La cellule de zarkane

LUBSKY-J

livre la cellule de zarkane
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 11/03/09
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Aux assises, un homme écope de vingt-deux ans de prison pour le meurtre d'une mère et de sa fille. zarkane, l'oeil noir et sec, contemple, sans le moindre signe d'émotion, ceux qui viennent de le condamner. Une descente aux enfers qui l'amène à dérouler le fil de son histoire : celle-ci débute dans une caravane, dans un camp gitan du sud de la france, puis dans
une famille d'adoption, avant que fernand, le parrain de la côte d'azur, ne décide de prendre zarkane sous son aile, pour en faire un caïd et un homme riche. Une vie noire et violente que cet homme envoûtant va abandonner pour ne plus se consacrer qu'à la peinture et à l'amour. un bonheur qui ne durera pas : les tarots de mamma lisa l'avaient prédit...
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Lorsque j'ai ouvert ce bouqun, je me disais que je connaissais le nom de cet auteur, mais sans pouvoir lui associer un titre de livre que j'aurais lu. Et puis, j'ai lu en première page : "Joseph Lubsky est un pseudonyme de Patrick Sébastien". Et là, me sont revenus les souvenirs de la sortie de ce roman très noir -j'avoue aussi être allé faire un petit tour sur Internet pour rafraîchir ces souvenirs- et la création par Patrick Sébastien d'un vrai personnage se faisant appeler Lubsky. Cela lui a d'ailleurs valu des critiques très favorables à l'époque, qu'il n'aurait sans doute pas eues en signant de son nom. Anecdote et a priori mis à part, je me suis plongé dans cette lecture sombre, désabusée et vraiment très noire. Ce qui surprend tout d'abord, c'est le style : alternance de phrases classiques avec d'autres sans verbe. Parfois juste un mot. Gênant. Au début. Puis, les phrases s'allongent et l'on se prend au rythme du thriller. On ne peut reprocher à Lubsky une écriture forte ; on peut ne pas aimer, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est efficace. Mon bémol viendrait plutôt des aphorismes assez nombreux dont je ne suis pas vraiment amateur : ce genre de propos, entre le proverbe et la phrase toute faite, bourrés de clichés alourdissent le style et le discours. Par exemple, lorsque son gardien lui parle de la fameuse finale de la coupe du monde de foot 1998, Zarkane pense "[...] Que le peuple s'amuse ! Donnons-lui des gardiens de but pour qu'il n'en ait pas ! De but."Autre chose qu'on ne peut pas reprocher à l'auteur, c'est son imagination: le livre est plein de rebondissements, de fausses pistes. Jusqu'au bout. Même dans le dernier chapitre que je trouvais inutile, il y a encore une surprise, qui rend ce chapitre finalement pas si inutile.Loin d'être un spécialiste de ce genre de littérature -un spécialiste aura peut-être moins de naïveté que moi !- j'avoue avoir passé un moment intense en compagnie de Zarkane. Yv

Lyvres
24/03/14
 

J’ai choisi ce livre en lisant seulement un léger résumé, sans rien savoir de l’auteur Joseph Lubsky. En l’ouvrant je découvre que Lubsky est l’un des pseudonymes de Patrick Sébastien. Je vais être honnête cela m’a d’un premier abord refroidi, P. Sébastien évoque pour moi au mieux des numéros de cirque talentueux au pire ses chansons de fin de soirée avinée. Pourquoi utiliser un pseudonyme si c’est pour dévoiler l’identité réelle de l’auteur dès le livre ouvert ? Je me suis donc plongée dans ce livre en essayant de penser le moins à son auteur. Et très vite P. Sébastien aurait pu me fredonner le petit bonhomme en mousse à l’oreille que cela ne m’aurai pas fait lâcher le livre ! C’est une histoire de vie, de mensonge, de haine, de fatalité, de fraternité, de rage et de peine. Kéma jeune garçon sans père né des amours d'une nuit d’une gitane et d’un marin russe aussitôt reparti. Kéma fils adulé auquel sa mère a du mentir sur sa naissance jusqu’à son dernier jour.Kéma qui un jour deviendra Zarkane, un homme fait de douleurs et blessures. Zarkane intégrera la pègre, deviendra un voyou, évoluera dans le milieu puis tentera de se ranger. Mais faire table rase du passé n’est pas chose facile et Zarkane le paiera au prix fort. Ce livre alterne les chapitres au présent en cellule avec Zarkane tentant de vaincre ses démons, de se contrôler, d’expier, de tenir jusqu'à la sortie avec imprégné sur la rétine l’image horrible de deux corps, celui d’une femme et d’un enfant, disloqués, massacrés, tués et les flash-back de sa vie d’antan. L’emprisonnement pour rédemption ?Comment vivre avec la culpabilité ? Ce roman tente de répondre à ces questions en nous plongeant dans une histoire familiale chaotique. La chute du livre est remarquable et très bien pensée. Malgré quelques ficelles parfois un peu grosse ce roman est efficace et agréable à lire. Un seul regret non pas dû au livre mais à l’auteur lui-même. En effet surprise par ma lecture j’ai voulu en savoir plus et j’ai découvert que Patrick Sébastien n’a pas seulement prit un pseudonyme, il a créé Lubsky, ancien taulard se revendiquant innocent et dont le roman serai issu des confessions d’un autre détenu. Il c’est grimé pour faire la promotion, a modifié sa voix. Pourquoi ? Pourquoi tenté de faire croire cette histoire réelle ? Pourquoi par ce déguisement tomber dans la tromperie ? En quoi un ancien détenu sera-t-il plus enclin à avoir écrit cela ? Toutefois cela n’enlève rien à la qualité de ce roman que je vous conseille vivement ! Quelques extraits : « Le cancer des os l’avait fait partir dans d’immenses souffrances. Malgré des mains qui lui faisaient atrocement mal, elle continuait à égrener chapelet sur chapelet. La dévotion à son paroxysme. Ou le comble de l’absurdité si Dieu n’existe pas. Mais dans ce cas-là, lui seul le sait.Kéma demanda à Papa Charly la permission de passer la seconde veillée du corps, seul avec Emma et ses pinceaux. Il peignit au début avec Gustav Mahler, puis continua avec sa partition intérieure.Au matin, le tableau était achevé. Le visage flétri de la vieille dame, parfaitement ressemblant, était posé sur un corps de jeune femme en habits blancs, mains écartées, les paumes tournées vers le ciel. La Vierge vieille. Le docteur en fut profondément ému. Le plus beau cadeau à Emma.Kéma était passé au-dessus de son ressentiment. Au fond de lui, tout en peignant, il maudissait ce dieu de pacotille qui déchirait de douleur ses plus fidèles et poussait les mamans par la fenêtre. L’émotion était justement dans ce dépassement de lui pour n’être que le regard d’Emma sur elle-même. Autoportrait posthume. Le tableau était sublime. Emma était la Vierge Marie, et, malgré les rides, conservait son visage pur et son regard plein d’amour.Charles se dit que ce gamin avait un fichu talent. » « Zarkane le regarde, presque ému. « C’est donc ça, un brave homme, pense-t-il. Un pantin de chair et d’os qu’un penalty contente. Un du troupeau que les bergers affament, et à qui on donne des pelouses de stade en pâture pour qu’il ne bêle plus. Panem et circenses ! Que le peuple s’amuse ! Donnons-lui des gardiens de but pour qu’il n’en ait pas ! De but. En tout cas, nul autre que de tenter de vivre ailleurs qu’en « Aphonie ». La patrie des muets, des consentants, des rampants. »L’enfermement a multiplié en Zarkane son dégoût des marionnettistes. De ceux qui tendent des ficelles aux corps et aux âmes des pauvres gens. Politiciens, juges, pontes de la finance, patrons de presse à la solde les uns des autres pour un intérêt commun. Son manichéisme l’effraie lui-même, mais il a beau tenter de chercher plus loin, il en revient toujours à ce constat primaire : les hommes sont monstrueux. Superbement ou misérablement. Et les uns accablent les autres. Et les autres ne se rebellent même pas. Ou alors dans des révolutions à l’issue desquelles ils deviennent les uns à leur tour. Il était devenu Zarkane en partie à cause de ça. Quelques chromosomes étranges avaient dû faire le reste. » Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Montesquieuhttp://mespetitesidees.mabulle.com

Delph83
15/06/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg

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