livre la chambre
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 02/10/02
LES NOTES :

à partir de
20,20 €

SYNOPSIS :

" Le tour de l'île : vingt-quatre pas. Six du nord au sud et d'est en ouest, depuis la porte d'entrée jusqu'à la fenêtre. Les cloisons de planches, la cheminée de marbre et, comme un lac suspendu, le grand miroir - la géographie de la chambre, ses rivages, ses déserts, sa faune, j'en sais tout. Mais le décor, cet étrange décor, acajou et pavé, brocart et chaises dépaillées, qui l'a composé ? Qui, surtout, a donné l'ordre de condamner les portes,
puis la fenêtre, la cheminée, de poser des serrures, des verrous, je l'ignore... Et l'enfant ? Lorsqu'on a détaché sa chambre du continent, pourquoi n'a-t-il pas crié ? Pourquoi s'est-il laissé couler ? A l'origine du crime, qu'y avait-il ? Quand la foi soulève des montagnes, elle écrase des enfants. Est-ce la foi qu'on trouve au commencement de cette histoire ? Ou bien la peur, la bêtise, le hasard ? Qu'y avait-il "au commencement"? "
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Je n'ai pas du tout aimé ce livre. Très déçue par le contenu, même s'il est bien écrit (parfois ça ne fait pas tout). Ce livre ne m'a rien apporté si ce n'est quelques heures d'ennui patient.

mariehelene
04/02/09
 

Hommage à l'enfant Curieusement ce roman est tissé comme une toile d’araignée mais à l’inverse des faits de la nature les prédateurs entourent leur proie.Restriction de budget, signature, tampon, réduisons, ignorons !Nous pénétrons dans un lieu d’enfermement, une tour, un temple, où le temps s’est arrêté. Voici une chambre, cachot exigu sombre et froid, bientôt un tombeau.Nous y descendons. Quel est cet encombrant enfant , brisé, sacrifié sur l’autel de la République naissante, prince sans couronne, mis au secret , caché, oublié de tous ?Parfaitement documentée, c’est avec talent que Françoise Chandernagor fait revivre les acteurs et les responsables de la lente agonie du petit Louis XVII ; elle plaide ici pour les droits de tous les enfants martyrisés, victimes innocentes des soubresauts de l’Histoire.Dans ce récit bouleversant sur la banalité du mal elle demande des comptes et réveille les consciences. Nous l’approuvons !

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Dans la postface, l'auteur écrit que le drame qu'elle vient de raconter aurait très bien pu être transposé à notre époque, dans d'autres pays, sans pour autant être anachroniques. La fin de la courte vie de Louis XVII nous a longtemps été mal connue (ou cachée?). Nous lisons comment une accumulation de situations, de décisions contradictoires ou non-réfléchies, a précipité ce petit garçon du statut d'enfant éduqué en animal sauvage et apeuré. La lourdeur administrative, l'esprit de délation qui régnait à cette époque, la lâcheté de beaucoup ont aggravé les conditions de vie de cet enfant qui a enduré la vengeance des adultes sans rien y comprendre. Françoise Chandernagor a écrit un récit quasi clinique de l'emprisonnement du Dauphin à la prison du temple et son abandon par les adultes. Il a servi de bouc émissaire et de défouloir à des faibles qui rejetaient en masse le système monarchique. Cependant, au delà de l'aspect historique, l'auteure dénonce un aspect récurrent de la condition humaine: sa lâcheté et sa propension à la violence contre ceux qui ne peuvent pas se défendre. Un livre difficile pour les âmes sensibles mais utile. vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

Hommage à l'enfant Curieusement ce roman est tissé comme une toile d’araignée mais à l’inverse des faits de la nature les prédateurs entourent leur proie.Restriction de budget, signature, tampon, réduisons, ignorons !Nous pénétrons dans un lieu d’enfermement, une tour, un temple, où le temps s’est arrêté. Voici une chambre, cachot exigu sombre et froid, bientôt un tombeau.Nous y descendons. Quel est cet encombrant enfant , brisé, sacrifié sur l’autel de la République naissante, prince sans couronne, mis au secret , caché, oublié de tous ?Parfaitement documentée, c’est avec talent que Françoise Chandernagor fait revivre les acteurs et les responsables de la lente agonie du petit Louis XVII ; elle plaide ici pour les droits de tous les enfants martyrisés, victimes innocentes des soubresauts de l’Histoire.Dans ce récit bouleversant sur la banalité du mal elle demande des comptes et réveille les consciences. Nous l’approuvons !

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 15.70 cm
  • Poids : 0.38 kg