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LA CARTE ET LE TERRITOIRE

HOUELLEBECQ, MICHEL

Éditeur : FLAMMARION
Date de parution : 03/09/10

la carte et le territoire Disponible en numérique, cliquez ici.
Note des internautes :

Description :
Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il...
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Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre.
Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passe seul de nombreux réveillons de Noël.
Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin.
C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l'écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l'exercice de leur profession.
Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.
Sur la fin de sa vie il accèdera à une certaine sérénité, et n'émettra plus que des murmures.
L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.

herisson08

21/10/10

 

La carte et le territoire

Contre toute attente, j'ai aimé... preuve soit qu'il ne faut pas écouter les on dit, soit qu'il faut écouter les avis des émissions littéraires, qui pourtant correspondent rarement à mes goûts. Bref, oubliez les préjugés, et tenter l'aventure. /!\ tout de même, ce livre n'est pas un coup de coeur, et n'est pas mon préféré de la rentrée littéraire, mais il m'a fait passer une bonne nuit :)Jed Martin est le personnage principal de ce roman, pourtant la narration est souvent indirecte, le montrant justement comme le personnage d'une histoire dont il est parfois le narrateur. J'ai du mal à donner mon avis sur ce livre, pourtant je pense que c'est ce qui m'a le plus marqué, cette alternance qui donne du rythme au récit et permet de prendre de la distance avec Jed, un artiste parfois attachant, souvent exaspérant! Combien de fois ai-je eu envie de le bouger... Et puis il y a les autres, ces personnages autour de lui... Son père, Olga, et le milieu artistique et des médias en général, et puis des personnages de fiction, qui ne le sont pourtant pas tant que ça, Houellebecq himself en tête ! suite sur mon blog Herisson08 - Délivrer des Livres -

La carte et le territoire

Evident, magistral La cuvée Houellebecq 2010 est un grand cru !Nous sommes loin de la Thaïlande, ses filles et ses clubs pour touristes, loin d...

La carte et le territoire

L'heure des livres de la bibliothèque de la Madeleine Ce roman est différent des précédents « Houellebecq ». Il peut plaire à ceux et celles qui ...

Archessia

06/10/10

 

La carte et le territoire

Je ne connaissais pas du tout Michel Houellebeck avant cette lecture, à part vaguement de nom. Quand on m'a proposé de le lire, je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir cet auteur.La construction du récit en lui-même est assez étrange, au début, je me demandais où l'auteur voulait en venir, où comptait-il m'emmener.Après m'être fait au style, j'ai trouvé la lecture très agréable, à part quelques passages qui me faisaient doucement ricaner, ou un peu grincer des dents.Au final, j'ai eu l'impression d'avoir tourné en rond durant ces 400 pages et des poussières, que tout le livre était, en fait, une sorte d'ôde à Michel Houellebeck lui-même.Jed Martin est un artiste, il connut le succès grâce à la photographie, et se fit un nom dans le monde de l'art grâce à ses peintures.Un jour que la première exposition de ses toiles se prépare, son attachée de presse lui conseille de faire rédiger la présentation de l'expo par l'écrivain Michel Houellebeck.D'abord impressionné et un peu intimidé par la démarche, il prend son courage à deux mains et contacte l'écrivain.Il rencontrera un homme abîmé, oscillant toujours entre plusieurs états d'esprits, plusieurs états d'être.S'en suivra une relation qui s'apparentera le plus à de l'amitié pour Jed, et il arrivera, par un concours de circonstances des plus morbides, à se rapprocher au delà de l'imaginable de Michel.Le personnage de Jed est très intéressant, nous présentant quelqu'un qui devient remarquable de par son caractère fade et effacé, lui conférant une sorte de mystère, d'attrait indescriptible.Dans le milieu de l'art et du show-biz, il faut avouer que c'est bien utile et pratique.Ce n'est ni un asocial, ni un anarchiste ou un rebelle, c'est juste un homme détaché, un peu blasé de tout, sans pour autant être amère. Il est juste distant par rapport aux évènements et aux gens qui l'entourent.C'est donc presque jouissif quand arrivent des personnes ou des moments qui vont le bousculer un peu, apporter presque une étincelle de vie dans cet être quasi morne.La présence de Michel Houellebeck himself dans le livre est ... assez déconcertante.D'un côté, c'est assez intéressant de voir ce que l'auteur a fait ... de lui-même. Se décrit-il le plus naturellement possible? Se montre t-il comme les gens se l'imaginent ? Ou alors veut-il donner une certaine image de lui ?Comme je l'ai dit au début, je ne connais absolument pas ce Monsieur, je ne saurais donc pas me faire une idée précise sur ce sujet.Par contre, à d'autres moments, j'étais un peu "gênée" par ce personnage, voyant l'auteur comme un pervers se masturbant devant nous, nous montrant certaines facettes de lui en prenant un plaisir absolument évident à l'exercice. J'avoue que certaines phrases me faisaient tiquer quelques fois, me faisant penser : "Allez, vas-y, remets en une couche, pauvre petit écrivain torturé par des démons intérieurs, adorant se faire détester".Je ne sais pas si je pourrais vraiment exprimer mon ressentit avec précision, mais bon, je suppose que chacun aura le sien de toute façon, ça ne change pas grand chose que je développe le mien au maximum, non ?En tout cas donc, dans l'ensemble, c'était une lecture très agréable, j'ai aimé suivre la vie de Jed, son évolution, ses questionnements et son regard si particulier. Certains passages m'ont royalement ennuyés, surtout à la fin, mais sinon l'écriture est fluide et le livre se lit tout seul, sans accrocs. http://archessia.over-blog.com/

Ludeca

18/10/11

 

La carte et le territoire

Après la lecture des "Particule élémentaires", je n’envisageais pas de découvrir plus amplement Houellebecq et n’avais pas persévéré dans sa lecture.Mais Prix Goncourt oblige, j’ai lu La carte et le territoire… Ce roman qui commence par une histoire d’amour et se termine en roman policier est en fait la satire d’un monde de l'argent-roi où tout s’achète et tout se vend, où tout est manufacturé et commercialisé y compris l’art et les écrivains."Nous aussi nous sommes des produits… des produits culturels. Nous aussi nous seront frappés d’obsolescence" dit Houellebecq. Pourtant il refuse de se laisser manufacturer lui-même.Le roman est en fait un autoportrait de l’écrivain qui se met en scène sans concessions dans ce monde qui n’est pas fait pour lui."La carte est plus intéressante que le territoire" : le titre de la première exposition du héros, Jed Martin, semble-t-il signifier que le roman sera toujours plus intéressant que la réalité ? Pourtant que de personnages actuels et d’objets de consommation réels figurent dans le roman. Les thèmes abordés sont l’art, l’argent, l’amour, la maladie et la mort. Tout cela se lit facilement malgré quelques longueurs.J’ai cependant une préférence pour la troisième partie du livre dans laquelle le commissaire Jasselin doit élucider une effrayante affaire criminelle. En conclusion, j’ai été agréablement surpris mais pas totalement emballé.

emeralda

03/10/11

 

La carte et le territoire

Dés le premier paragraphe, je me suis laissée prendre. J'ai foncé dans cette illusion de réalité qui n'en n'était pas une, mais le stratagème était bien conçu. De la littérature primée quand même, bien que cela ne m'impressionne guère. J'ai d'ailleurs éprouvé plus de sentiments (compassion) pour le pauvre Jed à cause de ses soucis de plomberie que de joie pure pour quelques phrases habillement tournées techniquement même si... Je me suis revue dans pareille situation et oui, ce n'est vraiment pas drôle.Michel Houellebecq se met aussi en scène comme le fait également assez souvent Amélie Nothomb. Pourquoi pas ? Voilà un protagoniste facile à maitriser pour l'auteur, mais c'est une pratique un peu nombrilisme, non ? Les artistes le sont toujours un peu et les écrivains passent plus souvent que les autres les portes de l'auto-fiction. Par facilité uniquement ?Le prologue est un peu long, mais pas inintéressant. Il pose les bases essentielles pour ce roman. On comprend fort bien qu'il y a une rupture et que l'auteur va y revenir dessus par un autre angle d'attaque. Plusieurs même.Jed Martin, c'est le personnage principal de ce récit, mais c'est également notre point de repère.Ce peintre est notre contemporain, nos yeux, mais aussi l'objet de pas mal d'interrogations. On va le découvrir peu à peu par petites touches (comme celles de ses pinceaux puisqu'il est peintre).On saura assez vite qu'il est issu d'une famille décomposée (opposition à l'expression : famille recomposée ?), mais pas sans moyens.L'art, c'est son truc à lui. Il fera plusieurs incursions dedans, par des techniques diverses, mais pas sans liens entre elles.Assez solitaire, un peu étrange parfois (le coté artiste, cela n'aide pas toujours), le personnage de Jed prend forme.Le style de Michel Houellebecq est moins fluide que celui d'Amélie Nothomb que j'ai évoqué tout à l'heure.C'est plus torturé à mon sens. Plus pessimiste également. J'ai noté pas mal de tournures peu joyeuses (voir la famille décomposée qui donne une illusion de pourriture, de chose pas fraiche, qui dégoute ou encore la flaque sociologique peu ragoûtante, stagnante) ou peu aimables. Bref pas toujours gai tout ceci hein ?L'auteur est assez volubile. On a parfois le sentiment d'un discours, du récit fait par un grand bavard avec des respirations prises rapidement pour ne pas marquer de poses trop longues. Heureusement le lecteur peut quant à lui souffler dans ce grand débit lors des sauts de sous parties. Je trouve que cela tranche assez avec la manière qu'à de s'exprimer Michel Houellebecq à l'oral. Comme quoi, le mode d'expression choisi peut changer absolument tout.C'était bien, mais comme avec toutes les personnes trop bavardes, j'en ai eu un peu assez. Je ne me suis pas lancée dans une lecture ininterrompue. J'ai eu besoin de marquer des instants de répit, de souffler, fractionner mon cheminement. Cela m'épuisait sinon…La rencontre entre Jed et Frederic Beigbeder (qui devient lui aussi un protagoniste) est presque trop prévisible. Je veux dire par là que le lieu, l'ambiance est trop parisienne, trop fêtarde, trop pleine de stéréotypes. Je n'ai pas trop apprécié ce moment. Sans doute ai-je un soucis avec les soirées mondaines, la foule, le m'as-tu ambiant.Il y avait un côté j'étale ma vision du monde dans ce roman. Presque, tiens, tu as vu, celui-ci je le connais aussi ! Ce ne sont que mes impressions personnelles, sans doute infondées sur le fond, mais cela m'a laissé un léger arrière goût peu agréable à la longue. Comme une espèce de voile.Je dois en revanche admettre que le titre de l'ouvrage fut bien choisi et n'est pas seulement le produit d'un choix purement mercantile. En différents points, il se justifie. C'est une excellente chose. Trop souvent j'ai eu l'impression que certains titres d'ouvrages étaient choisi au dernier moment, dans l'affolement ou dans l'indifférence. Quelques autres fois, ils ont un but purement marketing qui m'agace encore plus. Certes, cela doit attirer le lecteur, mais si cela n'a aucun lien avec le contenu alors je vous le dis : c'est de la tromperie sur la marchandise ni plus, ni moins.Michel Houellebecq aime conceptualiser. Du moins, c'est ce que j'ai cru percevoir durant ma lecture. Je crois que là, c'était parfois un peu trop poussé pour mon esprit un peu vagabond.Pourtant il y a aussi des passages très fluides, assez agréables même. Il y a de belles rencontres. Ce sont d'ailleurs ces moments de lecture qui m'ont porté (un moment).Mais au final, comment j'ai trouvé cette lecture ?Pour être totalement franche, L'ensemble fut assez soporifique ! J'avoue que je ne sais pas pourquoi, mais avec la lecture de titre, je n'ai jamais aussi peu de mal à m'endormir ! Je n'irai pas jusqu'à dire que je le verrai bien être remboursé par la sécurité sociale, mais presque. Plus sérieusement, j'ai eu un mal fou à le terminer et je ne pense pas qu'il m'en restera grand chose comme souvenirs dans les années à venir. Tout juste une impression d'ennui qui s'est éternisée, mais pour le reste… C'est dommage, il y avait du potentiel, je l'ai bien senti, mais trop peu d'éléments pour une accroche durable. J'ai eu quelques belles approches qui m'ont fait resté, mais à la fin, je n'ai pas eu ce que je cherchais. Je ne suis pas satisfaite. C'est assez difficile d'expliquer véritablement pourquoi, comment car on reste dans le domaine de la littérature. Tout n'est pas automatique, loin de là.Pour faire simple, je pense que la rencontre entre l'univers de Michel Houellebecq et le miens ne s'est pas faite. On a raté le coche.Un livre et un auteur primé, ce n'est pas le gage d'un bon moment de lecture garanti. Je le savais bien avant, cela s'est hélas confirmé cette fois. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

FriendlyFanny

07/09/11

La carte et le territoire

Le roman décrit le parcours biographique et créatif de Jed Martin, un artiste français devenu célèbre grâce à la série des ‘métiers ‘, ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession. L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un véritable paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman.C’est la non-surprise de l’année. Le jury aurait mis moins de 5 minutes à se décider. Normal, le livre est parfait de bout en bout.Sauf que je n'aime pas, je n'y arrive pas. Peut être un blocage avec cet auteur.

MyriamT

18/05/11

La carte et le territoire

La carte et le territoire, Prix Goncourt 2010, roman de Michel Houellebecq, aux Editions Flammarion, 428 pages, 22€.Michel Houellebecq vient (enfin) de remporter il y a quelques jours à peine, le prix Goncourt, qu'il avait déjà loupé à plusieurs reprises. Il a reçu le prix Goncourt pour son roman La carte et le territoire. Comme vous avez dû le remarquer, j'ai plutôt tendance à parler des livres qui m'ont marqués et que j'ai aimé. Alors, avec le risque de me faire taper, je vais quand même parler de ce livre que, oui, j'ai aimé. Ceci dit, de là à avoir le prix Goncourt, je suis d'accord avec beaucoup d'entre vous, il y a quand même des limites.C'est le premier livre de Houellebecq que je lis. J'ai tenté il y a plusieurs années Les particules élémentaires, mais en vain, je devais être trop jeune. Mais je n'ai jamais réessayer. Et je crois que ça ne devrait pas tarder. La carte et le territoire, c'est un artiste, Jed Martin, un artiste solitaire. La peinture et la photographie sont ses principales activités. Il se fait vraiment repérer lorsqu'il prend des photos de cartes Michelin. Il obtient l'éloge de tous les magazines possibles du territoire. Puis il arrête. Franz, qui a une galerie, lui propose de l'exposer. Jed Martin se remet alors à la peinture. Et il demande à Michel Houellebecq de lui rédiger un texte pour sa prochaine exposition, donc un texte sur lui, son travail etc. Chose que Michel Houellebecq accepte de faire.La carte et le territoire est en trois parties. Une première partie où il ne se passe pas grand chose. Une deuxième partie où il ne se passe pas grand chose. Une troisième où il se passe beaucoup plus de choses que dans les deux premières réunies. Oui, concluez qu'il ne se passe pas grand chose. Mais j'aime le personnage marginalisé de Jed Martin, le personnage totalement exclu de Houellebecq, le personnage normal de Franz. Pour ceux qui ne sont pas au courant, oui, Houellebecq s'est mis en fiction dans son roman, et après lecture, nous pouvons conclure qu'il a tout de même un égo assez surdimensionné. Mais là n'est pas un problème. Il fait ce qu'il veut de ses mots et de ses livres. J'ai aussi aimé le style de Houellebecq, je ne le connaissais pas et ai donc découvert un autre style, contemporain certes, mais un autre style. Seuls deux choses me dérangent, les 428 pages auraient sûrement pu être écourtées par plusieurs passages. Et les citations de titres de livres pour désigner un auteur, telles que "L'auteur d'un roman français" ou "L'auteur des particules élémentaires" sont trop présentes, et complètement inutiles.Si je devais donner un conseil à tous ceux qui se sont arrêtés en cours de route (en général ceux là se sont arrêtés avant la page 269, donc avant la troisième partie), je vous conseille de reprendre le livre, et de lire au moins la troisième partie qui vaut le coup d'être lu.Si je devais donner un conseil à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu, je vous dirais d'essayer autant que vous le pouvez de lire jusqu'à la moitié de la troisième partie. Si vous ne rentrez toujours pas dedans, alors là vous pouvez arrêter. Vous n'aimerez pas plus les 100 dernières pages.Et si je devais donner un conseil à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu et qui y sont réticents, je vous dirais tout simplement de ne lire que la troisième partie. Je viens de vous raconter le début, vous trouverez certainement d'autres résumés du début encore plus complets que le mien, et vous économiserez le temps de lecture des deux premières parties qui, de toutes façons, ne vous plairont pas.Et à tous les lecteurs, les anti-Houellebecq, les fans de Houellebecq, les agacés des prix, les I-don't-care, les femmes et hommes qui passez par là, félicitez Houellebecq. Il vient malgré tout de remporter le prix Goncourt !

julienbondue

19/04/11

La carte et le territoire

Comme tout le monde j'ai déjà entendu parler des ouvrages de Michel HOUELLEBECQ que l'on annonce toujours comme un évènement littéraire incontournable. Avant de lire La Carte et le Territoire, je n'avais jamais lu aucun livre de MH.Ayant adoré cet ouvrage, j'ai vite comblé mon retard en enchainant dès cet ouvrage terminé La Possibilité d'une Ile, Poésies et Plateforme.Je peux sans me tromper affirmer que La carte et le Territoire est le meilleur Houellebecq! A la fois drôle, émouvant et provocateur, le tout écrit dans un style incomparable!Bravo Michel ! JB

Praline

08/04/11

 

La carte et le territoire

Voilà des mois que j'ai lu ce roman, avant qu'il ne gagne le Goncourt... Et puis je n'ai jamais pris le temps de faire un billet. J'avais l'impression que ce prix n'était qu'un prétexte, que ce roman n'était qu'un pale reflet des précédents Houellebecq. Bref, je n'ai pas trouvé grand intérêt à relater cette lecture. Et puis finalement après quelques débats avec des amis, je me suis dit qu'il serait sympathique d'en parler.Pourquoi ? Mais parce que la vision de l'avenir de la France selon Houellebecq vaut à elle seule la lecture. Pour le reste, ce roman n'a rien d'exceptionnel. Il se lit facilement, comme souvent, mais est bien moins corrosif que les précédents. Heureusement, on garde une bonne dose d'humour et de second degrés. Le personnage principal, Jed Martin, est un artiste un peu étrange, un humain hors du monde, un collectionneur... Lorsqu'il se lance dans un sujet, il l'exploite à fond avant de connaitre un long moment de vide. Après la photographie, il revient à l'huile puis aborde la vidéo. C'est aussi un artiste dans le temps, un contemporain de Koons. Un ami de Houellebecq, personnage solitaire, misanthrope et alcoolique. Lequel est assassiné, lequel est enterré. C'est assez malsain quand on lit l'état dans lequel le cadavre est découvert. Et l'enquête qui fait suite. Brr, j'en ai froid dans le dos à l'évoquer.

Alexandraaa

25/02/11

La carte et le territoire

Agréablement surprise par Houellebecq que je ne portais pourtant pas dans mon coeur. C'est un roman étonnant, à la construction originale. Les personnages sont à la fois réels et fictifs, c'est surprenant et amusant. Je ne lui aiurais pas donné le prix Goncourt mais c'était une lecture plaisante.

Artsouilleurs

03/01/11

 

La carte et le territoire

Jed Martin est un artiste. Un brin misanthrope, ce personnage mystérieux et séduisant parcourt le chemin de son existence d’un pas nonchalant : il oscille entre pannes de chauffe-eau et pannes d’inspiration, mais de façon neutre, sans vraiment que cela ait une incidence sur sa vie de tous les jours. Pourtant, il n’est pas dénué de sensibilité, il retranscrit le monde dans ses œuvres avec un génie que le grand public est unanime à reconnaître. Jed est finalement un héros ordinaire, un être humain qui regarde sa vie passer sans trop s’en rendre compte, ce qui le rend aussi insignifiant qu’attachant.N’ayant jamais lu Houellebecq auparavant, je partais quand même avec un a priori négatif sur l’auteur auquel j’associais par ouï-dire médiatique les termes peu flatteurs de “misanthrope” et “ordurier”. J’ai acheté son dernier roman suite à la lecture d’une critique élogieuse … je l’ai regretté quand il a reçu le Goncourt deux jours plus tard, me rappelant de mauvais souvenirs. Mais contre toute attente, j’ai été bluffée. Bon, au début, j’ai trouvé ça long et chiant. Et puis, je me suis habituée à ce style détaché, mi figue mi raisin et subtilement ironique. Je n’ai toujours pas réussi à déterminer si Houellebecq se fiche ouvertement de son lectorat, ou s’il envisage ce qu’il fait comme de la littérature. Je suis parvenue à la conclusion qu’on s’en fout. Puisque le résultat, c’est une espèce d’OLNI (L pour Littéraire, j’ose le préciser) qui fait drôlement cogiter. Ce qui m’a le plus touchée, c’est la médiocrité omniprésente du style qui déteint sur l’existence du héros, Jed Martin, telle que Houellebecq la dépeint. Il y a quelque chose de bovaryen dans cette écriture : un mélange de nostalgie et de ridicule dont naît inexplicablement une profondeur de réflexion insoupçonnée. J’ai aussi pensé à Stendhal, qui aime à promener son miroir et son lecteur le long des chemins. Houellebecq incarne à mes yeux à travers ce roman le réalisme du vingt-et-unième siècle : une post-littérature désenchantée mais qui ne manque pas d’humour et qui, contre toute attente, a encore quelque chose à nous dire. Le style a beau être plat, d’une banalité navrante, c’est paradoxalement ce qui fait sa saveur. J’ai été assez amusée de lire ça et là que ce roman est un “autoportrait” de son auteur, réflexion étayée -cela va sans dire- par force arguments. Je crois bien que Houellebecq est plus malin qu’il ne veut le laisser paraître et je l’imagine tout à fait en mystificateur chevronné. Est-ce Tchouang Tseu qui rêve qu’il est un papillon ou est-ce le papillon qui rêve qu’il est Tchouang Tseu ? Est-ce Houellebecq qui se rêve en auteur génial ou est-ce le génie de la littérature qui s’est emparé de Houellebecq? Je me garderai bien de trancher mais cette prometteuse entrée en matière me donne envie d’en lire plus : j’aime bien me laisser balader.

constance93

22/04/11

La carte et le territoire

Platitude à toute échelleRoman-évènement de la rentrée, entre les critiques dithyrambiques et des accusations infondées de plagiat… de wikipédia, La Carte et le Territoire intéresse avant d’être lu. Après, ça reste à voir.

  • Auteur : HOUELLEBECQ, MICHEL
  • Éditeur : FLAMMARION
  • Distributeur : UNION DISTRIBUTION
  • ISBN : 9782081246331
  • Date de parution : 03/09/10
    • Hauteur : 21.10 cm
    • Largeur : 13.50 cm
    • Poids : 0.42 kg

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