurisme, celui de nombreuses perversions comme la pornographie ou les goûts morbides ( un des personnages collecte des images violentes et sanglantes ).Même si le récit relève du roman jeunesse par son héros adolescent amoureux et son rythme en course-poursuite, il ne conviendra pas à des lecteurs de moins de 15 ans.Guillaume Guéraud est aussi l’auteur du fameux roman Je mourrai pas gibier, lauréat du Prix Sorcières 2007

Marilire
25/11/12
 

La mémoire collective s'efface vite à Rush Island depuis que la loi interdisant toute image est en vigueur. La brigade de l'Oeil (les najas), équipée des oeilletons nommés galiscopes, suivant l'ordre de l'impératrice Harmony, est chargée de traquer les habitants qui détiennent des photos, dessins ou films. La punition est sévère : les yeux arrachés. Les aveugles, de plus en plus nombreux, vivent leur handicap avec une certaine fierté en résistant au régime. Le trafic d'images fleurit dans tout le pays, surtout dans la capitale Taïpen où, dans les galeries souterraines sont restaurés et cachés les appareils de l'ancienne cinémathèque, sauvés par Fuji et ses amis au moment au grand « nettoyage ».Kao, le jeune lycéen, en cultivant la tradition familiale, fait partie du réseau et distribue des photos au risque de sa vie pendant que son amie Emma, participe aux spectacles dénonçant l'absurdité du système. Vont-ils avoir assez de courage pour faire face à l'ennemi en diffusant publiquemment des images cinémathographiques ? Le capitaine Falk, policier dévoué corps et âme à l'impératrice, en fera une affaire personnelle.Un autre roman particulièrement fort qu'on a envie de lire jusqu'au bout malgré la violence. Bogusia (Médiathèque de Meudon)

Bogusia
24/08/10
 

Ceci est une histoire qui se passe dans le futur, nous sommes en 2037 à Rush Island. Sur ce petit bout de terre, une dictature menée par l'impératrice Harmony a décrété la loi Bradbury qui interdit toutes les images depuis vingt ans. Pour appliquer cette réglementation, il existe la Brigade de l'Oeil, avec son capitaine Falk, qui n'hésite pas à brûler tous les documents illicites avec leurs lance-flammes et dans la foulée la pupille des délinquants à l'aide d'un pyroculis.La terreur règne. Un bon citoyen est un citoyen aveugle. L'image est l'opium du peuple.Un peu à l'écart, Kao, un adolescent de 15 ans, deale clandestinement ces images interdites. Son père et son grand-père ont été les victimes de la dictature, il vit aujourd'hui seul avec sa mère, va au lycée, ne craint pas les images et fait partie de cette « génération pure » qui ne connaît pas du tout les films.Car la rumeur gronde. Le chef de la résistance, nommé Fuji, entretient la légende du Diaphragme et fait circuler que quelques films existent encore. Un jour, Kao va d'ailleurs mettre la main sur un morceau de pellicule ... Les Temps Modernes, de Charlie Chaplin !Ce roman de Guillaume Guéraud est une pure réussite ! Ôde au cinéma, au pouvoir des images, aux messages véhiculés par leur magie et à leur puissance sur les consciences et la mémoire, le livre est en somme une déclamation à garder les yeux ouverts, à ne pas les fermer devant l'endoctrinement et le pouvoir absolu et arbitraire.Outre le sens incontestable de ce livre, il dégage aussi une incroyable puissance, une frénésie dramatique et émotionnelle. On sent derrière ces lignes toute la vénération de l'auteur pour le style cinématographique, sa plume ici s'y fond à merveille.De chapitre en chapitre, on suit tour à tour les personnages de Kao et du capitaine Falk. Il est donc facile de deviner que leurs sorts sont liés, implicitement. Par contre, il n'est pas sûr de deviner l'issue, de retenir la fuite en avant et c'est pourquoi le lecteur est happé par cette histoire, hypnotisé et ne lâchant pas une seconde ce livre.C'est superbe ! Beaucoup d'habileté dans l'intrigue, un sens lapidaire pour la formule qui tranche comme une lame de couteau, des personnages charismatiques et une portée considérable derrière cette histoire ... n'attendez plus !A partir de 15 ans.

Clarabel
20/02/09

Littératures de l'imaginaire En 2037, dans une dictature vivant en autarcie et où toute image est interdite, une brigade traque les terroristes qui en possèdent encore pour les rendre aveugles. Kao, un lycéen appartenant à un groupe de résistants, tombe sur un stock de pellicules des plus grands films du cinéma. Poursuivi par la brigade, il réussit à en sauver trois. Les résistants décident de faire une projection sauvage... - Ouvrage également disponible sur le réseau des médiathèques communautaires

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.70 cm
  • Poids : 0.16 kg

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