livre la chambre
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/05/04
LES NOTES :

à partir de
9,20 €

SYNOPSIS :

«Le tour de l'île : vingt-quatre pas. Six du nord au sud et d'est en ouest, depuis la porte d'entrée jusqu'à la fenêtre. Les cloisons de planches, la cheminée de marbre et, comme un lac suspendu, le grand miroir - la géographie de la chambre, ses rivages, ses déserts, sa faune, j'en sais tout. Mais le décor, cet étrange décor, acajou et pavé, brocart et chaises dépaillées, qui l'a composé ? Qui, surtout, a donné l'ordre de condamner les portes,
puis la fenêtre, la cheminée, de poser des serrures, des verrous, je l'ignore... Et l'enfant ? Lorsqu'on a détaché sa chambre du continent, pourquoi n'a-t-il pas crié ? Pourquoi s'est-il laissé couler ? À l'origine du crime, qu'y avait-il ? Quand la foi soulève des montagnes, elle écrase des enfants. Est-ce la foi qu'on trouve au commencement de cette histoire ? Ou bien la peur, la bêtise, le hasard ? Qu'y avait-il "au commencement" ?»
6 personnes en parlent

Je connaissais l’histoire de Louis XVII. Enfin, celle que tout le monde connaît. Françoise Chandernagor nous propose ici un autre angle de vue. Petit à petit, on entre dans l'intimité de la chambre et tout ce que fait l'enfant, tout ce qu’il vit, on le "ressent" à travers une multitude de détails quotidiens. Il ne s’agit plus de Louis XVII, mais d’un petit garçon de huit ans que les bouleversements de l’histoire ont purement et simplement emprisonné dans sa tour, puis oublié. Il était là comme s’il n’y était plus, il n’avait plus rien d’humain aux yeux des autres. "Un monstre", "une bête". De trop, inutile, en disgrâce, otage dont personne ne savait que faire alors… tout le monde a préféré "l’effacer". Mais qui était tout le monde ? Les responsables d’hier disparaissaient, d’autres les remplaçaient qui aussitôt étaient à leur tour exécutés. C'était le règne de la peur, la peur de "l'autre"... La Tour était sans mémoire.Françoise Chandernagor s’interroge sur la « responsabilité » des hommes devant l’Histoire, certes, mais aussi devant l'enfant, devant l'humain… Elle nous rend Louis XVII familier, en en faisant non un fils de roi, mais un petit garçon qui se replie sur lui-même, un peu plus loin chaque jour, un peu plus absent, parce qu'il n'a pas d'autre alternative. Il mélange le jour et la nuit, ses rêves et la réalité, ses fantômes et ceux qui viennent de plus en plus rarement dans sa chambre. Cette chambre comme un ventre... et l'enfant qui redevient... foetus. Le chemin inverse de la vie, celui de la mort, mais aussi de la délivrance. Nous sommes souvent choqués, bouleversés par ce qu’il vit et par ses conditions terribles de détention. Et si nous étions aussi, quelque part, concernés par ce silence ? Des enfants ainsi malmenés par l’Histoire, il y en a eu, il y en a encore. Nous le savons, nous le lisons dans les journaux... La chambre nous conduit à une réflexion intéressante. Parce qu’elle nous bouleverse, elle nous fait prendre conscience de l’horreur ordinaire et silencieuse de l’oubli, cet oubli qui nous "épargne" les questions délicates. Consultez le commentaire complet sur www.mondalire.com

un flyer
28/10/08

Je n'ai pas du tout aimé ce livre. Très déçue par le contenu, même s'il est bien écrit (parfois ça ne fait pas tout). Ce livre ne m'a rien apporté si ce n'est quelques heures d'ennui patient.

mariehelene
04/02/09
 

Hommage à l'enfant Curieusement ce roman est tissé comme une toile d’araignée mais à l’inverse des faits de la nature les prédateurs entourent leur proie.Restriction de budget, signature, tampon, réduisons, ignorons !Nous pénétrons dans un lieu d’enfermement, une tour, un temple, où le temps s’est arrêté. Voici une chambre, cachot exigu sombre et froid, bientôt un tombeau.Nous y descendons. Quel est cet encombrant enfant , brisé, sacrifié sur l’autel de la République naissante, prince sans couronne, mis au secret , caché, oublié de tous ?Parfaitement documentée, c’est avec talent que Françoise Chandernagor fait revivre les acteurs et les responsables de la lente agonie du petit Louis XVII ; elle plaide ici pour les droits de tous les enfants martyrisés, victimes innocentes des soubresauts de l’Histoire.Dans ce récit bouleversant sur la banalité du mal elle demande des comptes et réveille les consciences. Nous l’approuvons !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

C’est un livre bouleversant. Françoise Chandernagor nous relate l’enfermement de « l’enfant du temple » : comment cet enfant s’est transformé en animal apeuré, couvert de crasse, passant ses journées à se balancer sur son tabouret, sans parler. Quand, enfin, on se dit qu’il faudrait peut être le laver à nouveau, ainsi que nettoyer sa chambre et ses vêtements, c’est trop tard. return C’est vraiment un livre émouvant, qui m’a donné un grand sentiment de révolte. Pauvre bout de chou.

Lunae
20/02/14

Dans la postface, l'auteur écrit que le drame qu'elle vient de raconter aurait très bien pu être transposé à notre époque, dans d'autres pays, sans pour autant être anachroniques. La fin de la courte vie de Louis XVII nous a longtemps été mal connue (ou cachée?). Nous lisons comment une accumulation de situations, de décisions contradictoires ou non-réfléchies, a précipité ce petit garçon du statut d'enfant éduqué en animal sauvage et apeuré. La lourdeur administrative, l'esprit de délation qui régnait à cette époque, la lâcheté de beaucoup ont aggravé les conditions de vie de cet enfant qui a enduré la vengeance des adultes sans rien y comprendre. Françoise Chandernagor a écrit un récit quasi clinique de l'emprisonnement du Dauphin à la prison du temple et son abandon par les adultes. Il a servi de bouc émissaire et de défouloir à des faibles qui rejetaient en masse le système monarchique. Cependant, au delà de l'aspect historique, l'auteure dénonce un aspect récurrent de la condition humaine: sa lâcheté et sa propension à la violence contre ceux qui ne peuvent pas se défendre. Un livre difficile pour les âmes sensibles mais utile. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Hommage à l'enfant Curieusement ce roman est tissé comme une toile d’araignée mais à l’inverse des faits de la nature les prédateurs entourent leur proie.Restriction de budget, signature, tampon, réduisons, ignorons !Nous pénétrons dans un lieu d’enfermement, une tour, un temple, où le temps s’est arrêté. Voici une chambre, cachot exigu sombre et froid, bientôt un tombeau.Nous y descendons. Quel est cet encombrant enfant , brisé, sacrifié sur l’autel de la République naissante, prince sans couronne, mis au secret , caché, oublié de tous ?Parfaitement documentée, c’est avec talent que Françoise Chandernagor fait revivre les acteurs et les responsables de la lente agonie du petit Louis XVII ; elle plaide ici pour les droits de tous les enfants martyrisés, victimes innocentes des soubresauts de l’Histoire.Dans ce récit bouleversant sur la banalité du mal elle demande des comptes et réveille les consciences. Nous l’approuvons !

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.25 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition

Dans la même catégorie