La chambre de jacob

WOOLF-V

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 13/02/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

La Première Guerre mondiale est au coeur de ce grand roman expérimental de Virginia Woolf. L'action se situe pourtant principalement dans l'Angleterre d'avant 1914. Mais Jacob Flanders, jeune homme dilettante et volage qui en est le héros, meurt au champ de bataille et Virginia Woolf semble composer son portrait en ayant constamment à l'esprit ce dénouement fatal. Dès la première scène, on sent ainsi la mort rôder autour de Jacob alors que, encore enfant, il joue sur une plage de Cornouailles. Avec ce roman, publié en 1922 comme l'Ulysse de Joyce, Virginia Woolf rompt avec les conventions du réalisme et du naturalisme. Son héros n'apparaît jamais au premier plan mais sous la forme d'impressions
qu'ont pu avoir de lui son entourage : sa mère, jeune veuve de petite noblesse, les femmes qu'il a aimées et trompées, une vieille dame croisée dans un train. Virginia Woolf off re au lecteur une vision kaléidoscopique où se superposent le passé, le présent et l'avenir du héros. S'intéressant à la difficulté pour l'écrivain de restituer la nature complexe et opaque d'un être humain, elle donne une existence littéraire au caractère faillible et trouble de la mémoire. Ce livre explore le sentiment profond de perte qui habite l'être humain et on ne peut s'empêcher de penser qu'il rend hommage au frère de l'auteur, Thoby, mort très jeune, en 1906, d'une typhoïde.
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Il m'est bien difficile de résumer l'histoire tant j'ai eu l'impression que cela partait dans tous les sens. On suit Jacob de son enfance jusqu'à son engagement dans l'armée à la veille de la première guerre mondiale. On découvrira son dégoût de certaines personnes, ses amours. Tout comme Mrs Dalloway, je ne sais pas trop quoi en penser. J'éprouve encore une déception face à ce qu'écrit Virginia Woolf. Cependant je dois lui concéder certaines choses. Elle sait parfaitement décrire les choses de la vie de tout les jours, ce à quoi on ne prête pas attention : « L'air est languide dans une chambre déserte ; à peine gonfle-t-il les rideaux : les fleurs bougent dans la jarre. Une fibre du fauteuil d'osier craque, bien qu'il n'y ait personne dedans ». Ou bien parler de la beauté des femmes : « La beauté féminine ressemble...elle ressemble, la beauté des femmes, à la lumière sur les flots, qui n'est jamais à demeure sur une vague unique. Toutes la reçoivent, toutes la perdent ; tantôt opaques et ternes comme du suif, tantôt translucides comme un pendeloque de cristal. Les visages qui ne varient pas sont des visages sans intérêt ». On retrouve même une sorte de féminisme : « Mais si l'on autorise les femmes à travailler, comme des hommes elles auront vite fait de disparaître.  Leur sexe s'éteindra, (...). »

Chiwi
03/02/13
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.35 kg
  • Langage original : ANGLAIS