La chambre des officiers

DUGAIN, MARC

livre la chambre des officiers
EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 06/01/00
LES NOTES :

à partir de
5,40 €

SYNOPSIS :

1914. Tous sourit à Adrien, ingénieur officier. La guerre éclate et lors d'une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d'obus le défigure. Le voilà devenu une « gueule cassée ». Adrien ne connaîtra pas les tranchées mais le Val-de-Grâce,
dans une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir, où l'on ne se voit que dans le regard des autres. Adrien y restera cinq ans. Cinq ans pour penser à l'après, pour penser à Clémence qui l'a connu avec sa gueule d'ange.
13 personnes en parlent

« Car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m’a fait vieillir à vingt-quatre ans. Je n’ai pas eu le courage de me suicider. J’ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancœur, l’aigreur menacent. Je fais face à l’ennemi intérieur. »Dans ce premier roman, Marc Dugain évoque ici un sujet mal connu, rarement évoqué, et qui tombe dans l’oubli avec les années. Il s’inspire largement de sa petite enfance passée au côté d’un grand-père lui-même « gueule cassée », pour nous parler du destin d’Adrien, jeune officier, grièvement blessé dès sa mobilisation lors de la première guerre mondiale.C’est Adrien qui nous parle des cinq années passées à être soigné, réparé ; cinq années pour renaitre à la vie, cinq années pour redevenir homme, cinq années non pas pour oublier, mais pour se questionner, se souvenir, mais reconstruire avant tout ; et ce avec les difficultés que le retour à la vie civile impliquent.Ce texte court m’a beaucoup touchée autant par son réalisme, que par la volonté de ne pas trop en montrer. Le destin de cet homme au mental fort et gai, au caractère pudique et confiant en la vie est mis en lumière avec sensibilité, une simplicité émouvante. Et dans cette noirceur, dans ce malheur, l’humour n’est pas absent.Marc Dugain, évoque également en filigrane le destin, lui aussi oublié de ces femmes de l’ombre qui ont mis toute leur âme dans l’accompagnement des soldats, souvent au prix de lourds sacrifices. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
11/06/12
 

Adrien Fournier revient de la Grande guerre avec le visage défiguré. Cette histoire est celle de son séjour à l'hôpital, en compagnie d'autres "gueules cassées", et de sa lente acceptation de son état en vue de son retour à la vie civile.Court roman d'une très grande puissance d'évocation, qui dit de façon pudique et non pleurnicharde ou sensationnaliste la difficile condition de ces soldats meurtris dans leur chair et, en conséquence, par le regard des autres.Un premier roman d'une maîtrise étonnante, tout en finesse, dans lequel chaque mot semble pesé.François Dupeyron en a tiré une très bonne adaptation, tout aussi sensible, en 2001. Maltese

Maltese
17/02/09
 

Des horreurs de la première guerre mondiale, Adrien n’aura rien vu et pourtant il est le représentant direct des ravages qu’elle a pu causer… Touché par un éclat d’obus lors de sa première mission, le jeune officier est transporté à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce dans lequel il passera plusieurs années à subir de nombreuses opérations de reconstruction faciale. Car de son visage mutilé, il ne reste presque rien… La partie inférieure a été emportée par l’obus ne laissant qu’un trou béant et monstrueux… Comme tant d’autres « gueules cassées », il deviendra un cobaye pour la science, témoin et acteur dans l’avancée spectaculaire des progrès chirurgicaux.En s’inspirant de l’histoire personnelle de son grand-père, Marc Dugain nous offre un premier roman bouleversant, consacré aux grands mutilés de la guerre, très justement nommés les « gueules cassées ». Des milliers de vies brisées, dépossédées d’une certaine façon de leur identité dont il va falloir panser les plaies, remodeler les formes et tenter d’atténuer le traumatisme dans un pays toujours en guerre, où les blessés ne cessent d’affluer.Malgré ces visages défigurés, monstrueux, l’auteur parvient à faire ressortir toute l’humanité de ses personnages, ces officiers liés entre eux par le destin et qui se renvoient comme un miroir l’image de ce qu’ils sont devenus… Des protagonistes touchants, tendres, conscients de leur réalité et néanmoins désireux de se raccrocher à l’espoir d’un futur meilleur. L’écriture est simple, sans fioritures et néanmoins parfaitement ciselée, très forte, offrant un premier roman pour le moins réussi, rendant un hommage poignant à toutes ces figures de la première guerre mondiale ! Challenge Variétés : Le premier livre d’un auteur célèbre

Mokona
25/11/15
 

La guerre à peine commencée, et c'est un obus qui arrache à Adrien une partie de son visage. Plus de palais, plus de mâchoire supérieure. Douleur, horreur, opérations multiples. La vie s'arrête-t-elle là pour Adrien, officier dans le génie, ingénieur des Arts et Métiers ? La vie comme elle était avant, bien sûr. Il sera désormais une "gueule cassée". Mais comme il le dit lui même "Je n'ai pas eu le courage de me suicider. J'ai eu le courage de ne pas me suicider". Tout est dit.Pendant cinq ans, Adrien, avec bien d'autres, séjournera à l'hôpital du Val de Grâce. Il nouera des amitiés fortes avec deux autres mutilés de la face.Marc Dugain, dont c'était le premier roman, m'avait complètement convaincue avec La malédiction d'Edgar et L'insomnie des étoiles. Avec La chambre des officiers, une fois encore, même si c'est de manière différente, j'ai lu avec beaucoup de plaisir les histoires de personnages attachants. Pourtant, le roman est très court, et du coup, on pourrait avoir l'impression que Dugain ne fait qu'effleurer le sujet. Mais c'est sans compter sur sa plume délicate, qui d'une phrase résume les angoisses, l'horreur, l'espoir, la désillusion ou encore l'absurdité abyssale de la guerre, des attaques dignes des pires boucheries.Dans ces formules qui font mouche, qui vous tordent les tripes ou vous tirent un sourire, on sent le talent de Dugain. Talent qui fera le succès de ses livres ultérieurs. Sur le fil du rasoir, ne tombant jamais dans le piège des descriptions gore et de la surenchère larmoyante. Il reste très pudique, ses personnages luttent pour garder une certaine dignité malgré la douleur. Mais, surtout, La chambre des officiers est un très bel hymne à la vie, dédié au grand père de l'auteur, gueule cassée lui-même.

Choupchoup
17/04/15
 

J’ai lu beaucoup de premiers romans cette année, et rares sont ceux que j’ai pu qualifier de coup de coeur, de parfaites réussites. Vous me direz… On sait, désormais, que Marc Dugain est un auteur connu, reconnu, qui n’en est plus à son coup d’essai. Oui, mais quand La chambre des officiers est paru, on ne le savait pas, on pouvait simplement le prévoir, tant ce roman est époustouflant.Il est rétrospectif, d’abord. Dès la première page, on sait qu’Adrien, bien que mobilisé, ne verra pas la guerre des tranchées. Pourquoi ? Comment ? Les pages suivantes nous le révèlent, avant de nous raconter sa guerre. La sienne, et celle de ses amis.Elle ne désemplit pas, cette chambre des officiers. Certains n’y font que passer, parce que leurs blessures sont moins graves que prévues, parce qu’ils n’ont pas survécu, parfois même pas repris connaissance. Parmi les survivants, deux hommes prendront une grande importance dans la vie d’Adrien : Paul Weil et Henri de Penanster. Oui, il serait facile de dire que les trois hommes sont devenus amis parce qu’ils sont des gueules cassées. Ils sont devenus amis parce qu’ils ont la volonté de vivre, malgré tout, la volonté de ne pas se plaindre, la volonté de ne pas achever le travail commencé par les allemands, la volonté d’aider aussi les nouveaux arrivants. Eux aussi mènent leur guerre, contre ceux qui désespèrent, contre le regard des autres aussi. Les infirmières, les médecins, qui s’acharnent à redonner leur humanité aux patients, par des gestes simples (mais auxquels il fallait penser, comme donner à Adrien une ardoise pour qu’il puisse « parler ») se sont habitués à leur visage, et affronter le monde extérieur, c’est aussi se confronter aux regards des autres. Comme une nouvelle bataille. L’une des plus importantes, peut-être.Ce roman ira jusqu’au bout de l’amitié entre les trois hommes, jusqu’au retour à une vie que l’on peut qualifier de « normale » : un travail, un mariage, des enfants. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, aussi, et voilà deux anciens soldats qui montent au front pour en sauver un troisième. Combattre est toujours possible, transmettre aussi : la dernière phrase du roman est à ce titre exemplaire.

Sharon
23/01/15
 

Alors que le centenaire de la Première Guerre mondiale bat son plein, j’ai décidé de lire ce court roman abordant le thème des gueules cassées, écrit il y a une quinzaine d’années. Le protagoniste, un jeune officier, n’a pas eu le temps de souffrir de la guerre des tranchées : dès les premiers jours de la guerre, il est défiguré par une « marmite » allemande et passe cinq ans à l’hôpital du Val-de-Grâce, subissant opération sur opération pour tenter de retrouver, en vain, son visage d’avant. La guerre suit son cours et les blessés maxillo-faciaux se multiplient. Le protagoniste devient alors ami avec ses compagnons d’infortune, pourtant très différents de lui. L’auteur aborde aussi le thème, plus méconnu, des femmes, souvent des infirmières, souffrant elles aussi de blessures semblables. A la fin de la guerre, on suit les personnages, suscitant tantôt la pitié, tantôt la peur dans leur entourage. Malheureusement, le dénouement du roman est plus confus : l’auteur s’abandonne à des ellipses considérables, abordant l’entre-deux-guerres, puis la Seconde Guerre mondiale en seulement quelques pages. C’est dommage mais cela n’altère pas la qualité de ce roman très intéressant, quoiqu’un peu moins réussi qu’Au revoir là-haut, sorti cette année.

Shirayukihime
29/08/14
 

J'ai été touché par l'histoire de ce jeune homme. Ce livre relate l'horreur de la guerre et aborde un sujet dont les livres d'histoires parlent peu. On ressent les difficultés qu'on eut ces jeunes à se réinsérer dans la vie d'après guerre. C'est un livre qui m'a émut et touchée.

Larepubliquedeslivres
03/07/14
 

Ce roman sur les gueules cassées, qui m’a rappelé un des personnages d’Au revoir la haut de Pierre Lemaitre, est un réquisitoire impitoyable sur l’absurdité de la guerre.Septembre 1914, Adrien Fournier, ingénieur des Arts et Métiers spécialiste en génie civil, part au front. Il est rapidement envoyé en reconnaissance le long de la Meuse pour la mise en place d’un pont mobile. Il est une des premières victimes de la guerre. Totalement défiguré par un éclat d’obus il est conduit à l’hôpital du Val de Grâce, dans La chambre des officiers, réservée aux grands blessés de la face. Il y passe toute la durée de la guerre, subissant un grand nombre d’opérations. Les gueules cassées réunies dans cet espace clos, ne se posent qu’une question : la survie dans ces conditions est-elle préférable à la mort ? D’ailleurs plusieurs d’entre eux se suicideront. Survivre c’est endurer des souffrances physiques insupportables, mais c’est surtout, à leur sortie de l’hôpital, endurer le supplice imposé par les regards pleins de dégoût portés sur leurs faces mutilées.Un roman plein d’humanité écrit dans un style simple et efficace.

Ludeca
01/12/13
 

Ce que je retiens de ce roman, c’est l’humanité qui s’en dégage. Derrière ces gueules cassées, comme on les appelait, derrière ces bandages, c’est avant tout l’Être Humain que Marc Dugain s’est attelé à nous décrire.Il s’agit d’une histoire plus passive qu’active, dans le sens où finalement d’un point de vue action, il ne s’y passe pas grand-chose. Ici, l’accent est mis sur les émotions que peuvent ressentir ces hommes blessés autant dans leur chair que dans leur âme.Et ce qui rend ce récit si touchant, c’est la simplicité avec laquelle l’auteur nous le raconte. Les phrases sont percutantes, l’histoire exempte de toute fioriture ou longueur inutile. Marc Dugain parle des douleurs physiques que peuvent ressentir les blessés, mais sans jamais s’épandre dessus. Ce qui a pour conséquent d’éviter de l’apitoiement, mais pour autant n’enlève rien à la gravité de la situation.Enfin, malgré la dureté du récit, c’est également un message positif qui s’en dégage. En effet, Adrien cherche continuellement à aller de l’avant, il ne se languit pas de son sort et fait tout pour l’accepter et le faire accepter aux autres.En conclusion, nul besoin d’en écrire des tonnes sur ce roman, juste vous conseiller sa lecture.

Nelcie
03/05/13
 

Quelle puissance d'évocation et quelle écriture! Marc Dugain aura réussi la gageure d'écrire sur un sujet ô combien difficile , celui des gueules cassées, les soldats revenus défigurés de la 1ère guerre mondiale. Il me restera longtemps en mémoire,ces soldats meurtris dans leur chair et leur âme au point de ne plus pouvoir se regarder dans un miroir. Une superbe histoire.

dvan
16/12/12
 

Ce roman est intéressant par le point de vue choisi : comme le personnage principal, Adrien, est blessé au tout début des offensives, il ne vivra pas la guerre, se contentant des bribes que lui racontent les autres blessés qui le rejoignent dans cette fameuse chambre où on soigne les officiers défigurés. Un beau roman.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Un magnifique roman montrant les trumatismes subis par les soldats pendant la première guerre mondiale agrémentée par une jolie histoire d'amour.Un très beau film a été réalisé à partir de ce livre.

fdm77
19/06/12
 

L’écriture est simple et fluide.On suit Adrien, du départ de son village Périgourdin, au front puis au Val de Grace après sa blessure au visage.L’histoire se tisse autour de lui et d’autres hommes qui sont dans sa condition. De leur confrontation, au monde réel, et aux différentes interventions chirurgicales, plus ou moins réussies, le tout rythmé par les nouvelles du front.On s’attache à ces hommes, à leur volonté de réinsertion. On vit avec eux le quotidien loin de la guerre et loin de la guérison.J’ai bien aimé ce livre qui se lit assez vite et qui nous rappelle au final à quel point la société est attachée à l’apparence.

Alphie
25/06/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.11 kg

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