La chair de la robe

CHAPSAL, MADELEINE

livre la chair de la robe
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 04/01/91
LES NOTES :

à partir de
6,10 €

SYNOPSIS :

Madeleine chapsal la chair de la robe a mes yeux d'enfant, ma superbe marraine, madeleine vionnet, qui fut la plus grande créatrice de la haute couture de l'avant-guerre, ainsi que ma mère, son intime collaboratrice, étaient des sortes de fées. toutefois, quelles fées laborieuses ! Ces femmes acharnées, qui n'avaient guère de temps pour une autre existence - l'enfant que je fus en a souffert, avant de pouvoir admirer -, se vouaient à un labeur exigeant et sans relâche, mais qui était leur joie et faisait leur orgueil. elles savaient qu'en fabriquant l'élégance, elles humanisaient la civilisation. Les mains de vionnet, les
mains de maman ! c'est pour ces mains-lâ, créatrices incessantes de frivolité - et avec quoi lutte-t-on le mieux contre la mort, sinon avec la frivolité poussée à son extrême ? -, que je raconte ce que fut l'esprit de la haute couture. Aujourd'hui, à travers yves saint laurent, christian lacroix, jean-louis scherrer, pierre cardin [...], cet esprit continue de régner à paris. il doit bien y avoir une raison pour que se perpétue chez nous, en dépit de tout, aussi souveraine et indéracinable, cette passion de l'élégance ? La réponse, nous la connaissons : cette « folie » s'appelle amour. l'amour de la vie. M.c.
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En 1912, Madeleine Vionnet, tante et marraine de l'auteure, ouvre sa maison de couture rue de Rivoli à Paris après avoir travaillé comme première main dans diverses maisons. Elle prend comme première collaboratrice la mère de Madeleine Chapsal jusqu'à la fermeture définitive en 1939. En 1940, celle-ci ouvre en pleine guerre sa propre maison de couture sous la dénomination de Marcelle Chaumont qui fermera en 1951. Ainsi, l'auteure passera toute son enfance et une partie de sa jeunesse dans les ateliers de haute couture, assistera à tous les défilés, sera témoin de la rivalité entre sa marraine et la jeune et « révolutionnaire » Coco Chanel ainsi que de l'ascension des plus grands comme Christian Dior, Pierre Cardin, Givenchy, Paco Rabanne ou Yves Saint Laurent pour n'en citer que quelques-uns. A l'époque, Paris était un haut lieu de l'élégance et du raffinement, il existait encore toute une clientèle française qui pouvait s'offrir ces modèles uniques entièrement faits main avec l'art et la maîtrise inégalés de toute cette filière de luxe et de frivolité.« La chair de la robe » est à la fois un récit d'enfance, un témoignage personnel et une description assez étonnante d'un milieu finalement fort mal connu, celui de la haute couture avant et après la première guerre mondiale. Le lecteur y apprend un très grand nombre de choses et comprend mieux l'esprit, les motivations et la passion qui imprègnent tous les acteurs, depuis la créatrice jusqu'aux petites mains en passant par les couturières, les modistes, les fourreurs et les mannequins qui avaient, si on excepte la beauté, peu de chose à voir avec nos top-models d'aujourd'hui. Un livre passionnant, très bien écrit et donc très agréable à lire qui ne peut qu'intéresser celles et ceux qui voudraient découvrir l'histoire et les coulisses de la haute couture parisienne. A noter en fin de volume, un répertoire listant tous les créateurs reconnus par la chambre syndicale avec date d'ouverture et de fermeture de la maison.

CCRIDER
26/12/14
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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